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Déclaration du commissaire adjoint, Gilles Michaud - Projet OSAGE

Le 23 juin 2010 —Aujourd’hui, Steven Chand et Asad Ansari ont été reconnus coupables d’avoir participé à un groupe terroriste qui complotait l’organisation d’attentats à la bombe contre des institutions symbolisant le Canada, dont la Colline parlementaire et la bourse de Toronto. Si ce complot avait été exécuté, des innocents auraient été tués et de nombreux autres grièvement blessés, sans compter qu’il aurait provoqué d’énormes dégâts matériels et des préjudices économiques et sociaux.

Ces verdicts, bien qu’ils puissent faire l’objet d’un appel, marquent néanmoins la conclusion du projet OSAGE. Depuis le début de l’enquête criminelle menée par l’équipe intégrée de la sécurité nationale de la division « O » (EISN-O), la Loi antiterroriste a été mise à l’épreuve par les tribunaux que ce soit dans cette affaire ou d’autres. Les résultats ont montré que le Canada était à même de réagir aux menaces terroristes et ont confirmé ce dont nous étions
convaincus, à savoir que c’est en menant rondement des enquêtes policières que l’on prépare la réussite d’un procès.

Aucun organisme ne peut contrer efficacement toutes les menaces terroristes. Il faut un effort collectif comme celui réalisé par l’EISN-O, qui était composée de membres de la GRC, du SCRS, de l’ASFC, de la police de Toronto et d’autres organismes d’application de la loi partenaires. Cette méthode intégrée, employée également par d’autres EISN au Canada, tire pleinement parti de l’expérience et de la spécialisation des organismes en question pour guider la prévention et la perturbation du terrorisme au Canada et les enquêtes menées dans ce domaine.

Même si je crois que les preuves présentées devant les tribunaux soulignent la réalité de la menace terroriste au Canada, je pense qu’il est tout aussi évident que nous, les organismes d’application de la loi, faisons tout notre possible pour protéger les Canadiennes et les Canadiens.

Je suis persuadé que la meilleure façon de contrer cette menace, sans sacrifier la sécurité, est d’utiliser le système judiciaire. C’est en réunissant des preuves et en ayant recours aux poursuites criminelles que nous mettons l’accent sur la transparence, la surveillance et l’obligation de rendre des comptes au public quant aux mesures prises, et cela tout en respectant les droits et libertés de la personne.

Pour terminer, j’aimerais remercier sincèrement tous nos partenaires du secteur de la sécurité et de l’application de la loi et les nombreux professionnels dévoués qui ont contribué à la réussite des poursuites dans cette affaire qui fait date.

Gilles Michaud, commissaire adjoint
Enquêtes criminelles relatives à la sécurité nationale