Table des matières
La mission des Services nationaux des enfants disparus est, à partir d’un partenariat et d’un réseau de collectivité, assister les parents; reconnaître les organismes à but non-lucratif et les organismes d’application de la loi; aider à la prévention d’enlèvement d’enfants et retrouver les enfants disparus.
Que faire si votre enfant disparaît?
- GARDEZ VOTRE SANG-FROID. Communiquez avec des voisins, des amis, votre conjoint, des parents et quiconque pourrait savoir où votre enfant se trouve. Invitez un ami ou une connaissance de tempérament calme à vous tenir compagnie.
- Faites des recherches par téléphone dans votre voisinage. Appelez les parents et les amis qui seraient prêts à vous aider. N’utilisez pas votre téléphone à la maison pour faire des appels généraux, car votre enfant pourrait essayer de vous joindre. Encouragez les autres à faire quelques appels pour vous de façon à libérer votre ligne téléphonique au cas où on essaierait de vous joindre. Si vous devez sortir de la maison, branchez un répondeur ou demandez à un ami ou à un voisin de rester à la maison pour prendre les appels. Ne faites pas de bavardage.
- Appelez la police pour signaler que l’enfant est disparu. N’oubliez pas que le temps est le facteur prioritaire; alors, demandez à vos amis et aux membres de votre famille de faire des recherches dans le quartier pendant que vous signalez l’incident à la police.
Endroits à vérifier :
- l’intérieur et l’extérieur de votre maison, y compris le grenier et le sous-sol au cas où votre enfant s’y serait caché; ne dérangez ni déplacez rien dans sa chambre avant que les policiers l’aient vérifiée, pour éviter de détruire des preuves importantes;
- la demeure des amis de votre enfant, de vos voisins et des membres de votre famille;
- la résidence de votre ex-conjoint, si vous êtes séparé;
- la maison de sa gardienne (actuelle ou antérieure);
- l’école et la cour d’école (activités parascolaires ou retenue);
- le centre communautaire - les endroits que votre enfant fréquente;
- les centres sportifs locaux (intérieur et extérieur);
- les parcs et les terrains de jeux;
- les centres commerciaux et les dépanneurs;
- les salles de jeux électroniques;
- les centres d’artisanat et de bricolage;
- les magasins de bicyclettes;
- les terminus d’autobus;
- l’ordinateur familial au cas où votre enfant aurait rencontré sur Internet quelqu’un avec qui il aurait organisé une rencontre.
- Essayez de vous souvenir de la journée actuelle et des derniers jours de votre vie familiale, des situations et des événements qui pourraient perturber l’enfant (une discussion, un conflit, un incident survenu à l’école, des mesures disciplinaires) - une raison pour laquelle l’enfant pourrait se cacher.
- Mettez à jour le rapport de la police sur la disparition de l’enfant si vos recherches téléphoniques et sur le terrain ont été vaines. Ce rapport est important, car il permet à la police de consigner au Centre d’information de la police canadienne (CIPC) le signalement de l’enfant, lequel est transmis à tous les corps policiers au Canada. À la demande de l’enquêteur, le signalement de l’enfant sera inscrit dans le système informatisé des États-Unis (NCIC). Selon l’endroit où vous demeurez, la police avisera, si nécessaire, les services douaniers, les aéroports, les gares et les traversiers.
- Si vous soupçonnez un enlèvement par un membre de la famille ou une gardienne, fournissez à la police une photo de l’enfant et du présumé ravisseur ainsi qu’une adresse, un numéro de téléphone, des renseignements sur le véhicule et tout autre renseignement pertinent au sujet de cette personne et de ses complices, ainsi que des précisions sur le moyen de transport connu ou soupçonné. Si vous êtes séparé de votre conjoint, il est essentiel de signaler les renseignements importants tels qu’une description du ravisseur, l’emplacement de ses tatouages, ses cicatrices et leur description, la marque, le modèle et la couleur et le numéro de plaque d’immatriculation de son véhicule, les endroits qu’il fréquente, ses intérêts, ses rêves (où il peut emmener l’enfant en vacances), le nom, le numéro de téléphone et l’adresse des membres de la famille et des parents (au Canada et à l’étranger), le nom et les coordonnées du médecin, du dentiste et de tout autre spécialiste et professionnel d’intérêt.
- Fournissez à la police les renseignements se trouvant dans votre trousse d’identification de l’enfant. Cette trousse devrait comprendre des photos récentes claires, les empreintes digitales et plantaires, le certificat de naissance, les antécédents médicaux, le passeport, les fiches dentaires, les radiographies, le nom de l’enfant et des données signalétiques telles les cicatrices, les taches de naissance et toute autre donnée permettant de l’identifier (lunettes, appareillage orthodontique, boucles d’oreilles etc.). Vous pouvez également préparer une vidéo ou un CD de photos récentes de votre enfant spécialement pour la trousse. Prenez le temps de vous rappeler exactement les vêtements que votre enfant portait le jour de sa disparition et informez-en la police.
- Ratissez votre secteur en collaboration avec la police et/ou vos voisins. Constituez une équipe composée d’amis et de membres de la famille pour faire des recherches aux endroits suivants : le trajet de retour de l’école, le centre communautaire, la demeure des amis et le lieu de rencontre favori de l’enfant. Cherchez tout vêtement, jouet, livre et autres effets personnels qui pourraient se trouver sur le sol ou sur du matériel, dans des poubelles, etc. Ne manipulez pas les articles que vous trouvez et appelez la police immédiatement.
- Assurez-vous qu’il y a quelqu’un à la maison en tout temps pour répondre au téléphone au cas où votre enfant téléphonerait.
- Assurez-vous que votre ligne téléphonique n’est jamais OCCUPÉE. Votre enfant pourrait essayer de communiquer avec vous.
- Communiquez avec l’organisme provincial de recherche à but non lucratif et faites inscrire le nom de votre enfant sur la liste des enfants disparus. Ces organismes fourniront un appui personnel, un soutien à l’enquête et des conseils sur les mesures à prendre qui faciliteront la recherche de votre enfant. Vérifiez toujours la réputation et la crédibilité des organismes avant de leur communiquer des renseignements confidentiels et détaillés.
- Agissez sans tarder, c’est très important. Concentrez-vous sur la tâche à accomplir, soit retrouver votre enfant. Demandez à un ami fiable de continuer à vous appuyer moralement. Chaque minute compte et doit être utilisée efficacement.
- Continuez vos recherches même si les résultats tardent à venir. Informez-vous des progrès de l’enquête auprès de l’enquêteur et de l’organisme de recherche provincial.
- Sollicitez l’appui des médias tels la radio, la télévision, les journaux ou les publications locales, sur les conseils de la police et de l’organisme de recherche seulement. Si vous recourez aux services d’un organisme de recherche, celle-ci procédera au filtrage et à l’évaluation des appels. Évitez de faire connaître votre numéro de téléphone ou votre adresse à domicile ou au bureau. Certains appels et lettres peuvent induire en erreur les enquêteurs et perturber considérablement la famille.
- Faites circuler une photo de l’enfant disparu. Les services de police et les organismes de recherche ont les ressources nécessaires pour le faire. La collaboration est essentielle et c’est pourquoi vous devez informer la police et l’organisme de recherche de vos démarches personnelles.
- Tenez un journal détaillé des personnes et des organismes avec lesquels vous avez communiqué et des démarches que vous avez entreprises. Vous éviterez ainsi de refaire les mêmes choses et vous pourrez vérifier les renseignements recueillis et faire un suivi.
Si vous soupçonnez qu’il y a eu fugue :
- Agissez rapidement et soyez conscient du temps qui s’écoule.
- Vérifiez la chambre de votre adolescent. Premièrement, regardez s’il a laissé une note concernant ses projets ou indiquant qu’il a fait une fugue. Deuxièmement, cherchez dans la chambre des indices visibles concernant la disparition et si vous devez ramasser des objets, faites-le avec beaucoup de soin et remettez-les là où vous les avez trouvés. Un enfant plus âgé pourrait emporter certains effets s’il fait une fugue, ou laisser une note expliquant son départ. Ne déplacez pas les objets dans la chambre, tels les papiers sur le bureau ainsi que dans la corbeille à papier, le portefeuille et le sac à main, la literie, le maquillage, les bijoux, le sac à cosmétiques et l’ordinateur personnel ou de la maison.
- Cherchez des indices d’appartenance à un culte ou à une secte religieuse. Vous pourriez le découvrir en examinant de près les livres, les revues, les collections, les cassettes, les disques compacts, les dossiers et les effets personnels de votre adolescent.
- Si vous connaissez les ordinateurs, vérifiez les forums de discussion et les courriels récents afin de déterminer s’ils indiquent que votre enfant ou votre jeune a été victime de leurre sur Internet. Si vous ne connaissez pas la façon d’effectuer une telle recherche, confiez-la aux experts. Les personnes inexpérimentées peuvent détruire des preuves précieuses stockées dans l’ordinateur.
- Ne tardez pas à aviser la police de la disparition de votre enfant si les signes et votre intuition vous portent à croire que votre enfant ou votre adolescent a été enlevé ou a fait une fugue.
- Vérifiez son casier et son pupitre à l’école pour en savoir plus long sur les plans de votre adolescent, les noms et adresses de ses amis et ses rencontres et activités possibles.
- Élaborez un calendrier indiquant les dernières activités et les activités préférées de l’adolescent. De plus, établissez les antécédents de l’adolescent en matière de consommation d’alcool et de drogues et dressez une liste des personnes avec lesquelles il a entretenu des rapports à cet égard.
- Procédez à la vérification des « endroits à vérifier » énumérés plus haut, en suivant les instructions.
Conseils à l’intention des familles
Les enfants doivent jouer et apprendre dans un milieu où ils se sentent en sécurité. Ce sentiment de sécurité leur est donné par leurs parents et les personnes qui en sont responsables. Les enfants doivent se sentir en sécurité à la maison, à l’école et dans leurs loisirs avant de pouvoir apprendre à faire preuve de prudence ailleurs.
Les parents et les gardiens peuvent donner aux enfants ce sentiment de sécurité en les incitant à faire confiance à leur instinct et à prendre leurs propres décisions. Permettez à vos enfants de faire des choix et de prendre des décisions tous les jours, ainsi que de participer aux discussions en famille. La mise en garde efficace contre les dangers de la rue commence à la maison.
Voici quelques conseils de base pour vous aider à assurer la sécurité de vos enfants :
- Apprenez aux enfants :
- leurs nom (en particulier leur nom de famille), adresse et numéro de téléphone, ainsi que le nom de leurs parents, le lieu où ils travaillent et le numéro de téléphone de certaines personnes avec qui ils peuvent entrer en contact;
- comment composer le 911 à la maison et à partir d’un téléphone public, en cas d’urgence.
- Pour aider les enfants à s’en souvenir, revoyez ces renseignements importants régulièrement et récompensez-les lorsqu’ils font du progrès. Gardez à l’esprit que les renseignements que peuvent apprendre les enfants dépendent de leur âge et de leur niveau de maturité.
- Insistez pour que les jeunes âgés de moins de 6 ans tiennent continuellement la main de l’adulte accompagnateur lorsqu’ils vont au magasin, au terrain de jeux, à l’école, au terrain de camping et à d’autres endroits connexes. Les enfants plus âgés doivent rester suffisamment près du parent pour que ce dernier puisse les surveiller en tout temps. Vous devez aussi surveiller attentivement vos enfants lorsqu’ils jouent.
- Il faut apprendre aux enfants à ne pas s’éloigner de vous dans les endroits publics, tout particulièrement dans les magasins, ni à jouer à « cache-cache ». S’ils s’éloignent ou se perdent, apprenez-leur à s’adresser à une personne qui porte une barrette nominative, comme un caissier ou un gardien de sécurité.
- Incitez les enfants à voyager en groupe, peu importe leur âge. Le fameux « compagnonnage » fonctionne à merveille.
- Insistez pour que vos enfants vous demandent la permission avant de monter en voiture avec quelqu’un ou d’accepter un cadeau ou un bonbon de quelqu’un, même s’ils connaissent la personne. Il faut apprendre aux enfants que les adultes ne demandent pas d’aide aux enfants.
- Ayez toujours un mot de code secret que seule votre famille connaît. Ce code doit servir à vérifier l’identité d’une personne « sécuritaire » en cas d’urgence, par exemple, si quelqu’un, autre que le parent ou le gardien, devait passer prendre l’enfant.
- Dites à votre enfant qu’un membre de la famille ou un ami l’informerait s’il vous arrivait quelque chose, et qu’un étranger ne serait pas au courant de cette information.
- Un enfant ne doit jamais partir sans dire à l’adulte responsable (enseignant, gardien, personne responsable des activités, moniteur) où il va et avec qui il sera.
- Enseignez aux enfants qu’il est correct de dire « NON ». Si une personne tente de les prendre ou de les retenir, apprenez-leur à crier fort, à lancer des objets, à jeter des meubles par terre, à faire du bruit et à crier « CE N’EST PAS MA MAMAN (OU MON PAPA) ».
- Promenez-vous dans le voisinage avec votre enfant, où il marche et joue fréquemment, en lui indiquant les « maisons sûres », c’est-à-dire les maisons où il peut aller en toute sécurité s’il y a une urgence, pour demander de l’aide ou attendre que ses parents viennent le chercher.
- Organisez un « centre de communication » à la maison, afin de toujours savoir où se trouvent les autres membres de la famille. Ce « centre » doit se trouver dans un endroit bien en vue et facilement accessible, et il doit y avoir suffisamment de crayons et de papier pour laisser des notes. De plus, la liste des numéros de téléphone des personnes clés et des numéros à composer en cas d’urgence doit être affichée dans cette piece.
- Ne laissez jamais votre bébé à quelqu’un pour que cette personne le tienne ou le surveille, même si ce n’est que pour un moment, à moins de bien connaître la personne. Ce conseil s’applique aussi aux jeunes enfants.
- Ne laissez jamais un jeune enfant sans surveillance dans un véhicule, même pour un instant. Bien des choses peuvent arriver à un enfant laissé seul dans une voiture, notamment :
- l’enfant peut s’éloigner du véhicule et se perdre;
- l’enfant peut être traumatisé ou blessé si quelqu’un volait le véhicule sans se rendre compte qu’il y a un enfant à l’intérieur;
- l’enfant peut être exposé à des conditions extrêmes (chaleur ou froid), voire même périr dans un incendie de voiture.
- Méfiez-vous des personnes qui vous demandent de prendre des photos de votre enfant. Par exemple, si vous voyez quelqu’un dans un parc en train de prendre des photos d’enfants, quittez les lieux. Une personne qui a une raison légitime de prendre des photos demandera la permission et vous montrera une pièce d’identité. Vérifiez attentivement cette pièce d’identité
- Promettez à votre enfant que vous ne l’abandonnerez jamais pour qu’il ne croie pas un étranger qui essaierait de l’enlever ou de le blesser.
- Dites à votre enfant que s’il disparaissait, vous seriez toujours à sa recherche, peu importe le temps que ça prendrait pour le retrouver.
Conseils aux enfants
Apprends par coeur ton nom de famille, ton adresse et ton numéro de téléphone.
Apprends par coeur le lieu de travail de tes parents et leur numéro de téléphone au travail.
Si tu as des problèmes, appelle le 911. Apprends également à faire des appels locaux et interurbains.
Demande toujours à ta mère, à ton père ou à ton gardien la permission d’aller quelque part. Dis-leur exactement où tu vas. Ne quitte pas cet endroit pour te rendre ailleurs sans d’abord demander la permission.
Marche, joue et va toujours à bicyclette en groupe ou avec un copain/une copine.
Connais et visite les maisons et les endroits de ton voisinage, que tes parents t’ont dit être des endroits sûrs.
Si quelqu’un que tu ne connais pas bien s’approche de toi et te demande ton nom, où tu demeures ou de l’aide, NE RÉPONDS PAS. Ne t’approche pas et sauve-toi aussi vite que possible.
Si quelqu’un te prend ou te retient, crie fort, débats-toi, donne des coups de pied et laisse aller le morceau de linge ou le sac à dos retenu.
Ne monte jamais à bord d’une voiture avec une personne que tu ne connais pas, même si cette personne t’offre de te ramener à la maison. Garde également tes distances si une voiture s’approche de toi.
Toutes les familles devraient avoir un « code secret » que personne d’autre ne connaît. En cas d’urgence, confie-toi seulement à une personne qui connaît ce code.
Dis « non » aux adultes qui te demandent de faire quelque chose pour eux, comme : trouver un animal, accepter un cadeau, participer à une activité, donner des directives.
N’échange jamais le mot de passe de ton ordinateur avec quelqu’un d’autre, et ne donne jamais de renseignements personnels et de photos à tes amis(es) par Internet.
Demande toujours à tes parents ou à ton gardien la permission de rencontrer un(e) ami(e) avec qui tu corresponds sur Internet.
Si tu as l’impression que ce que tu veux faire n’est pas correct, ne le fais pas.
Conseils aux parents ou aux tuteurs légaux qui voyagent avec un enfant
Ayez toujours avec vous les pièces d’identité appropriées, parexemple : passeport, carte de citoyenneté, certificat de naissance, baptistaire, certificat du statut d’Indien ou carte de résident permanent.
Ayez toujours avec vous des documents confirmant vos droits de garde si vous êtes séparé ou divorcé.
Si vous n’êtes pas le parent ou le tuteur légal de l’enfant, ayez avec vous une lettre de « permission de voyager » avec l’enfant. Cette lettre doit contenir les coordonnées des parents ayant la garde de l’enfant et une description de la situation.
Voyagez toujours dans le même véhicule que l’enfant lorsque vous traversez la frontière, même si vous voyagez en groupe dans plusieurs véhicules.
Soyez patient aux postes frontaliers pendant que des vérifications sont effectuées. La sécurité de l’enfant est primordiale.
La sécurité dans le cyberespace - Le leurre par Internet
Le réseau Internet est entré rapidement dans la vie des enfants et des jeunes. Par un simple clic de souris, les portes leur sont ouvertes sur le monde pour leur permettre d’explorer des endroits connus et inconnus. En plus de constituer un outil éducatif exceptionnel, le Web est un moyen de communication rapide qui permet aux enfants de communiquer avec leurs amis les plus proches et leurs « amis Internet » qui vivent à l’étranger. La valeur de cet outil est sans égal.
Cependant, le réseau Internet peut être dangereux pour les enfants et risque même de leur causer un tort considérable. Au fil de leur croissance et de leur apprentissage, les enfants sont susceptibles d’entrer en contact avec des prédateurs sur Internet. Leur innocence, conjuguée à leur nature confiante et sans peur, les amène souvent à explorer des sites Web qu’ils ne comprennent pas. Ce faisant, ils se rendent vulnérables et se mettent en danger. Essentiellement, plutôt que de les rencontrer en personne, les étrangers établissent une relation avec eux en secret.
La protection des enfants contre les prédateurs Internet n’est pas simple. De nombreux parents concluent que la seule solution consiste à empêcher leur enfant de naviguer sur le Web ou à le surveiller de très prêt. Cette mesure est plutôt drastique. De cette façon, il est certain que l’enfant prendra beaucoup de retard quant à sa capacité à se servir de l’un des outils d’éducation et de communication les plus puissants inventés à ce jour. En outre, en n’étant pas avertis, les enfants seront beaucoup plus vulnérables aux situations dangereuses lorsqu’ils utiliseront Internet à l’école, chez un ami ou à la bibliothèque.
La sécurité dans le cyberespace n’est pas très différente des autres méthodes de protection des enfants. Ce qui la distingue, c’est qu’elle tient compte du fait que l’enfant, en général, en sait probablement plus long que ses parents sur l’informatique et le réseau Internet.
Si c’est le cas de votre famille, voici quelques conseils à votre attention :
Soyez informé
Prenez des cours de navigation sur Internet. Mettez sur pied un groupe de soutien composé de parents intéressés à tirer profit de l’expérience des autres. Invitez des conférenciers à s’adresser aux membres de votre groupe. Consultez des vendeurs de matériel informatique pour connaître les progiciels qui protègent les enfants et les empêchent d’accéder au contenu offensant. Créez vous-même les comptes de votre enfant sur Internet ou demandez à quelqu’un qui s’y connaît de le faire pour vous. Renseignez-vous au sujet des mesures de protection prises à l’école, à la bibliothèque, chez les amis et à tout autre endroit où votre enfant pourrait avoir accès à Internet et se placer dans une situation dangereuse. Assoyez-vous avec votre enfant et discutez de son intérêt pour l’informatique et de ses « amis Internet ». Soyez particulièrement attentif à toute communication qu’il pourrait entretenir avec un adulte. Observez votre enfant et posez-lui des questions d’une façon non menaçante. Surveillez aussi vos relevés de carte de crédit pour savoir si votre adolescent consulte, à l’aide de votre carte de crédit, un site payant non acceptable. Tenez-vous au courant des dangers du réseau Internet.
Soyez intelligent
Établissez des règles sur l’utilisation d’Internet, notamment sur le moment où votre enfant peut naviguer en ligne et pendant combien de temps. Demandez à votre enfant d’utiliser un nom de code lorsqu’il est sur l’Internet. Changez les mots de passe fréquemment. Consultez périodiquement l’historique de la ligne de bavardage que votre enfant utilise. Vérifiez le lecteur de disque dur de l’ordinateur pour connaître la nature et la portée de ses activités. Conservez toujours l’accès aux comptes en ligne de votre enfant et vérifiez régulièrement, au hasard, les messages de courriel qu’il a reçus. Prenez note des documents qu’il a imprimés, en gardant particulièrement l’oeil ouvert pour des photos à caractère pornographique. Vérifiez périodiquement si les disquettes renferment du contenu obscène. Installez l’ordinateur dans un endroit très fréquenté de façon à pouvoir exercer une certaine surveillance. Recommandez à votre enfant de ne jamais donner ses prénom, nom de famille, adresse ou numéro de téléphone, ni le nom de l’école qu’il fréquente, l’endroit où vous travaillez ou tout autre renseignement qui pourrait aider un prédateur à le trouver. De plus, dites-lui par exemple de ne pas parler de vos projets de vacances sur Internet. Ceci pourrait inciter des voleurs à cambrioler votre demeure ou à s’emparer de votre voiture pendant que vous n’êtes pas à la maison, ou encore à commettre un enlèvement.
Soyez vigilant
Soyez attentif aux changements de comportement chez votre enfant, notamment le refus de parler d’activités en rapport avec Internet, la tendance à avoir des secrets, des signes visibles d’embarras lorqu’on lui pose certaines questions sur son utilisation du réseau Internet et l’usage évident d’un vocabulaire qui ne correspond pas à son âge. De plus, demandez-lui s’il numérise et envoie des photos, particulièrement de lui-même.
Les prédateurs demandent souvent des photos pour leur usage personnel ou pour en faire une diffusion massive. Assurez-vous que votre enfant n’a pas caché de photos à caractère sexuel montrant des enfants et des adultes. De telles photos sont souvent utilisées pour éliminer les inhibitions des enfants. Signalez à la police toute activité en ligne potentiellement dangereuse.
Quelques « symptômes » à surveiller
L’enfant ou le jeune :
- est obsédé par ses activités sur l’ordinateur;
- n’a aucun ami ou seulement quelques-uns, et semble passer tout son temps libre devant l’ordinateur;
- présente des changements visibles de personnalité et de comportement;
- a des secrets et n’est pas enclin à parler de ses activités sur l’ordinateur et des amis qu’ils a rencontrés sur Internet;
- semble démesurément préoccupé par ses conversations en ligne;
- ne collabore pas lorsqu’on l’interroge sur ses activités sur l’Internet;
- change l’écran ou ferme l’ordinateur lorsqu’une figure d’autorité entre dans la pièce;
- reçoit du courrier, des messages électroniques, des cadeaux et des colis suspects;
- reçoit beaucoup d’appels téléphoniques d’adultes ou d’amis que personne dans la famille ne semble connaître;
- demande des photos de lui-même pour les numériser et les envoyer à des amis;
- change de style vestimentaire soudainement et d’une façon qui ne lui ressemble pas;
- semble se vêtir pour paraître plus âgé, et peut-être plus attirant;
- télécharge de la documentation offensante, comme du matériel pornographique.
Si vous remarquez des changements dans l’apparence, le comportement et les activités de votre enfant, abordez-le d’une façon non menaçante et faites-lui part de vos inquiétudes. C’est la façon dont vous vous y prenez qui déterminera la nature de sa réaction et votre capacité à connaître ses activités.
La protection de votre enfant ou de votre jeune dans le cyberespace nécessite un travail d’équipe entre votre enfant, vos amis, vos voisins et vous. Prenez vos responsabilités! Soyez informé, intelligent et vigilant. La sécurité de votre enfant en dépend.
Vieillissement des photos
Les Services nationaux des enfants disparus de la GRC offrent un service du vieillissement des photos. Le procédé est à la fois un art et une science qui permet à un portraitiste judiciaire de faire un portrait actuel d’un enfant porté disparu à partir de photos.
Lorsqu’un enfant est porté disparu, il est essentiel que l’enquêteur connaisse son signalement et dispose de tous les renseignements pertinents sur l’enfant. Si la disparition remonte à plusieurs années, la photo originale perd son utilité. L’enquêteur doit avoir une photo à jour de l’enfant pour vérifier les dires de personnes qui l’auraient aperçu, publier des avis de recherche et des affiches, et se lancer sur de nouvelles pistes. Il est improbable que quelqu’un reconnaisse un enfant à partir d’une photo où il est âgé de deux ou de plusieurs années de moins.
Les Services nationaux des enfants disparus ont pour principal objectif d’aider les services de police à l’échelle nationale et internationale à chercher et à ramener les enfants disparus. La technologie du vieillissement des photos permettra d’aider plus efficacement les services policiers du Canada et favorisera la collaboration dans la recherche des enfants disparus.
Afin de profiter du service de vieillissement des photos, qui est offert en tout temps aux services de police du Canada et d’ailleurs, là où l’on ne dispose pas d’un tel service, il suffit de communiquer avec les Services nationaux des enfants disparus.
Voici le portrait vieilli de Yohanna Cyr, un bon exemple des résultats que l’on peut obtenir grâce au système.
Âge 2:

Âge 26:
Critères à suivre pour une demande du vieillissement d'un portrait
- L'enfant doit avoir au moins deux ans.
- L'enfant doit avoir été porté disparu depuis au moins deux ans.
- Il faut des photos de l'enfant, de face de préférence, prise le plus près possible du moment de sa disparition.
- Il faut fournir des photos des parents biologiques ainsi que des frères et des soeurs à l'âge auquel on voudrait vieillir le visage de l'enfant.
- Il faut fournir des photos des parents biologiques ainsi que des frères et des soeurs au même âge que l'enfant avait lorsqu'il a été vu pour la dernière fois et, si possible, à peu près dans la même pose.
- Les photos peuvent être en noir et blanc ou en couleur.
- NE PAS faire de marques sur les photos. Toute observation doit être faite sur une feuille de papier séparée (p. ex. essayer de montrer une cicatrice).
- Les meilleures photos sont celles prises à l'école. Pour que le portraitiste judiciaire obtienne une bonne ressemblance, il est préférable d'envoyer le plus grand nombre de photos possible.
Programme de transport
et de réunification familiale
« Notre objectif : réunir des familles »
Le 2 octobre 1991, la Ministre de la Justice et Procureure générale du Canada et le Solliciteur général ont annoncé la mise sur pied du Programme de transport et de réunification familiale afin d’aider à ramener des enfants disparus auprès de leurs parents ou tuteurs légitimes. Le programme est géré par les Services nationaux des enfants disparus (SNED), qui relèvent des Services nationaux de police de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Lorsqu’on retrouve un enfant enlevé et sous réserve de certaines conditions, le programme aide les parents ou tuteurs démunis à aller chercher leur enfant là où il se trouve afin de le ramener avec eux. Air Canada et Via Rail Inc. assument les frais de transport afin que le père, la mère ou le tuteur puisse aller chercher l’enfant. Ce service n’est pas offert par leurs transporteurs partenaires.
Le programme s’inscrit dans le programme Horizons enfance d’Air Canada, qui soutient entièrement les besoins des enfants canadiens.
Via Rail Canada Inc. est fier d’avoir été choisi transporteur terrestre officiel du Programme de transport et de réunification familiale, afin de réunir les Canadiens d’un océan à l’autre.
Éléments importants à noter :
- Seuls les parents qui ne peuvent payer leurs frais de transport sont admissibles
- Toutes les dispositions doivent être prises par l’intermédiaire des SNED (sous réserve de l’approbation finale d’Air Canada ou de Via Rail Inc.)
- Les réservations dépendent de la disponibilité des sièges désignés pour le programme
- Aucun échange de fonds ne sera permis entre les SNED et les parents, les tuteurs ou un service d’État en vue de la prise de dispositions pour les déplacements. Une carte de crédit valide est nécessaire pour payer les taxes et les redevances d’aéroport, le cas échéant
- Les SNED ne remboursent pas les personnes ayant déjà pris des dispositions pour leur déplacement
- Un préavis doit être donné au moins 24 heures à l’avance, du lundi au vendredi, aux fins du traitement de la demande d’aide
- Aucune aide ne sera apportée pour transporter le parent qui a enlevé l’enfant, même si c’est lui qui accompagne l’enfant pour son retour à la maison.
L’admissibilité au programme dépend des conditions suivantes :
- L’aide est limitée aux cas d’enlèvement d’enfant par le père ou la mère (y compris les cas où l’enfant est sous la garde d’un tuteur privé ou a été enlevé par un tuteur privé);
- Le programme servira :
- au transport de l’enfant enlevé jusqu’à chez lui;
- au transport aller-retour du parent qui sera réuni avec son enfant jusqu’à l’endroit où se trouve l’enfant victime d’enlèvement;
- à aider une personne autre que le parent, approuvée par les autorités, à aller chercher l’enfant.
- La demande de transport doit provenir d’un des services demandeurs suivants :
- un organisme d’application de la loi qui fait enquête relativement à une plainte d’enlèvement d’enfant par le père ou la mère;
- un représentant d’une autorité centrale canadienne, conformément à la Convention de la Haye sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants;
- les SNED ou un organisme désigné par les SNED des Services nationaux de police, par exemple, un organisme sans but lucratif reconnu.
- Le service demandeur est responsable d’évaluer la situation financière du parent ou du tuteur qui bénéficierait du programme avant que toute disposition soit prise. Essentiellement, le parent ou le tuteur doit avoir besoin d’aide financière pour se déplacer au Canada ou se rendre à l’étranger.
- Il faut définir le type officiel de garde en vigueur. Le service demandeur doit faire tout en son possible pour s’assurer que l’enfant peut être retiré légalement de la garde du parent qui l’a enlevé avant que l’autre parent ou le tuteur puisse faire une demande. L’enfant disparu doit être placé sous la garde de l’État, par exemple des services sociaux, d’un service de placement en famille d’accueil, d’un service de protection de la jeunesse, d’une société d’aide à l’enfance ou de tout autre service similaire situé au Canada ou dans le pays où l’enfant a été trouvé. Ainsi, on évitera que l’enfant soit enlevé à nouveau pendant que l’autre parent est en route pour venir le chercher. Lorsqu’il existe un risque que l’enfant soit enlevé à nouveau avant l’arrivée du parent qui vient le chercher, les critères ne sont pas respectés et aucune aide n’est accordée.
- Le service demandeur doit confirmer que le parent ou tuteur a en sa possession tous les documents nécessaires pour que la personne désignée puisse voyager aller-retour sans interruption à l’intérieur du Canada ou à l’étranger.
- Les réservations seront faites seulement lorsque l’enfant aura été retiré de la garde et de l’emprise du parent ou du tuteur l’ayant enlevé et que tous les documents de voyage nécessaires seront réunis.
Pour de plus amples informations, communiquer avec :
Services nationaux des enfants disparus
Services nationaux de police
Gendarmerie royal du Canada
1200, Promenade Vanier
Ottawa (Ontario)
K1A 0R2
Canada
Téléphone (appels locaux) : (613) 993-2699
Télécopieur : (613) 993-5430
ou visiter notre site Internet : www.nosenfantsdisparus.gc.ca