Notre objectif est d'aider la PNA à mieux mener les enquêtes criminelles dans la province de Kandahar
Mardi soir. Le soleil couchant éclaire de ses derniers rayons une scène tragique dans une petite communauté à l’est de Kandahar, où tout le monde se connaît : il y a un corps inanimé, celui d’un homme âgé d’une trentaine d’années, et deux blessés, soit une femme et un adolescent. Des policiers viennent d’arriver. Ils établissent un périmètre et commencent leur enquête en photographiant et en filmant les lieux et en interrogeant les témoins. L’information ainsi recueillie sera plus tard téléchargée à un ordinateur portatif au poste de police pour les besoins de l’enquête.
Tout le matériel qu’ils utilisent est identique à celui qu’on trouverait sur n’importe quel lieu de crime au Canada.
Voilà le genre de démarche qu’on espère de la part des nouveaux diplômés du premier cours de base sur la gestion de lieux de crime. Cinq agents de la division des enquêtes criminelles de la Police nationale afghane (PNA), triés sur le volet par leurs superviseurs, ont suivi ce cours de six semaines que nous avons donné au centre de formation de l’Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar (EPRK).
Le chef de la division des enquêtes criminelles voit cette initiative d’un œil très favorable. Selon lui, elle a permis à des agents de la PNA d’acquérir une foule de nouvelles compétences qui les aideront à mieux enquêter sur les actes criminels commis dans la province de Kandahar et à traduire leurs auteurs en justice plus facilement.
Cela ressemble au mandat de n’importe quel service de police canadien chargé d’assurer la sécurité des communautés se trouvant sur son territoire.
Ce cours constitue la première étape d’un programme continu de formation et de mentorat offert par la CIVPOL afin de répondre aux besoins immédiats des services d’enquête criminelle de la PNA. Notre objectif est de transmettre de nouvelles compétences aux policiers de la région afin de les aider à mieux mener les enquêtes criminelles dans la province de Kandahar, ce qui améliorera les chances de réussite des poursuites ultérieures.
Les élèves qui ont suivi le cours ont acquis les compétences requises pour documenter et recueillir correctement les éléments de preuve sur un lieu de crime. Ces jeunes hommes ont fait preuve de dévouement et d’enthousiasme dans leurs efforts pour assimiler une multitude de compétences techniques en relativement peu de temps. Je suis persuadé que ces enquêteurs exerceront une influence immédiate sur le processus d’enquête en effectuant des constatations criminelles professionnelles et efficaces.
Sergent Steve Kerr, instructeur du cours de base sur la gestion de lieux de crime
Service de police d’Ottawa