par Katherine Aldred
Lorsque la Police à cheval du Nord-Ouest a entrepris la Marche vers l’Ouest en 1874 pour maintenir l’ordre dans les vastes territoires que sont maintenant la Saskatchewan et l’Alberta, le concept de la police urbaine n’existait pas. De nos jours, même si plus de 50 % des Canadiens habitent dans les villes, la GRC est fidèle à ses traditions et continue d’appliquer la loi dans les endroits isolés et les petites collectivités.
La GRC compte environ 200 postes isolés dans l’ensemble du Canada. La plupart sont situés dans le Nord, tandis que d’autres se trouvent le long des côtes accidentées et dans les régions rurales ou éloignées de l’intérieur du pays. Les services assurés dans ces collectivités sont fondamentalement différents de ceux de la police urbaine. Dans le présent numéro, nous examinons ce que représente une affectation dans un petit détachement isolé, lorsque la ville la plus proche est parfois à plusieurs heures de route.
Tout d’abord, Caroline Ross, rédactrice de enlever l’étalique
la Gazette, présente un article vedette sur les services de police
dans l’Arctique canadien, région dont les côtes s’étendent sur plus
de 150 000 km. Elle traite des pressions croissantes exercées par
la hausse des températures, la fonte des glaces marines ainsi que
les réserves inexploitées de pétrole et de gaz qui rendent cette
région plus intéressante et plus facile d’accès, ce qui accroît les
défis en matière de sécurité pour les policiers et leurs partenaires.
Caroline Ross examine aussi les réalités du travail de police
quotidien dans les collectivités isolées du Canada. Qu’ils soient
affectés dans la collectivité insulaire de Bella Bella (C.-B.),
accessible seulement par bateau ou par avion, ou dans la collectivité
arctique de Coral Harbour (Nunavut), où ils sont régulièrement
appelés à réparer des motoneiges ou des fournaises, les
policiers des postes isolés doivent relever une foule de défis qui
ne se posent probablement pas à leurs collègues qui travaillent
dans les plus grandes villes.
Nous présentons également un aperçu de la nouvelle politique de la GRC sur les renforts et des stratégies adoptées par les petits détachements isolés pour en respecter les exigences.
La dr Barb Schmalz, psychologue de la GRC à Calgary, explique les aspects psychologiques du travail dans les postes isolés.
L’insp. Mark Allen, de la Police provinciale de l’Ontario, traite des services de police dans les régions isolées de l’Ontario ainsi que des quatre grands défis que doivent relever les policiers à l’extérieur des centres urbains de cette province.
Les services de police de l’extérieur du Canada font face à des problèmes similaires et ont mis au point des solutions répondant à leurs besoins précis.
Le gend. Andrew Small, du Service de police du Kent, en Angleterre, décrit le rôle du coordonnateur de la criminalité environnementale et rurale de ce comté, rôle qui est adapté à la campagne anglaise.
Pour sa part, Judy Putt, Ph.d., du Australian Institute of
Criminology, examine l’augmentation de la toxicomanie dans les
régions isolées de l’Australie ainsi que des initiatives et stratégies
prometteuses mises au point par la police de ce pays pour lutter
contre ce problème.
Sarah Kennett, du Service de police de la Nouvelle-Zélande,
décrit les problèmes auxquels la police fait face dans la région
hostile et isolée de Northland et quelques-uns des rogrammes
innovateurs créés pour les résoudre.
Enfin, Jason B. Moats, auteur de Agroterrorism: a guide for first responders, explique les problèmes de logistique causés par un important incident agricole et l’intervention de la police.
Même si l’application de la loi dans les endroits isolés semble
difficile et solitaire, il y a aussi de nombreux aspects positifs.
Nous espérons que le présent numéro présentera un équilibre
réaliste entre les défis et les avantages des postes isolés.