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Accusations de mariages feints contre un consultant en immigration

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Montréal, le 15 juin 2010 – À la suite d’une enquête menée par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISN), des accusations ont été déposées contre Richard Yalaoui, un consultant en immigration de la région de Montréal, ainsi que six personnes en relation avec ce dernier. Ceux-ci ont fait l’objet d’une enquête dans le cadre du projet C-DEVANCER dont la première phase avait eu lieu le 25 novembre 2009. Cette opération visait le démantèlement d’un réseau de faussaires et de fraudeurs spécialisés dans la fabrication de faux documents et de faux passeports.

Richard Yalaoui, qui agissait à titre de consultant en immigration à Montréal, mais également en Algérie et au Maroc, comparaît aujourd’hui au Palais de justice de Montréal pour répondre à des accusations de complot et de mariages feints. Il est allégué que Yalaoui conseillait ses clients sur la façon de faire pour contourner les lois régissant l’immigration au Canada en organisant notamment de faux mariages.

Volet faux documents

Dans le cadre de cette enquête, une deuxième série d’arrestations a également eu lieu en mai dernier. Cette deuxième phase visait une ramification impliquant un groupe d’individus, dont un, Jocelyn Lévesque, fait toujours l’objet d’un mandat d’arrestation. Ces derniers étaient liés à un des cinq laboratoires de fabrication de faux documents et de fausses cartes de crédit pour le compte de l’organisation criminelle.

Les huit individus visés dans cette phase font notamment face à des accusations de complot pour fabrication de faux documents et de cartes de crédit, de possession frauduleuse de données permettant l’utilisation de cartes de crédit, de possession d’équipements servant à la fabrication de faux, d’usages de faux, de fraude et de complot. L’enquête a permis d’établir des liens avec les acteurs de ce groupe et les activités illégales des 33 autres accusés gravitant à divers niveaux de l’organisation. Ils seraient essentiellement identifiés comme étant les fraudeurs de l’organisation. Notamment, ils auraient obtenu des identités volées pour fabriquer les faux documents et les cartes de crédit. Ces documents étaient écoulés par ceux-ci et utilisés dans le but d’effectuer des achats de biens pour ensuite être revendus. Entre janvier et novembre 2009, les policiers ont évalué les pertes générées par les fraudes à plusieurs milliers de dollars par semaine.

Rappelons que quelque 400 policiers avaient participé à l’opération du 25 novembre dernier. Trente-neuf perquisitions avaient été exécutées dans des commerces, des résidences, des véhicules et dans trois garderies de Montréal. Au total, cinq laboratoires de fabrication de faux documents ont été démantelés. L’un des accusés visés lors de la première phase, Bali Meta, est toujours recherché par les policiers. Compte tenu de la découverte d’infrastructures permettant la reproduction de fausses pièces d’identité et de faux passeports, l’enquête avait été menée par l’EISN.

Ces deux dernières phases mettent fin à un projet d’enquête majeur pour les partenaires de l’EISN, composée de la Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté du Québec et du Service de police de la ville de Montréal, ainsi que l’Agence des services frontaliers du Canada, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce internationale et la Direction générale de la Sécurité de Passeport Canada. En plus de rendre inopérant un réseau criminel, la GRC et ses partenaires voulaient s’assurer du maintien de l’intégrité économique et frontalière du pays et de préserver la sécurité des citoyens.

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Renseignements :

Bureau des communications
514 939-8308

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