Mise à jour de la GRC de la Saskatchewan sur le statut de l'enquête sur l'accident d'autobus des Broncos de Humboldt

19 avril 2018
Regina (Saskatchewan)

Déclaration

Comm. adj. Zablocki prend la parole lors d'une conférence de presse le 19 avril :

Merci d'être ici avec nous aujourd'hui. D'abord et avant tout, je tiens à dire que les familles qui ont perdu des êtres chers, les blessés et toutes les personnes qui tentent de se remettre de cette tragédie nationale sont toujours dans nos prières et dans nos pensées. La GRC est résolue à déterminer exactement ce qui s'est passé le soir du 6 avril 2018, car c'est sa responsabilité envers les victimes, les membres de leur famille, la communauté de Humbolt et toute la population du Canada de mener une enquête rigoureuse et exhaustive.

L'enquête sur la collision et sa reconstitution visent à déterminer quels sont le ou les facteurs qui ont causé l'accident ou qui y ont contribué. Nous enquêteurs et nos spécialistes en reconstitutions examinent les facteurs environnementaux comme les conditions météos, la visibilité, l'état de la route et l'éclairage; l'état mécanique des véhicules impliqués; et les éléments humains comme l'état physique des conducteurs, les erreurs qu'ils auraient pu commettre, leur état de concentration et la vitesse à laquelle ils allaient.

En raison de la complexité et de l'ampleur de cette enquête, c'est notre unité des crimes majeurs qui s'en occupe avec l'aide d'unités spécialisées, y compris nos équipes de reconstitution juridique des collisions, le Service de l'identité judiciaire et notre Groupe de gestion des cas graves. Ces équipes spécialisées ont l'expertise nécessaire pour mener une enquête de cette ampleur et pour gérer l'importante quantité.

Jusqu'à maintenant, nos équipes ont mené plus de cinquante entrevues avec, entre autres, des témoins indépendants, le conducteur de la semi-remorque et le propriétaire de l'entreprise de transport ainsi qu'avec certaines des victimes. D'autres entrevues sont prévues au cours des prochains jours et des prochaines semaines. Notre équipe de reconstitution juridique des collisions a pris plus de cinq mille cinq cents photos et utilise la technologie 3D et des drones pour recueillir des éléments de preuve et analyser la scène sous tous ses angles.

Plus tôt aujourd'hui, nous avons fermé à la circulation l'intersection de la route 335 et de l'autoroute 35 et nous avons déployé sur le terrain 7 spécialistes de la reconstitution de collisions et 5 analystes de collisions pour qu'ils analysent la scène plus en profondeur. Cet exercice supposera, entre autres, de positionner sur la scène des véhicules semblables à ceux impliqués dans la collision, ce qui permettra à nos spécialistes de la reconstitution de prendre d'autres mesures et d'analyser les lignes de vision.

Mais, il me faut le dire, l'intégrité de cette enquête est essentielle. Nous demandons donc aux médias d'en tenir compte lorsqu'ils produiront leurs reportages sur la suite de nos travaux aujourd'hui, de retour sur la scène de cette terrible tragédie. J'ajoute que l'inspection initiale pour déterminer l'état mécanique des deux véhicules a été achevée et que nous attendons le rapport de cette inspection importante et les résultats qu'elle renfermera.

Nous avons aussi récupéré tous les documents qui se trouvaient sur la scène, y compris les registres du conducteur. Nous examinerons tous ces documents et nous nous pencherons, notamment, sur les heures de travail, les périodes de repos, les vérifications des freins et le respect des normes de sûreté.

Je peux confirmer que nous avons récupéré les modules de commande des moteurs des deux véhicules. Ils ont été apportés cette semaine en Californie par des agents de la GRC pour une analyse plus approfondie par des experts. Ces modules de commande permettent d'enregistrer des données sur ce qui s'est passé avant la collision, y compris sur la vitesse, sur tout changement de vitesse, sur le nombre de révolutions du moteur et sur l'application des freins. Et jusqu'à ce que l'analyse soit terminée, nous ne saurons pas quelles données ont été enregistrées par chacun des véhicules avant que la collision ne se produise. Il est important de souligner que ces données servent de complément à l'enquête menée sur la scène et contribuent à l'examen des circonstances qui ont mené à cet évènement.

Voici ce que je peux vous dire de plus sur la collision en soi :

À l'heure actuelle, les enquêtent savent que, le 6 avril, à 17 h environ, la semi-remorque se déplaçait en direction ouest sur la route 335 et que l'autocar se dirigeait vers le nord sur l'autoroute 35, un endroit passant, lorsque la collision s'est produite. L'enquête préliminaire a permis de déterminer que la semi-remorque se trouvait dans l'intersection au moment de la collision. Je peux vous assurer que nous consacrons tous les efforts possibles pour déterminer la raison pour laquelle la semi-remorque se trouvait dans l'intersection.

Nous savons que la voie était dégagée et que le soleil brillait au moment de la collision. En ce qui concerne le conducteur de la semi-remorque, ce dernier a été mis sous, puis relâché plus au cours de la soirée. Le conducteur de la semi-remorque reste en contact régulier avec nos agents.

Comme vous l'avez entendu ce matin, l'enquête en est encore à l'étape de la récupération et de la collecte d'éléments de preuve. Aucune accusation n'a été portée en lien avec la collision. Il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour interpréter et analyser toute l'information recueillie. Nous continuons de travailler avec nos organismes partenaires à Transport Canada, avec le bureau du coroner de la province et avec les enquêteurs de la Saskatchewan Government Insurance, tandis que nous enquête se poursuite. Leur aide est essentielle et nous les remercions de tous leurs efforts.

J'aimerais remercier encore une fois tous les premiers intervenants, les personnes qui ont travaillé avec diligence sur cette enquête au cours des deux dernières semaines et toutes celles qui continueront à y travailler jusqu'à ce qu'elle soit terminée. Les enquêtes complexes de reconstitution de collisions prennent du temps, et il s'agit souvent d'une question de semaines et de mois plutôt que de jours. Mais soyez assuré que nous nous sommes déterminés à vous tenir au courant au fur et à mesure que cette enquête avancera. Merci.

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