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Montréal, le 9 juin 2010 – Hier, à la suite d’une enquête menée par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISN), des accusations ont été déposées contre un individu qui aurait fait craindre des activités terroristes selon l’article 83.231 du Code criminel. Murad Hossain, 50 ans, de Montréal, est ainsi passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans s’il est reconnu coupable. M. Hossain fait également face à une accusation de méfait public.
Dans les faits, le 15 mai 2009, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Collège John Abbott avaient reçu une lettre annonçant une possible attaque terroriste contre l’institution académique par un groupe de jeunes étudiants pakistanais. L’enquête a permis de démontrer que la présumée menace, qui visait le Collège John Abbott de la région de Montréal, n’était pas fondée, qu’il s’agissait finalement d’un canular et d’un acte isolé. De plus, aucun lien ne peut être établi entre l’accusé et une quelconque entité terroriste reconnue.
Rappelons que les autorités policières prennent ce genre de propos très au sérieux. Peu importe la nature des allégations, toutes menaces suspectes envers la sécurité des citoyens et l’intégrité du pays font l’objet d’enquête. D’ailleurs, dans la dernière année, la GRC a enquêté deux autres cas semblables qui ont mené à des accusations criminelles impliquant de lourdes conséquences pour les individus responsables.
Nous profitons de l’occasion pour rappeler que l’EISN, composée de la GRC, de la Sûreté du Québec, du SPVM et de l’Agence des services frontaliers du Canada, veille à l’application des lois traitant des activités criminelles qui, de manière directe ou indirecte, constituent une menace à la sécurité ou aux intérêts du pays.-30-
Renseignements :
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