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Gazette - Intensification des liens entre INTERPOL et l'ONU

ACTUALITÉS

par Caroline Ross

ancien s.-comm. de la GRC Harper Boucher
L’ancien s.-comm. de la GRC Harper Boucher tisse des liens entre Interpol et l’Organisation des Nations Unies à New York.

Une nouvelle recrue au bureau d’Interpol aux Nations Unies, à New York.

Harper Boucher, ancien s.-comm. de la Région de l’Atlantique à la GRC, a été nommé représentant spécial d’Interpol aux Nations Unies en avril 2008. Au cours des trois prochaines années, M. Boucher se consacrera donc à intensifier les communications et la coordination entre Interpol et les Nations Unies dans les domaines d’intérêt commun, dont le terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogues, d’armes et de personnes.

Interpol compte des ressources policières dans 187 des 192 États membres de l’ONU, explique M. Boucher. Elle peut également compter sur son réseau d’information I-24/7 et des bases de données mondiales comme celle des passeports perdus ou volés pour soutenir les initiatives pertinentes de l’ONU.

« Il s’agit pour nous de déterminer les secteurs où nous pouvons jouer un rôle accru, précise M. Boucher. Je dois m’assurer que nous ne nous immisçons pas dans la sphère politique des Nations Unies, mais que nous nous entretenons des opérations une démarche tactique visant à déterminer la façon dont nous pouvons soutenir les États membres sur le plan de la sécurité. » Le bureau d’Interpol à l’ONU a été mis sur pied en 2004, sous la direction d’Ulrich Kersten, ancien président de la police criminelle fédérale allemande. Entre autres contributions, M. Kersten est l’instigateur de l’avis spécial Interpol-ONU visant à favoriser l’application des sanctions de l’ONU contre les terroristes et les organisations terroristes.

Pour sa part, M. Boucher a déjà pris des initiatives prometteuses, dont l’établissement d’un partenariat avec le Département des missions de maintien de la paix de l’ONU en vue de fournir une formation et un soutien à la police locale dans les zones de conflit, et un projet de mettre sur pied une capacité policière dans les pays qui ont relevé des lacunes dans la mise en oeuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU.

« Le crime transnational a évolué vers une nouvelle forme de géopolitique, doté de ses caractères, sa logique, sa structure et ses systèmes de soutien propres, déclare le secrétaire général d’Interpol, Ronald K. Noble. « La nécessité d’une collaboration n’a jamais été aussi grande en regard de cette nouvelle réalité, et c’est un défi que le partenariat Interpol-ONU peut facilement relever. »

Fort d’une expérience de 37 ans à la GRC, M. Boucher a ce qu’il faut pour forger des partenariats stratégiques avec divers ordres de gouvernement.