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Gazette - LES FAITS

LES FAITS

Les « euphories légales », ou substances créées pour contourner les lois sur les stupéfiants, sont un nouveau phénomène inquiétant, selon le Rapport mondial sur les drogues 2011 de l’ONU. Souvent commercialisées sous une apparence inoffensive et étiquetées « Non destiné à la consommation humaine », elles sont néanmoins puissantes et compliquent la tâche des organismes de réglementation.

Voici un aperçu de deux de ces substances, maintenant contrôlées dans plusieurs pays :

Méphédrone

Méphédrone

Catégorie de drogue : cathinone synthétique (simule les effets de l’ecstasy)

Nom chimique : 4-méthylméthcathinone (4-MMC)

Vendus comme : sels de bain, engrais ou produits chimiques de recherche

Noms de marque communs : Blue Silk, Ivory Snow, Vanilla Sky, White Dove

Composition : poudre fine, cristaux ou comprimés avalés, fumés, prisés ou injectés

Faits :

  • Se situe au 4e rang des drogues (après le cannabis, l’ecstasy et la cocaïne) utilisées au cours du dernier mois par les participants à un sondage mené en ligne en nov. 2009 par le magazine Mixmag au RU.
  • Selon un autre sondage de Mixmag mené en 2010, 61 % des répondants en avaient consommé au moins une fois et 75 % en auraient pris après son interdiction par le RU le 16 avril 2010.
  • Entre le 8 et le 10 mars 2010, la méphédrone se vendait sur plus de 77 sites Internet anglophones, selon des analyses Web de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Le jour où le RU l’a bannie, neuf en vendaient encore ouvertement.
  • Dans son étude de doctorat menée en mai 2010, C. Meehan de l’Université de Ulster signale que 80 % des étudiants de l’Irlande du Nord de 14 et 15 ans savaient où s’en procurer et que selon eux, elle était plus facile à obtenir que du cannabis.
  • Selon des rapports toxicologiques du groupe de la criminalistique et de la médecine légale de l’Université de Glasgow, cette drogue serait à l’origine de deux décès survenus dans l’Ouest de l’Écosse entre février et mai 2010.
  • Présente dans 9 sur plus de 110 000 pièces à conviction analysées par Santé Canada en 2010.
  • Plus importante saisie en Europe : plus de 130 kg (environ 260 000 comprimés) dans une installation de fabrication de comprimés aux Pays-Bas en octobre 2009.

Cannabis de synthèse

Méphédrone

Catégorie de drogue : cannabinoïde synth. (simule le THC, principe actif du cannabis)

Nom chimique : plusieurs, mais JWH-018, JWH-073 et CP 47,497-C8 sont trois composés courants

Vendus comme : encens, pot-pourri ou mélange d’herbes à fumer

Noms de marque communs : Spice, K2, Genie

Composition : herbes concassées aspergées de drogues chimiques

Faits :

  • Entre le 1er janv. et le 31 août 2011, les centres antipoison américains ont reçu 4 421 appels liés à cette drogue, contre 2 915 pour toute l’année 2010, selon l’American Association of Poison Control Centers.
  • Son effet serait jusqu’à quatre fois plus fort que celui de la marihuana (pour le JWH-018 et le JWH-073), selon des données publiées par Transmetron, fournisseur de tests de dépistage de drogues au Utah.
  • Dans un sondage en ligne sur les drogues mené au RU par Mixmag en 2009, 12,6 % des répondants consommaient du cannabis de synthèse, alors que 85,9 % avaient consommé du cannabis.
  • Selon des études menées par le Naval Medical Center à San Diego, cette drogue serait liée à des périodes de psychose pouvant durer de cinq jours à trois mois.
  • Selon le Rapport mondial sur les drogues 2011 de l’ONU, le risque de dépendance pourrait être plus élevé pour le cannabis de synthèse que pour le cannabis en raison de l’apparition plus rapide d’une tolérance.
  • Selon une étude menée à Frankfurt en 2009 par le Centre de recherche sur les drogues de l’Université de Frankfurt, 7 % des 1 157 étudiants de 15 à 18 ans interrogés en avaient consommé au moins une fois.
  • Selon un communiqué de l’ASFC diffusé le 27 janvier 2011, le cannabis de synthèse était présent dans environ 50 saisies effectuées par l’ASFC et les corps policiers du Canada depuis 2008.