La GRC procède à des arrestations au Canada dans le cadre d’une vaste enquête néo-zélandaise sur des faits de cyberexploitation sexuelle d’enfants dans le monde

2 mars 2022
Ottawa (Ontario)

Communiqué de presse

À la suite d'une opération internationale menée par le ministère de l'Intérieur néo-zélandais (lien disponible en anglais seulement) portant sur des faits de cyberexploitation sexuelle d'enfants, la police canadienne a procédé à 47 arrestations et secouru 12 enfants. À ce jour, 186 accusations ont été déposées au Canada. L'opération, qui touche plusieurs pays, se poursuit.

Operation H - c'est son nom - est la plus vaste opération néo-zélandaise de répression contre la cyberexploitation d'enfants; elle a débuté en octobre 2019 à l'initiative de l'escouade de répression contre la cyberexploitation d'enfants (Digital Child Exploitation Team ou DCET) du ministère de l'Intérieur néo-zélandais. C'est un fournisseur de services électroniques qui a donné l'alerte en découvrant qu'un grand nombre d'abonnés utilisaient sa plateforme pour s'échanger en ligne du matériel à caractère pédosexuel de la pire espèce.

Dès le début de son enquête en octobre 2019, la DCET a averti le Centre national contre l'exploitation des enfants (CNCEE) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qu'un site de stockage infonuagique protégé contenait du matériel à caractère pédosexuel épouvantable. Les autorités néo-zélandaises ont dénombré sur leur territoire plus de 90 000 comptes en ligne dont les propriétaires possédaient ou échangeaient du matériel à caractère pédosexuel, ainsi que de nombreux autres ailleurs dans le monde.

Le CNCEE a collaboré avec les autorités néo-zélandaises et les groupes de lutte contre l'exploitation des enfants dans Internet (GLEEI) au Canada afin de les aider dans leurs enquêtes respectives. L'opération s'est soldée par des arrestations dans huit provinces au pays au cours des deux dernières années.

Le CNCEE est le point de contact centralisé pour les enquêtes relatives à l'exploitation sexuelle d'enfants en ligne au pays et à l'étranger lorsque la victime ou le délinquant est canadien. Il compte des spécialistes en identification de victimes formés à des techniques d'enquête avancées, notamment en matière d'analyse judiciaire de vidéos et d'images. Ces derniers collaborent étroitement avec leurs homologues dans le monde afin d'identifier et de secourir les enfants victimes de cyberexploitation sexuelle.

Tout matériel à caractère pédosexuel diffusé en ligne doit être immédiatement signalé au service de police local ou à Cyberaide.ca

Citations

La cyberexploitation sexuelle d'enfants n'a pas de frontières et fait partie des crimes les plus odieux commis à l'égard des personnes les plus vulnérables : nos enfants. Cette opération d'envergure planétaire démontre l'importance de la collaboration des organismes d'application de la loi. La GRC et ses partenaires dans le monde sont déterminés à détecter les cas de cyberexploitation sexuelle d'enfants, à identifier les victimes et à protéger les enfants. Operation H est l'exemple parfait de ce que la collaboration internationale peut faire pour protéger nos enfants à tous.

Surint. André Boileau, officier responsable du CNCEE

Faits en bref

  • En 2020-2021, le Centre national contre l'exploitation des enfants de la GRC a reçu 52 306 signalements, plaintes et demandes d'aide concernant des cas de cyberexploitation sexuelle d'enfants. C'est une hausse de 510 % par rapport à l'exercice 2013-2014.
  • Au Canada, les arrestations attribuables à Operation H ont été faites en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Saskatchewan.
  • Des organismes canadiens, étrangers et internationaux ont participé à Operation H, notamment Europol, Interpol et le Groupe des cinq. Au total, 12 pays y ont pris part, 832 cas ont fait l'objet d'une enquête et 146 enfants ont été secourus.

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