Le bâton à exploits

Le porteur du bâton à exploits faisant des ajustements au bâton
Vue de près du bâton à exploits avec une plume ornée de perles oranges
Vue de profil du bâton à exploits avec une plume ornée de perles oranges

Un bâton à exploits est un symbole sacré unique qui représente la culture traditionnelle et les clans autochtones. Il sert lors de cérémonies et de célébrations, un peu comme le drapeau d'un pays.

Le bâton à exploits national de la GRC a été dévoilé en mars 2018 au Centre d'amitié autochtone Odawa à Ottawa.

Ce bâton à exploits a été créé pour reconnaître et honorer les peuples des Premières Nations de l'île de la Tortue et dans l'esprit de la réconciliation (en lien avec l'appel à l'action no 57 de la Commission de vérité et réconciliation), pour faire connaître les peuples et la culture des Premières Nations.

En septembre 2021, lors d'une cérémonie, une autre plume d'aigle ornée de perles orange a été ajoutée au bâton à exploits national par le sergent d'état-major (s.é.‑m.) Jeff Poulette, après une consultation auprès d'aînés des Premières Nations. Ce geste visait à reconnaître les séquelles des pensionnats et à rendre hommage aux milliers d'enfants autochtones qui les ont fréquentés. « Alors que la GRC travaille à la réconciliation, je tenais à faire en sorte que les séquelles laissées par les pensionnats soient à jamais représentées sur notre bâton à exploits. »

Le bâton à exploits est utilisé lors d'événements culturels auxquels la GRC est invitée et a même été intégré à la cérémonie de passation de commandement à la nouvelle commissaire en 2018, une première pour la GRC.

Le porteur du bâton à exploits

Le s.é.-m. Jeff Poulette de la GRC, membre des Premières Nations, a accepté la responsabilité de l'initiative et le rôle du porteur du bâton à exploits. Il travaille actuellement aux Services des relations GRC-Autochtones à la Direction générale.

« Le bâton à exploits représente pour moi l'importance de reconnaître et d'honorer la relation et la connexion spirituelle à la terre qu'ont les peuples des Premières Nations », dit‑il. « Comme pour toutes les relations, la mise au monde du bâton à exploits a demandé du temps, du dévouement et le soutien d'autres personnes. »

Le s.é.-m. Poulette a consacré trois années à consulter les aînés et les vétérans des Premières Nations afin de connaître les protocoles applicables au bâton à exploits et à recevoir les éléments constitutifs du bâton, qui ont tous été offerts à la GRC de différentes régions du Canada.

Les éléments constitutifs du bâton à exploits

  • Le bâton est un arbre de la Nouvelle-Écosse qui a été offert par des amis de la Gendarmerie.
  • Le bois est une mue de chevreuil qui a été offerte par un métis de la Saskatchewan.
  • Les plumes d'aigle ont été offertes par la Manitoba Wildlife Federation.
  • L'emblème perlé des SPA (au haut) a été créé par une femme inuite à Ottawa.
  • La babiche a été offerte par un Aîné de la Première Nation de Kitigan Zibi, au Québec.
  • Le grand drapeau rouge et les petits étendards (un pour chaque province et territoire) ont été créé par le maître tailleur de la GRC.

« Ce bâton à exploits compte 14 plumes d'aigle, une pour les pensionnats et 13 pour chaque partie de l'île de la Tortue (nom d'origine de l'Amérique du Nord) et les 13 enseignements de Grand-mère Lune, » précise le s.é.-m. Poulette.

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