Gendarmerie royale du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Guide de sensibilisation - Entités terroristes inscrites

Deux policiers parlant devant une autopatrouille

Susheel Gupta

« On croit que le terrorisme se passe ailleurs... J’avais 12 ans. Un soir, mon père m’annonçait que l’avion dans lequel ma mère prenait place avait explosé en plein vol. La dernière image que je garde d’elle est son corps inerte, allongé sur une table de métal. En son honneur, j’ai fait la promesse de travailler dans un domaine dans lequel je pourrais rendre le milieu de vie des gens plus sain, paisible et sécuritaire. Je suis maintenant avocat de formation, victime du terrorisme et défenseur des droits de toutes les victimes du terrorisme. »

Susheel Gupta
Association des familles des victimes du vol 182 d'Air India
Vice-président, Tribunal canadien des droits de la personne - A perdu sa mère lors de l’attentat du vol 182 d’Air India le 23 juin 1985.

Cette section regroupe les entités terroristes inscrites sur la liste de Sécurité publique Canada. Chaque fiche contient des renseignements pertinents au sujet de chaque groupe : description, appellations, symboles, objectifs, activités terroristes marquantes, etc.

** Pour la toute dernière version de la liste des entités terroristes, vous référer au site Internet de Sécurité publique Canada. L'information figurant dans cette section est directement tirée des sites Internet de Sécurité publique Canada et de Justice Canada.

Entités terroristes inscrites au Canada

Une entité peut être considérée comme étant terroriste au Canada, sans l'être nécessairement dans un autre pays. L’inscrire à la liste (personne, groupe, etc.) rend officielle et publique son association au terrorisme.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un crime d'être listé, l'inscription d'une entité terroriste déclenche des mesures d’application de la loi. Ses biens peuvent être gelés, saisis/retenus ou confisqués, ce qui perturbera grandement ses activités.

Cette inscription officielle rend illégal, pour tout Canadien, de participer, intentionnellement ou non, aux activités de cette entité. Que ce soit financièrement, matériellement ou physiquement, un individu ou une organisation ne peut contribuer à faciliter les activités terroristes d’une entité inscrite.

Définition canadienne d’une activité terroriste

« Le Code criminel définit une activité terroriste comme étant une action ou omission, commise au Canada ou à l'étranger, pour des raisons politiques, religieuses ou idéologiques, qui vise à intimider la population quant à sa sécurité, entre autres sur le plan économique, ou à contraindre une personne, un gouvernement ou une organisation (au Canada ou à l'étranger) à accomplir un acte ou à s'en abstenir, et qui intentionnellement cause une des nombreuses formes précisées de préjudice grave. »

Loi antiterroriste de 2001

Adoptée par le Parlement à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la Loi antiterroriste a modifié le Code criminel, la Loi sur les secrets officiels, la Loi sur la preuve au Canada, la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et plusieurs autres lois. Elle a aussi édicté la Loi sur l'enregistrement des organismes de bienfaisance (renseignements de sécurité). Il ne s'agit pas d'une loi indépendante, mais plutôt d'une loi modificative. La Loi constituait un élément essentiel du plan de lutte contre le terrorisme du gouvernement, dont les quatre objectifs étaient les suivants :

  • empêcher les terroristes d'entrer au Canada et protéger les Canadiens contre les actes de terrorisme;
  • mettre en place des moyens d'identifier, de poursuivre, de condamner et de punir les terroristes;
  • faire en sorte que la frontière canado-américaine reste sûre et contribuer à la sécurité économique;
  • travailler avec la communauté internationale en vue de traduire les terroristes en justice et s'attaquer aux causes profondes de la violence.

La Loi antiterroriste traduisait la volonté d'assurer la sécurité de tous les Canadiens et renforçait la capacité du Canada d'honorer ses obligations internationales, tout en respectant les valeurs canadiennes et les droits inscrits dans la Charte canadienne des droits et libertés. L'adoption par le Canada de la Loi s'alignait sur les mesures prises par nos partenaires internationaux, mais elle représentait une solution typiquement canadienne de lutte contre le terrorisme.

Identifier, poursuivre en justice, condamner et punir les terroristes

Au Canada, les activités terroristes ont toujours été traitées comme des actes criminels. La Loi vise à créer des mesures pour identifier, poursuivre en justice, condamner et punir les groupes terroristes. Elle fournit de nouveaux instruments d’enquête aux organismes d’application de la loi et aux agences de sécurité nationale et assure la préservation des valeurs canadiennes de respect et d’équité tout en luttant contre les causes profondes de la haine au moyen de lois plus strictes contre la propagande et les crimes haineux.

** Plus de renseignements : Ministère de la Justice, Loi antiterroriste

Loi antiterroriste de 2015

Dans la foulée des mesures que prennent nos alliés, le gouvernement du Canada met en application des dispositions législatives qui aident nos organismes d’application de la loi et nos organismes de sécurité nationaux à arrêter les personnes qui font la promotion de la perpétration d’infractions de terrorisme en général, y compris la promotion d’attaques contre des Canadiens.

La Loi antiterroriste de 2015 a reçu la sanction royale le 18 juin 2015. Grâce à cette Loi, le gouvernement du Canada prend aussi des mesures dans le but de prévenir les déplacements à des fins terroristes, de déjouer les efforts qui sont faits pour faire du Canada un terrain de recrutement et de prévenir des attaques planifiées sur notre territoire.

Mettre fin à la promotion du terrorisme

En criminalisant la promotion de la perpétration d’infractions de terrorisme en général, le gouvernement permet aux organismes d’application de la loi d’avoir un outil de plus pour contrer la radicalisation menant à la violence et pour contribuer aux efforts déployés par les dirigeants communautaires et les familles en vue de la contrecarrer.

Empêcher les terroristes de recruter d'autres éléments

Le gouvernement du Canada accorde aux tribunaux le pouvoir d’ordonner le démantèlement de la propagande terroriste dans le but de perturber les efforts que font les terroristes pour radicaliser et recruter autrui. Il s’agit là du même genre de pouvoir dont on dispose actuellement dans le cas de matériel nocif tel que la pornographie infantile et la propagande haineuse. Le gouvernement permet aussi aux organismes et aux ministères fédéraux d’échanger des renseignements liés à la sécurité nationale. Le but étant que les autorités soient plus à même d’identifier les personnes ayant des liens et des intentions terroristes. Cette Loi empêche aussi que ces personnes se déplacent par avion à des fins terroristes.

Interrompre les complots terroristes et prévenir les attaques planifiées

Le gouvernement du Canada facilite, pour la police, la détention de présumés terroristes avant qu’ils puissent causer du tort aux Canadiens; il aide les organismes de sécurité à empêcher que les non-citoyens qui représentent une menace entrent au Canada et y restent, et il donne au Service canadien du renseignement de sécurité la capacité d’intervenir contre des complots terroristes précis.

** Plus de renseignements : Sécurité publique Canada

54 entités terroristes inscrites au Canada

L’inscription d’une entité est une façon de préciser publiquement qu’un groupe ou une personne est associé au terrorisme.

Carte géographique du monde

Carte du monde avec entités terroristes inscrites regroupées par régions :

Amériques : 6

Europe : 2

Afrique : 9

Moyen-Orient : 28

Asie : 9


01. Al Chabaab

Logo d’Al Chabaab
Logo d’Al Chabaab

Combattants d'Al Chabaab exécutant des exercices militaires.
Des centaines de combattants nouvellement formés d'Al Chabaab exécutent des exercices militaires.

Carte géographique de la Somalie
Présence territoriale essentiellement en Somalie

Date de création

2006

Date d'inscription sur la liste

5 mars 2010

Fondateur

Groupe issu de la faction la plus dure de l’Union des tribunaux islamiques de Somalie

Classification

Religieux/politique/nationaliste

Description

Al Chabaab est un groupe islamiste organisé et en constante évolution. À l'heure actuelle, il s’agit du groupe militaire le plus puissant et le mieux structuré, financé et armé en Somalie. Il exerce une domination sur la plus vaste étendue de territoire dans le sud de la Somalie. Le groupe serait étroitement lié à Al-Qaïda.

Objectifs

Instaurer la charia en Somalie, mener le djihad contre les ennemis de l'Islam, chasser les forces étrangères du pays et supprimer toute influence occidentale en territoire somalien.

Cibles

Le gouvernement somalien et ses alliés, dont le Kenya.

Autres noms

Harakat Shabaab Al moudjahidine, Al Chabab, Chabaab, la Jeunesse, Mouvement des moudjahidin al Shabaab, Mouvement de la jeunesse moudjahidin, MJM, Jeunes moudjahidin, Hizbul Shabaab, Hisb'ul Shabaab, al-Shabaab al-Islamiya, Aile jeunesse, al Shabaab al-Islaam, al-Shabaab al-Jihad, l'Union de la jeunesse islamique, le Mouvement populaire de résistance dans la terre des deux migrations

Activités terroristes marquantes

Al Chabaab a perpétré des attentats-suicides, commandé à distance des attentats à l’aide de mines terrestres et de bombes, et commis des assassinats ciblés contre les forces de sécurité de l'Éthiopie et de la Somalie, des représentants officiels du gouvernement, des journalistes et des dirigeants civils. Il a aussi eu recours à des attentats-suicides en Ouganda, en représailles à la présence des forces ougandaises de maintien de la paix en Somalie. Depuis 2007, le groupe a perpétré près de 550 attentats terroristes, faisant 1 600 morts et 2 100 blessés.

  • 11 juillet 2010 : Attentats à Kampala (Ouganda) pendant la finale de la Coupe du monde de soccer, faisant au moins 74 morts.
  • 1er octobre 2011 : Enlèvement d'une Française handicapée âgée de 66 ans, par un groupe d'hommes armés, à son domicile de l'île de Manda au large du Kenya. Privée de soins, elle décède peu après alors qu'elle était toujours détenue par le groupe.
  • 4 octobre 2011 : Attentat-suicide au camion piégé contre un complexe ministériel à Mogadiscio, en Somalie, faisant plus de 70 morts, dont de nombreux étudiants.
  • 24 octobre 2011 : Explosion d’une grenade dans un bar à Nairobi, au Kenya, blessant 14 personnes.
  • 14 avril 2013 : Des militants armés et ceints d'explosifs d’Al Chabaab ont visé la Cour suprême de Mogadiscio. De plus, un Canadien aurait pris part à cet attentat. Le raid suicide a fait 29 victimes civiles et 58 blessés.
  • 21 septembre 2013 : Des militants d’Al Chabaab ont revendiqué la tuerie du centre commercial Westgate à Nairobi. Cette prise d'otages a fait au moins 68 victimes civiles.
  • 22 novembre 2014 : Exécution de 28 non-musulmans sur 60 passagers d'un autocar au Kenya.
  • 2 avril 2015 : Assaut dans une université au Kenya, faisant 147 morts.

Références


02. Al-Ittihad Al-Islam (AIAI)

Cheikh Hassan Aweys
Cheikh Hassan Aweys, chef de la branche militaire d'AIAI

Combattants du groupe Al-Ittihad Al-Islam
Combattants du groupe Al-Ittihad Al-Islam (AIAI)

Carte géographique - Somalie et Éthiopie
Présence territoriale essentiellement en Somalie et en Éthiopie

Date de création

Fin des années 1980

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Cheikh Ali Warsame appuyé par un groupe d’insurgés somaliens réfractaires au dictateur de la Somalie, Siad Barre

Classification

Religieux

Description

Al-Ittihad Al-Islam (AIAI) est un groupe extrémiste somalien qui a principalement exercé ses activités en Somalie et a maintenu une présence en Éthiopie, au Kenya et en République de Djibouti. AIAI a occupé l’avant-scène après la chute du régime de Siad Barre en Somalie et aurait entretenu des liens avec Al-Qaïda.

Objectif

Créer un État islamique en Somalie et dans les territoires occupés par les Somaliens dans la Corne de l’Afrique.

Cibles

Le gouvernement somalien et les forces de sécurité éthiopiennes.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Pour parvenir à ses fins, AIAI a eu recours aux attentats à la bombe, aux tentatives d'assassinat ainsi qu'aux enlèvements et aux meurtres de travailleurs humanitaires.

  • 1993 : AIAI a assisté Al-Qaïda dans une attaque contre des soldats américains lors de l'opération Restore Hope, faisant 18 morts.
  • 7 août 1998 : AIAI a participé à l'attaque contre l'ambassade américaine à Nairobi, au Kenya, et à celle de Dar es Salam en Tanzanie : 230 morts et 4 000 blessés.
  • 30 novembre 2002 : Double attentat contre certains intérêts israéliens à Mogadiscio se soldant par 15 morts et 80 blessés.
  • 3 mai 2005 : Des membres d'AIAI et du groupe Takfir wal Hijra seraient responsables de l'attentat dans un stade de Mogadiscio ayant fait 15 morts et 40 blessés.

Références


03. Al-Jamaa al-Islamyia (AJAI)

Omar Abdel Rahman
Omar Abdel Rahman, activiste égyptien considéré comme le chef spirituel de Al-Jamaa al-Islamiya (AJAI), surnommé « le cheikh aveugle ».

Carte géographique de l'Égypte
Présence territoriale essentiellement en Égypte

Date de création

1970

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Groupe militant d’étudiants égyptiens

Classification

Religieux

Description

Al-Jamaa al-Islamyia (AJAI) a vu le jour au début des années 1970, sur les campus égyptiens, en tant que mouvement étudiant islamiste. À la fin de la décennie, l'organisation a commencé à préconiser le recours à la violence pour obtenir des changements.

Objectifs

Renverser le gouvernement égyptien et le remplacer par un État islamique régi par la charia. Perpétrer des attentats contre des intérêts américains.

Cibles

Les policiers et les fonctionnaires, les informateurs et les sympathisants du gouvernement, ainsi que les touristes étrangers et les Coptes (chrétiens d’Égypte).

Autre nom

Groupe islamique (GI)

Activités terroristes marquantes

  • Juin 1995 : Tentative d’assassinat contre le président égyptien Hosni Moubarak en Éthiopie.
  • 1997 : Pire attentat terroriste de l'histoire égyptienne, à Louxor : 58 touristes étrangers et quatre Égyptiens ont été tués.
  • Entre 1992 et 1997 : Il y a eu plus de 1 200 victimes au cours de la campagne de l’AJAI contre le gouvernement égyptien.

Références


04. Al-Mourabitoune

Mokhtar Belmokhtar
Graffiti de Mokhtar Belmokhtar, fondateur

Carte géographique du Mali, Niger, Burkina Faso et Libye
Présence territoriale essentiellement au Mali, dans le nord du Niger, au Burkina Faso et en Libye

Date de création

Août 2013

Date d'inscription sur la liste

2 juin 2014

Fondateur

Mokhtar Belmokhtar

Classification

Religieux

Description

Al-Mourabitoune, un groupe armé djihadiste salafiste basé en Afrique de l'Ouest, a été créé par la fusion du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et de l'el-Mouakine bi dima (MBD).

Objectifs

Propager le djihad à l'ensemble de l'Afrique du Nord.

Cibles

Le groupe a été formé pour renforcer les efforts contre les forces militaires françaises et les intérêts français du Mali.

Autres noms

Al-Murabitoun, Mourabitounes, Al-Mourabitoun, Al-Morabitoune et Les Almoravides

Activités terroristes marquantes

  • 16 janvier 2013 : Attaque du complexe gazier de Tiguentourine près d'In Amenas et prise d'otages faisant 67 morts, dont deux Canadiens, Xristos Katsiroubas et Ali Medlej.
  • 8 février 2014 : Cinq travailleurs humanitaires maliens ont été enlevés près de Gao au Mali.
  • 7 mars 2015 : Deux hommes ont ouvert le feu dans un bar à Bamako, au Mali, tuant cinq personnes.
  • 17 avril 2015 : Attentat-suicide à l'extérieur d'une base de l'Organisation des Nations Unies au Mali. Au moins trois civils ont été tués et neuf soldats nigériens ont été blessés lors de l'attaque.
  • 20 novembre 2015 : Prise d'otages à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali, se soldant par la mort de 21 personnes.
  • 15 janvier 2016 : Attentat de Ouagadougou au Burkina Faso, faisant 29 morts, dont six Canadiens en voyage humanitaire.

Références


05. Al-Qaïda

Oussama Ben Laden
Fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, décédé en mai 2011.

Combattant d’Al-Qaïda
Combattant d’Al-Qaïda

Abou Musab al-Zarqaw
Le leader d'Al-Qaïda en Irak, Abou Musab al-Zarqawi

Carte géographique - Afghanistan et Pakistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan et au Pakistan

Date de création

1988

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Oussama Ben Laden

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda constitue le centre stratégique et l'élément moteur du mouvement terroriste islamiste à l'échelle mondiale. En plus de ses membres directs, le réseau d’Al-Qaïda inclut des groupes opérant dans plusieurs pays à travers le monde.

Ayman Al-Zawahiri a remplacé le leader historique Oussama Ben Laden après que ce dernier fût tué lors d'un raid américain à Abbottabad, au Pakistan.

Objectifs

Unir les musulmans contre les États-Unis et leurs alliés, renverser les régimes qu'il juge « non islamiques » et chasser les Occidentaux et les non-musulmans des pays musulmans. Al-Qaïda a consolidé ses liens avec d'autres groupes terroristes islamistes attachés aux mêmes principes et, d’un point de vue stratégique, exerce son emprise sur ceux-ci. Il est une source d'encouragement et d'inspiration pour ses organisations alliées partout dans le monde.

Cibles

Les États-Unis et tous ses alliés.

Autres noms

Al Jihad (AJ), Jihad islamique égyptien (JIE), Avant-garde de la conquête (AGC), Islamic Army, Islamic Salvation Foundation, the Base, Group for the Preservation of the Holy Sites, Islamic Army for the Liberation of the Holy Places, World Islamic Front for Jihad Against Jews and Crusaders, Usama Bin Ladin Network, Usama Bin Ladin Organization et Qa'idat al-Jihad

Activités terroristes marquantes

Parmi les activités d'Al-Qaïda, on compte des attentats-suicides, des attentats à la bombe, des enlèvements et des détournements d'avions.

  • 1993 : Premier attentat contre le World Trade Center, faisant six morts et 1 042 blessés.
  • 1998 : Attentats à la bombe, au Kenya et en Tanzanie, contre deux ambassades américaines : 243 morts et près de 4 500 blessés.
  • 2000 : Attentat à la bombe contre le destroyer de la marine américaine USS Cole au Yémen, tuant 17 marins et en blessant 39 autres.
  • 2001 : Attentats commis le 11 septembre contre le World Trade Center à New York et le Pentagone tout près de Washington, faisant 2 973 morts.
  • 2004 : Attentats à la bombe contre des trains de banlieue à Madrid : près de 200 personnes ont péri et 1 400 ont été blessées.
  • 2009 : Tentative d'attentat à la bombe contre le système de métro new-yorkais.

Références


06. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA)

Anwar Al-Awlaki
Anwar Al-Awlaki, ecclésiastique américain d'origine yéménite

Militants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique
Militants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique

Carte géographique - péninsule arabique
Présence territoriale essentiellement dans la péninsule arabique

Date de création

Janvier 2009

Date d'inscription sur la liste

23 décembre 2010

Fondateur

Abdulaziz al-Muqrin

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) est une ramification yéménite du réseau Al-Qaïda. Son ancien chef, Nasir Al-Wuhayshi, a été tué en juin 2015 par un drone américain.

Objectifs

Débarrasser la péninsule arabique de toute influence étrangère – surtout des militaires et des entrepreneurs occidentaux – et établir un seul califat pour remplacer les régimes au pouvoir en Arabie saoudite et au Yémen.

Cibles

Les intérêts américains et occidentaux de la péninsule arabique.

Autres noms

Ansar al-Charia (AAC), Al-Qaida pour la péninsule arabique, Al-Qaida de l'organisation du Djihad dans la péninsule arabique, Tanzim Qa'idat al-Jihad fi Jazirat al-Arab, organisation Al-Qaida dans la péninsule arabique, Al-Qaida dans la péninsule sud-arabique, et Al-Qaida au Yémen (AQY)

Activités terroristes marquantes

Les attentats les plus marquants perpétrés par AQPA sont des attentats-suicides. Toutefois, le groupe a aussi lancé des raids de type guérilla contre des cibles militaires et policières.

  • 25 décembre 2009 : Attentat raté lors duquel un des collaborateurs d’AQPA, d’origine nigériane, a tenté de faire détoner une bombe dissimulée sur lui alors qu’il se trouvait à bord d'un avion de la Northwest Airlines et qui s'apprêtait à atterrir à Detroit.
  • Janvier 2015 : Saïd et Chérif Kouachi prennent d'assaut les quartiers du journal satirique Charlie Hebdo en France, tuant 12 personnes. Saïd aurait reçu préalablement de l'entraînement au Yémen. Les deux frères ont revendiqué leur attaque au nom d'AQPA.

Anwar Al-Awlaki, un idéologue américain d'origine yéménite lié à AQPA, a joué un rôle très important au sein du groupe. Il s'est servi de sa très grande popularité pour publiciser la revue d'AQPA, Inspire. Cette revue sert à diffuser l'idéologie du groupe et donne des conseils tactiques liés au maniement des armes et à la fabrication de bombes. Elle permet aussi de revendiquer des attentats ou d’en féliciter les auteurs, comme ceux du marathon de Boston en 2013.

Références


07. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

Logo d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
Logo d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

Abdelmalek Droukdel
Abdelmalek Droukdel, fondateur d’Al-Qaïda au Maghreb islamique

Carte géographique - Sahel
Présence territoriale au Sahel et, à un degré moindre, dans les montagnes kabyles (Algérie)

Date de création

1998

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Abdelmalek Droukdel

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est un groupe extrémiste sunnite militant qui a vu le jour sous le nom de Groupe islamique armé (GIA), un mouvement de résistance au gouvernement algérien. En 1998, une faction dissidente du GIA s'est déclarée indépendante du groupe original, estimant que les tactiques brutales du GIA nuisaient à la cause islamiste. Cette faction prend alors le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et prête allégeance à Al-Qaïda en septembre 2006. En janvier 2007, elle adopte le nom d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Le chef d'Al-Mourabitoune, Mokthar Belmokhtar, s'est dissocié d'AQMI en 2012 et a créé son propre groupe (voir El-Mouakine Bi Dima). AQMI est le plus grand et le plus efficace des groupes armés extrémistes en territoire algérien. Depuis qu’il a prêté allégeance à Al-Qaïda, AQMI a aussi adopté l'idéologie du djihad mondial.

Objectif

Créer un État islamique régi par la charia en Algérie.

Cibles

Tous les symboles étatiques de l’Algérie et ceux des pays occidentaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Algérie.

Autres noms

Tanzim Qaedat bi-Bilad al-Maghrab al-Islami, Tanzim al-Qa´ida fi bilad al-Maghreb al-Islamiya, The Organization of Al-Qaida in the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida Organisation in the Lands of the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida in the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida in the Lands of the Islamic Maghreb, al-Qaïda dans les pays du Maghreb islamique, Salafist Group for Call and Combat (GSPC), Groupe salafiste pour la prédication et le combat, the Salafist Group for Preaching and Combat

Activités terroristes marquantes

Le groupe soutient un tempo opérationnel rapide depuis qu'il a adopté le nom d'AQMI, appliquant des tactiques terroristes usuelles en Algérie, comme les embuscades de style guérilla, les engins explosifs improvisés contre les militaires et les attentats au camion piégé contre des cibles gouvernementales. AQMI continue d'enlever des Occidentaux et de les échanger contre des rançons et contre la libération de militants islamiques incarcérés. AQMI a également créé un réseau pour envoyer des militants nord-africains perpétrer des attentats-suicides en Irak.

  • Décembre 2008 : Enlèvement de deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, au Niger. Ils seront libérés en avril 2009.
  • 22 janvier 2009 : Enlèvement de quatre touristes européens dans la zone frontalière entre le Niger et le Mali.
  • 8 janvier 2011 : Enlèvement de deux Français au Niger, dont l’un faisant partie d’une ONG. Les deux otages trouveront la mort au cours d’une tentative de libération par les forces françaises.
  • 2012 à 2013 : Participation à la guerre du Mali. Les combats ont fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.
  • 20 novembre 2015 : Attentat à l'hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali, faisant 21 morts. Il s'agit d'un attentat conjoint avec le groupe Al-Mourabitoune.

Références


08. Ansar al-Islam (AI)

Logo du groupe Ansar al-Islam (AI)
Logo du groupe Ansar al-Islam (AI)

membre du groupe Ansar al-Islam
Un membre du groupe Ansar al-Islam montant la garde.

Carte géographique - Irak
Présence territoriale essentiellement en Irak

Date de création

Décembre 2001

Date d'inscription sur la liste

17 mai 2004

Fondateur

Fusion de plusieurs factions islamistes kurdes d’Irak

Classification

Religieux

Description

Ansar al-Islam (AI), un groupe issu de la fusion de plusieurs factions islamistes kurdes, est l’un des plus importants groupes anticoalition en Irak. Il est en relation avec Al-Qaïda et entretient des liens étroits avec Al-Qaïda en Irak. AI promeut l’interprétation radicale de l’islam et l’application stricte de la charia.

Objectifs

Expulser d'Irak tous les soldats étrangers, contrer l'influence grandissante des communautés chiites et kurdes laïques au pays et fonder un État irakien indépendant régi par la charia.

Cibles

Les communautés chiites, les autorités kurdes et l’armée américaine.

Autres noms

Partisans de l'Islam, Aides de l'Islam, Supporters de l'Islam, Soldats de Dieu, Talibans du Kurdistan, Soldats de l'Islam, Supporters de l'Islam du Kurdistan, Supporters de l'Islam au Kurdistan, Partisans de l'Islam au Kurdistan et Ansar al-Sunna

Activités terroristes marquantes

  • 2002 : Tentative d’assassinat envers le premier ministre de l'Union patriotique du Kurdistan.
  • 2004 : Double attentat-suicide perpétré contre le siège de deux partis politiques kurdes. Plus de 60 personnes ont été tuées et plus de 200 autres blessées.

AI est aussi reconnu pour l’enlèvement et l’exécution de ressortissants étrangers. Il a souvent recours à la décapitation de ses otages et en diffuse les vidéos sur Internet.

Références


09. Armée islamique d'Aden (AIA)

Abou Bakr al-Mehdar alias Abou Hassan
Le chef de l'Armée islamique d'Aden, Abou Bakr al-Mehdar alias Abou Hassan

Carte géographique - Yémen
Présence territoriale essentiellement au Yémen

Date de création

1994

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Qassem al-Rimi

Classification

Religieux

Description

Basée au Yémen, l’Armée islamique d'Aden (AIA) est apparue publiquement en 1998 lorsqu’elle a diffusé une série de communiqués exprimant son soutien à Oussama Ben Laden et appelant au renversement du gouvernement yéménite, ainsi qu’à des opérations contre les intérêts américains et occidentaux au Yémen. L'AIA s'oppose à l'utilisation, par les États-Unis et d’autres pays occidentaux, des ports et des bases yéménites, en plus d'appeler à l'expulsion des forces occidentales dans le Golfe. L'AIA a établi des liens avec d'autres groupes terroristes, notamment Al-Qaïda.

Objectifs

Renverser le gouvernement yéménite et instaurer une théocratie islamiste.

Cibles

Le gouvernement yéménite, les intérêts américains et étrangers au Yémen.

Autres noms

Armée islamique d'Aden-Abyan (AIAA), Armée islamique d'Aden-Abian, Armée islamique d'Aden-Abyane, Armée islamique d'Aden-Abiane, Armée de Mohammed et Jaish Adan Al Islami

Activités terroristes marquantes

Guidée par ses objectifs, elle a recours à des tactiques terroristes pour parvenir à ses fins, y compris le ciblage d'étrangers et de représentants politiques d'états étrangers.

  • Décembre 1998 : Enlèvement de 16 touristes britanniques, américains et australiens au sud du Yémen.
  • Octobre 2000 : Attentat à la bombe contre l’ambassade britannique à Sanaa.

Références


10. Asbat Al-Ansar (AAA) (« La Ligue des partisans »)

Cheikh Abu Sharif Akl
Cheikh Abu Sharif Akl, porte-parole de Asbat Al-Ansar (AAA)

Carte géographique - Liban
Présence territoriale essentiellement au Liban

Date de création

Fin des années 1980, début des années 1990

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Cheikh Hisham Shreidi

Classification

Religieux

Description

Asbat Al-Ansar (AAA) est un groupe islamiste sunnite extrémiste libanais lié à Al-Qaïda et à d’autres groupes sunnites extrémistes. Il fonde son idéologie sur le salafisme, une branche de l’Islam qui promeut une interprétation stricte du Coran et de la charia.

Objectif

Promouvoir l'établissement d'un État islamique au Liban.

Cibles

Les institutions chrétiennes, laïques et chiites du pays. Par le passé, AAA s'en est pris à l'État libanais et à des cibles de pays qu'il considère comme non-islamiques. Le groupe est opposé à Israël et à l’Occident.

Autres noms

Partisans de Dieu, Rassemblement des partisans, Osbat Al Ansar, Usbat Al Ansar, Esbat Al-Ansar, Isbat Al Ansar, Usbat-ul- Ansar, Band of Helpers, Band of Partisans et League of the Followers

Activités terroristes marquantes

  • Milieu des années 1990 : AAA s’en est pris aux boîtes de nuit, aux théâtres et aux marchands d’alcool.
  • 1999 : Deux membres d'AAA ont attaqué un tribunal de Saïda et ont tué quatre personnes.
  • 2000 : AAA a participé à deux projets visant à assassiner l'ambassadeur des États-Unis au Liban.

Depuis au moins 2005, il envoie des recrues combattre les forces de la coalition en Irak.

Références


11. Association mondiale tamoule (AMT)

Logo des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (TLET)
Logo des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (TLET)

drapeaux des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul
Les drapeaux des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul flottent au-dessus d'un millier de Tamouls canadiens qui manifestent sur la Colline du Parlement.

Carte géographique - Canada
Présence territoriale au Canada et ailleurs

Date de création

1986

Date d'inscription sur la liste

13 juin 2008

Fondateur

Inconnu

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

L'Association mondiale tamoule (AMT) est devenue un groupe de façade connu et important des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET) au Canada. Les divers bureaux de l'AMT au Canada transfèrent des fonds sur des comptes bancaires destinés aux TLET au Sri Lanka. Au profit de ceux-ci, les dirigeants de l'AMT suivent leurs ordres et jouent un rôle prépondérant dans la collecte de fonds au Canada. À la recherche de dons, les représentants de l'AMT ratissent les régions canadiennes où les communautés tamoules sont importantes. Ils ont été mêlés à des actes d'intimidation et d'extorsion pour se procurer des fonds.

Objectifs

Soutenir financièrement l’organisation TLET dans ses activités afin de créer une patrie indépendante, l'« Eelam tamoul », pour l'ethnie minoritaire tamoule au Sri Lanka.

Cibles

La population tamoule du Canada, pour lui soutirer de l’argent.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Financement du groupe terroriste des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul par l’entremise de menaces et d’intimidation envers les gens de la communauté tamoule au Canada qui refusent de contribuer financièrement à l’Association.

Références


12. Aum Shinrikyo (AUM)

Logo d’Aum Shinrikyo
Logo d’Aum Shinrikyo

Fumihiro Joyu
Fumihiro Joyu, le leader d'Aum Shinrikyo

Victime d'une attaque au gaz neurotoxique
Victime d'une attaque au gaz neurotoxique commise par Aum Shinrikyo.

Carte géographique - Japon
Présence territoriale essentiellement au Japon

Date de création

1987

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Le Japonais Shoko Asahara, gourou charismatique

Classification

Religieux

Description

Fondée au Japon en 1987 par Chizuo Matsumoto alias Shoko Asahara, Aum Shinrikyo (AUM) est une organisation religieuse qui regroupe un ensemble hétéroclite de croyances tirées de diverses religions - du bouddhisme principalement -, de science-fiction ainsi que des prophéties de Nostradamus. Même si elle était pacifique au début, l'organisation est devenue de plus en plus dangereuse et violente en tentant activement de provoquer la fin du monde. Le groupe affirmait que les États-Unis allaient initier l’armagédon en commençant une Troisième Guerre mondiale contre le Japon.

Le fondateur de la secte a été condamné à la peine capitale en 2004 pour l'attentat de 1995, peine confirmée par la Cour suprême du Japon en mai 2015. Le 18 janvier 2000, la secte modifie son image et AUM se rebaptise « Aleph ».

Objectifs

Dominer le Japon, puis le monde, et par la suite, créer une société utopique à l'échelle mondiale.

Cibles

Le Japon et le monde entier.

Autres noms

Aum Shinri Kyo, Aum, Aum Supreme Truth (Vérité suprême de Aum), A. I. C. Comprehensive Research Institute, A. I. C. Sogo Kenkyusho et Aleph

Activités terroristes marquantes

  • 1994 : AUM a perpétré son premier attentat au gaz sarin contre des civils japonais, en libérant l'agent neurotoxique à Matsumoto. Sept personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres ont été blessées.
  • 1995 : AUM a libéré du gaz sarin dans le métro de Tokyo. Douze personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont été blessées.

Références


13. Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)

Logo du groupe Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)
Logo du groupe Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)

Drapeau du groupe Autodefensas Unidas de Colombia
Drapeau du groupe Autodefensas Unidas de Colombia

Combattant paramilitaire de l'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)
Un combattant paramilitaire de l'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) embrasse son arme lors d'une cérémonie.

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création
Avril 1997

Date d'inscription sur la liste
2 avril 2003

Fondateur
Carlos Castano

Classification
Nationaliste/séparatiste/droite conservatrice

Description
L'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) est une organisation terroriste de droite qui chapeaute divers groupes paramilitaires de même tendance. Déterminée à contrer l'influence et les activités des guérillas de gauche, l'AUC est entrée en conflit avec l'Ejército de Liberación Nacional (ELN) et les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), groupes terroristes rivaux. À noter qu'au départ, cette confédération de milices locales était financée par de grands propriétaires terriens. L'AUC est étroitement liée au narcotrafic et les recettes générées par la contrebande de stupéfiants font partie intégrante de ses opérations.

Objectif
Protéger les intérêts économiques des citoyens et de l’État qui sont menacés par les mouvements communistes inspirés de la guérilla.

Cibles
Les FARC et l’ELN

Autres noms
Groupes d'autodéfense unis de Colombie, Autodéfenses unies de Colombie et United Self-Defense Forces of Colombia

Activités terroristes marquantes
Pour atteindre ses objectifs, l'AUC utilise diverses tactiques, notamment l'assassinat, l'intimidation, la torture et l'enlèvement. Le groupe a perpétré des massacres de civils dans des villages qu'il jugeait favorables aux guérillas.

  • 15 au 20 juillet 1997 : Massacre de Mapiripán qui aurait fait 39 victimes. Plusieurs militaires, dont un colonel et un général, ont été condamnés à la peine maximale de 40 années de prison pour leur participation au crime.
  • 16 au 19 février 2000 : Massacre de El Salado qui aurait fait plus de 100 victimes.
  • 14 octobre 2000 : Massacre de Macayepo lors duquel 15 paysans ont été tués.
  • Février 2005 : Massacre de San José de Apartadó lors duquel huit habitants de la communauté ont perdu la vie, dont deux miliciens des FARC, des femmes et des enfants.

Références


14. Babbar Khalsa International (BKI)

Logo de Babbar Khalsa International
Logo de Babbar Khalsa International (BKI)

membres de Babbar Khalsa International
Des membres de Babbar Khalsa International (BKI), accusés dans l'attentat à la bombe contre un cinéma de Delhi.

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

Printemps 1978

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateurs

Talwinder Singh Parmar et Jathedar Sukhdev Singh Babbar. Le groupe est issu des affrontements sanglants du 13 avril 1978 entre groupes rivaux sikhs.

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

Babbar Khalsa International (BKI) est une organisation terroriste sikhe qui a des membres au Pakistan, en Amérique du Nord, en Europe et en Scandinavie. Un des fondateurs, Jathedar Sukhdev Singh Babbar, était d'origine indienne et a été naturalisé Canadien. Il est retourné vivre en Inde où il a été assassiné en 1992.

Objectifs

Établir un État fondamentaliste sikh indépendant, le Khalistan (Terre des purs), sur le territoire actuel du Pendjab en Inde.

Cibles

Les sikhs, les hindous, ainsi que des bureaux et des installations en Inde.

Autres noms

Babbar Khalsa

Activités terroristes marquantes

Le BKI serait responsable de centaines d'attentats contre les forces de sécurité indiennes et contre des civils. Le groupe se livre à plusieurs activités, notamment à des attaques armées, des assassinats et des attentats à la bombe.

  • 23 juin 1985 : Explosion du vol 182 d’Air India, un Boeing 747, au-dessus de l’Irlande et faisant 329 morts, dont 268 Canadiens. Il s'agit du plus important attentat à ce jour perpétré contre des Canadiens.
  • 30 mai 1986 : Arrestation de cinq membres de BKI à Montréal pour complot d’explosion d’un vol d’Air India.
  • 31 août 1995 : Un membre du groupe commet un attentat-suicide entraînant dans la mort le premier ministre du Pendjab (État du nord-ouest de l’Inde).
  • Juillet 2010 : Arrestation de quatre membres du groupe pour le meurtre d’un leader sikh du Pendjab.

Références


15. Boko Haram

Logo de Boko Haram
Logo de Boko Haram

Carte géographique - Cameroun, Tchad et Niger
Présence territoriale essentiellement au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger

Date de création

2002

Date d'inscription sur la liste

24 décembre 2013

Fondateur

Mohammed Yusuf

Classification

Religieux

Description

Boko Haram est un groupe djihadiste salafiste actif dans le nord du Nigéria. Le groupe souhaite y instaurer un système politique calqué sur celui implanté en Afghanistan sous le régime taliban. Boko Haram est suspecté de recruter et d’entraîner des enfants-soldats. Le nom « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché ». En mars 2015, le groupe a prêté allégeance à l'État islamique et a adopté le nom de Wilaya al-Sudan al-Gharbi (Province de l'Afrique de l'Ouest).

Objectifs

Renverser le gouvernement nigérian et créer un État islamique dans le nord du Nigéria.

Cibles

Les civils chrétiens, le gouvernement nigérian, les services de police, les touristes, les médias et les écoles.

Autres noms

Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati Wal-Jihad (Partisans de la sunna pour la prédication et le djihad/Groupe engagé dans la propagation de l'enseignement du Prophète et du djihad)

Activités terroristes marquantes

Le groupe commet notamment des assassinats de personnalités politiques et religieuses, des attaques à l'arme légère, des attentats à la bombe artisanale et des attentats-suicides.

  • Entre 2010 et 2012 : Boko Haram a commis plus de 300 attentats qui ont fait un millier de morts.
  • Août 2011 : Attentat-suicide contre le siège des Nations Unies à Abuja, au Nigéria : 23 morts et plus de 80 blessés.
  • 29 septembre 2013 : Attentat au Collège de l’Agriculture à Gujba : 40 étudiants tués.
  • 16 février 2014 : Massacre à Izghe au Nigéria : 106 villageois tués.
  • 15 avril 2014 : Enlèvement de plus de 200 étudiantes dans un établissement scolaire à Chibok, au nord-est du Nigéria.

Références


16. Brigades Abdullah Azzam (BAA)

Logo des Brigades Abdullah Azzam (BAA)
Logo des Brigades Abdullah Azzam (BAA)

Carte géographique - Moyen-Orient
Présence territoriale essentiellement au Moyen-Orient

Date de création

2009

Date d'inscription sur la liste

29 juin 2015

Fondateur

Saleh Al-Qaraawi

Classification

Religieux

Description

Liées à Al-Qaïda et à sa branche syrienne, Jabhat Al-Nusra, les Brigades Abdullah Azzam (BAA) forment un réseau fluide entre le Liban, la Jordanie, la péninsule arabique, l’Égypte, l’Irak, la Bande de Gaza et la Syrie, et seraient composées de nombreux bataillons régionaux qui adhèrent à l'idéologie salafiste. Le groupe a été l’auteur de plusieurs tirs de roquettes sur le territoire d’Israël à partir du Liban. Il est également impliqué dans l’entraînement, le combat et le soutien d’autres groupes en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad et ses alliés.

Le groupe a été créé par Saleh al-Qaraawi après que ce dernier ait combattu à Falloujah aux côtés d’Al-Qaïda en Irak. Abou Musab al-Zarqawi (fondateur d’Al-Qaïda en Irak) aurait recommandé sa création dans le but de frapper des cibles au Moyen-Orient. Le nom du groupe est inspiré d’un idéologue jordanien d'origine palestinienne. Il est très connu dans la sphère djihadiste. Abdullah Azzam fut l’un des instigateurs du djihad en Afghanistan contre l’Armée rouge et a établi les bases de ce qui deviendra Al-Qaïda après sa mort. Il a aussi été l'un des mentors d'Oussama ben Laden.

Objectifs

Les BAA souhaitent le renversement des pouvoirs en place au Moyen-Orient (entre autres en Syrie, en Arabie Saoudite et au Liban). Ils veulent aussi l’arrêt de l’intervention iranienne en Syrie et la fin de la participation du Hezbollah au conflit.

Cibles

Israël, le Hezbollah et les cibles occidentales au Moyen-Orient.

Autres noms

Brigades Abdallah Azzam, Brigades d'Abdullah Azzam, Brigades du martyr Abdullah Azzam

Activités terroristes marquantes

  • 28 juillet 2010 : La branche des BAA active dans la péninsule arabique s’en est prise à un bateau pétrolier japonais dans les eaux du détroit d’Ormuz, en utilisant des explosifs afin de venger l’emprisonnement de l’idéologue Omar Abdel Rahman aux États-Unis.
  • 19 novembre 2013 : Un double attentat aux voitures piégées est perpétré contre l’ambassade iranienne à Beyrouth, au Liban. L’attaque a tué 22 personnes.
  • 19 février 2014 : Deux attentats-suicides à la bombe sont commis près du Centre culturel iranien à Beyrouth, au Liban, tuant 11 personnes.

Références


17. Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique

Logo de la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique
Logo de la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique

Carte géographique - Iran et pays environnants
Présence territoriale essentiellement en Iran et dans les pays environnants

Date de création

Début 1990

Date d'inscription sur la liste

17 décembre 2012

Fondateur

Guide suprême de l’Iran

Classification

Nationaliste/religieux chiite

Description

La Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique est l'unité clandestine des Gardiens de la révolution islamique (GRI). Elle est chargée de mener des opérations à l'étranger et de diffuser l’idéologie de la révolution islamique dans le monde, par l’entremise d'activités de facilitation du terrorisme.

Objectifs

Créer un empire pan-islamique; la libération de la Palestine et l’annihilation d’Israël.

Cible

Israël

Autres noms

Pasdaran-e Enghelab-e Islami (Pasdaran), Sepah-e Qods, Qods/Quds, Al-Qods, Force Al-Qods, Force Qods, Qods Corps, Jerusalem Corps, Brigade de Jérusalem et Brigade al-Qods

Activités terroristes marquantes

La Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique fournit des armes, des fonds et un entraînement paramilitaire à des groupes extrémistes, dont les talibans, le Hezbollah libanais, le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

Références


18. Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)

Logo de la Brigade des martyrs d’Al-Aqsa (BMAA)
Logo de la Brigade des martyrs d’Al-Aqsa (BMAA)

militant palestinien de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)
Un militant palestinien de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

2000

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Coalition de groupes armés palestiniens, aile militante du parti Fatah

Classification

Nationaliste

Description

La Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA) a été fondée en 2000, au début de l'intifada d'al-Aqsa en Palestine. Elle est formée de cellules, plus ou moins structurées, de militants palestiniens qui sont fidèles au Fatah, le parti nationaliste séculier de la Palestine, mais qui ne relèvent pas directement de son autorité.

Objectifs

Chasser Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et y créer un État palestinien indépendant et souverain.

Cibles

La BMAA s'en prend à des cibles militaires et aux habitants des colonies israéliennes.

Autres noms

Groupe des martyrs de l'intifada d'Al-Aqsa, Brigades d'Al-Aqsa, Groupe des martyrs d'Al-Aqsa, le bataillon des martyrs d'Al-Aqsa, Milices armées des bataillons des martyrs d'Al-Aqsa

Activités terroristes marquantes

Pour atteindre ses buts, elle a perpétré des attaques armées, des attaques à la roquette et des attentats-suicides, dont le premier commis par une femme le 27 janvier 2002. Des attaques ont également été commises conjointement avec le groupe islamiste Hamas et le Jihad islamique palestinien.

  • 2 mars 2002 : Attentat à Beit Yisrael, Jérusalem : 11 morts.
  • 5 janvier 2003 : Attentat à un arrêt d’autobus au sud de Tel Aviv : 22 morts.
  • 29 janvier 2004 : Attentat à Rehavia, Jérusalem, sur la ligne d’autobus n°19 : 11 morts.
  • 14 mars 2004 : Attentat au Port d'Ashdod : 10 morts.

Références


19. Ejército de Liberación Nacional (ELN)

Drapeau de l’Ejército de Liberación Nacional (ELN)
Drapeau de l’Ejército de Liberación Nacional (ELN)

Logo de l’Ejército de Liberación Nacional (ELN)
Logo de l’Ejército de Liberación Nacional (ELN)

soldats colombiens escortent des rebelles
Des soldats colombiens escortent des rebelles urbains présumés de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN).

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création

1964

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Fondé par l’union de deux groupes distincts, chrétiens et marxistes, inspirés par Fidel Castro et Che Guevara

Classification

Communiste/socialiste

Description

Ejército de Liberación Nacional (ELN) est le deuxième plus important groupe rebelle gauchiste en Colombie après les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC). Le groupe estime que la participation étrangère à l'industrie pétrolière de la Colombie constitue une violation de la souveraineté du pays, et affirme que les entreprises étrangères exploitent injustement les ressources naturelles de la Colombie.

Objectifs

Faire la conquête du pouvoir pour le peuple et instaurer un gouvernement révolutionnaire.

Cibles

L’industrie pétrolière colombienne, les personnalités politiques et les travailleurs étrangers en sol colombien.

Autres noms

Armée nationale de libération et Armée de libération nationale

Activités terroristes marquantes

L'ELN se livre à des enlèvements, à des détournements d'avions, à des attentats à la bombe, à l'extorsion et à la guérilla. De nombreuses attaques de l'ELN visent l'industrie pétrolière colombienne, ainsi que les événements et les personnalités politiques. Le groupe opère annuellement des centaines d’enlèvements pour rançon.

Références


20. el-Mouakine bi dima (MBD)

Mokhtar Belmokhtar
Graffiti de Mokhtar Belmokhtar, fondateur d'el-Mouakine bi dima (MBD)

Carte géographique - Mali et Libye
Présence territoriale essentiellement au Mali et en Libye

Date de création

Décembre 2012

Date d'inscription sur la liste

7 novembre 2013

Fondateur

Mokhtar Belmokhtar

Classification

Religieux

Description

Mokhtar Belmokhtar, un dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a créé el-Mouakine bi dima (MBD) pendant la guerre du Mali. Ce mouvement djihadiste était basé à Gao, au Mali.

En août 2013, le groupe fusionne avec le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) pour devenir Al-Mourabitoune. Un des chefs du MUJAO quitte le groupe lors de la fusion pour porter allégeance à l'État islamique. Même s'il disait parler au nom d'Al-Mourabitoune, il ne représenterait qu'un groupuscule dissident.

Objectifs

Empêcher toute intervention militaire occidentale ou africaine dans le nord du Mali et instaurer la charia en Afrique du Nord et de l’Ouest. Consolider le règne de la charia dans le nord du Mali.

Cibles

Toute présence militaire occidentale ou africaine dans le nord du Mali et les travailleurs étrangers dans les installations industrielles importantes. Outre les intérêts occidentaux en Afrique du Nord, le MBD est en lutte avec l’État islamique. En 2013 la section libyenne de l'EI a diffusé un avis de recherche contre Mokhtar Belmokhtar.

Autres noms

Al Mouaquioune bi addimaa, Katibat al-Muqaoon bil-Dumaa, al-Muwaqun Bi-Dima, Al Muawaqqi'un bi 'l-Dima, al-Mouwakoune bi-Dimaa, al Mua'qi'oon Biddam, Les Signataires par le sang, El Mouwakaoune Bidame, Those Who Have Signed Through Blood, the Signatories for Blood, the Signatories in Blood et Ceux qui signent avec leur sang

Activités terroristes marquantes

16 janvier 2013 : Attentat contre le complexe gazier de Tiguentourine, situé à proximité de la ville d'In Amenas, dans l'est de l'Algérie. Armés de fusils d'assaut, de lance-roquettes et de mines anti-chars, des militants de MBD ont pris en otage des dizaines de travailleurs étrangers et algériens. L'attentat a fait 67 morts. Deux terroristes canadiens, Ali Medlej et Xristos Katsiroubas, faisaient partie du groupe.

Références


21. Émirat du Caucase

Drapeau de l’Émirat du Caucase
Drapeau de l’Émirat du Caucase

Dokku Umarov
Dokku Umarov, fondateur de l’Émirat du Caucase

Ali Taziev
Ali Taziev (devant), aussi connu sous le nom de Magas, soupçonné d'être un rebelle de l'Émirat du Caucase.

Carte géographique - Caucase du Nord
Présence territoriale essentiellement dans le Caucase du Nord

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

24 décembre 2013

Fondateur

Dokku Umarov

Classification

Séparatiste/religieux

Description

La « République tchétchène d'Itchkérie » déclara son indépendance de l'Union soviétique en octobre 1991. De la revendication indépendantiste, les Tchétchènes ont basculé vers une revendication beaucoup plus islamiste. C’est ainsi que Dokku Umarov, président de la République tchétchène d'Itchkérie, a proclamé, le 31 octobre 2007, l'Émirat du Caucase visant à instaurer la charia dans plusieurs régions du Caucase du Nord. Ce groupe obéit à un découpage territorial calqué sur celui du GIA/AQMI, à savoir une division par wilaya (territoire administratif), que l'on retrouve aussi au Sahel.

Chaque wilaya est dirigée par un émir choisi par Majlis al- Choura (conseil consultatif). L’Émirat islamique du Caucase est composé des wilayates suivantes :

  1. Daghestan;
  2. Nokhchiyko (Tchétchénie);
  3. Kabardino - Balkarie;
  4. Ghalghaycho (Ingouchie et Ossétie du Nord);
  5. Steppes Nogay.

Objectifs

Expulser la présence russe du Nord-Caucase et renverser les gouvernements laïcs des républiques du Nord-Caucase pour y instaurer un émirat islamique fondé sur la charia.

Cibles

Les civils et les autorités russes

Autres noms

Imarat Kavkaz et Émirat islamique du Caucase

Activités terroristes marquantes

L'Émirat du Caucase s'est livré à diverses activités terroristes en Russie et dans les républiques du Nord-Caucase : embuscades menées au moyen d'armes légères, assassinats ciblés perpétrés par des tireurs d'élite, attentats à la bombe artisanale et attentats-suicides. Depuis sa création, le réseau commet des attentats sur une base quasi quotidienne dans toutes les républiques du Nord-Caucase ainsi qu'en Russie, tuant ou blessant de nombreux citoyens et membres du personnel de sécurité.

  • 29 mars 2010 : Attentats-suicides perpétrés par deux femmes dans le métro de Moscou : 39 morts et plus de 100 blessés.
  • 24 janvier 2011 : Attentat-suicide dans le hall d’arrivée de l’aéroport le plus achalandé de Moscou : 37 morts et 180 blessés.
  • Juillet 2013 : Une vidéo diffusée par Dokku Umarov appelle à perpétrer des attaques lors des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi.

Références


22. État islamique (EI)

Drapeau de l’État islamique
Drapeau de l’État islamique (EI)

Des protestataires jordaniens déchirent une effigie du leader du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi
Des protestataires jordaniens déchirent une effigie du leader du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi (portrait).

Carte géographique - Irak et Syrie
Présence territoriale essentiellement en Irak et en Syrie

Date de création

Début des années 1990, sous le nom de Bayat al Imam

Date d'inscription sur la liste

20 août 2012

Fondateur

Abou Musab al-Zarqawii

Classification

Religieux

Description

Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forme le Conseil consultatif (majlis al-choura) des moudjahidines en Irak. En octobre 2006, celui-ci proclame l'État islamique d'Irak (EII). C’est en avril 2013 que l'EII devient l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou État islamique en Irak et al-Sham (EIIS/Daech), pour devenir, en juin 2014, l’État islamique (EI). Il s'agit d'un groupe sunnite ayant ses activités principales en Syrie et en Irak.

Objectifs

Établir un califat, renverser les régimes en Irak et en Syrie et établir un État islamique appliquant la charia (loi islamique).

Cibles

Les forces militaires de la Syrie et de l'Irak et les forces de la coalition et les civils musulmans (chiites et sunnites), les chrétiens et autres groupes religieux minoritaires.

Autres noms

État islamique en Irak et au Levant, EIIL, État islamique d'Irak et d'al-Cham, EIIC, État islamique en Irak et en Syrie, EIIS, Al- Dawla Al-Islamiya fi al-Iraq wa al-Sham, Al-Qaïda en Irak, Al- Qaida en Irak, Al-Qaïda en Iraq, Al-Qaeda en Irak, Al-Qaida en Iraq, AQI, AQI-Zarqawi, al-Tawhid, Tawhid et Jihad, Kateab al-Tawhid, Brigades du Tawhid, Brigades de l'unicité de dieu, Monothéisme et jihad, Groupe monothéisme et djihad, Groupe du monothéisme et de la guerre sainte, Al Qaida du djihad au pays des deux fleuves, Al-Qaida du jihad au pays des deux fleuves, Al-Qaïda au pays des deux fleuves, Organisation du jihad d'al- Qaida dans le pays des deux fleuves, Al-Qaida du jihad en Irak, Al-Qaïda du djihad en Irak, Organisation de la base du djihad au pays des deux fleuves, Base du jihad au pays des deux fleuves, Organisation de la base du jihad au pays des deux fleuves, The Organization of al-Jihad's Base of Operations in the Land of the Two Rivers, The Organization of al-Jihad's Base in the Land of the Two Rivers, The Organization of al-Jihad's Base of Operations in Iraq, The Organization of al-Jihad's Base in Iraq, Base du jihad en Mésopotamie, Al-Qaïda en Mésopotamie, Tanzim Qa'idat Al-Jihad fi Bilad al-Rafidayn, Tanzim al-Qaeda al-Jihad fi Bilad al-Rafidain, Tanzeem Qa'idat al Jihad/Bilad al Raafidaini, Jama'at Al-Tawhid Wa'al-Jihad, JTJ, État islamique d'Irak, ISI, Conseil de la choura des moudjahidines, Unification et guerre sainte, Unification et djihad, Unicité et guerre sainte, Organisation de l'unicité et du djihad, Réseau Zarkaoui, Réseau al-Zarkaoui, Daesh, Daech

Activités terroristes marquantes

Ses attaques les plus importantes ont été des attentats-suicides commis à l’aide d’engins explosifs improvisés à bord de véhicules, des attaques avec engins explosifs improvisés, des attaques armées, des prises d’otages, des décapitations et des exécutions de prisonniers par le feu et par balles.

  • 19 août 2014 : L'État islamique diffuse une vidéo intitulée A Message to America (Un message adressé à l'Amérique) montrant l'assassinat du journaliste James Foley.
  • 2 septembre 2014 : Sortie d’une vidéo montrant l’assassinat par décapitation du journaliste américain Steven Sotloff.
  • 13 septembre 2014 : Le travailleur humanitaire anglais David Cawthorne Haines est tué par décapitation, selon une vidéo intitulée Un message aux alliés de l'Amérique, diffusée sur Internet par l’EI.
  • 3 octobre 2014 : Sortie d’une vidéo montrant l’assassinat par décapitation du travailleur humanitaire britannique Alan Henning.
  • 12 novembre 2015 : Double attentat-suicide, faisant près de 200 blessés et 41 morts, dans un quartier chiite de Beyrouth au Liban.
  • 13 novembre 2015 : Le centre de Paris est le théâtre d’une série d’attentats simultanés : fusillades et attaques-suicides. Les kamikazes ont visé les abords du stade de France, des terrasses de cafés et restaurants du 10e et 11e arrondissements et la salle de spectacle du Bataclan. Le bilan fait état de 130 morts et 352 blessés.
  • 22 mars 2016 : Trois attentats-suicides à la bombe sont perpétrés à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles en Belgique. Le bilan fait état de 32 victimes et 340 blessés. L’enquête révèle que les auteurs de ces attentats sont reliés à ceux de Paris commis quelques mois plus tôt.

Références


23. État islamique – Province du Sinaï (EIPS)

Logo du groupe État islamique – Province du Sinaï
Logo du groupe État islamique – Province du Sinaï (EIPS)

Carte géographique - Égypte et bande de Gaza
Égypte (principalement la région du Sinaï) et la bande de Gaza

Date de création

2011

Date d'inscription sur la liste

7 avril 2015

Fondateur

Ibrahim Mohamed Farag Abu Eita

Classification

Religieux

Description

D’abord connu sous le nom d’Ansar Beit al-Maqdis, le groupe devient actif à partir de la révolution égyptienne de 2011. Il s'agit d'un groupe extrémiste islamiste salafiste sunnite. Depuis le retrait de Mohamed Morsi du pouvoir en 2013, il prend pour cibles principales les institutions égyptiennes. C’est à partir de la région égyptienne du Sinaï qu’il déploie sa violence contre l’État égyptien et Israël. L’EIPS est responsable de nombreuses attaques qui ont tué des centaines de membres des forces de sécurité.

En novembre 2014, le groupe prête allégeance à l’État islamique et en devient une branche officielle en changeant son nom pour Wilaya Sinaï (Province du Sinaï). Il est estimé que ce groupe est l’un des plus directement associés à l’État islamique à l’extérieur de l’Irak et de la Syrie. Il recevrait du soutien logistique par l’organisation-mère et les dirigeants des deux groupes seraient en contact.

Objectifs

Le groupe vise la création d'un État islamique en Égypte, la destruction d'Israël et souhaite l’implantation de la charia sur son territoire. Il partage la majorité de ses objectifs avec ceux de l’État islamique.

Cibles

État égyptien, Israël, intérêts occidentaux dans la région, sites touristiques, ambassades et médias

Autres noms

Ansar Beit al-Makdis, Partisans de Jérusalem, État islamique – État du Sinaï

Activités terroristes marquantes

  • 22 juillet 2012 : Le groupe fait exploser un oléoduc égyptien qui exportait du pétrole en Jordanie et en Israël.
  • 5 septembre 2013 : Une opération suicide est lancée contre le convoi du ministre de l’Intérieur égyptien au Caire, en Égypte. Le ministre survit, mais 21 personnes sont tuées. Un mois plus tard, le Lieutenant-Colonel Mohammed Mabrouk, un haut dirigeant de l’antiterrorisme égyptien, est assassiné au Caire.
  • 25 décembre 2013 : Le groupe attaque un bâtiment de la police égyptienne à Mansourah, en Égypte, avec une voiture piégée, tuant 19 personnes.
  • 16 février 2014 : Attentat à la bombe contre un autobus à la frontière israëlo-égyptienne, qui a tué cinq personnes, dont quatre Sud-Coréens.
  • 24 octobre 2014 : L’EIPS attaque des soldats à l’aide d’une voiture remplie d’explosifs et tue 31 d’entre eux.
  • 31 octobre 2015 : Explosion du vol 9268 de la compagnie russe Metro-Jet, un Airbus A321, au-dessus de la péninsule égyptienne du Sinaï et faisant 224 morts.

Références


24. Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Logo d’Euskadi Ta Askatasuna
Logo d’Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Banderole pro-ETA
Banderole pro-ETA, groupe basque armé pro-indépendance, disant « Toujours lutter ».

Carte géographique - Espagne et en France
Présence territoriale essentiellement en Espagne et en France

Date de création

1959

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Issu de la fusion des membres de la revue clandestine Ekin (« Agir ») et de membres dissidents du parti nationaliste basque

Classification

Marxiste/socialiste, nationaliste/séparatiste

Description

L'organisation Euskadi Ta Askatasuna (ETA) est basée dans les provinces basques de l'Espagne et de la France. Au départ consacrée à la promotion de la culture traditionnelle basque, elle est devenue le plus puissant des groupes terroristes basques.

Après s'être fait refuser la participation aux élections, avoir été harcelé par les systèmes judiciaire et policier et avoir vu la plupart de ses membres incarcérés, le groupe a décidé de déposer les armes en 2011, sans toutefois procéder au désarmement du groupe, et de renoncer définitivement à l'usage de la violence.

Objectif

Créer un État basque indépendant, qui comprendrait les six provinces basques de l'Espagne et de la France, ainsi que la province espagnole de Navarre.

Cibles

Les intérêts espagnols et français au pays et à l'étranger, les forces de sécurité et les militaires espagnols, les politiciens et les figures judiciaires.

Autres noms

Pays basque et Liberté, Euzkadi Ta Azkatasuna, Euzkadi Ta Askatasuna, Basque Nation and Liberty, Basque Fatherland and Liberty et Basque Homeland and Freedom

Activités terroristes marquantes

L'ETA a commis des attentats à la bombe, des assassinats et a eu recours à des enlèvements. Le groupe aurait tué plus de 800 personnes et commis environ 1 600 attentats terroristes depuis sa fondation.

Références


25. Faction de Gulbuddin Hekmatyar du groupe Hezb-e Islami, Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Logo du groupe Hezb-e Islam
Logo du groupe Hezb-e Islami

Gulbuddin Hekmatyar
Gulbuddin Hekmatyar, fondateur du groupe Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

1977

Date d'inscription sur la liste

23 octobre 2006

Fondateur

Gulbuddin Hekmatyar, ancien premier ministre afghan

Classification

Religieux

Description

La Faction de Gulbuddin Hekmatyar du groupe Hezb-e Islami, ou le Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG), souscrit à une idéologie islamiste radicale anti-occidentale. Les hommes d'Hekmatyar ont la réputation d'être ceux qui ont lutté le plus efficacement contre l'invasion soviétique et d'être les moudjahidines afghans les plus intégristes. Le HIG a maintenant des membres dans presque tout l'Afghanistan et reçoit un soutien au Pakistan, ce qui en fait un élément important de la résistance en Afghanistan. Il collabore avec Al-Qaïda et les talibans.

Objectifs

Renverser le gouvernement afghan, dissiper complètement l'influence occidentale en Afghanistan et fonder un État islamique.

Cibles

Les États-Unis et les forces de la coalition, l’administration transitoire de l’Afghanistan, ainsi que le personnel et les installations des Nations Unies et des ONG.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Le HIG s'est livré à des attentats à la bombe, à des attentats-suicides, à des attaques armées, à des assassinats, à des enlèvements et à la torture. Il a pris pour cible des civils, des journalistes, des étrangers, des travailleurs humanitaires étrangers, ainsi que des représentants de l'Afghanistan et d'autres pays.

Références


26. Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)

Logo de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)
Logo de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)

Leaders de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh
Leaders de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

1984

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Groupe d’étudiants sikhs du Royaume-Uni : la All India Sikh Students Federation (AISSF)

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

La Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF), une organisation sikhe, a été créée au Royaume-Uni en 1984, à titre de branche internationale de la All India Sikh Students Federation (AISSF). Elle a ouvert des centres dans plusieurs pays, notamment au Canada. La ISYF est associée ou collabore avec d'autres organisations terroristes sikhes comme le Babbar Khalsa.

Objectifs

Libérer la nation sikhe et créer un État sikh indépendant qu'on appelle le Khalistan.

Cibles

Des personnalités politiques indiennes et des membres modérés de la communauté sikhe.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Ses membres ont commis plusieurs attentats terroristes, assassinats et attentats à la bombe depuis 1984.

Références


27. Front de libération de la Palestine (FLP)

Logo du Front de libération de la Palestine (FLP)
Logo du Front de libération de la Palestine (FLP)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1959

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

Ahmed Jibril

Classification

Gauchiste

Description

Le Front de libération de la Palestine (FLP) est un petit groupe dissident armé, lié à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le groupe opère principalement en Europe, en Israël, au Liban et dans d'autres régions du Moyen-Orient.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël et créer un État palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale.

Cible

Israël

Autre nom

FLP - Faction Abou Abbas

Activités terroristes marquantes

Pendant sa période la plus active, le groupe a commis plusieurs attentats très médiatisés, dont l'opération pour laquelle il est le mieux connu : le détournement du paquebot italien Achille Lauro, en octobre 1985.

Références


28. Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)

Logo du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)
Logo du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)

Enfants armés
Des enfants portant des armes lors d'une célébration du Front populaire de libération de la Palestine.

Carte géographique -  Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1967

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

George Habash

Classification

Communiste/socialiste, nationaliste

Description

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est un groupe marxiste-léniniste de Palestine.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël et établir un gouvernement communiste en Palestine.

Cibles

Le gouvernement israélien et le capitalisme en général.

Autres noms

Halhul Gang, Halhul Squad, Palestinian Popular Resistance Forces, PPRF, Gang des Aigles rouges, Groupe des Aigles rouges, Aigles rouges, Brigades Abou Ali Moustapha, Al-Jibha al-Sha'biya lil-Tahrir Filistin

Activités terroristes marquantes

Durant les années 1970, le groupe a participé à quelques-uns des attentats terroristes les plus hardis de cette époque, dont le détournement de trois avions de ligne civils le même jour et la prise d'assaut du siège social de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne.

Depuis 2000, le FPLP a de plus en plus souvent recours à des kamikazes, à la guérilla, aux voitures piégées et aux attaques au mortier. Le FPLP est également l'auteur de l'assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, en 2001. Il s'agissait du premier meurtre d’un ministre dans l'histoire d'Israël.

Références


29. Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG)

Logo du FPLP-CG
Logo du Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG)

Militants palestiniens armés
Militants palestiniens armés du Front populaire de libération de la Palestine pro-Syrien - commandement général (FPLP-GC).

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

Avril 1968

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

Ahmed Jabril

Classification

Nationaliste

Description

Le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG) est un groupe islamiste communiste basé en Syrie. C’est une faction dissidente du Front populaire de libération de la Palestine. Il s'oppose à toute négociation avec l'État hébreu et croit que seule une solution militaire peut mettre fin au conflit israélo-palestinien. Le FPLP-CG a été le premier groupe palestinien à utiliser des kamikazes. Le groupe a des similarités opérationnelles avec le Hamas, ce qui a amené les deux organisations à collaborer et à coordonner leurs positions.

Objectifs

Fonder un État palestinien et détruire Israël.

Cibles

Les soldats et les civils israéliens

Autres noms

Al-Jibha Sha'biya lil-Tahrir Filistin-al-Qadiya al-Ama

Activités terroristes marquantes

Le FPLP-CG a eu recours à des bombes barométriques pour faire exploser des avions, a envoyé des colis piégés par la poste et a utilisé des deltaplanes à moteur lors d'un raid en Israël.

Durant les années 1990, le FPLP-CG a limité ses activités pour ne dispenser qu'un entraînement à d'autres groupes terroristes et leur fournir du matériel, dont le Hamas et le Jihad islamique palestinien.

  • 21 février 1970 : Explosion du vol 330 de la Swissair en direction de Tel Aviv : 38 passagers et 9 membres de l’équipage ont trouvé la mort.
  • 22 mai 1970 : Attaque terroriste contre un autobus scolaire israélien : 12 morts, dont 9 enfants, et 25 blessés.

Références


30. Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC)

Drapeau du FARC
Drapeau du groupe Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC)

membre du FARC
Un membre de Las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombie (FARC)

rebelle FARC
Un rebelle FARC monte la garde sur une colline avant la libération de deux otages en Colombie.

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création

1964

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Parti communiste colombien

Classification

Communiste/socialiste

Description

Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) est le groupe rebelle gauchiste le plus ancien, le plus important et le mieux équipé de Colombie. Il est reconnu pour le trafic de cocaïne et les nombreux enlèvements d’étrangers. Les FARC et l'Ejército de Liberación Nacional (ELN) sont membres du Conseil de coordination de la guérilla Simon Bolivar.

Objectifs

Renverser le gouvernement actuel en Colombie pour le remplacer par un régime anti-américain de gauche qui contraindrait tous les intérêts américains à quitter la Colombie et l'Amérique latine.

Cibles

Les acteurs de l’économie, de l’armée et de la politique colombienne et les citoyens étrangers pour les rançons

Autres noms

Forces armées révolutionnaires de Colombie, Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejército del Pueblo, FARC-EP), Commission nationale des finances (Comisión Nacional de Finanzas) et Coordinadora Nacional Guerrillera Simon Bolivar (CNGSB)

Activités terroristes marquantes

Les FARC sont les auteurs, entre autres, d'attentats à la bombe, de détournements d'avions, d'assassinats et d'enlèvements d'Occidentaux et de fonctionnaires colombiens.

  • 23 février 2002 : Enlèvement d’Ingrid Bétancourt dont le sauvetage par les Forces de sécurité colombiennes, 6 ans et demi plus tard, a été très médiatisé.
  • 2012 : Les FARC ont orchestré 239 attaques contre des infrastructures énergétiques.

Références


31. Groupe Abou Sayyaf (GAS)

Chahada
Arboré par le Groupe Abou Sayyaf (GAS), la Chahada représente l’acte de foi des musulmans.

Carte géographique - Philippines
Présence territoriale essentiellement aux Philippines

Date de création

1991

Date d'inscription sur la liste

2 décembre 2003

Fondateur

Membres radicaux du Front national de libération Moro sous le leadership d’Abdurajak Abubakar Janjalani

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Organisation militante islamiste armée, basée dans les îles du sud des Philippines, qui entretient des relations avec Al-Qaïda et Jemaah Islamiyyah.

Objectifs

Créer un État islamique régi par la charia dans le sud des Philippines. Étendre son influence en Malaisie et en Indonésie. Le GAS a surtout recours au terrorisme à des fins lucratives.

Cibles

Sud des Philippines et pays voisins

Autres noms

Al Harakat Al Islamiyya (AHAI), Al Harakat-ul Al Islamiyya, Al- Harakatul-Islamia, Al Harakat Al Aslamiya, Bande armée Abou Sayaf (BAAS), Groupe Abou Sayaff, Groupe Abou Sayyef et Mujahideen Commando Freedom Fighters (MCFF)

Activités terroristes marquantes

Le Groupe Abou Sayyaf (GAS) privilégie les enlèvements contre rançon, la guérilla, les attentats meurtriers à la bombe et les décapitations.

  • 2004 : Attentat à la bombe contre un traversier de passagers qui a ultimement coulé. Plus de 100 personnes ont perdu la vie.
  • 2005 : Attentats à la bombe le jour de la Saint-Valentin à Manille, Davao et General Santos. Huit personnes ont été tuées et 150 autres blessées.

Références


32. Groupe islamique armé (GIA)

Logo du Groupe islamique armé (GIA)
Logo du Groupe islamique armé (GIA)

femme algérienne
Une femme algérienne dont les deux fils ont été tués par le Groupe islamique armé (GIA). Elle tient une affiche sur laquelle figurent les photos de toutes les victimes de ce groupe terroriste

Carte géographique - Algérie
Présence territoriale essentiellement en Algérie

Date de création

1992

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Abdelhak Layada

Classification

Religieux

Description

Le Groupe islamique armé (GIA) est un groupe islamiste radical basé en Algérie. Le GIA est inactif depuis environ 2005.

Objectifs

Renverser le gouvernement algérien et le remplacer par un État islamique.

Cibles

Le GIA est réputé pour ses attentats contre les intellectuels, les journalistes et les étrangers, à l'intérieur ou à l'extérieur du territoire algérien, et les travailleurs du gouvernement.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Le groupe emploie diverses méthodes et tactiques pour mener ses attaques, notamment des attentats à la bombe, des fusillades, des détournements d'avions et des enlèvements.

  • Depuis 1993 : Le GIA a tué plus de 100 expatriés d’Algérie, principalement des Européens.
  • De 1993 à 1998 : Près de 70 000 civils ont été tués dans des attaques à travers l’Algérie.
  • Décembre 1994 : Détournement d’un vol Alger-Paris d’Air France.

Références


33. Gulbuddin Hekmatyar

Gulbuddin Hekmatyar
Gulbuddin Hekmatyar, fondateur du groupe Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

Date d'inscription sur la liste

24 mai 2005

Fondateur

Gulbuddin Hekmatyar, ancien premier ministre afghan

Classification

Religieux

Description

Gulbuddin Hekmatyar est le chef du parti politique Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG). Il fut premier ministre de l’Afghanistan de 1993 à 1994. Il souscrit à une idéologie islamiste radicale anti-occidentale. Il a exprimé l'intention de « mener le djihad » contre les troupes et les intérêts étrangers en Afghanistan, et ce, jusqu'à ce que toutes les forces d'occupation soient chassées du pays. En 2006, il a prêté allégeance à Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda, et s'est engagé à prendre part à la guerre sainte d'Al-Qaïda.

Objectif

Renverser le gouvernement afghan pour créer un État islamique.

Cibles

Les autorités et le gouvernement afghans, les intérêts étrangers en Afghanistan et l’Occident

Autres noms

Gulabudin Hekmatyar, Gulbuddin Khekmatiyar, Gulbuddin Hekmatiar, Gulbuddin Hekmartyar, Gulbudin Hekmetyar, Golboddin Hikmetyar et Gulbuddin Hekmetyar

Activités terroristes marquantes

Gulbuddin Hekmatyar a perpétré des attentats aveugles contre des civils, des fonctionnaires et des représentants étrangers.

Référence


34. Hamas (Harakat Al-Muqawama Al-Islamiya) (« Mouvement de résistance islamique »)

Logo du Hamas
Logo du Hamas

Cheikh Ahmed Yacine
Cheikh Ahmed Yacine, fondateur

Combattants des Brigades Ezzedine al-Kassam
Combattants des Brigades Ezzedine al-Kassam, la branche armée du Hamas

Emblème des Brigades Ezzedine al-Kassam
Emblème des Brigades Ezzedine al-Kassam

Carte géographique - bande de Gaza et Cisjordanie
Présence territoriale essentiellement dans la bande de Gaza et en Cisjordanie

Date de création

Fin 1987, durant la première Intifada.

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Cheikh Ahmed Yacine

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Hamas, acronyme arabe du groupe Harakat Al-Muqawama Al-Islamiya, est une organisation terroriste islamiste-nationaliste radicale. Il utilise des moyens politiques et violents pour atteindre ses objectifs. En novembre 1993, les accords d’Oslo ont été signés entre Israël et l’autorité palestinienne, sous la houlette du défunt président Yasser Arafat. Le Hamas a rejeté ces accords et s’est radicalisé en se dotant d’une aile armée qui porte le nom des Brigades Ezzedine al-Kassam (qui a réellement vu le jour au mois de juin 1991), en hommage à celui qui est considéré comme étant le père de la résistance palestinienne.

Pendant la seconde Intifada, qui a commencé en septembre 2000, le Hamas était l'un des principaux groupes impliqués dans les attentats-suicides contre les Israéliens. En 2006, le Hamas a participé aux élections parlementaires en Palestine et les a remportées, ce qui lui a permis de négocier avec l'Autorité palestinienne au sujet de la formation d'un gouvernement de coalition. En 2007, le Hamas a renversé l'autorité palestinienne dans la bande de Gaza et a pris le pouvoir. Même si les dirigeants politiques du groupe sont à Damas, le groupe concentre ses activités terroristes contre Israël dans la bande de Gaza.

Objectifs

Instaurer un État islamique et faire du Coran sa constitution. Combattre l’ennemi en suivant le chemin du djihad pour libérer la Palestine.

Cibles

L’État et les intérêts israéliens, les civils et les militaires israéliens.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Le Hamas utilise divers moyens pour atteindre ses objectifs, tels que l’utilisation de roquettes al Qassam de fabrication artisanale, des attentats-suicides et des enlèvements.

  • Depuis 1990 : Le Hamas a commis plusieurs centaines d'attentats terroristes contre des cibles aussi bien civiles que militaires.
  • De 2000 à 2004 : Le Hamas a perpétré 425 attaques, entraînant dans la mort près de 400 Israéliens et en blessant plus de 2 000.
  • De 2001 à 2008 : Le Hamas a lancé plus de 3 000 roquettes et il a perpétré 2 500 attaques au mortier contre Israël.
  • 25 juin 2006 : Le soldat Gilad Shalitt a été capturé. L’armée israélienne a déclenché l’opération « pluies d’été » qui a permis une incursion en territoire palestinien pour libérer le soldat, mais en vain. Ce n’est qu’après 1 941 jours de séquestration que le soldat Gilad Shalitt a pu rejoindre les siens. Il fut libéré le 18 octobre 2011. Le gouvernement israélien a accepté d’échanger Shalitt contre la libération de plus de 1 000 prisonniers palestiniens, dont plus de 280 ont été condamnés à la prison à perpétuité pour des attentats ayant causé la mort de près de 600 civils israéliens.

Références


35. Harakat ul-Mujahidin (HuM)

Drapeau du groupe Harakat ul-Mudjahidin
Drapeau du groupe Harakat ul-Mudjahidin (HuM)

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

1985

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Groupe dissident du Harkat-ul-Jihad al-Islami (un groupe antisoviétique)

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Harakat ul-Mujahidin (HuM) est une organisation islamiste cachemirienne radicale basée au Pakistan qui a été au départ fondée pour lutter contre l'occupation soviétique en Afghanistan. Le groupe a des liens avec Al-Qaïda et est l'un des signataires de la fatwa (décret religieux) de 1998 décrétée par Al-Qaïda contre les États-Unis et Israël. Au départ, HuM s’était organisée afin d’offrir de l’aide humanitaire aux réfugiés afghans au Pakistan.

Objectifs

Depuis la fin de la guerre en Afghanistan, l’organisation vise la libération du Cachemire de la tutelle de l'Inde et son annexion au Pakistan, en plus d'appeler au djihad contre l'Amérique et l'Inde.

Cibles

L’Occident, l’Inde, les gouvernements qui profanent les musulmans et tous les non-croyants.

Autres noms

Al-Faran, Al-Hadid, Al-Hadith, Harkat-ul-Mujahideen, Harakat ul-Mujahideen, Harakat al-Mujahideen, Harakat-ul-Ansar, Harakat ul-Ansar, Harakat al-Ansar, Harkat-ul-Jehad-e-Islami, Harkat Mujahideen, Harakat- ul-Mujahideen al-Almi, Mouvement des combattants de la guerre sainte, Mouvement des moudjahidin, Mouvement des compagnons du Prophète, Mouvement des combattants islamiques, Al Qanoon et Jamiat ul-Ansar

Activités terroristes marquantes

HuM emploie diverses méthodes pour atteindre ses objectifs, notamment les détournements d'avion, l'enlèvement et l'exécution d'étrangers et de fonctionnaires de l'Inde. HuM a eu plusieurs escarmouches armées contre les forces de l'ordre au Cachemire, faisant plusieurs victimes.

  • Juillet 1995 : Enlèvement au Cachemire de cinq touristes occidentaux, qui ont par la suite été exécutés.
  • 24 décembre 1999 : Détournement d’un Airbus A300 d’Air India avec à son bord 160 passagers. Aux termes des négociations, deux importants chefs de l’organisation ont été libérés par les autorités indiennes.
  • 2002 : Exécution du journaliste américain Daniel Pearl.

Références


36. Hezbollah

Logo du Hezbollah
Logo du Hezbollah

Portrait d'Hassan Nasrallah
Portrait d'Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah

Carte géographique - Liban
Présence territoriale essentiellement au Liban

Date de création

1982

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Issu d’un mouvement politique chiite libanais

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Hezbollah est un groupe radical chiite dont l'idéologie s'inspire de la révolution iranienne. Le groupe a été formé en réaction à l'invasion d'Israël au Liban. De tous les groupes terroristes dans le monde, il est parmi ceux qui disposent des meilleurs moyens techniques. Même si les autres milices libanaises ont rendu les armes à la fin de la guerre civile en 1990, le Hezbollah a poursuivi le combat et a mené une guérilla contre les troupes d'Israël stationnées au Liban-Sud. En 2000, au lendemain du retrait d'Israël du Liban, le Hezbollah a poursuivi ses attaques contre les forces israéliennes et concentré ses activités dans la région disputée des fermes de Chebaa.

Objectifs

Libérer Jérusalem, détruire Israël et établir un État révolutionnaire chiite au Liban, reprenant le modèle de l'Iran.

Cibles

Israël et ses alliés

Autres noms

Hizbullah, Hizbollah, Hizballah, Hezballah, Hizbu'llah, Parti de Dieu, Jihad islamique (Guerre sainte islamique), Organisation du Jihad islamique, Résistance islamique, Jihad islamique de libération de la Palestine, Ansar al-Allah (Les Partisans de Dieu), Ansarollah (Les Partisans de Dieu), Ansar Allah (Les Partisans de Dieu), Al-Muqawamah al-Islamiyyah (Résistance islamique), Organisation des opprimés, Organisation des opprimés sur terre, Organisation de la justice révolutionnaire, Organisation du bien contre le mal et Disciples du prophète Mahomet

Activités terroristes marquantes

Le Hezbollah est responsable de certains des attentats terroristes les plus tristement célèbres de la guerre civile libanaise.

  • 23 octobre 1983 : Double attentat-suicide contre des casernes des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth, dans lesquels 241 militaires américains et 58 parachutistes français ont perdu la vie.
  • 14 juin 1985 : Détournement du vol 847 de la compagnie américaine Trans World Airlines (TWA). Un plongeur de la US Navy a été tué et 39 Américains ont été retenus en otage pendant trois semaines.
  • 12 juillet 2006 : Le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens et en a tué huit autres, provoquant ainsi une guerre de 34 jours.
  • 18 juillet 2012 : Un autobus touristique est pris pour cible dans un attentat-suicide à l'aéroport de Bourgas, en Bulgarie. Les autorités nationales ont confirmé la responsabilité du Hezbollah. Un des principaux suspects serait un Canadien d'origine libanaise.

Références


37. International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN)

Logo d'IRFAN
Logo du groupe International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN)

Carte géographique - Canada
Présence territoriale essentiellement au Canada

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

24 avril 2014

Fondateur

Inconnu

Classification

Organisme de charité, religieux

Description

International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN) est un organisme sans but lucratif actif au Canada. Entre 2005 et 2009, il a viré des fonds d’une valeur approximative de 14,6 millions de dollars canadiens en financement à diverses organisations entretenant des liens avec le Hamas.

Objectifs

Collecter des fonds pour venir en aide aux populations démunies ou touchées par les catastrophes naturelles. Offrir une aide humanitaire aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

Autres noms

International Relief Fund for the Afflicted and Needy, International Relief Fund for the Afflicted and Needy (Canada), IRFAN, IRFAN – Canada, IRFAN Society

Référence


38. Jabhat al-Nusra

Drapeau du groupe Jabhat al-Nusra
Drapeau du groupe Jabhat al-Nusra

combattants rebelles de Jabhat al-Nusra
Des combattants rebelles de Jabhat al-Nusra prennent le contrôle de Raqqa, en Syrie.

protestataires manifestent contre le président syrien Bashar al-Assad
Des protestataires manifestent contre le président syrien Bashar al-Assad en brandissant le drapeau de Jabhat al-Nusra.

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

23 janvier 2012

Date d'inscription sur la liste

7 novembre 2013

Fondateur

Groupe de moudjahidines islamistes sunnites

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Jabhat al-Nusra est un groupe terroriste sunnite islamiste affilié à Al-Qaïda en Syrie. Le groupe a annoncé sa création durant la guerre civile en Syrie.

Objectifs

Renverser le régime baasiste du président syrien Bachar el-Assad et instaurer un État islamiste en Syrie.

Cibles

Le gouvernement de Bachar al-Assad et les militaires.

Autres noms

Jabhet al-Nusra, The Victory Front, Front al-Nusra pour protéger le Levant, Jabhat al-Nusra li Ahl al-Sham min Mujahedi al-Sham fi Sahat al-Jihad (Front de soutien à la population du Levant par les moudjahidines de Syrie dans les lieux du djihad), Front for the Defense of the Syrian People et Front de soutien à la population du Levant

Activités terroristes marquantes

Jabhat al-Nusra a revendiqué près de 600 attentats, tels que des embuscades, des enlèvements, des assassinats, des attentats à la bombe artisanale ou des attentats-suicides à la bombe, qu'il a commis dans d'importants centres urbains comme Damas, Alep, Hamah, Deraa, Homs, Idlib et Deir ez-Zor. Ces attentats ont tué beaucoup de civils syriens.

Références


39. Jaish-e-Mohammed (JeM)

Drapeau du groupe Jaish-e-Mohammed
Drapeau du groupe Jaish-e-Mohammed (JeM)

Maulana Massoud Azhar
Maulana Masood Azhar, fondateur du groupe militant islamiste Jaish-e-Mohammed

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

Mars 2000

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Masood Azhar

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Jaish-e-Mohammed (JeM) est une organisation islamiste extrémiste basée au Pakistan. Elle a été fondée par Masood Azhar lors de sa sortie de prison en décembre 1999, en échange des 155 otages d’un détournement aérien de la compagnie Air India.

Objectifs

Libérer le Jammu-et-Cachemire de la tutelle de l'Inde, faire son annexion au Pakistan et créer un État islamique au pays.

Cibles

Le gouvernement et les forces de sécurité de l’Inde

Autres noms

Jaish-i-Mohammed (Mohammad, Muhammad, Muhammed), Jaish-e- Mohammad (Muhammed), Jaish-e-Mohammad Mujahideen E-Tanzeem, Jeish-e-Mahammed, Armée de Mohammed, Tehrik Ul-Furqaan, Mouvement national pour la restauration de la souveraineté du Pakistan et Armée du Prophète

Activités terroristes marquantes

JeM est résolu à appliquer des tactiques de terreur aveugle pour atteindre ses objectifs, y compris des attentats visant des étrangers et des représentants politiques d'États étrangers.

Références


40. Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA)

Logo du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar
Logo du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA)

Abu Omar al-Shishani
Fondateur du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar, Abu Omar al-Shishani

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

2012

Date d'inscription sur la liste

30 octobre 2014

Fondateur

Abu Omar al-Shishani

Classification

Religieux

Description

Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA) est un groupe djihadiste sunnite qui a vu le jour au début de l’an 2012 et qui opère essentiellement dans la région d’Alep (Syrie). Il est composé essentiellement de combattants tchétchènes. Le groupe est proche de Jabhat Al-Nusra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie. Notons que ce groupe n’a pas prêté allégeance à l’État islamique, ce qui donne souvent lieu à des luttes fratricides entre les deux groupes terroristes.

Objectif

Renverser le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Cibles

Le gouvernement de Bachar al-Assad et les militaires.

Autres noms

Jaish al-Muhajireen wal Ansar, Jaysh al-Muhajireen wa'l-Ansar, Army of Migrants and Supporters, Army of the Emigrants and Helpers, Muhajireen Brigade, Mujahideen Army

Activités terroristes marquantes

Le JMA a recours, entre autres, aux véhicules piégés puissants, aux assauts terrestres, aux enlèvements et à la prise d'otages, notamment d'étrangers et de civils fidèles au régime syrien.

Références


41. Jemaah Islamiyyah (JI)

Hilarion del Rosario Santos III
Terroriste présumé Hilarion del Rosario Santos III du groupe Jemaah Islamiyyah (JI).

Carte géographique - Indonésie
Présence territoriale essentiellement en Indonésie

Date de création

1993

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Abdullah Sungkar et Abu Bakar Bashir

Classification

Religieux

Description

Jemaah Islamiyyah (JI) est issu du Darul Islam, un mouvement radical violent qui prône l'application de la charia en Indonésie. Ce groupe souscrit au salafisme et a déjà eu des cellules dans de nombreuses régions de l'Asie du Sud-Est. Il a débuté ses attaques en 1999, mais le réseau n’a été découvert qu’en 2001, après que les autorités de Singapour aient démantelé une cellule qui planifiait une attaque contre la U.S. Navy.

Objectif

Établir un califat qui couvrirait l'Indonésie, la Malaisie, le sud de la Thaïlande, Singapour, Brunéi et la partie sud des Philippines.

Cibles

JI s'en prend à ceux qu'il perçoit comme les ennemis de l'islam, au moyen du djihad qu'il mène à l'échelle régionale et internationale.

Autres noms

Jemaa Islamiyah, Jema'a Islamiyya, Jema'a Islamiyyah, Jema'ah Islamiyah, Jema'ah Islamiyyah, Jemaa Islamiya, Jemaa Islamiyya, Jemaah Islamiyya, Jemaa Islamiyyah, Jemaah Islamiah, Jemaah Islamiyah, Jemaah Islamiyyah, Jemaah Islamiya, Jamaah Islamiyah, Jamaa Islamiya, Jemaah Islam, Jemahh Islamiyah, Jama'ah Islamiyah, Al-Jama'ah Al Islamiyyah, Groupe islamique et Communauté islamique

Activités terroristes marquantes

  • 12 octobre 2002 : Attentats dans des clubs de nuit à Bali : 202 morts.
  • 5 août 2003 : Attentat à la voiture piégée devant l’hôtel JW Marriot à Jakarta : 12 morts.
  • 9 septembre 2004 : Explosion à l’ambassade d’Australie à Jakarta : 9 morts et 150 blessés.
  • 17 juillet 2009 : Explosions presque simultanées aux hôtels JW Marriott et Ritz-Carlton de Jakarta : 7 morts et 50 blessés.

Références


42. Jihad islamique palestinien (JIP)

Logo du Jihad islamique palestinien
Logo du Jihad islamique palestinien (JIP)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

Fin des années 1970

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Groupe d’activistes palestiniens radicaux vivant en Égypte

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Jihad islamique palestinien (JIP) est l'un des groupes terroristes palestiniens les plus violents. Selon le JIP, seule une lutte armée des Palestiniens et le soutien actif des mondes arabe et musulman permettront d’arriver à ses objectifs. Le JIP est un des premiers à avoir eu recours aux attentats-suicides contre Israël.

Objectifs

Détruire Israël et libérer la Palestine.

Cibles

Les civils et les militaires en Israël, ainsi que les intérêts israéliens.

Autres noms

Harakat al-Jihad al-Islami fi Filistin, Saraya Al-Qods (les Brigades de Jérusalem), Brigades al-Qods, Jihad islamique, Jihad islamique de Palestine – Faction Shaqaqi, Jihad islamique palestinien – Shaqaqi, JIP – Faction Shaqaqi, JIP – Faction Shallah, Jihad islamique en Palestine, Abu Ghunaym Squad of the Hizballah Bayt Al-Maqdis, Al-Quds Squads, Brigades al-Awdah, Jihad islamique de Palestine (JIP), Jihad islamique – Faction palestinienne et Guerre sainte islamique

Activités terroristes marquantes

Le JIP a été très actif au Liban dans les années 80. En avril 1983, il a d'ailleurs revendiqué une attaque contre l'ambassade américaine au Liban qui a fait 69 victimes. En octobre de la même année, il a fait plus de 300 morts dans les quartiers américains et français de Beyrouth.

  • En 1995, deux kamikazes du JIP ont perpétré un attentat coordonné à Beit Lid, qui a fait 19 morts et 61 blessés. L'événement a été décrit comme l'un des incidents terroristes les plus meurtriers de l'histoire israélienne. Au cours de la dernière décennie, le JIP a surtout eu recours aux attentats-suicides et aux tirs de roquettes contre Israël.
  • Août 2003 : Explosion d’une bombe dans un autobus à Jérusalem : 21 morts et plus de 100 blessés.
  • Octobre 2003 : Explosion d’une bombe dans un restaurant de Jérusalem : 22 morts et 60 blessés.
  • Octobre 2005 : Explosion d’une bombe dans un marché : 5 morts.
  • Avril 2006 : Explosion d’une bombe à Tel Aviv : 7 morts.
  • En 2015, le groupe poursuit des actions terroristes telles que des attentats kamikazes. Le JIP a tenté de provoquer une troisième Intifada en Israël.

Références


43. Kahane Chai (Kach)

Drapeau du groupe Kahane Chai
Drapeau du groupe Kahane Chai (Kach)

activiste tient le drapeau du Kahane Chai
Un activiste de l'extrême droite israélienne tenant le drapeau du mouvement Kahane Chai.

Carte géographique - Israël
Présence territoriale essentiellement en Israël

Date de création

Décembre 1990

Date d'inscription sur la liste

24 mai 2005

Fondateur

Binyamin Kahane, à la suite de l’assassinat de son père, le rabbin Meir Kahane

Classification

Nationaliste/religieux/ raciste

Description

Kahane Chai (Kach) est un groupe juif marginal et extrémiste. C’est une ramification du Kach formée à la suite de l’assassinat du rabbin Meir Kahane. Le groupe s'est ouvertement déclaré en faveur du recours à la violence contre les Arabes et le gouvernement israélien, dans le but d’établir un État théocratique homogène.

Objectifs

Rétablir l'État d'Israël tel qu'il est décrit dans la Bible. Le groupe milite pour l'expulsion des Arabes, l'annexion des territoires occupés et de certaines parties de la Jordanie, en plus de l'application rigoureuse de la Loi juive (Halakha) en Israël.

Cibles

Le gouvernement israélien, les Arabes et les Palestiniens

Autres noms

Meir's Youth, No'ar Meir, Repression of Traitors (Répression des traîtres),State of Yehuda (État de Yehuda), Sword of David (Épée de David), Dikuy Bogdim, DOV, Judea Police (Police de Judée), Kahane Lives (Kahane vit), Kfar Tapuah Fund (Fonds de Kfar Tapuah), State of Judea (État du Judée), Judean Legion (Légion judéenne), Judean Voice (Voix judéenne), Qomemiyut Movement (Mouvement Qomemiyut), Way of the Torah (Ordre de la Torah) et Yeshiva of the Jewish Idea (Yeshiva de la pensée juive)

Activités terroristes marquantes

Le Kach a proféré des menaces visant des installations et des représentants du gouvernement, a commis des attentats à la grenade et des attentats à la bombe et a eu recours à la violence armée.

  • 25 février 1994 : Massacre du caveau des Patriarches à Hébron : 29 Palestiniens musulmans ont trouvé la mort et 125 autres ont été blessés sous les balles du fusil mitrailleur du Dr Baruch Goldstein, un proche du mouvement Kahane Chai.

Références


44. Lashkar-e-Jhangvi (LJ)

Drapeau du groupe Lashkar-e-Jhangvi
Drapeau du groupe Lashkar-e-Jhangvi (LJ)

Malik Ishaq
Malik Ishaq, au centre, un leader du groupe sunnite interdit Lashkar-e-Jhangvi et des membres du groupe.

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

1996

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Riaz Basra

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

Le Lashkar-e-Jhangvi (LJ) est un groupe radical sunnite du Pakistan qui serait lié à Al-Qaïda. Le LJ est réputé être l'un des groupes islamistes extrémistes les plus violents au Pakistan. Le groupe a été banni du Pakistan en 2001 par le gouvernement. Plusieurs membres ont alors trouvé refuge auprès des talibans en Afghanistan.

Objectifs

Établir un État islamiste sunnite fondé sur la charia au Pakistan et faire déclarer tous les chiites infidèles.

Cibles

Le gouvernement pakistanais et les chiites

Autres noms

Lashkar-i-Jhangvi, Lashkar-e-Jhangvie, Laskar-e-Jhangvi, Lashkare Jhangvi, Lashkar-e-Jhangwi, Lashkar-i-Jhangwi, Jhangvi Army, Lashkar-e Jhangvi, Lashkar Jhangvi, Lashkar-e- Jhanvi (LeJ), Lashkar-i-Jangvi, Lashkar e Jhangvi, Lashkar Jangvi, Laskar e Jahangvi

Activités terroristes marquantes

Responsable de la mort de centaines de chiites depuis sa formation en 1996, il est à l'origine de certains des pires actes de violence sectaire de l'histoire du Pakistan.

  • Mars 2002 : Explosion d’un autobus : 15 morts dont 11 techniciens français.
  • 17 mars 2002 : Explosion durant un service religieux dans une église protestante : 5 morts et 40 blessés.
  • 2003 : Attaque dans une mosquée chiite à Quetta : 47 morts et de nombreux blessés.
  • 10 janvier 2013 : Attentat à la bombe au Pakistan : 130 morts et 270 blessés.
  • 16 février 2013 : Attentat à la bombe au Pakistan : 110 morts et 200 blessés, principalement des chiites.

Références


45. Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Drapeau du groupe Lashkar-e-Tayyiba
Drapeau du groupe Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Logo du groupe Lashkar-e-Tayyiba
Logo du groupe Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Hafiz Mohammad Saeed
Hafiz Mohammad Saeed, fondateur de Lashkar-e-Tayyiba

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

1989

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Hafiz Mohammad Saeed

Classification

Nationaliste/séparatiste/ religieux

Description

Le Lashkar-e-Tayyiba (LeT) (Armée des purs) est une organisation radicale basée au Pakistan. Fondée à la fin des années 1980, elle mène des opérations dans l'État indien du Jammu-et-Cachemire. Elle est l’une des principales et plus actives organisations terroristes dans le sud de l’Asie. Le LeT aurait des liens avec Al-Qaïda.

Objectif

Libérer le Jammu-et-Cachemire de la tutelle de l'Inde.

Cibles

Les forces armées indiennes et les civils du Jammu-et-Cachemire

Autres noms

Jamaat-ud-Dawa (JuD) (Association de la profession de la foi), al-Anfal Trust, Tehrik-e-Hurmate-e-Rasool, Tehreek Hurmat-e- Rasool, al Mansoorian (les Vainqueurs), Armée des purs, Paasban-e-Kashmir (Brigade du Cachemire), Paasban-i-Ahle- Hadith (Brigade Ahle-Hadith), fondation Falah-i-Insaniat, Idara Khidmate- Khalq, Lashkar-e-Toiba, Lashkar-i-Toiba (LiT), Lashkar-i-Taiba (Saint Régiment), Lashkar-e-Tayyiba (LT) (Armée des justes), Lashkar-e- Taibyya, Lashkar-e-Taiba, Lashkar-e-Tayyiba (Armée des purs et des justes), Lashkar-e-Taiba (Armée des justes), Lashkar-Taiba (Armée des bons), Lashkar e Toiba, Lashkar e Taiba, Lashkar-E-Tayyaba, Lashkar e Tayyiba

Activités terroristes marquantes

LeT est l'auteur d'attentats-suicides et d'attaques armées contre des civils, des fonctionnaires et les forces de sécurité indiennes.

  • 26 novembre 2008 : Attentat terroriste à Mumbai, en Inde, ciblant à la fois deux luxueux hôtels et un centre juif. L'événement a duré plus de 60 heures et s'est soldé par la mort de plus de 180 personnes et plus de 300 blessés.

Références


46. Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO)

homme assis devant des photos de combattants de MIO
Un homme assis devant des affiches avec photos, dont certaines montrent des combattants présumés du Mouvement islamique d’Ouzbékistan.

Carte géographique - Ouzbékistan
Présence territoriale essentiellement en Ouzbékistan

Date de création

1998

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Coalition de militants islamiques d’Ouzbékistan et d’autres États de l’Asie centrale

Classification

Nationaliste/séparatiste/ religieux

Description

Le Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO) est affilié à Al-Qaïda sous le leadership de Tohir Yoldashev. Il adhère à l’agenda anti-américain et anti-occidental d’Oussama Ben Laden. En 2015, ce groupe a porté allégeance à l'État islamique.

Objectifs

Renverser le gouvernement d'Ouzbékistan. Créer un État islamique en Ouzbékistan et à travers l’Asie centrale.

Cibles

Les Occidentaux et le gouvernement d’Ouzbékistan

Autres noms

O'zbekiston Islomiy Harakati, Harakat ul-Islamiyyah, Mouvement islamique du Turkestan, Parti islamique du Turkestan (PIT) et IMU-IPT

Activités terroristes marquantes

Le MIO a eu recours à des enlèvements, à des attaques armées contre des installations du gouvernement, à des incursions au-delà des frontières ainsi qu’à des efforts concertés avec d'autres groupes terroristes comme Al-Qaïda.

Au cours des dernières années, le MIO a perpétré des attaques contre les soldats américains et ceux de la coalition en Afghanistan.

Références


47. Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO)

Combattants du MUJAO
Combattants du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO)

Carte géographique - Mali
Présence territoriale essentiellement au Mali

Date de création

2011

Date d'inscription sur la liste

2 juin 2014

Fondateur

Hamada Ould Mohamed Kheirou

Classification

Religieux

Description

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) est un groupe armé djihadiste salafiste, dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Objectifs

Propager l'idéologie du djihad dans toute l'Afrique de l'Ouest, en plus d'imposer une forme stricte de la charia.

Cibles

Les forces militaires maliennes et françaises

Autres noms

MUJAO, Movement for Oneness and Jihad in West Africa, MOJWA, Jamat Tawhid wal Jihad fi Garbi Afriqqiya et Jamaat Tawhid Wal Jihad Fi Garbi Ifriqiya

Activités terroristes marquantes

MUJAO a perpétré divers actes terroristes comme des enlèvements, des attaques au moyen d'armes légères, des attaques au moyen d'engins explosifs improvisés et des attentats-suicides à la bombe.

  • Mars 2012 : L’organisation islamiste commet un attentat-suicide contre une gendarmerie à Tamanrasset en Algérie : 23 blessés.
  • 23 mai 2013 : MUJAO et El-Mouakine bi dima ont lancé deux attentats-suicides à la bombe contre une base de l'armée nigérienne et une mine d'uranium française au Niger, tuant 25 personnes.

Références


48. Organisation Abou Nidal (OAN)

Logo de l’Organisation Abou Nidal
Logo de l’Organisation Abou Nidal (OAN)

victimes de l'Organisation Abou Nidal évacuées
Des victimes de quatre hommes armés de l'Organisation Abou Nidal (OAN) sont évacuées dans un camp militaire américain en Allemagne.

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1974

Date d'inscription sur la liste

12 février 2003

Fondateur

Sabri al Banna alias Abou Nidal

Classification

Nationaliste

Description

Du milieu des années 1970 au début des années 1990, l'Organisation Abou Nidal (OAN) a été l'une des organisations terroristes transnationales les plus redoutées au monde. Ses attentats terroristes, perpétrés dans 20 pays, ont fait quelque 900 morts et blessés.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël, par une lutte armée, afin de libérer les Palestiniens.

Cibles

Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, Israël, plusieurs pays arabes et les Palestiniens modérés.

Autres noms

Conseil révolutionnaire Fatah, Conseil révolutionnaire, Conseil révolutionnaire du Fatah, Conseil révolutionnaire Al-Fatah, Fatah – le Conseil révolutionnaire, Juin noir, Brigades révolutionnaires arabes, Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes, Septembre noir, Révolution égyptienne, Cellules des fedayins arabes, Conseil révolutionnaire de la Palestine, Organisation Jund al Haq et Arab Revolutionary Council

Activités terroristes marquantes

  • 1982 : Tentative d'assassinat de l'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni.
  • 1985 : Attentats presque simultanés perpétrés aux aéroports de Rome et de Vienne.
  • 1986 : Détournement du vol 73 de la Pan Am à Karachi et attentat contre la synagogue Neve Shalom à Istanbul.

Références


49. Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK)

Drapeau du PKK/KADEK
Drapeau du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK)

Supporters masqués du PKK
Supporters masqués du groupe rebelle kurde, le Parti des travailleurs du Kurdistan.

Carte géographique - Kurdistan et en Turquie
Présence territoriale essentiellement au Kurdistan et en Turquie

Date de création

1978

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Abdullah Ocalan

Classification

Communiste/socialiste, nationaliste/séparatiste

Description

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK) est un parti politique kurde issu du Kongra-Gel, une organisation séparatiste marxiste-léniniste formée d’étudiants turcs. Le PKK/KADEK a mené une campagne de guérilla et de terrorisme, surtout en Turquie et dans le nord de l'Irak. Sa campagne de violence armée, qui a débuté en 1984, a fait plus de 30 000 victimes. Au début des années 1990, dans le but de gagner en popularité auprès des électeurs, l’organisation a cessé sa stratégie d’attaque envers les civils turcs, la concentrant sur le gouvernement et les touristes. Le PKK/KADEK tient également un rôle actif dans le conflit en Syrie et en Irak.

Objectifs

Créer un État kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie, dans le nord de l'Irak (région qui fait partie du territoire traditionnel du peuple kurde), ainsi que dans certaines parties de l’Iran et de la Syrie.

Cibles

Les forces armées du gouvernement turc et ses diplomates

Autres noms

Parti des Travailleurs du Kurdistan, Partya Karkeren Kurdistan, Kurdistan Labor Party, Congrès pour la Liberté et la Démocratie au Kurdistan, KADEK, Congrès du peuple du Kurdistan, Kurdistan Halk Kongresi (KHK), Congrès populaire du Kurdistan, Kongra-Gel

Activités terroristes marquantes

Ses activités comprennent des attaques contre les forces armées du gouvernement turc et ses diplomates, ainsi qu'envers des commerces turcs du pays et certaines villes d'Europe de l'Ouest.

Références


50. Réseau Haqqani

Insurgés soupçonnés d'appartenir au réseau Haqqani
Insurgés soupçonnés d'appartenir au réseau Haqqani

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

Milieu des années 1970

Date d'inscription sur la liste

9 mai 2013

Fondateur

Djalalouddin Haqqani

Classification

Religieux/nationaliste

Description

Le réseau Haqqani est un groupe d'insurgés afghans et pakistanais qui est décrit comme l’une des organisations les plus puissantes et les plus violentes de la région. Le réseau Haqqani représente une menace locale importante pour les troupes afghanes et les forces de la coalition, ainsi que pour les civils qui se trouvent dans son théâtre d'opérations. Il a perpétré bon nombre des attentats les plus médiatisés commis en Afghanistan. À l'heure actuelle, les attentats du groupe font douter de la capacité des forces afghanes de protéger leurs concitoyens sans le soutien de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Objectifs

Retirer toutes les forces étrangères d'Afghanistan et renverser l'administration Karzaï en vue de rétablir l'Émirat islamique d'Afghanistan. Exercer une influence sur le contexte sécuritaire en Afghanistan et cultiver le mouvement djihadiste mondial.

Cibles

Les autorités et les civils afghans ainsi que les forces internationales

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Le réseau Haqqani a été le premier groupe à commettre des attentats-suicides en Afghanistan. Ses attentats se caractérisent par l'utilisation de véhicules bourrés d'explosifs, de vestes-suicides et d'essaims d'attaquants. Le réseau Haqqani se spécialise dans les attentats coordonnés et a commis une série d'attentats complexes sur le plan tactique, attaquant souvent directement les installations de la coalition.

Références


51. Sendero Luminoso (SL)

Drapeau du groupe Sendero Luminoso
Drapeau du groupe Sendero Luminoso (SL)

Carte géographique - Pérou
Présence territoriale essentiellement au Pérou

Date de création

Fin des années 1960

Date d'inscription sur la liste

12 février 2003

Fondateur

Abimael Guzman, alias Comrade Gonzalo

Classification

Communiste/socialiste

Description

Sendero Luminoso (SL) est un groupe dissident du Parti communiste du Pérou. Il limite ses opérations au Pérou et mène la plupart d'entre elles dans les régions rurales, mais quelques-unes de ses attaques ont eu lieu dans la capitale, Lima.

Objectifs

Détruire les institutions péruviennes existantes et les remplacer par un régime révolutionnaire paysan communiste qui débarrasserait le pays des influences étrangères.

Cibles

Les forces de sécurité péruviennes, membres de la lutte contre les stupéfiants, les civils et les politiciens

Autres noms

Sentier lumineux, Partido Comunista del Peru en el Sendero Luminoso de Jose Carlos Mariategui, Parti communiste du Pérou sur le Sentier lumineux de Jose Carlos Mariategui, Partido Comunista del Peru, Parti communiste du Pérou, Parti communiste du Pérou le long du Sentier lumineux de Jose Carlos Mariategui; Marxisme, Léninisme, Maoïsme et les Pensées du président Gonzalo, Front révolutionnaire étudiant pour le Sentier lumineux de Mariategui, Parti communiste du Pérou dans la voie lumineuse de Mariategui, PCP - por el Sendero Luminoso de Mariategui, PCP et PCP-SL

Activités terroristes marquantes

Il commet aveuglément des attentats à la bombe, des assassinats de politiciens et des attentats contre des civils et des intérêts étrangers au Pérou, en plus de faire du narcotrafic.

Références


52. Talibans

Drapeau taliban
Drapeau taliban

Patrouille de talibans
Patrouille de talibans pakistanais dans leur château fort de Shawal dans la région tribale pakistanaise.

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

1994

Date d'inscription sur la liste

9 mai 2013

Fondateur

Groupe d’étudiants pakistanais islamistes

Classification

Religieux

Description

Les talibans, mouvement politique fondamentaliste musulman en Afghanistan, ont été formés dans la province de Kandahar. Ils ont dirigé l’Afghanistan sous des règles islamiques strictes (charia) pendant cinq ans, de 1996 à 2001. Bien que les talibans aient été écartés du pouvoir, ils ont refait surface comme entité terroriste à travers l’Afghanistan. Ils ont collaboré avec Oussama Ben Laden (Al-Qaïda) en lui permettant d’établir des camps d’entraînement pour de futurs terroristes.

Objectifs

Établir en Afghanistan le plus pur des États islamiques au monde. De plus, obtenir le retrait de toutes les forces étrangères d'Afghanistan et le renversement du gouvernement actuel en vue de rétablir l'Émirat islamique d'Afghanistan.

Cibles

Les civils, les complexes gouvernementaux, les bases de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), les bases afghanes, les militaires dans des agglomérations et les projets d'infrastructure

Autres noms

Talibans afghans, Tahreek-i-Islami-i-Taliban Afghanistan, et mouvement des étudiants islamiques, les talebans, les taleban, les Talebans, les Taleban, les taliban, les Taliban, le Taleban, Mouvement islamique des talibans (De Talebano Islami Ghurdzang ou Tehrik) et Émirat islamique d'Afghanistan (De Afghanistan Islami Emarat)

Activités terroristes marquantes

Les talibans utilisent des méthodes terroristes. Ils ont notamment très souvent recours à des bombes artisanales et à des attentats-suicides afin d'atteindre leurs objectifs politiques. En 2011, les talibans ont été responsables d'une grande partie des victimes parmi les civils en Afghanistan et ont commis de nombreux attentats, en particulier contre des écoles pour filles.

Selon les Nations Unies, les talibans sont responsables de 76 % des décès de civils en Afghanistan en 2009, de 75 % en 2010 et de 80 % en 2011.

Références


53. Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP)

Drapeau du groupe Tehrik-e-Taliban Pakistan
Drapeau du groupe Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP)

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

5 juillet 2011

Fondateur

Alliance de groupes de militants contre l’armée pakistanaise

Classification

Religieux

Description

Le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) a été créé en décembre 2007 en tant qu'organisme de coordination des groupes protalibans. Il opère surtout dans les territoires tribaux fédéraux (FATA) et la province de Khyber-Pakhtunkhwa au Pakistan. Le groupe entretient des liens très serrés avec Al-Qaïda, Lashkar-e- Jhangvi (LJ) et Jaish-e-Mohammed (JEM).

Objectifs

Instaurer un émirat de style taliban régi par la charia, d'abord dans les zones tribales du Pakistan, puis ailleurs dans le monde musulman. Unir les groupes favorables aux talibans dans les FATA et la province de Khyber-Pakhtunkhwa, et venir en aide aux talibans afghans dans leur campagne contre le président Karzaï.

Cibles

Le gouvernement afghan, les forces des États-Unis et de l'OTAN, les installations gouvernementales, militaires et policières du Pakistan

Autres noms

Tehrik-e-Taliban Pakistan, Tehrik-I-Taliban Pakistan, Tehrik-e- Taliban, Pakistani Taliban, Tehreek-e-Taliban, Tehrik Taliban-IPakistan, Tehrik-i-Taliban Pakistan, Tehreek-e-Taliban Pakistan, Mouvement des talibans du Pakistan

Activités terroristes marquantes

Pour atteindre ses objectifs, il a lancé de nombreuses attaques armées et perpétré plusieurs attentats à la bombe et attentats-suicides. Il s'est également livré à des activités criminelles comme l'extorsion, le vol qualifié, le vol et l'enlèvement contre rançon afin de financer ses opérations terroristes.

  • 1er mai 2010 : Tentative d’attentat à la voiture piégée à Times Square, New York.
  • 9 octobre 2012 : Attaque armée planifiée contre l’autobus scolaire de Malala Yousafzai (une jeune activiste et militante pour le droit des femmes à l’éducation au Pakistan) qui a miraculeusement survécu à trois balles, dont une à la tête. Cette tentative d’assassinat ratée a fait le tour du monde. Malala a été la 16e femme à recevoir le prestigieux Prix Nobel de la paix en 2014.
  • 8 juin 2014 : Dix terroristes du TTP et du Mouvement islamique d'Ouzbekistan ont attaqué l'aéroport international de Karachi avec des armes légères et des vestes explosives : 26 personnes ont été tuées.
  • 16 décembre 2014 : Une école militaire publique de Peshawar a été prise d'assaut par sept tireurs du TTP. L'attaque a fait 145 morts.

Références


54. Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET)

Drapeau des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul
Drapeau des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (TLET)

Carte géographique - Sri Lanka
Présence territoriale essentiellement au Sri Lanka

Date de création

1976

Date d'inscription sur la liste

8 avril 2006

Fondateur

Velupillai Prabhakaran

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

L'organisation terroriste Les Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET) est le groupe tamoul le plus puissant du Sri Lanka. Au fil des ans, l’organisation a mené une violente campagne de sécession au moyen de forces terrestres, aériennes et navales en plus d'une unité de commandos suicides. De plus, elle possède un vaste réseau de collecteurs de fonds, de propagandistes et d'acquéreurs d'armes menant leurs activités au Sri Lanka et dans le monde entier, au sein de la diaspora tamoule. À noter que l'Association mondiale tamoule (AMT) est le bras financier des TLET au Canada. Même si l'armée a vaincu les TLET en mai 2009, ceux-ci poursuivent leurs activités de subversion, de déstabilisation, de financement et de terrorisme, en particulier au sein de la diaspora.

Objectif

Créer une patrie indépendante, l'« Eelam tamoul », pour l'ethnie minoritaire tamoule au Sri Lanka.

Cibles

Le gouvernement sri-lankais et les civils

Autres noms

Tigres tamouls, Force Eellalan, Force Ellalan, Mouvement des Tigres, Force Sangilian, Tigres de l'air, Tigres noirs (Karum Puligal), Tigres de la mer, Service de renseignements et de sécurité de l'Organisation des Tigres (SRSOT) et Force combattante des femmes des Tigres de libération (FCFTL)

Activités terroristes marquantes

L’organisation a employé divers moyens, y compris des opérations militaires intégrales, des attentats terroristes contre des centres civils et des assassinats politiques. Elle a notamment assassiné le premier ministre de l'Inde, Rajiv Ghandi, et le président du Sri Lanka, Ranasinghe Premadasa.

La guerre civile du Sri Lanka, qui a duré 27 ans, a fait entre 70 000 et 100 000 morts.

Références