Vingt-et-un ans de recherches pour retrouver Arlene McLean

1er décembre 2021
Cow Bay (Nouvelle-Écosse)

Communiqué de presse

Le 9 septembre 1999, à 19 h 47, la GRC a été informée après avoir quitté sa résidence de Eastern Passage le soir précédent, Mme Arlene McLean n'était pas revenue. À son départ, elle avait donné l'impression qu'elle n'en avait pas pour longtemps.

Au fil des 21 années qui ont suivi, la GRC a fouillé le secteur, interrogé des membres du cercle d'amis et de la famille de Mme McLean ainsi que d'autres témoins; elle a aussi donné suite à des signalements et assuré le suivi avec des agences partenaires du Canada et des États-Unis. Malgré tous les efforts des enquêteurs, ni Mme McLean ni son véhicule n'avaient été revus depuis.

Le mystère entourant ce qui est arrivé à Mme McLean et l'endroit où elle se trouve est resté entier jusqu'en octobre 2020, lorsque l'Équipe de récupération sous-marine a découvert deux véhicules submergés dans des eaux de marée, près de la plage de Rainbow Haven, lors d'une recherche menée dans le cadre d'une autre affaire. Les deux véhicules étaient de la même marque que celui de Mme McLean. Les enquêteurs ont enfin pu voir une lueur d'espoir.

« Nous avons été encouragés par cette découverte, et nous avons appelé les enquêteurs chargés de l'affaire de Mme McLean. En examinant le premier véhicule, nous avons déterminé qu'il ne s'agissait pas de celui de Mme McLean, puis le temps et la température nous ont rattrapés », a déclaré le serg. Mark Bishop, de l'Équipe de récupération sous-marine. Il a fallu attendre au printemps suivant pour faire d'autres plongées.

Dans le vidéo ci-joint, le cap. Troy Murray, enquêteur principal, et le serg. Bishop expliquent plus en détail le déroulement de l'enquête sur la disparition de Mme McLean et l'opération qui a permis de donner des réponses à sa famille.

L'équipe de récupération sous-marine, les Services d'identité judiciaire et les Services d'analyse et de reconstruction des collisions de la GRC, ainsi que le bureau du médecin légiste, le ministère des Ressources naturelles et les enquêteurs, en collaboration avec la Section des enquêtes spéciales de la Division des enquêtes criminelles de la GRC et du Service de police régional de Halifax, ont travaillé ensemble afin de déterminer les circonstances de la disparition de Mme McLean. Bien que le calendrier de cette enquête ait posé des défis importants, les enquêteurs pensent que la disparition de Mme McLean n'était pas criminelle et l'enquête est terminée. En fin de compte, retrouver et récupérer le véhicule et les restes de Mme McLean étaient les derniers morceaux du casse-tête dont ils avaient besoin pour donner à sa famille les réponses qu'elle cherchait depuis 21 ans.

Nos pensées accompagnent la famille McLean en cette période difficile.

Vidéo - Vingt-et-un ans de recherches pour retrouver Arlene McLean

    Vingt-et-un ans de recherches pour retrouver Arlene McLean - Transcription

    (La vidéo s'ouvre sur Caporal Troy Murray debout près de la plage.)

    Texte à l'écran : Caporal Troy Murray, Section des enquêtes spéciales, Division intégrée des enquêtes

    Caporal Troy Murray : Le 9 septembre 1999, Arlene McLean a été portée disparue par son conjoint de fait, Clifford Hall. Hall a indiqué que la veille au soir, ils s'étaient disputés et qu'Arlene avait décidé de prendre le véhicule familial pour faire un tour.

    (L'écran passe à quatre photo d'Arlene McLean.)

    Caporal Troy Murray : Au moment de partir, elle a donné l'impression qu'elle reviendrait bientôt. Malheureusement, c'est la dernière fois qu'on a vu Arlene McLean. Au début de l'enquête, les enquêteurs ont interrogé des amis et des membres de la famille ainsi que d'autres témoins et les gens du secteur, et ont fait un suivi auprès de tous les gens qui ont signalé avoir vu Arlene. Même si la disparition d'Arlene a été jugée suspecte, rien ne permettait de confirmer qu'il s'agissait d'un acte criminel. Les enquêteurs ont suivi toutes les pistes d'enquête possible l'enquête initiale.

    Néanmoins, malgré tous les efforts déployés, on ignorait où elle se trouvait et ce qui lui était arrivé. L'enquête est demeurée active et la famille a continué d'y participer. Ce qui rendait cette enquête si difficile, c'était le fait qu'Arlene et son véhicule avaient essentiellement disparu sans laisser de trace.

    Malgré ces difficultés, l'enquête est demeurée active jusqu'en octobre 2020; c'est à ce moment que nous avons enfin découvert une piste qui nous a permis de faire avancer l'enquête.

    (L'écran passe à une photo d'un pont avec des camions et des plongeurs.)

    (L'écran passe au Sergent Mark Bishop debout devant le camion de l'équipe de récupération sous-marine.)

    Texte à l'écran : Sergent Mark Bishop, Équipe de récupération sous-marine.

    Sergent Mark Bishop : En effectuant une recherche dans le cadre d'une autre enquête, l'équipe de récupération sous-marine a trouvé deux véhicules dans la même étendue d'eau, à plusieurs centaines de mètres de distance.

    (Image vidéo d'Équipe de récupération sous-marine de la GRC qui se prépare à la plongée sous-marine et un homme sur le pont.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : Nous avons donc entrepris d'identifier le premier de ces deux véhicules. Lorsque nous avons plongé, nous nous sommes rapidement rendu compte que le véhicule en question était de marque Hyundai et que d'après le numéro d'identification du véhicule, ou numéro NIV, ce n'était pas le véhicule que nous recherchions.

    (Image vidéo d'Équipe de récupération sous-marine de la GRC se prépare à explorer le véhicule sous l'eau.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : Ainsi, en avril 2021, nous avons entrepris d'identifier le second de ces deux véhicules; lorsque le premier plongeur a atteint le véhicule sous l'eau pour l'examiner, il a rapidement remarqué une plaque d'immatriculation qui se trouvait juste à côté du véhicule. Nous avons rapidement confirmé qu'il s'agissait bel et bien de la plaque d'immatriculation du véhicule que nous recherchions.

    (Image vidéo d'une voiture sous l'eau.)

    Sergent Mark Bishop : Nous avons donc pu très rapidement identifier le véhicule et confirmer qu'il s'agissait bien de celui que nous recherchions. Nous avons ensuite examiné minutieusement la scène et confirmer qu'il s'agissait bien de celui que nous recherchions.

    (Image vidéo des plongeurs en train d'examiner la scène.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : Nous avons ensuite examiné minutieusement la scène. Il s'agit du genre de scènes de crime où il faut travailler de l'extérieur vers l'intérieur, car deux fenêtres du véhicule étaient restées ouvertes et, au fil des ans, le véhicule s'était rempli de boue et de vase, ce qui compliquait un peu le travail des plongeurs.

    En fait, les plongeurs ne voyaient pas très à cause de la boue et de la vase dans l'eau. À ce stade, les plongeurs effectuaient essentiellement une fouille parcellaire et ont dégagé l'intérieur du véhicule en retirant carrément à la main la boue qui s'y trouvait. C'est pendant ce processus que nous avons découvert des restes humains, ainsi que d'autres éléments de preuve clés liés à l'enquête.

    (Image vidéo d'Équipe de récupération sous-marine de la GRC dans l'eau.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : Ainsi, chaque jour, quand nous plongions, nous filmions ce que nous faisions sous l'eau pour documenter les progrès de l'enquête.

    (Image vidéo d'une grue et trois hommes près du pont.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : Quand nous avons pu dégager complètement le véhicule et en retirer toute la boue et la vase

    (Image vidéo de la voiture qui sort de l'eau.)

    Voix du Sergent Mark Bishop : il a fallu le sortir de l'eau pour le récupérer. En raison de l'état dans lequel se trouvait le véhicule, nous redoutions qu'il ne soit pas très stable et qu'il ne soit pas possible de le sortir facilement de l'eau sans le briser.

    (Image vidéo de la voiture suspendue dans l'air et déposée sur une remorque.)

    Sergent Mark Bishop : Nous avons donc fait venir une grue pour le sortir de l'eau afin qu'il puisse être examiné sur la terre ferme.

    (L'écran passe à Caporal Troy Murray debout près de la plage.)

    Caporal Troy Murray : En septembre 2021, le bureau du médecin légiste a confirmé que les restes retrouvés étaient ceux d'Arlene McLean. Notre équipe d'enquêteurs a travaillé en étroite collaboration avec plusieurs groupes spécialisés de la GRC, ainsi qu'avec des organismes partenaires, afin de reconstituer les événements qui ont mené à la disparition d'Arlene McLean.

    Malgré les difficultés rencontrées pour déterminer les causes exactes de sa mort en raison de la chronologie de l'enquête, nous considérons maintenant que sa disparition n'est pas de nature criminelle et que l'affaire est close. »

    Texte à l'écran : Nos pensées accompagnent la famille McLean et ses proches.

    (L'écran passe à l'emblème et la signature de la GRC apparaissent : Gendarmerie royale du Canada, Droit d'auteur de la GRC / Royal Canadian Mounted Police)

    (Droit d'auteur de la GRC : © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la Gendarmerie royale du Canada, 2021)

    (L'écran passe au mot-symbole « Canada »)

–30–

Contactez-nous

La cap. Lisa Croteau
Agente d'information du public
District d'Halifax de la GRC
Cellulaire : 902-830-5695
Courriel : lisa.crotreau@rcmp-grc.gc.ca

Date de modification :