En raison de la popularité des ordinateurs de nos jours, les délits informatiques sont de plus en plus fréquents et le technologie devenant toujours plus perfectionnée, les délits assistés par ordinateur suivent la même courbe. Les ordinateurs sont utilisés pour le détournement de fonds, le recyclage d’argent, la fraude, des activités de crime organisé et diverses autres activités illégales.
Dans le but de lutter contre les
cas graves de délits assistés par ordinateur, la Division O a créé en 1998 le Groupe intégré de la criminalité technologique (GICT). La mission du Groupe est d’enquêter sur ce qu’on appelle les délits informatiques purs, de fournir une expertise judiciaire dans le domaine des enquêtes sur les délits assistés par ordinateur, et d’enquêter sur des incidents importants de cybercriminalité.
Les membres du GICT possèdent une vaste expérience policière, ce qui constitue un atout pour l’expertise judiciaire de données et les enquêtes de cybercriminalité. Le GICT emploie également plusieurs membres civils qui participent à la recherche et à la mise en oeuvre de nouvelles technologies à l’appui des enquêtes. Les membres du GICT ont d’excellentes connaissances informatiques et perfectionnent constamment leurs compétences afin de rester à l’affût du monde en constante évolution de la technologie.
Le Code criminel prévoit deux catégories de délits informatiques purs :
1. Méfait concernant des données (article 430 du C. cr.) :
2. Utilisation non autorisée d'ordinateur (article 342.1 du C. cr.) :
Dans le domaine de l’informatique judiciaire, le rôle du GICT est d’aider les services d’enquête de la GRC à effectuer la perquisition, la saisie et l’analyse des dispositifs informatiques utilisés pour commettre les délits. Les délits assistés par ordinateur concernent l'utilisation d’un ordinateur comme instrument dans la perpétration d'infractions traditionnelles. En plus de fournir un soutien en matière d’enquêtes sur les délits assistés par ordinateur, le GICT donnent des témoignages d’expert en cour, en fonction des analyses effectuées. Voici certaines infractions traditionnelles commises à l’aide d’ordinateurs :
La cybercriminalité, aussi appelée criminalité par Internet, se définit comme une activité malveillante utilisant ou visant Internet ou des applications de technologie de l'information. Un type de cybercrime est l’attaque pour déni de service. Il s’agit d’une attaque sur un système ou un réseau informatique qui entraîne une perte de service pour les usagers. Une attaque pour déni de service pourrait par exemple causer d’importantes pertes de revenu à des cybercommerçants. Parmi d’autres exemples, on retrouve la destruction de pages Web, le piratage d’ordinateurs et la propagation de virus informatiques.
Veuillez rapporter à votre service de police local les incidents de cybercriminalité tels que le piratage, les méfaits envers les données, les intrusions de réseaux, les attaques de déni de services, les virus et les chevaux de Troie informatiques.
Si vous êtes victime de fraude, de vol d'identité, d'escroquerie de télémarketing ou de tout autre crime économique, vous pouvez le rapporter soit à votre service de police local ou en ligne sur le site Web du RECOL. Le RECOL est un service administré par le Centre national des crimes économiques du Canada avec le soutien de la GRC et d'autres organismes. Veuillez vous référer au site RECOL.ca
Pour plus d'information sur le Programme de la criminalité technologique de la GRC, veuillez consulter notre page Web nationale : www.rcmp-grc.gc.ca/tops-opst/index-fra.htm