La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été fondée en 1873. D’abord connue sous le nom de Police à cheval du Nord-Ouest, elle était conçue selon la Police royale irlandaise. En 1888, Earnest W. Peyton a été le premier Terre-Neuvien à se joindre à la GRC. Il était fils d’une famille bien connue de Twillingate. On pense qu’il était âgé de 21 ans à l’époque.
Le 22 mars 1949, soit 76 ans après sa création, la GRC s’est installée à Terre-Neuve-et-Labrador. Huit membres de la GRC et un officier ont établi un quartier général de division à Kenna’s Hill, à St. John’s. Ils y étaient affectés afin de faire respecter la loi fédérale. La Gendarmerie a été officiellement reconnue un an plus tard, soit le 1er août 1950, dans le cadre d’une entente conclue entre le sous-commissaire Gray de la GRC et le procureur général de la province, l’honorable L. R. Curtis. En 2010, la GRC célébrera 60 ans du maintien de l’ordre à Terre-Neuve-et-Labrador.
La GRC a assumé les fonctions des anciens gardes forestiers de Terre-Neuve et des membres de la Force constabulaire royale de Terre-Neuve qui exerçaient leurs activités à l’extérieur de St. John’s. En tout, 55 gardes forestiers de Terre-Neuve et 22 membres de la Force constabulaire ont été acceptés au sein de la GRC. L’équipe a été chargée de maintenir l’ordre partout à Terre-Neuve-et-Labrador, sauf dans la capitale provinciale. En raison de la croissance de son effectif, la GRC a créé, en 1954, un quartier général de sous-division à Corner Brook et à St. John’s. Puisque la GRC continuait d’élargir ses activités, des sous-divisions ont été créées à Gander et au Labrador par la suite.
Les choses ont changé, et la GRC s’est rapidement adaptée à ces changements. En 1974, les femmes pouvaient se joindre à la GRC pour la première fois. Trois membres du premier groupe de femmes qui se sont jointes à la GRC étaient originaires de Terre-Neuve. Deux d’entre elles, qui occupaient des postes dans la province, ont récemment pris leur retraite.
Aujourd’hui, 769 employés de la GRC, soit 544 membres réguliers (agents de police), 66 membres civils et 159 fonctionnaires, relèvent de la Division B. En tout, 69 % des membres réguliers de la GRC qui sont affectés à Terre-Neuve-et-Labrador sont originaires de la province. Parmi ceux qui n’y sont pas nés, 55 exercent leurs fonctions dans la province depuis plus de 10 ans. De plus, 31 de ces 55 membres sont en poste dans la province depuis plus de 20 ans, et 10 sont en poste depuis plus de 30 ans.
La GRC compte 11 districts, 44 détachements ainsi que 11 comptoirs publics, bureaux satellites et postes de patrouille à Terre-Neuve-et-Labrador. Elle offre ses services de police à 60 % de la population et elle maintient l’ordre sur 82 % du territoire provincial. Depuis 2000, la GRC a accueilli 436 Terre-Neuviens et Labradoriens à sa Division Dépôt de renommée mondiale, à Regina, au Saskatchewan.
Deux membres de la GRC ont été tués dans cette province. Le gendarme Terry Hoey, qui travaillait à Botwood, était âgé de 21 ans quand il a été tué le 6 novembre 1958. Le gendarme Hoey et deux autres membres de la GRC ont été appelés à intervenir dans une dispute familiale entre le propriétaire d’un restaurant du coin et son fils. N’ayant pas obtenu de réponse de l’intérieur du logement du restaurant et craignant pour la vie du fils, les trois membres ont pénétré dans l’immeuble par une fenêtre latérale. Par la suite, ils ont frappé à la porte de la salle de séjour, mais il n’y avait toujours pas de réponse. Les gendarmes ont constaté que la porte avait été lourdement barricadée. Ils ont donc demandé au propriétaire d’ouvrir la porte. Par la suite, un tir de fusil a transpercé la porte en bois et a atteint le gendarme Hoey à la poitrine. Il est décédé sur les lieux. Sa famille était particulièrement attristée d’apprendre que Terry, qui avait toujours rêvé d’être policier, était mort parce que son rêve s’était réalisé.
Le gendarme Robert Amey était âgé de 24 ans lorsqu’il a été tué à Whitbourne, le 17 décembre 1964. Quatre détenus se sont évadés de l’établissement Her Majesty’s Penitentiary, à St. John’s. Ils ont volé une voiture, puis ils se sont dirigés vers l’ouest sur la Transcanadienne. Tout près de Whitbourne, ils ont forcé un barrage routier de la GRC qui avait été érigé par les gendarmes David Keith et Robert Amey. Une poursuite s’en est ensuivie, et les quatre fugitifs ont rapidement abandonné leur véhicule et se sont esquivés. Ils ont été découverts à Whitbourne. Même s’ils étaient acculés au pied du mur, ils ont refusé de se rendre. Le gendarme Amey s’est rendu à son véhicule pour demander de l’aide par le biais de la radio. Pendant qu’il était dans son véhicule, les quatre fugitifs ont bousculé le gendarme Keith. Après l’avoir battu grièvement, ils se sont emparés de son revolver. Le gendarme Amey est revenu en courant. Il a constaté que le gendarme Keith avait été battu et que l’un des fugitifs était armé. Le gendarme Amey a braqué son revolver sur les évadés, mais le fugitif armé a tiré trois coups, et une balle a atteint le gendarme Amey à la poitrine. Il est mort sur le coup. À l’aide du fusil du gendarme Amey, le gendarme Keith a réussi à arrêter les quatre fugitifs.
Les services de police ont évolué considérablement depuis 1950. Aujourd’hui,
à Terre-Neuve-et-Labrador, la GRC utilise des technologies de pointe et elle a appris à s’adapter aux nouveaux besoins.
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