Par Marlene L. Dalley, Ph.D.
Recherches et développement des programmes
Les Services nationaux des enfants disparus (SNED) sont fiers dêtre au service des Canadiens depuis vingt ans. Le Bureau denregistrement des enfants disparus de la GRC a été ouvert officiellement le 15 août 1986. À lépoque, on ne disposait daucune statistique précise sur les disparitions denfants. Sous la pression du public et des organismes de recherches à but non lucratif, le gouvernement fédéral a alloué des fonds et des ressources pour une conférence nationale et pour une recherche sur les enfants disparus. La conférence a donné aux gens qui partagent le même intérêt loccasion de se réunir pour discuter de la situation des enfants disparus et létude a permis de préciser la nature et lampleur du problème. Létude a porté sur quatre grandes villes, soit Edmonton, Surrey, Montréal et Toronto. On a relevé tous les cas denfants disparus de moins de 18 ans et on a compilé les données, afin de produire un portrait national.
À la lumière des résultats de la recherche, on a conclu quil fallait plus de soutien de la police et de collaboration entre les ministères qui participent à la recherche et au retour de lenfant. On a créé un nouveau fichier dans le Centre dinformation de la police canadienne où verser les données sur les enfants disparus par catégorie et selon les caractéristiques du cas, de manière à pouvoir produire chaque année un portrait plus détaillé de la situation au Canada. Les données sont compilées pour les besoins de la publication périodique de statistiques nationales. Chaque année, le 25 mars, jour national des enfants disparus, les SNED publient un rapport sur les enfants disparus. Au fil des ans, les SNED sont passés de deux à neuf employés un adjoint administratif, quatre policiers (y compris le s.-off. resp.), un gestionnaire de la recherche et du développement, un analyste de liaison et deux analystes des données opérationnelles.
Les Services nationaux des enfants disparus, autrefois appelés le Bureau denregistrement des enfants disparus, ont ajouté deux programmes à leurs services, soit le Programme de transport et de réunification familiale et le Programme de vieillissement des photographies. Les SNED offrent aussi dorénavant un service daide à lAlerte AMBER et un partenariat de service avec Transports Canada.
En 1995, le Bureau denregistrement des enfants disparus, avec son partenaire de lépoque, les Services de police communautaires, contractuels et autochtones, a mérité le prix Can Pro et le prix Crime Stoppers International pour la production de la vidéo de prévention du crime intitulée « Enfants en sécurité ».
En 1996, le programme nos enfants disparus a reçu le Prix dexcellence du Conseil du Trésor du Canada pour le service au public.
En 1999, le programme nos enfants disparus a reçu le prix Webber Seavey Award for Quality in Law Enforcement à la 106e conférence de lAssociation internationale des chefs de police (AICP) tenue à Charlotte, en Caroline du Nord.
De 1993 à 2006, les SNED ont fait partie du programme nos enfants disparus qui fonctionnait de façon officielle. Aujourdhui, nous profitons des progrès technologiques et maintenons notre service avec nos partenaires Affaires étrangères Canada, lAgence des services frontaliers du Canada, le ministère de la Justice Canada et les Services nationaux de police de la Gendarmerie royale du Canada.
En 1998, le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international a publié son quatrième rapport intitulé « L'enlèvement international d'enfants : solutions de rechange ». Les responsables du Bureau denregistrement des enfants disparus ont fait des présentations au comité, ce qui a donné lieu à la formulation de plusieurs recommandations qui ont entraîné dimportants changements.
Les SNED reconnaissent sept organismes à but non lucratif qui satisfont leurs critères, soit Enfant-Retour (Child Find) et ses filiales provinciales, Missing Children Society of Canada, Victims of Violence: Canadian Center for Missing Children, Service social international Canada, Réseau Enfants Retour Canada, Opération Retour au foyer et National Missing Children's Locate Center Canada Inc. Certains de ces organismes participent à fond aux recherches et au retour denfants disparus, dautres apportent du soutien aux parents, ramènent les enfants à la maison, établissent les liens avec les services sociaux et tiennent des activités de prévention du crime. Essentiellement, ils offrent une gamme de services qui soutiennent tant la police que les parents dans différents aspects de lenquête sur la disparition. Les SNED travaillent aussi en étroite collaboration avec le National Centre for Missing and Exploited Children des États-Unis.
Les SNED ont collaboré aux enquêtes de plusieurs organismes canadiens et étrangers. Si lon soupçonne que lenfant étranger porté disparu réside au Canada, ils jouent un rôle important dans lenquête. En 2006, les SNED ont collaboré à 100 dossiers canadiens, à 189 dossiers américains et à 116 dossiers internationaux. Depuis 1988, les Services nationaux des enfants disparus ont contribué à 9 476 dossiers denfants disparus (donnée de décembre 2006). Sur demande, on offre de la formation aux policiers au Canada et à létranger.
Au fil des ans, les SNED ont publié plusieurs rapports de recherche sur lenlèvement par le père ou la mère, lenlèvement par un étranger et les fugueurs. En outre, notre chercheur a siégé à plusieurs comités gouvernementaux et non gouvernementaux, dans le but de mousser des changements destinés à mieux protéger les enfants disparus et leurs familles. Les SNED ont publié plusieurs dépliants et rapports sur la prévention du crime quon peut obtenir sous forme papier ou électronique à ladresse www.ourmissingchildren.gc.ca .
Nous remercions tous nos partenaires pour leur soutien année après année et nous nous engageons à continuer de servir les services de police, les organismes de recherche, les services gouvernementaux, les parents et les enfants pour les vingt prochaines années.
Rédigé par Liz Ballendine, Relations publiques
Missing Children Society of Canada, Calgary, Alberta
Le 12 octobre 2006, la Missing Children Society of Canada (MCSC) a eu lhonneur dêtre le premier organisme à but non lucratif à mériter le Prix Air Canada Horizons enfance GRC enfants retrouvés 2006
La cérémonie de remise du prix sest déroulée au quartier général du District sud de la GRC à Calgary, en Alberta. Le prix a été présenté par le sergent détat-major Roger Martin, s.-off. resp. des Services nationaux des enfants disparus, Mme Marlene Dalley, Ph.D., gestionnaire de la recherche et du développement, linspecteur Michael Martin, du District Sud de lAlberta, et M. Mike Prosser dAir Canada.
Rhonda Morgan, fondatrice et directrice de la Missing Children Society of Canada qui a accepté le prix au nom de la MCSC a affirmé : « Cest un honneur de recevoir ce prix et nous sommes reconnaissants envers la police et Air Canada de souligner le travail que nous faisons. »
Le prix Air Canada Horizons enfance GRC enfants retrouvés est un prix dexcellence qui souligne le travail et les efforts dun individu ou dun organisme canadien pour la recherche et le retour en sécurité denfants disparus. Les candidatures ont été soumises par des organismes dapplication de la loi, des organisations à but non lucratif et des bénévoles qui travaillent avec la police locale. Les critères et le choix du gagnant ont été fixés par les Services nationaux des enfants disparus, des Services nationaux de police à la GRC, de concert avec des responsables dAir Canada.
Le Premier ministre Harper a trouvé du temps dans son horaire chargé pour visiter le Centre canadien des enfants disparus et de lexploitation des mineurs et sinformer des services quil offre. Le commissaire Zaccardelli a remis au Premier ministre un tableau illustrant le navire de la GRC, la St-Roch, qui a été le premier à réaliser la traversée de lArctique par le passage du Nord-Ouest, entre 1940 et 1942.
En 2006, une délégation du Centre coréen des enfants disparus a visité les Services nationaux des enfants disparus et le Centre national de coordination contre lexploitation des enfants. Les délégués sont venus en apprendre davantage sur les services entourant les disparitions denfants, sur les recherches en cours, sur la cueillette de statistiques nationales et les méthodes de publication, sur les techniques denquêtes et sur la nature et la portée des services de soutien connexes. Deux parents qui ont perdu des enfants dâge préscolaire en Corée ont aussi assisté aux réunions et exposé les circonstances propres à leurs dossiers (visiter : http://www.missingchild.or.kr ).
Saviez-vous que chaque jour, au Québec, on signale à la police la disparition de 19 enfants en moyenne? Il sagit pour la plupart de fugueurs des jeunes de 12 à 17 ans qui fuient la maison ou le centre jeunesse pour diverses raisons, que ce soit le besoin de se rebeller, daffirmer son indépendance ou déchapper à des abus. Heureusement, plus de 86 % de ces enfants sont retrouvés et ramenés à la maison dans la semaine qui suit leur disparition.
Lexpérience de la fugue peut être effrayante tant pour lenfant que pour la famille. Lenfant devient vulnérable dès quil quitte la maison il pourrait sombrer dans la drogue, la criminalité et lexploitation sexuelle. Devant cette réalité, bien des familles éprouvent de la culpabilité, de la dépression, voire une peur paralysante qui les empêche de chercher le soutien et laide dont ils ont besoin. Souvent, ils ne savent pas à qui sadresser pour avoir de laide.
Le soutien aux familles tout au long de labsence de lenfant constitue un volet important du mandat du Réseau Enfants Retour Canada . Nous avons récemment collaboré avec le Service de police de de la Ville de Montréal et En Marge , organisme communautaire qui fournit des services et qui aiguille les adolescents qui vivent dans la rue, et nous avons publié un livre de référence intitulé « Revenir pour rester » . Cet outilprécieux sadresse aux parents de fugueurs et leur propose diverses solutions pour quils sachent quoi faire, où obtenir de laide si leur enfant fugue et, surtout, comment agir avec lenfant lorsquil rentre à la maison. Le livre présente aussi des outils pour aider les parents à prévenir que leur enfant ne fugue à nouveau.
Si vous souhaitez obtenir un exemplaire de ce livre ou si vous connaissez une famille à risque, faites-leur connaître lexistence de ce livre, offert en anglais et en français, via notre site Web www.missingchildren.ca ou le site du Service de police de la Ville de Montréal www.spvm.qc.ca
Fuguer est souvent un appel à laide plus lenfant passe de temps dans la rue, plus il sexpose à lagression et à lexploitation.
Merci de nous aider à créer un milieu soutenant et formateur pour nos jeunes et leurs familles.
Pina Arcamone
Directrice générale
Réseau Enfants Retour Canada
www.missingchildren.ca
Réunion du groupe de travail sur lAlerte AMBER - Washington DC. Rédigé par la cap. Marie-France Olivera
La cap. Olivera a assisté à la deuxième réunion du groupe de travail qui a été présidée par la secrétaire adjointe à la Justice Regina Schofield. Elle y a côtoyé de hauts responsables dorganismes, notamment John Rabun, vice-président et administrateur en chef des opérations du National Centre for Missing and Exploited Children (NCMEC), le directeur de la National Association of Broadcasters, et des gestionnaires de programme des US Border Protection Services. La cap. Olivera a eu loccasion de sentretenir avec M. John Bish, le père de Molly Bish qui a été enlevée et tuée dans lÉtat du Massachusetts en 2000 un grand défenseur de lAlerte AMBER. Aucun homologue mexicain nétait présent, et le groupe de travail cherche un nouveau représentant mexicain. La cap. Olivera a fait une présentation en espagnol sur le NCMEC et sur le programme NED.
La réunion visait surtout à ébaucher un avertissement de personnes en danger - un protocole qui sappliquerait aux dossiers denlèvement denfant qui ne satisfont pas les critères de lAlerte AMBER. Songeons par exemple à lenfant qui a été enlevé mais pour lequel on na aucun renseignement sur le suspect ou le véhicule.
La coordonnatrice de lAlerte AMBER à la Police provinciale de lOntario a indiqué au groupe de travail que lOPP navait pas observé une hausse des activations de lAlerte AMBER, même si elle a activé plusieurs Alertes AMBER sans disposer de renseignements sur le suspect ou le véhicule. Toutefois, il a été établi quil fallait appliquer strictement les critères de lAlerte AMBER afin den préserver la crédibilité et déviter des poursuites au civil par des parents mécontents. En outre, en situation de coopération internationale, les coordonnateurs américains de lAlerte AMBER ont fait savoir quils nactiveraient une Alerte AMBER à la demande des policiers canadiens que si tous les critères étaient remplis. Les représentants canadiens ont dit quils feraient de même dans la situation inverse.
Pour 2006, le NCMEC et le Fox Valley Technical College ont conçu six cours sur les enfants disparus. Lun deux, intitulé Child Abduction Response Team (Équipe dintervention en cas denlèvement denfants), a été conçu pour préparer plus de 500 policiers à un éventuel déploiement dans des secteurs qui doivent composer avec un cas denlèvement très risqué. Cette équipe collaborera avec léquipe Adam déjà en place constituée de policiers spécialisés à la retraite et bénévoles déployés dans les collectivités où se déroulent des recherches très risquées denfants disparus. Parmi les autres cours, mentionnons « AMBER and the Media », « Leadership for Missing Children (LMC) » et « Investigative Strategies for Missing and Abducted Children (ISMAC) ».
Réunion du groupe de travail sur lAlerte AMBER
Le 10 janvier 2007, Moncton (NB)
Rédigé par la cap. Marie-France Olivera
La cap. Olivera, coordonnatrice nationale de lAlerte AMBER a assisté à la réunion du groupe de travail de lAtlantique sur lAlerte AMBER à Moncton (Nouveau-Brunswick) le 10 janvier 2007. Depuis la conférence nationale sur lAlerte AMBER tenue à Albuquerque (Nouveau-Mexique) en juillet 2006, à laquelle ont assisté des représentants dorganismes américains, canadiens et mexicains dapplication de la loi, plusieurs coordonnateurs de lAtlantique ainsi que la directrice exécutive de Child Find P.E.I, Lori St-Onge, ont jugé nécessaire de mettre sur pied des équipes dintervention en cas denlèvement denfants (EIEE), à linstar de nos homologues américains. LEIEE repose sur la convergence dune multitude de ressources communautaires pour maximiser les chances de ramener sain et sauf lenfant enlevé. La constitution dune EIEE garantira à la famille et à la communauté laccès en tout temps à ces ressources. Si un enfant était enlevé, les membres de lEIEE seraient prêts à appliquer immédiatement un plan daction préétabli. Phil Keith, chef à la retraite de la police de Knoxville (Tennessee) et actuel gestionnaire du programme de formation de lAlerte AMBER, et Ron Laney, administrateur adjoint de la Child Protection Division, Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention, ont fait une présentation au groupe sur la façon de commencer. Ils ont expliqué comment trouver et mobiliser les ressources dans chaque province. Le département américain de la Justice a généreusement accepté de couvrir les frais de transport, dhébergement et dinscription au cours pour les coordonnateurs canadiens de lAlerte AMBER et leurs équipes qui souhaiteront suivre le cours de quatre jours et demi. En 2007, le cours sera offert dans plusieurs villes américaines.
Phil Keith a aussi suggéré de réserver un espace dans le bulletin mensuel « AMBER Alert Advocate » pour des nouvelles canadiennes, afin de mieux informer et les Canadiens et les Américains des dossiers et des initiatives qui touchent leurs pays respectifs. Le Canada et les États-Unis souhaitent continuer déchanger librement des renseignements dans un souci defficacité dintervention dans les enquêtes transfrontalières denlèvement et de disparition denfants.
Au sujet des affiches de lAlerte AMBER, la police canadienne peut aussi compter sur leur production gratuite par le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) américain. Quant aux dossiers denlèvement qui ne cadrent pas avec le programme de lAlerte AMBER, le NCMEC assumera les frais des 200 premièresaffiches.
Cette initiative sajoute à lactuel service offert par les SNED de produire une affiche LOCATER et de la diffuser par courriel à des milliers de services de police américains et dorganismes canadiens.
La United States Wireless Foundation, organisme à but non lucratif, négocie activement avec ses homologues canadiens pour approcher les grandes sociétés de communication sans fil afin dencourager tous leurs abonnés à accepter de recevoir gratuitement les avis secondaires des alertes AMBER sur leurs cellulaires et autres appareils électroniques. Cette diffusion ciblée permettrait de rejoindre les abonnés des secteurs géographiques visés par une alerte AMBER, ajoutant par le fait même autant de paires dyeux aux recherches de lenfant disparu. La cap. Olivera encourage tous les intéressés de lAlerte AMBER à écrire à la fondation canadienne des télécommunications sans fil dans le but détablir ce protocole de travail.
En ma qualité coordonnatrice nationale, je me fais le porte-parole de tous les coordonnateurs canadiens de lAlerte AMBER pour remercier sincèrement nos partenaires américains de leur engagement et de leur générosité.
Les coordonnateurs de lAlerte AMBER du programme NED intéressés à suivre les cours « Investigative Strategies for Missing and Abducted Children » et « Leadership for Missing Children » sont priées de communiquer avec la cap. Olivera au 613-993-8656. Ils trouveront plus de renseignements sur ces cours sur le site http://www.fvtc.edu/index.asp .
Le problème de lexploitation sexuelle des enfants en ligne semble avoir pris de lampleur ces dernières années. Internet a changé la façon dont se commettent les crimes dexploitation sexuelle des enfants, mais aussi les enquêtes et les poursuites. Pour enquêter sur ce genre de crime sans frontière, il faut un centre spécialisé doté de ses propres ressources. Lefficacité de lappareil canadien de justice pénale a aussi été mise à lépreuve pour le traitement de cette activité criminelle.
En mai 2004, le gouvernement du Canada a annoncé lexpansion du Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants (CNCEE) dans le cadre de la stratégie nationale canadienne de protection des enfants contre lexploitation sexuelle en ligne.
Le CNCEE a été mis sur pied à la GRC, aux Services nationaux de police. Son mandat est dassurer la coordination nationale des enquêtes ainsi que la liaison internationale, de promouvoir des normes denquête nationales et la mise en commun du renseignement criminel, de rehausser la capacité de la collectivité policière canadienne denquêter efficacement sur ces crimes, et de mettre au point des stratégies de prévention, déducation et de sensibilisation.
Depuis septembre 2005, le CNCEE est dirigé par la surintendante Earla-Kim McColl, venue du District du Lower Mainland, Division E (Colombie-Britannique), de la GRC.
Sous la férule de la surintendante McColl, le Centre a fait des progrès vers son but daccroître les efforts denquête afin déradiquer les images dabus sexuel denfants en ligne et darrêter les criminels qui les regardent, les échangent et les produisent.
Le Centre semploie aussi à élaborer des méthodes efficaces pour identifier et localiser les victimes dabus, afin de les mettre à labri et den prendre soin. Depuis que le Centre est opérationnel, les enquêteurs canadiens de tous les services de police sont parvenus à identifier 100 enfants canadiens qui étaient victimes dabus sexuel en ligne.
Le Centre travaille actuellement à la conception de la Banque canadienne dimages contre lexploitation des enfants (BCIEE), une base de données relationnelle qui permettra au centre de conserver des images recueillies partout au pays et de travailler avec tous les services de police pour identifier les victimes.
Le Centre travaille avec des partenaires nationaux et internationaux et assure la liaison pour toutes les enquêtes internationales dexploitation sexuelle denfants facilitée parInternet qui nécessitent la participation du Canada. Le CNCEE a récemment joué un rôle important dans lidentification et le sauvetage de trois enfants allemands soumis à desabus sexuels et dans larrestation de leur abuseur. Le Centre a aussi pris des mesures proactives dans des enquêtes qui ont mené à larrestation de délinquants, notamment dans une enquête de poste-à-poste où deux jeunes délinquants ont été accusés en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et aiguillés vers le programme de déjudiciarisation pour un premier délit.
Pour de plus amples renseignements sur le CNECC, visiter le site Web. Pour plus de renseignements sur lexploitation sexuelle des enfants et des jeunes sur Internet, veuillez consulter le sommaire de lanalyse de l'environnement.
Cette initiative découle dun incident survenu à laéroport dAmsterdam : une fillette canadienne avait réussi à échapper à son père qui nen avait pas la garde, mais elle lui a été remise par les autorités, sans quaucune question nait été posée. Cest ainsi que lenlèvement de lenfant a été réussi.
Depuis avril 2005, les employés de Transports Canada (TC) sont à laffût denfants disparus, surtout des enfants qui quitteraient un aéroport canadien illégalement. TC aaccepté de diffuser sur son site intranet des documents de sensibilisation et des photos denfants disparus. Ces changements ont pour but daider les employés à reconnaître les signes dun enlèvement en cours. M. Jean Barrette, directeur des Opérations de sécurité à Transports Canada, affirme candidement : « Nous avons lobligation morale de protéger les enfants. »
Le 8 novembre 2006, La cap. Marie-France Olivera, des Services nationaux des enfants disparus, sest adressée aux gens de lAssociation du transport aérien du Canada, lors dune réunion à laquelle assistaient des gestionnaires de divers secteurs de lindustrie de laviation civile, notamment des transporteurs aériens, des services techniques et lesservices de sécurité du fret aérien. La réunion avait pour but de faire connaître à ces organismes les préoccupations des SNED et de les inviter à soutenir le programme.
Pour de plus amples renseignements sur cette initiative de sensibilisation, communiquer avec la cap. Marie-France Olivera au 613-993-8656, ou sans frais au 1-877-318-3576.
Par Tracey Allen
Relations publiques, RCSP
Le cours Premier intervenant de cas denfants disparus offert sous forme électronique aide le personnel policier et le public à mieux comprendre les différentes catégories denfants disparus et à faire des interventions plus efficaces devant une disparition denfant. Le cours aborde le programme de lAlerte AMBER et en décrit clairement les objectifs ainsi que les rôles et les responsabilités de toutes les parties en cause.
Pour de plus amples renseignements, visiter le site www.cpkn.ca ou appeler au 1-866- 357-CPKN (2756)
S.é.-m. Roger Martin, s.-off. resp. des SNED
Conférence nationale des carrefours dinformation américains et des OBNL
Appleton (Wisconsin), du 19 au 21 octobre 2006
Les SNED ont été invités à présenter leurs services et ceux dautres organismes canadiens aux organismes à but non lucratif et aux carrefours dinformation américains. On y a fortement insisté sur limportance de rester en communication avec les organismes dapplication de la loi dans les cas de disparitions denfants, afin déviter tout dédoublement defforts.
On a aussi mis en lumière le rôle vital des organismes de recherche, qui restent en communication avec les familles des victimes, ce qui permet à la police de mieux se concentrer sur lenquête comme telle. Il est très important de faire progresser lenquête rapidement, pour éviter que lenfant ne soit amené hors du pays ou ne soit blessé grièvement.
Le conférencier a aussi expliqué les limites imposées aux organismes canadiens dapplication de la loi par la Loi sur la protection des renseignements personnels, la Loi daccès à linformation , les lignes directrices applicables au règlement touchant une tierce personne et la charte dInterpol.
Les SNED félicitent Lori St-Onge, directrice exécutive de Child Find P.E.I., qui vient de se joindre à lAssociation for Missing and Exploited Childrens Organization (AMECO). Nous te souhaitons beaucoup de succès dans la coordination des programmes et des enquêtes et dans ce que tu apporteras au service de lorganisation.
La conférence a été une excellente occasion dapprofondir nos relations avec des organismes canadiens à but non lucratif, de discuter en détail de dossiers dintérêt commun et de profiter doccasions de réseautage.
Mise à jour de lAgence des services frontaliers du Canada
Par Marc Perras, ASFC
UN PEU DHISTOIRE
Le programme de lAgence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour retrouver des enfants disparus ou enlevés a été élaboré bénévolement par des agents des douanes à titre dinitiative locale au début des années 80. En 1986, devant le succès du programme local, un programme national a été mis sur pied. On a élaboré un cours sur les techniques pour reconnaître et intercepter des enfants disparus et, en 1987, ce sont 3 500 agents des douanes qui avaient été formés et gardaient lil ouvert. Lentreprise était considérable, aucun autre service de douanes navait un pareil programme. Le premier programme intégré sest appelé Projet retour international.
Le 1er juillet 1991, le Bureau denregistrement des enfants disparus (BEED) et Projet retour international ont uni leurs forces pour travailler ensemble à récupérer des enfants disparus. Cette opération conjuguée permettait de diffuser aussi rapidement que possible des avis de recherche du kidnappeur et de lenfant disparu. En 1993, cette initiative du BEED est devenue le programme nos enfants disparus. Tous étant conscients de limportance de travailler en équipe et en partenariat, le programme nos enfants disparus sest adjoint, au fil des années, la participation du ministère de la Citoyenneté et de lImmigration (CIC), du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et du ministère de la Justice (MJ). En 2004, au moment où la fonction de contrôle aux points dentrée est passée de CIC à lASFC, les programmes dimmigration et des douanes ont été combinés.
Voici donc les services offerts par lASFC :
Prix et reconnaissances remis aux partenaires du programme
1996 - Prix dexcellence du Conseil du Trésor du Canada.
1999 - Association internationale des chefs de police - Webber Seavey Award for Quality in Law Enforcement.
STATISTIQUES DE RÉCUPÉRATION DE LASFC
Entre le 1er janvier 2006 et le 30 septembre 2006, lASFC a récupéré 51 enfants dont on avait signalé la disparition ou lenlèvement.
DOSSIERS RÉCENTS
Tentative denlèvement par la mère déjouée par la coopération internationale
En mars 2006, le programme nos enfants disparus (ASFC) a reçu de la Police provinciale de lOntario (OPP) une information selon laquelle une femme avait enlevé son fils dans son foyer nourrissier ce matin-là et quelle sapprêtait à quitter les États- Unis à bord dun vol à destination de lEurope. Linformation a été transmise au Centre national dévaluation des risques (CNER) où on a versé au système un avis de recherche de la mère et de son fils, puis on la transmis au National Targeting Center (NTC) aux États-Unis. Léquipe locale dImmigration and Customs Enforcement a pris sous garde la mère et son fils. Grâce à la collaboration entre lOPP, le CNER et le NTC, tout elintervention sest déroulée en 45 minutes, depuis la réception du signalement, lévacuation de la mère et de lenfant de laéronef et leur mise en détention.
Une mère tente dentrer au Canada avec son fils porté disparu
En janvier 2006, une femme qui voyageait avec ses deux fils (un fils adulte et lautre, mineur) est arrivée à un point dentrée canadien. La mère a indiqué vouloir venir acheter une maison au Canada pour sy établir en permanence. Une vérification dans les bases de données a révélé que le fils mineur avait été porté disparu aux États-Unis en août 2005 et quil était réputé être en danger. On a aussi mis au jour des condamnations contre la mère pour port dune arme dissimulée, pour port dune arme à feu chargée dans un lieu public, et pour vandalisme. Elle a avoué avoir fracassé les pare-brise de 10 véhicules parce quelle était mécontente des services de son avocat. Le fils adulte avait aussi été condamné pour distribution et culture de marihuana. La fouille du véhicule a permis de trouver 25 grammes de marihuana. Tous trois ont été ramenés aux États-Unis et à son arrivée, la femme a été arrêtée par les agents américains.
Un avis de surveillance permet de trouver une jeune à risque
En mars 2006, lASFC a reçu de la United States Customs Border Protection une demande de surveillance à la frontière pour une jeune fille de 17 ans qui pourrait se diriger vers le Canada. Selon linformation reçue, la jeune fille aurait eu des idées suicidaires. Grâce à une correspondance sur la plaque dimmatriculation, on a intercepté le sujet à un point dentrée canadien. À lexamen du véhicule, on a trouvé plusieurs couteaux et du raticide. Des vérifications ont révélé que la jeune fille avait déjà commis des délits armés. Le sujet a été retournée vers les États-Unis et remise aux agents de la Customs Border Protection.
Faux chef scout
En juillet 2006, un homme vivant aux États-Unis et un adolescent vivant en Europe sont arrivés à un point dentrée canadien. Ladulte a indiqué à un agent des Services frontaliers (ASF) quil était chef scout et que ladolescent était un scout en visite de létranger. Quand on la lui a demandée, ladolescent navait aucune lettre dun père ou dune mère lautorisant à voyager avec un étranger. LASF a procédé à une vérification didentité et à un second examen du véhicule et des bagages. Une vérification dindices a révélé que ladulte avait un dossier faisant état de rapports sexuels avec des mineurs, ce que ladulte a nié. On a communiqué avec les autorités américaines pour faire dautres vérifications qui ont confirmé les soupçons. Ladulte sétait rendu à un grand aéroport international américain pour y cueillir le jeune juste avant de venir au Canada. On leur a refusé lentrée au Canada et on les a remis aux autorités américaines.
Plus tard, les autorités américaines nous ont dit avoir téléphoné à la mère du jeune qui navait aucune idée que son fils était en Amérique du Nord. Une vérification auprès de Scouts USA a révélé que ladulte nétait pas un chef scout.
Utilisation frauduleuse de certificats de naissance
Le 27 août 2006, une femme et ses deux enfants sont arrives à un aéroport canadien à bord dun vol transfrontalier. La femme avait en sa possession des certificats de naissance originaux émis par le Canada portant les noms quelle avait inscrits sur sa carte de déclaration douanière. Elle les a présentés plus tard aux agents dimmigration. Toutefois, à la ligne d'inspection primaire, elle a présenté une photocopie de certificats de naissance dun autre pays pour les enfants, dont les renseignements ne concordaient pas avec ceux de la carte de déclaration. Son conjoint de fait est arrivé à bord du même vol, mais a déclaré avoir voyagé seul vers une autre destination aux États-Unis. Lors de lexamen, on a déterminé que le couple sétait rendu dans un pays des Antilles pour enlever les enfants qui vivaient légalement avec leur père. La femme a prétendu que son avocat antillais lui avait remis deux certificats de naissance émis au Canada pour des jumeaux aux noms différents afin de pouvoir prendre un vol pour quitter le pays antillais. Les quatre se sont rendus aux É.-U., doù ils se sont envolés vers le Canada le lendemain. Le conjoint de fait a admis quils avaient lintention de ramener les enfants sans la permission de leur père. Les deux adultes ont été arrêtés pour enlèvement et détenus par la police. Les enfants ont été confiés à la société daide à lenfance jusquà ce que des agents dImmigration puissent clarifier leur citoyenneté et les conditions de lordonnance de garde de leur pays.
Fuite en douce
Le 2 août 2006, des agents des Services frontaliers ont repéré une jeune fille de 16 ans qui marchait dans un champ près dun point dentrée. La fille qui semblait très contrariée a été ramenée au point dentrée. On a cherché son nom dans le NCIC, ce qui a permis de
découvrir quelle avait été portée disparue aux États-Unis. La fille voulait quitter la maison et a décidé de venir au Canada visiter deux garçons dont elle avait fait la connaissance sur Internet. Ses parents ne savaient pas où elle se trouvait. Elle avait pris lautobus, mais le chauffeur la obligée à descendre avant de franchir la frontière du Canada, alors elle a commencé à marcher dans la forêt jusquà ce que des agents de SF ne la cueillent. La fille a été remise aux agents frontaliers des États-Unis.
Par Marlene Dalley, Ph.D.
Recherches et développement
Jaimerais remercier tous les organismes à but non lucratif et les parents qui ont répondu au long questionnaire, pour leur soutien à la recherche de 2006 sur lenlèvement par le père ou la mère. Je ne doute pas de la difficulté de la tâche que je leur demandais, puisquils ont revécu ces durs moments de leur vie. Jai reçu dix-neuf questionnaires en provenance des organismes suivants: Missing Children Society of Canada (12), Child Find N.S. (2), Child Find Manitoba (1), Child Find PEI (2), Child Find N.B. (1) et Child Find Ontario (1). Le rapport final sera prêt en 2007.
Enlèvement par le père ou la mère : la perspective canadienne
Lenlèvement par le père ou par la mère est plus fréquent que lenlèvement par un étranger. Toutefois, lenfant enlevé par un étranger court un grand danger dêtre agressé, voire tué, alors que la plupart du temps, le père ou la mère qui enlève son enfant croit le faire dans le meilleur intérêt de lenfant. La plupart des parents qui enlèvent leur enfant prendront tous les moyens pour protéger leur enfant et veiller à ce quil grandisse dans un milieu sûr.
Toutefois, les enfants subissent des blessures émotionnelles. Ils sont victimes dune relation tordue. On les force à quitter leur famille et leurs amis. On les retire du milieu quils connaissent bien. Ils vivent parfois une vie de fugitifs, se déplaçant dun endroit à lautre pour éviter dêtre repérés par les autorités. Dans pareille situation, il est difficile détablir et dentretenir des relations normales. Quand en plus lenfant se fait dire que lautre parent ne veut plus de lui ou est mort, il se sent trahi. Dans la plupart des cas denlèvement, le mode de vie de lenfant et son soutien de proches ne seront plus jamais les mêmes.
Les jeunes enfants sadaptent à leur nouvelle réalité assez rapidement, mais les enfants plus vieux peuvent simaginer avoir provoqué lenlèvement. Ils sen veulent et se sentent coupables de ne pas en parler à quiconque. En outre, ils sont déchirés entre leur obligation de protéger lendroit où se trouve le parent kidnappeur et leur besoin de communiquer avec lautre parent.
La durée de lenlèvement peut durer de quelques jours à plusieurs années. Il arrive parfois quon trouve lenfant enlevé sans vie. De retour avec le parent abandonné, lenfant peut craindre dêtre enlevé de nouveau, ce qui rend tendues les relations avec le parent kidnappeur. Ils en viennent aussi à se méfier des autres, ce qui entache leur relation avec le parent qui en a la garde. Il faut beaucoup de temps pour que lenfant fasse de nouveau confiance aux autres et soit à laise avec les nouvelles modalités de garde.
Voici quelques observations préliminaires :
Enfant