En 2002, le gouvernement du Canada a versé des fonds sur cinq ans pour financer les programmes de sécurité maritime. Ces fonds ont permis à la GRC de mettre sur pied des équipes intégrées de la police des ports (EIPP), d’enseigner aux groupes tactiques d'intervention à diriger des opérations maritimes et de mener des enquêtes de sécurité sur le personnel portuaire.
En avril 2004, le gouvernement du Canada a annoncé un plan d’action en six points qui prévoyait l’octroi de fonds supplémentaires pour des initiatives de sécurité nationale. Dans le cadre de ce plan d’action, le ministère de la Défense nationale a été désigné responsable principal de l’établissement de centres des opérations de la sûreté maritime sur les côtes est et ouest, en partenariat avec la GRC et d’autres organismes fédéraux.
Dans le budget fédéral 2005, le gouvernement du Canada a annoncé que d’autres fonds seraient destinés au renforcement de la sécurité du réseau de transport maritime et des frontières maritimes du Canada.
Ces fonds supplémentaires ont permis d’élaborer et de mettre en oeuvre cinq initiatives nationales en matière de sécurité maritime qui visent à renforcer l’intégration entre les partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux de façon à leur permettre de cibler, de perturber et de démanteler les réseaux du crime organisé et les menaces terroristes potentielles.
La GRC fait partie du groupe de travail interministériel sur la sûreté maritime (GTISM), qui a pour mandat la définition et la coordination des interventions du gouvernement fédéral à l’appui des objectifs du Canada en matière de sécurité publique et de lutte au terrorisme maritime, ainsi qu’en matière d’application des exigences internationales concernant la sûreté maritime.
D’énormes progrès ont été réalisés dans le domaine de la sécurité maritime, mais il reste beaucoup de travail. Sous l’égide de Transports Canada (TC), le groupe de travail comprend des membres provenant de 14 ministères et organismes fédéraux ayant des responsabilités en matière de sécurité maritime, dont :
Le GTISM détermine les programmes à élaborer en tenant compte des quatre principaux volets d’activité suivants : connaissance du domaine, capacité d’intervention, protection et collaboration.