L’explosion démographique parmi les jeunes autochtones au Canada reflète la situation du tiers monde et entraîne, entre autres choses, la nécessité de créer des emplois de toute urgence. On prévoit que 160 000 emplois devront être créés d’ici 2006 pour maintenir la participation actuelle des Autochtones sur le marché du travail – une augmentation de 50 % du nombre actuel de travailleurs Autochtones.
Les Autochtones représentent 15 % de la population carcérale dans les établissements fédéraux, alors qu’ils ne représentent que 2 % de la population canadienne. Reconnaissant l’important lien entre la disparité économique et le risque de criminalité, la hausse du niveau de vie ce segment de la population est une mesure clé de prévention du crime. Les gouvernements, les communautés, la police, les organisations autochtones et le secteur privé ont tous un rôle à jouer pour améliorer le sort de cette population en pleine croissance.
Plans et priorités
La GRC a une longue tradition fructueuse en matière de services offerts aux collectivités autochtones à l’échelle du pays et elle a travaillé avec succès à établir de bonnes relations avec plus de 190 collectivités autochtones qui reçoivent des services dans les sphères de compétence de la GRC. Conformément à la priorité du gouvernement du Canada visant à soutenir ces collectivités, la GRC s’est engagée à cibler davantage ce secteur des services de police en abordant les divers défis auxquels les Autochtones font face dans les réserves et à l’extérieur de celles-ci.
Pour 2003-2004, la stratégie de la GRC dans ce domaine sera axée sur « des collectivités autochtones plus saines et plus sûres ». La Police opérationnelle continuera d’élaborer des stratégies, des plans et des programmes adaptés à la culture et à les mettre en œuvre afin de répondre aux besoins particuliers des peuples autochtones dans les zones urbaines et rurales ainsi que dans le Nord. Le maintien du recours aux techniques et aux méthodes de la justice réparatrice, s’il y a lieu, fera intégralement partie de cette approche. Celle-ci nous permettra de collaborer avec les collectivités afin de les aider à se rétablir et à affronter leurs problèmes au moyen des pratiques de la justice traditionnelle autochtone plutôt qu’en recourant aux sanctions pénales officielles ou à l’incarcération.