Est-ce que le café Tim Hortons leur manque vraiment, ou est-ce que le travail policier dans le Kosovo d'après-guerre laisse peu de temps pour avoir le mal du pays? Voilà l'une des nombreuses questions posées par 140 étudiants en techniques policières au Georgian College à des experts policiers canadiens affectés au Kosovo pendant une vidéoconférence Skype depuis le campus d'Orillia (Ontario) le 30 mars dernier.
Larry Boak, professeur en études communautaires, s'est organisé avec la Sous-direction des missions de paix internationales (SDMPI) de la GRC pour mettre ses étudiants en contact avec trois policiers canadiens en mission de paix au Kosovo, région de l'ex-Yougoslavie.
Au début de la séance, le s.-é.-m. Walter Boogaard de la GRC a expliqué aux étudiants en quoi consistait le Programme policier de missions de paix internationales.
Assis bien à l'aise au campus d'Orillia, les étudiants s'entretenaient avec des policiers ayant travaillé dans des postes sans eau courante et régulièrement privés d'électricité, où l'accès aux ordinateurs et aux véhicules de police était extrêmement limité.
« Nos étudiants sont les policiers de demain, et ils vont évoluer dans un environnement mondialisé
», affirme le professeur Larry Boak, membre de la GRC à la retraite et ancien gardien de la paix, qui avait organisé l'activité. « Cette vidéoconférence va les aider à saisir l'une des facettes de la réalité policière : il y a plus de 20 ans que des policiers canadiens, issus de la GRC et d'autres services de police, font profiter d'autres pays de leur expertise.
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Il s'agit d'une première aussi bien pour le collège que pour la GRC, qui supervise le déploiement des policiers canadiens dans les missions de paix outre-mer.
Pour en savoir plus sur la mission au Kosovo, lisez Un Canadien au Kosovo.