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Interface INTERPOL/CIPC

Soyez avisé qu’à compter du 1er juin 2012, les vérifications des bases de données d’INTERPOL  devront se faire au moyen de l’interface INTERPOL-CIPC.  En ce qui concerne  les notices d’INTERPOL (rouges, jaunes, etc.) celles-ci  ne seront plus ajoutées manuellement au CIPC. Par conséquent, les utilisateurs du CIPC devront s’assurer de cocher la case  << INTL >> lors de leurs recherches sur CIPC afin de pouvoir accéder aux bases de données d’INTERPOL.

Depuis  juin 2009, la technologie de l’interface INTERPOL-CIPC est désormais disponible  à tous les utilisateur du CIPC web, les services de police et organismes d’application de la loi au canada.   à l’aide de ce nouvel outil, les utilisateur du CIPC pourront en une seule demande, avoir accès aux bases de données d’INTERPOL en temps réel et faire des recherches sur des personnes d’intérêt ou des documents de voyage volés qui sont compilés dans les bases de données d’INTERPOL.

En juin 2009, le Canada est devenu l’un des premiers pays à donner aux policiers de première ligne accès aux immenses bases de données criminelles internationales d’INTERPOL en intégrant l’interface INTERPOL-CIPC au système actuel du CIPC. Accessible à tous les services de police et organismes d’application de la loi au Canada, cette interface est le fruit d’un partenariat de deux ans entre INTERPOL et la GRC.

Les avantages de la mise en œuvre de l’interface ont été décelables immédiatement. Seulement deux mois après son lancement, près de 50 000 recherches avaient été déjà effectuées. En fait, alors que l’interface n’était en service que depuis un jour, une recherche faite par un agent à l’Aéroport international Pearson de Toronto a permis d’intercepter un ressortissant suédois en provenance du Brésil qui était recherché en Suède pour fraude fiscale.

À une autre occasion, une recherche effectuée par un agent de Passeport Canada à l’aide de l’interface INTERPOL‑CIPC a permis de démasquer un individu qui faisait l’objet d’une diffusion INTERPOL (alerte à diffusion internationale qui précède la notice ou l’avis de recherche), lancée par INTERPOL Washington, pour être soupçonné d’activités liées au terrorisme. Passeport Canada a révoqué le passeport de l’individu après avoir fait enquête et communiqué avec INTERPOL Washington.

Plus récemment, au cours de l’enquête entreprise en 2010 à la suite de l’arrivée du MV Sun Sea au large de la Colombie‑Britannique, un agent de l’ASFC a découvert, après avoir interrogé l’interface INTERPOL‑CIPC, que l’un des clandestins à bord du navire faisait l’objet d’une notice diffusée par INTERPOL Wellington (Nouvelle‑Zélande) et était soupçonné de fraude et d’activités liées au terrorisme.

Avant la mise en œuvre de la nouvelle interface INTERPOL‑CIPC, de telles réussites n’auraient jamais été possibles. En effet, lorsque les données devaient être entrées à la main, il fallait des jours, voire des semaines pour traiter un dossier, ce qui entraînait un retard de neuf mois dans l’entrée de données. Les données dans l’ancien système n’étaient pas nécessairement complètes, et seules les notices rouges d’INTERPOL pouvaient être consultées.

La capacité de traitement en temps réel du nouvel outil de recherche a permis d’élargir les possibilités d’enquête pour les organismes canadiens d’application de la loi. À l’aide de l’interface INTERPOL‑CIPC, les agents canadiens peuvent faire des recherches sur des fugitifs, des personnes d’intérêt ou perdues ou des documents de voyage volés dans les vastes bases de données d’INTERPOL. Depuis le lancement de cette interface, ils ont effectué plus de 463 000 recherches qui ont mené dans certains cas à la saisie de passeports, à des interdictions d’entrer au Canada et à des renvois de personnes à Immigration pour évaluation.
Un photo d'un membre de la GRC qui fait des recherches aux bases de données d'INTERPOL/CIPCEn une seule recherche, les policiers canadiens ont accès aux bases de données d’INTERPOL, qui contiennent environ 165 000 noms de fugitifs recherchés dans le monde entier et de l’information sur plus de 30 millions de documents de voyage volés ou perdus, dont plus de 15 millions de passeports. Le pays membre reçoit un avis électronique dès qu’une correspondance est trouvée. Cette initiative permettra non seulement d’améliorer la sécurité des policiers, puisque ceux‑ci sauront rapidement s’ils doivent pousser leur enquête sur un sujet donné, mais aussi d’accroître l’efficacité des enquêtes partout au Canada en donnant accès en temps réel à de l’information provenant des 190 pays membres d’INTERPOL.

Les employés d’INTERPOL Ottawa ont travaillé d’arrache‑pied pour s’assurer que tous les organismes canadiens d’application de la loi utilisent l’interface INTERPOL‑CIPC. Il y a 65 000 policiers au Canada et, en 2011, 172 000 recherches ont été effectuées.

Point de contact initial pour tous les organismes d’application de la loi au Canada, INTERPOL Ottawa appuie les enquêtes internationales visant à retrouver des fugitifs et sert d’intermédiaire principal entre les organismes d’application de la loi canadiens et étrangers. La contribution d’INTERPOL Ottawa à la mise en œuvre de l’interface INTERPOL‑CIPC vient confirmer le rôle de chef de file que le Canada joue dans le domaine de la police internationale.