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3.3 Produits chimiques « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique »

Évaluation de la cancérogénicité des produits chimiques utilisés au Service de l’identité judiciair

Le tableau 4 présente un sommaire de la classification de chacun des produits chimiques « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Comme aucune association entre l’exposition à ces produits chimiques et des cas de cancer chez les humains ou les animaux n’a été signalée, et vu l’absence de signes indiquant l’existence d’un risque théorique, les possibles organes cibles, s’il y en a, ne peuvent être déterminés. De manière similaire, vu l’inactivité prévue de ces produits chimiques en matière de potentiel cancérogène, les publications scientifiques ne mentionnaient pas de limites d’exposition.

Tableau 4 - Sommaire des produits chimiques « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique »
Produit chimique Numéro CAS Fréquence d'utilisation
Acide acétique 64-19-7 Souvent
Acétone 67-64-1 Parfois
Dioctylsulfosuccinate de sodium (Aérosol OT) 577-11-7 Rarement
3-aminophtalhydraziede (luminol) 521-31-3 Souvent
Thiocyanate d'ammonium 1762-95-4 Rarement
Nonoxynol 9016-45-9 Souvent
Alcools alkyliques (C12-18)éthoxylés proposylés 69227-21-0 Souvent
Sdistillats d'hydrocarbures lourds et de paraffines dont les cires ont été retirées 64742-65-0 Souvent
Acide citrique monohydraté 5949-29-1 Rarement
Chlorure de cuivre (I) 7758-89-6 Indéterminé
3-cyanoacrylate d'éthle 7085-85-0 Utilisé
Cyclohesane 110-82-7 Indéterminé
Acétate de dodécylamine 2016-56-0 Indéterminé
Acétate d'éthyle 141-78-6 Souvent
Éthanol 64-17-5 Souvent
Chlorure d'europium 10025-76-0 Rarement
Chlorure de cuivre (I) 7782-61-8 Parfois
Nitrate de fer (III) et d'ammonium 7783-85-9 Parfois
Fluorescéine 2321-07-5 Indéterminé
Fil d'or 7440-57-5 Indéterminé
Éther de méthyle et de perfluoroisobutyle (méthoxyperfluoroisobutane) 163702-08-7 Très Souvent
Éther de méthyle et de perfluorobutyle (méthoxyperfluorobutane) 163702-07-6 Très Souvent
Isopropanol 67-63-0 Indéterminé
Heptane 142-82-5 Rarement
Acide chlorhydrique 7647-01-0 Parfois
2,3-dihydroperfluoropentane 138495-42-8 Jusqu'en 2000
1,2 indandione 16214-27-0 Parfois
Iode 7553-56-2 Parfois
Acide lactique 50-21-5 Rarement
Poudre de lycopodium 8023-70-9 Souvent
Acide maléique 110-16-7 Rarement
Acide malique 6915-15-7 Rarement
Méthyléthylcétone (MEC; butanone) 78-93-3 Jusqu'en 2000 Rarement
Disulfure de molybdène 1317-33-5 Parfois
Alpha-naphtoflavone 604-59-1 Rarement
Ninhydrine 485-47-2 Souvent
Acide nitrique 7697-37-2 Indéterminé
Thiocyanate de potassium 333-20-0 Rarement
Nitrate d'argent 7761-88-8 Parfois
Carbonate de sodium 497-19-8 Utilisé
Hydroxyde de sodium 1310-73-2 Jusqu'en 1985
Acide stéarique 57-11-4 Souvent
Acide sulfosalicylique 5965-83-3 Parfois
Acide sulfurique 7664-93-9 Rarement
Synperonic N 68412-54-4 Rarement
Thénoyltrifluoroacétone 326-91-0 Jusqu'en 2000
Zinc 7440-66-6 Specialty
Chlorure de zinc 7646-85-7 Jusqu'en 1992

Une brève évaluation de chacun des produits chimiques suit. Ces sommaires ne se veulent pas exhaustifs; ils ont plutôt comme fonction de mettre en évidence les principales données sur lesquelles reposent les classifications réglementaires et la catégorisation des substances par Cantox.

3.3.1 Distillats d’hydrocarbures lourds et de paraffines dont les cires ont été retirées

En général, les distillats d’hydrocarbures lourds et de paraffines dont les cires ont été retirées sont utilisés surtout comme huiles de lubrification, principalement des huiles à moteur; comme huiles de lubrification industrielles; comme huiles de carter, huiles de compresseur, huiles pour engrenages, huiles de transmission, huiles de servodirection et huiles de turbine; comme huiles pour le travail des métaux et comme huiles pénétrantes. Ils peuvent également être employés dans les produits d’étanchéité, dans les produits antisalissures et dans les émulsions antimousse (CCOHS, 2006a,b). Certains éléments indiquent que l’inhalation à long terme de fortes concentrations de brouillards d’huile pourrait être associée avec des cas de cancer du poumon, mais seulement dans des conditions d’exposition ayant également entraîné des cancers de la peau (CCOHS, 2006a,b).

En Europe, on considère que cette classe de composés chimiques pose un certain risque de cancer, et que la phrase de risque R45, « peut causer le cancer », doit figurer sur l’étiquette de ces produits (EU IHCP, 2009d); cependant, le risque de cancer dépend en réalité du raffinage. En effet, un raffinage au solvant ou un hydrotraitement rigoureux ne devraient pas entraîner de risque de cancer, tandis que les distillats non traités ou ayant subi un traitement léger sont susceptibles d’être cancérogènes, principalement en raison de la présence de HAP (CCOHS, 2006a,b). Haut de la page

3.3.2 Acide acétique

L’acide acétique est un liquide limpide et incolore dégageant une forte odeur de vinaigre, qui est utilisé dans la fabrication de médicaments, de colorants, de plastiques, d’additifs alimentaires et d’insecticides (NJHSFS, 1998a). Il ne fait pas partie des listes de produits cancérogènes et, même si l’on dispose de données d’essai limitées sur la cancérogénicité de l’acide acétique, le fait qu’il soit produit naturellement par l’organisme chez les mammifères et qu’il soit présent dans divers aliments indique que sa cancérogénicité n’est pas préoccupante (BIBRA, 1993). Même si certains essais de mutagénicité ont donné des résultats équivoques, les résultats positifs obtenus sont vraisemblablement attribuables à l’abaissement du pH par l’acide acétique, et non à l’acide comme tel (CCRIS, 1995; CCOHS, 1996). On ne s’attend pas à ce que ce produit chimique soit cancérogène. Haut de la page

3.3.3 Acétone

L’acétone est un liquide incolore utilisé comme solvant dans les dissolvants de vernis à ongles ainsi que dans la fabrication d’autres composés chimiques (NJHSFS, 1998b). De nombreux essais in vitro sur l’acétone ont donné des résultats négatifs, et ce produit a été utilité comme solvant témoin (EPA, 2003a). Une étude épidémiologique de l’exposition en milieu professionnel n’a révélé aucune hausse du risque de cancer, et des essais sur la cancérogénicité par voie cutanée chez les souris ont eux aussi donné des résultats négatifs (ATSDR, 1994). Il a été placé dans la catégorie A4 par l’ACGIH (2009), soit « inclassable du point de vue de sa cancérogénicité pour l’humain ». D’après ces données, l’acétone a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.4 Dioctylsulfosuccinate de sodium (DSS)

Le DSS est un agent dispersant et solubilisant dans les aliments, comme adjuvant dans la fabrication de comprimés et comme laxatif et additif alimentaire (HSDB, 1995). Le DDS ne s’est pas montré mutagène dans un test d’Ames (BIBRA, 1989) mais, avec activation métabolique, il a provoqué des aberrations chromosomiques. Toutefois, on peut penser que son profil d’innocuité a été suffisamment bien établi pour permettre son utilisation à des fins de consommation humaine (CIR, 1998) et, par conséquent, le DSS ne devrait pas être cancérogène. Haut de la page

3.3.5 3-aminophtalhydrazide (3-APH)

Il n’existe que des renseignements limités sur ce produit chimique. Le 3-APH n’est désigné cancérogène dans aucune des bases de données réglementaires et a donné des résultats positifs dans un test d’Ames et dans un test du micronoyau in vivo (NTP, 1986). Sur la base de ces données, le 3-APH a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.6 Thiocyanate d’ammonium

Il n’existe que des données limitées sur ce produit chimique, mais il a donné des résultats négatifs dans un test d’Ames (IUCLID, 2000b). Il n’est désigné cancérogène par aucun organisme de réglementation. En outre, les thiocyanates inorganiques ne possèdent pas de caractéristiques structurales pouvant indiquer une génotoxicité ou une cancérogénicité (Benigni et Bossa, 2008). Par conséquent, ce composé a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.7 Acide citrique monohydraté

On n’a recensé aucun renseignement précis au sujet de ce composé; cependant, l’acide citrique fait partie du métabolisme corporel normal ainsi que du régime alimentaire de l’homme (CCOHS, 1997a); il est donc considéré, à juste titre, comme un produit « non réputé cancérogène et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.8 Chlorure de cuivre(I)

On ne dispose d’aucun renseignement précis sur ce composé mais ni le cuivre, ni le chlorure, qui sont tous deux bien caractérisés, ne sont cancérogènes. Le chlorure de cuivre(I) n’est désigné cancérogène par aucun organisme de réglementation. En outre, il ne possède pas de caractéristiques structurales pouvant indiquer une génotoxicité. Par conséquent, il a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.9 2-cyanoacrylate d’éthyle

Le 2-cyanoacrylate d’éthyle est principalement employé comme adhésif dans une vaste gamme d’applications industrielles, dont la fabrication de plastiques, d’équipement électronique, d’instruments scientifiques, de haut-parleurs, de chaussures, de bijoux et d’équipement de sport, ainsi que pour l’épissure de câbles, la manucure, la dentisterie, la chirurgie et les soins mortuaires (CICAD, 2001). Ce produit chimique s’est montré inactif dans deux tests d’Ames et dans deux tests du micronoyau in vivo chez des souris et chez des rats (NTP, 2009c; Henikel Corp., 2002). Aucun organisme de réglementation ne considère le 2-cyanoacrylate d’éthyle comme une source de risque cancérogène. Haut de la page

3.3.10 Cyclohexane

Le cyclohexane est un liquide incolore dégageant une odeur sucrée. Il est employé comme décapant, comme solvant pour les laques et les résines, et dans la fabrication de composés organiques tel que le nylon (NJHSFS, 1994). Le cyclohexane n’aurait montré aucune activité ni chez les bactéries et les cellules de mammifères in vitro, ni chez les animaux in vivo (CSTEE, 2002). Par conséquent, on ne s’attend pas à ce qu’ils aient des effets cancérogènes produits par des mécanismes génotoxiques. De plus, le cyclohexane n’est pas considéré cancérogène par le CIRC, l’EPA, l’ACGIH, le NTP ou quelque autre organisme de réglementation que ce soit. Haut de la page

3.3.11 Acétate de dodécylamine

L’acétate de dodécylamine est considéré comme un ingrédient inerte entrant dans la composition des produits antiparasitaires, dont l’utilisation est autorisée dans les produits non alimentaires (U.S. EPA, 2009). Ce produit ne comporte aucune caractéristique structurale préoccupante et il n’est désigné cancérogène par aucun organisme de réglementation dans le monde. Compte tenu de ce profil, l’acétate de dodécylamine a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.12 Acétate d’éthyle

L’acétate d’éthyle est un liquide incolore utilisé comme solvant, comme substance aromatisante ainsi que dans la fabrication de parfums et de colorants (NJHSFS, 2002). On ne dispose actuellement d’aucune information sur sa cancérogénicité pour les humains ou les animaux. Ce composé a donné des résultats négatifs (pas d’activité) dans un essai sur les cellules de moelle osseuse de hamsters chinois exposés par voie orale à une dose de 2 500 mg/kg et, bien que des résultats négatifs aient été obtenus dans un test d’Ames sur bactéries, l’acétate d’éthyle a causé une aneuploïdie (perte de chromosomes ou dommages aux chromosomes lors de la division cellulaire) dans une étude sur levures, ainsi que des aberrations chromosomiques (ruptures et autres dommages aux chromosomes) dans les cellules de hamster chinois in vitro (CCOHS, 1995a). Les métabolites de l’acétate d’éthyle, l’éthanol et l’acide acétique ne se sont pas montrés cancérogènes (CCOHS, 1995a). L’acétate d’éthyle n’est considéré comme une substance cancérogène par aucune autorité réglementaire, il est couramment utilisé, et il ne possède aucune caractéristique structurale pouvant indiquer une génotoxicité ou une cancérogénicité. Par conséquent, l’acétate d’éthyle a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.13 Éthanol

L’éthanol est un liquide transparent; il est utilisé comme solvant et dans les boissons alcoolisées. Les signes équivoques de mutagénicité chez les animaux ne sont pas jugés applicables à l’exposition subie en milieu professionnel (CCOHS, 2009) étant donné que les essais portaient sur de fortes expositions. L’éthanol ne devrait pas être cancérogène lorsqu’utilisé en milieu professionnel; même si le CIRC a classé la consommation de boissons alcoolisées dans le groupe 1 (cancérogène pour l’humain), l’éthanol seul n’a pas fait l’objet d’une évaluation par le CIRC (IARC, 1988). L’éthanol est classé dans la catégorie A3 par l’ACGIH (2009), qui le considère donc comme un produit « inclassable du point de vue de sa cancérogénicité pour l’humain ». Bien qu’on ait observé une activité cancérogène chez les buveurs excessifs, il n’existe aucune preuve indubitable selon laquelle l’éthanol serait en soi cancérogène. Par conséquent, l’éthanol a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.14 Chlorure d’europium

Il existe très peu d’information sur l’utilisation et l’innocuité du chlorure d’europium. Cette substance ne s’est pas montrée toxique lorsque administrée par voie orale à des rats en doses allant jusqu’à 1 000 mg/kg poids corporel pendant 28 jours (effet d’irritation de l’estomac) (Ogawa et al., 1995). Ni l’europium, ni le chlorure ne montrent de signes d’activité cancérogène. C’est pour cette raison, en plus du fait que le chlorure d’europium est de nature ionique et qu’il ne possède pas de caractéristiques structurales préoccupantes, que le composé a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.15 Fil d’or

L’or est un métal précieux, mou, employé en bijouterie, en électronique et dans bien d’autres applications particulières. On consomme de petites quantités d’or par voie alimentaire. Dans une référence incomplète (HSDB, 2004), on indiquait que la poudre d’or n’est pas oncogène pour les rats, tandis que l’implantation de feuillets d’or et l’injection de particules d’or causaient un accroissement des tumeurs. Les résultats positifs observés ne se transposent pas à l’exposition en milieu professionnel puisqu’ils sont dus à l’implantation d’or dans les tissus, et que les tumeurs résultent de la réaction de ces derniers à l’implant. Globalement, même si les essais effectués sont limités, on ne considère pas que l’or a un quelconque potentiel cancérogène. Haut de la page

3.3.16 Isopropanol

L’isopropanol, ou alcool isopropylique, est un liquide incolore utilisé comme solvant et dans la fabrication de nombreux produits commerciaux (NJHSFS, 1997b). On a établi qu’il n’avait aucune activité cancérogène chez les rats ou chez les souris exposés de manière chronique par inhalation. L’isopropanol n’aurait pas non plus montré d’activité dans une vaste gamme d’essais in vitro sur bactéries et sur lignées de cellules de mammifères (CCRIS, 2008b). L’ACGIH (2009) a classé l’isopropanol dans la catégorie A4, qui regroupe les produits « inclassables comme cancérogènes pour l’humain », tandis que le CIRC (1999c) a rangé le composé dans le groupe 3, soit les produits « inclassables du point de vue de leur cancérogénicité pour l’humain ». Vu le profil de l’isopropanol, Cantox l’a classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.17 Heptane

L’heptane est un liquide incolore transparent dégageant une légère odeur rappelant celle de l’essence; il est employé comme solvant industriel et dans divers procédés de raffinage du pétrole (NJHSFS, 1997c). Bien que l’on n’ait répertorié aucune donnée sur la mutagénicité ou la cancérogénicité de ce produit pour les humains ou les animaux dans la littérature, l’heptane a donné des résultats négatifs dans des tests chromosomiques sur cellules hépatiques de rat, des tests de mutation sur bactéries et des tests de conversion génique mitotique sur levures (HSDB, 2005). Il ne possède pas de caractéristiques structurales pouvant indiquer une génotoxicité ou une cancérogénicité (Ashby et Tennant, 1991; Benigni et Bossa, 2008). Par conséquent, on ne s’attend pas à ce qu’il soit cancérogène. Haut de la page

3.3.18 Acide sulfurique

L’acide sulfurique est un liquide transparent, incolore à brun et inodore; il est employé en sidérurgie ainsi que pour fabriquer des batteries d’accumulateurs, des engrais, des produits du papier, des textiles, des explosifs et des produits pharmaceutiques (NJHSFS, 2001).

Des signes équivoques d’activité génotoxique ont été relevés dans des études sur la mutagénicité in vitro, mais les résultats positifs sont vraisemblablement attribuables à l’abaissement du pH par l’acide (OECD SIDS, 2001). Aucun effet cancérogène n’a été observé dans les études sur la cancérogénicité par inhalation d’un aérosol d’acide sulfurique chez trois espèces animales; par contre, de légères hausses de l’incidence des tumeurs ont été enregistrées chez des rats et des souris après exposition chronique par intubation gastrique ou par instillation intratrachéale d’une solution d’acide sulfurique (OECD SIDS, 2001). Aucune conclusion ferme ne peut être tirée de ces dernières études en raison du caractère limité des précisions communiquées sur l’étude ou du petit nombre d’animaux d’essai utilisés.

Des hausses significatives des échanges de chromatides sœurs, de la formation de micronoyaux et des aberrations chromosomiques ont été observées au niveau des lymphocytes périphériques dans une étude unique sur les travailleurs œuvrant dans la fabrication d’acide sulfurique (IARC, 1992).

D’après les résultats des études sur l’humain, le CIRC (1992) a classé l’acide sulfurique dans le groupe 1, auquel appartiennent les produits « connus pour causer le cancer chez l’humain », lorsque cet acide est sous forme de brouillard d’acide inorganique. De la même manière, l’ACGIH (2009) considère l’acide sulfurique comme une substance de catégorie A2 (ACGIH, 2009), c’est-à-dire comme un « produit présumé cancérogène pour l’humain », lorsqu’il est sous forme de brouillard d’acide inorganique. Malgré les classifications de l’acide sulfurique par le CIRC (1992) et l’ACGIH (2009), aux fins du présent rapport, l’acide sulfurique a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique » car les classifications des deux organismes sont associées à une exposition à l’acide sulfurique sous forme de brouillard inorganique; or, dans les conditions d’utilisation en laboratoire, les personnes seraient exposées directement à des déversements d’acide liquide ou à des vapeurs d’acide, et non à des « brouillards d’acide inorganique ». C’est cette différence qui explique le classement de l’acide sulfurique dans une catégorie de potentiel cancérogène plus faible que celui attribué à la substance par le CIRC (1992) ou par l’ACGIH (2009). Haut de la page

3.3.19 Acide chlorhydrique

L’acide chlorhydrique est un gaz incolore à légèrement jaune, souvent employé en solution. Il est utilisé dans la transformation des métaux, en chimie analytique et dans la fabrication d’autres produits chimiques (NJHSFS, 1995a). On n’a répertorié aucune étude épidémiologique sur des populations humaines ni d’étude sur la cancérogénicité chez les animaux dont le protocole et le rapport étaient satisfaisants à des fins d’examen. Des résultats positifs et négatifs ont été obtenus lors d’essais sur les aberrations chromosomiques, les mutations géniques, l’échange de chromatides sœurs et les dommages à l’ADN; cependant, la mutagénicité pourrait être attribuable au faible pH de l’acide, et non à l’acide en soi (CCOHS, 2007a). Une étude de qualité limitée révélait que l’exposition par inhalation au chlorure d’hydrogène gazeux n’induisait pas de tumeurs chez les rats mâles (CCOHS, 2007a). Ce produit chimique est classé dans la catégorie A4 (inclassable comme cancérogène pour l’humain. D’après les données limitées dont on dispose et le long historique d’utilisation de l’acide chlorhydrique, et sachant en outre que cet acide est une composante naturelle des sucs gastriques, cette substance a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.20 Acide nitrique

L’acide nitrique est un liquide fumant, incolore, jaune ou rouge, dégageant une forte odeur. Il est employé dans la fabrication d’engrais, de colorants, d’explosifs et d’autres produits chimiques (NJHSFS, 1995b). Une étude insuffisamment détaillée et inadéquate au chapitre de l’exposition à d’autres produits chimiques indiquait une hausse des cancers du larynx chez les travailleurs exposés à l’acide nitrique (CCOHS, 2004). Aucune étude de mutagénicité standard in vitro ou in vivo n’a été répertoriée dans la littérature; cependant, cet acide n’est désigné cancérogène par aucun organisme de réglementation. L’acide nitrique ne devrait pas être cancérogène.

3.3.21 Iode

L’iode se présente sous la forme d’un solide violet ou d’éclats gris brillant; il a une odeur caractéristique, et il est employé dans la fabrication de colorants, d’antiseptiques, de germicides, de savons spéciaux et de sel iodé (NJHSFS, 1995c). Même si un test d’aberrations chromosomiques in vitro sur cellules embryonnaires de hamster syrien a produit des résultats positifs (changements structuraux) (CCRIS, 2006), et même s’il a été démontré que la concentration d’iode qui se produit dans la glande thyroïde à la suite de la prise d’iode radiomarqué concentré et de dérivés entraîne des cancers au niveau de cet organe (IPCS, 1990), l’iode non radioactif ne devrait pas être cancérogène en milieu professionnel. Cela concorde avec le fait que les humains consomment depuis longtemps du sel iodé sans que cela ait sur eux des effets nocifs, notamment le cancer. L’iode a été désigné « inclassable comme cancérogène pour l’humain » par l’ACGIH (2009). Cantox l’a classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.22 Acide lactique

L’acide lactique est utilisé comme agent de préservation, comme agent aromatisant et comme tampon de pH; de plus, il est présent dans de nombreux aliments, tant de manière naturelle que comme produit de la fermentation microbienne (CCOHS, 2000). L’acide lactique L(+) est également un intermédiaire métabolique important chez la plupart des organismes vivants, et il est présent naturellement en petites quantités dans le corps (CCOHS, 2000). L’acide lactique a donné des résultats négatifs dans un test d’Ames (CCRIS, 1991a) et, dans une étude de qualité limitée, il a été conclu que l’acide lactique n’était pas tumorigène pour des lapines ayant reçu par voie orale des doses allant jusqu’à 700 mg/kg poids corporel (CCOHS, 2000). L’acide lactique ne devrait pas être cancérogène. Vu son occurrence naturelle, son utilisation dans les aliments et les données disponibles, l’acide lactique a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.23 Poudre de lycopodium

La poudre de lycopodium, c’est-à-dire les spores produits par les Lycopodium (genre de mousses, les lycopodes), est employée comme médicament homéopathique (Gibson et al., 1987). Son utilisation passée en chirurgie a été associée avec la formation de lésions granulomateuses évoquant la tuberculose ou une maladie néoplasique (Antopol, 1933; Nadjem et al., 1988). Les lésions granulomateuses sont des réactions l’implantation d’un corps étranger; elles sont donc peu à redouter dans le cas d’une exposition en milieu professionnel à la poudre. La poudre de lycopodium a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.24 Acide maléique

L’acide maléique est une matière cristalline incolore dégageant une faible odeur acide. Il est employé dans la fabrication de résines artificielles et d’antihistaminiques, ainsi que pour la préservation des graisses et des huiles (NJHSFS, 1986a). Aucun signe de mutagénicité n’a été relevé dans les essais sur bactéries, y compris les tests d’Ames (BIBRA, 1990; CCRIS, 1989); cependant, un résultat positif a été observé dans un essai sur culture de cellules humaines (CCOHS, 1997b). Dans un rapport de qualité insuffisante, on indiquait que l’acide maléique ne s’était pas montré cancérogène pour des rats en ayant reçu des doses allant jusqu’à 750 mg/kg poids corporel/jour par voie alimentaire pendant 2 ans (IUCLID, 2000c). D’après les données limitées dont on dispose, l’analyse de la structure du composé ainsi que l’absence de caractéristiques structurales pouvant indiquer une génotoxicité ou une cancérogénicité, l’acide maléique ne devrait pas être cancérogène. Haut de la page

3.3.25 Acide malique

La population générale est exposée à l’acide malique par la consommation d’aliments, puisque ce produit est présent à l’état naturel dans les fruits. Cet acide est aussi utilisé comme additif alimentaire commercial et comme aromatisant (HSDB, 2003). L’acide malique a donné des résultats négatifs dans un test d’Ames (CCRIS, 1991b), et aucun signe d’activité génotoxique n’a été relevé pour l’acide malique DL et son sel sodique dans le cadre d’une série limitée d’essais de dépistage, y compris des tests d’Ames sur bactéries (BIBRA, 1992). D’après ces données et l’analyse des rapports structure-activité, l’acide malique est classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.26 Méthyléthylcétone (MEC; butanone)

La méthyléthylcétone (MEC; butanone) est un liquide incolore dégageant une odeur parfumée qui rappelle celle de la menthe. Elle est utilisée comme solvant et dans la fabrication de plastiques, de textiles et de peintures (NJHSFS, 1996b). La MEC a donné des résultats négatifs dans les tests sur bactéries (CCRIS, 2008d) et dans d’autres essais de mutagénicité in vitro et in vivo (WHO, 1993). Malgré les résultats équivoques quant à l’incidence de cancer chez les hommes travaillant en usine (WHO, 1993), on ne dispose d’aucune preuve concluante de la cancérogénicité de la MEC; en effet, le nombre de travailleurs soumis à un examen était limité, et ceux-ci étaient exposés à d’autres solvants et produits chimiques en même temps qu’à la MEC. La MEC n’est désignée cancérogène par aucun organisme de réglementation, et elle n’est pas apparentée, d’un point de vue structural, à des cancérogènes connus; elle ne possède pas non plus de caractéristiques pouvant indiquer une génotoxicité. C’est pourquoi la MEC a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.27 Disulfure de molybdène

Le disulfure de molybdène est employé comme lubrifiant dans les graisses, les dispersions d’huile, les films à base de résine et les poudres sèches (HSDB, 1990). Le disulfure de molybdène a donné des résultats négatifs dans un essai sur bactéries à court terme (CCOHS, 1989). Bien que les composés solubles du molybdène soient classés dans la catégorie A3 (cancérogènes confirmés pour les animaux, sans qu’on sache si ce résultat est transposable aux humains) (ACGIH, 2009), le disulfure de molybdène est un composé insoluble dans l’eau (CCOHS, 1989). Par conséquent, on ne s’attend pas à ce qu’il soit cancérogène pour l’humain. Haut de la page

3.3.28 α-naphtoflavone

L’α-naphtoflavone a fait l’objet d’essais visant à caractériser son anti-mutagénicité contre trois cancérogènes connus dans le cadre d’un test du micronoyau in vitro, et il a été observé qu’elle réduisait la mutagénicité jusqu’à une valeur tout juste au-dessus de la fréquence de mutation spontanée normalement observée dans le test sur lignée cellulaire (Huberman et Sachs, 1974). On ne dispose d’aucune autre information sur ce produit chimique. En l’absence de toute autre donnée, et étant donné que le produit aurait des effets anti-mutagènes, l’ α-naphtoflavone a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.29 Ninhydrine

La ninhydrine est employée pour vérifier la présence d’ammonium et d’autres amines primaires ou secondaires. On dispose de données très limitées sur la ninhydrine. Cette substance aurait donné des résultats négatifs dans un test d’Ames, et ce, avec et sans activation métabolique (Zeiger et al., 1987); cependant, on signale qu’elle s’est comportée comme un possible promoteur de tumeurs de stade I dans une étude sur la cancérogénicité par voie cutanée chez la souris (Shukla et al., 1994). Par contre, elle n’a pas entraîné le développement de tumeurs lorsqu’appliquée comme promoteur de tumeurs de stade II ou promoteur de tumeurs complet. On peut se questionner quant à la pertinence de ces essais sur la promotion et l’initiation de tumeurs pour l’évaluation du risque de cancer pour l’humain. Une étude de deux ans sur la cancérogénicité d’un anhydride phtalique, composé chimique apparenté à la ninhydrine, a été menée par le NCI (1979; Kluwe et al. 1982). L’anhydride phtalique n’a induit de tumeurs ni chez les rats F344, ni chez les souris B6C3F1 exposés à de fortes doses du produit par voie alimentaire. Vu l’absence de caractéristiques structurales préoccupantes, la ninhydrine a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.30 Thiocyanate de potassium

Aucune étude sur des humains n’a pu être répertoriée à des fins d’examen. Dans une étude portant sur l’injection sous-cutanée du composé à des rats mâles, on a observé une augmentation des néoplasmes thyroïdiens (Kanno et al., 1990); cette voie d’exposition n’est toutefois pas applicable en milieu professionnel. Aucune autre information sur la mutagénicité ou la cancérogénicité du produit n’a été recensée dans la littérature. Les thiocyanates inorganiques (comme le thiocyanate de potassium) ne possèdent pas de caractéristiques structurales préoccupantes. D’après les données limitées dont on dispose, rien n’indique que le thiocyanate de potassium pose un risque de cancer. Haut de la page

3.3.31 Nitrate d’argent

Le nitrate d’argent est un solide cristallin incolore et inodore. Il est employé en photographie, pour l’argenture, dans des réactions chimiques, pour la fabrication de miroirs et comme antiseptique (NJHSFS, 2000). Le nitrate d’argent ne s’est pas montré mutagène dans deux essais in vitro (Nishioka, 1975). Des résultats équivoques ont été indiqués dans des études in vivo sur des animaux (U.S. EPA, 2003b); cependant, dans ces études, on employait des implantations ou des injections intraveineuses ou intramusculaires. Par conséquent, les résultats ne sont pas jugés transposables à l’exposition au nitrate d’argent en milieu professionnel. Le nitrate d’argent ne possède aucune caractéristique structurale pouvant indiquer une génotoxicité ou une cancérogénicité. Globalement, le nitrate d’argent n’est pas présumé cancérogène. Haut de la page

3.3.32 Carbonate de sodium

Le carbonate de sodium est principalement utilisé dans la fabrication de verre et la production d’autres composés du sodium; il entre aussi dans la fabrication de savons, de détergents et d’agents de nettoyage puissants. Le carbonate de sodium a donné des résultats négatifs dans un essai de mutagénicité in vitro sur bactéries et, d’après la structure du composé, on ne s’attend pas à ce qu’il ait des effets génotoxiques (OECD SIDS, 2002). Le carbonate de sodium a été classé parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.33 Hydroxyde de sodium

L’hydroxyde de sodium se présente sous la forme d’un solide ou de granules blancs, sans odeur. Il est souvent utilisé en solution aqueuse. On l’emploie dans la fabrication de produits chimiques ainsi que dans le raffinage du pétrole, la fabrication de papier, les produits nettoyants, et à bien d’autres fins (NJHSFS, 1995e). Les résultats positifs obtenus dans un essai sur une culture de cellules mammaliennes sont probablement attribuables à un pH élevé. Aucun signe d’activité mutagène n’a été signalé chez les systèmes bactériens (CCOHS, 2008). Les solutions d’hydroxyde de sodium concentrées sont très caustiques, mais elles ne possèdent toutefois pas de potentiel cancérogène en soi. Haut de la page

3.3.34 Acide stéarique

L’acide stéarique entre dans la composition de produits pharmaceutiques et cosmétiques; il est aussi utilisé dans la fabrication de lubrifiants, de savons, de plastiques et de revêtements, d’assouplissants de caoutchouc, d’agents dispersants et de stabilisateurs (CCOHS, 1995b). L’acide stéarique ne s’est pas montré tumorigène dans deux études ayant porté sur l’administration du produit à des souris par voie intraveineuse, tandis que deux autres études ont révélé une baisse des cas de tumeurs chimiquement induites si de l’acide stéarique était injecté ou donné à manger à des animaux (Opdyke, 1979). L’acide stéarique a produit des résultats négatifs dans des tests d’Ames et des essais sur E. coli (CCRIS, 2008e). L’acide stéarique n’a aucun potentiel cancérogène. Haut de la page

3.3.35 Zinc

Le zinc solide est un métal blanc et mou employé dans les revêtements destinés aux surfaces de fer ou d’acier ainsi que dans la fabrication d’alliages de laiton. La poudre de zinc est quant à elle utilisée dans la fabrication de peintures et de colorants (NJHSFS, 1989). Il n’existe aucune information pertinente pour l’exposition professionnelle ou concluante qui indiquerait que le zinc est mutagène ou cancérogène (CCOHS, 2006c). Cependant, le sulfate de zinc a donné des résultats positifs dans le cadre d’un essai au protocole satisfaisant portant sur des animaux vivants (CCOHS, 2006c). Néanmoins, comme le zinc élémentaire est un élément nutritif essentiel, cette substance a été classée parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.36 Chlorure de zinc

Le chlorure de zinc est un solide cristallin blanc ou un liquide incolore lorsqu’il est utilisé dans le brasage, la préservation du bois, les fluides d’embaumement, les écrans de fumée ou la fabrication d’autres produits chimiques (NJHSFS, 1986b). Des évaluations in vitro ont produit des résultats positifs équivoques (aberrations chromosomiques et dommages à l’ADN) dans le cas d’essais sur cultures de lymphocytes humains, tandis que des résultats négatifs (mutation génique, réparation de l’ADN) ont été obtenus dans des essais sur cellules de mammifères, avec ou sans activation métabolique (CCOHS, 2005). Les données sur la cancérogénicité du zinc in vivo sont insuffisantes. Cependant, comme le profil établi pour le zinc élémentaire et comme l’ion chlorure n’est pas réputé cancérogène, on a conclu qu’il valait mieux classer le chlorure de zinc parmi les produits « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique ». Haut de la page

3.3.37 Nonoxynol, nitrate de fer(III), sulfate de fer(III) et d’ammonium, alcools alkyliques ( C12-18 ) éthoxylés propoxylés, 1,2-indandione, Synperonic N, acide sulfosalicylique, thénoyltrifluoroacétone, fluorescéine, éther de méthyle et de perfluoroisobutyle (méthoxyperfluoroisobutane), éther de méthyle et de perfluorobutyle (méthoxyperfluorobutane), 2,3‑dihydroperfluoropentane

Les 12 produits chimiques énumérés ci-dessous ont été désignés « non réputés cancérogènes et ne présentant aucun risque théorique » sur la base d’une analyse des rapports structure-activité et/ou de l’absence de caractéristiques structurales pouvant indiquer une génotoxicité et une cancérogénicité (Ashby et Tennant, 1991; Benigni et Bossa, 2008).

Nonoxynol Nitrate de fer(III)

Sulfate de fer(III) et d’ammonium

Alcools alkyliques (C12-18) éthoxylés propoxylés

1,2-indandione

Synperonic N

Acide sulfosalicylique

Thénoyltrifluoroacétone

Fluorescéine

Éther de méthyle et de perfluoroisobutyle (méthoxyperfluoroisobutane)

Éther de méthyle et de perfluorobutyle (méthoxyperfluorobutane)

2,3-dihydroperfluoropentane