Le cap. Paul Woods, qui a eu l’idée de créer cette pièce, reçoit sa pièce de la surint. pr. Barbara Fleury, DG, Police internationale

Pièce commémorative pour les missions de paix internationales
La tradition de la pièce d’interpellation a débuté pendant la Première guerre mondiale, quand des volontaires américains ont soumis leur candidature pour faire partie des nouveaux escadrons aériens. Un des lieutenants a créé une pièce de bronze portant les marques de son escadron; il en a offert une à chacun des membres de son unité. Un de ces derniers avait décidé de l’insérer dans une pochette de cuir qu’il portait nouée autour de son cou.
L’avion du pilote a par la suite été abattu; le pilote a été capturé par les Allemands, qui ont confisqués tous ses effets personnels et pièces d’identité, à l’exception de sa pochette. Le pilote a réussi à s’échapper dans la campagne française, mais a été capturé par les Français, qui l’ont pris pour un saboteur. N’étant pas reconnu comme pilote américain et dépourvu de toute pièce d’identité, il a été mis devant un peloton d’exécution. C’est là qu’il a présenté la pièce qui signifiait son appartenance à l’escadron américain.
On a donc reporté son exécution et son escadron a par la suite confirmé son identité auprès des autorités françaises, grâce en fin de compte à cette pièce. Plutôt que d’exécuter le pilote, les Français l’ont gratifié une bouteille de vin.
C’est par suite de cet incident qu’une tradition a vu le jour. Tous les membres de l’escadron ont commencé à porter le médaillon. Pour veiller à faire respecter le port de celui-ci, on a instauré un défi qui consistait à interpeller les autres membres présents afin qu’ils produisent leur médaillon. Tout membre qui ne pouvait produire spontanément la pièce devait, en guise de sanction, payer un verre à chacun des autres membres. Si tous avaient leur pièce, l’interpellant devait alors assumer la tournée.
La tradition est perpétuée par de nombreux groupes d’élite un peu partout dans le monde qui ont adopté des pièces similaires comme moyen de prouver son appartenance et sa loyauté envers leur unité.