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Gazette - Récentes études policières

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À L'AVANT-SCÉNE

Voici des extraits d’études récentes en matière de justice et d’application de la loi. Pour consulter la version intégrale des rapports, veuillez visiter le site Web indiqué à la fin de chaque résumé.

Predictive factors for illicit drug use among young people

Par Martin Frisher et al.
Pour le Research Development and Statistics Directorate, Home Office (R.-U.)

Ce rapport fait état des résultats d’une étude documentaire sur les signes avant-coureurs de l’usage des drogues chez les jeunes. Des 251 rapports de qualité satisfaisante obtenus lors d’une recherche effectuée dans des bases de données électroniques, 78 ont été choisis au hasard aux fins d’analyse approfondie.

L’âge est fortement lié à l’usage répandu des drogues chez les jeunes, dénotant divers facteurs, dont la disponibilité des drogues, les relations avec les pairs et un contrôle parental réduit.

Les données les plus importantes et constantes ont trait à l’interaction des jeunes avec leurs familles. Les principaux facteurs prédictifs de la consommation de drogues sont la discipline et le contrôle parentaux et la cohésion familiale. Certains aspects de la structure familiale, comme une famille nombreuse et de jeunes parents, sont reliés à l’usage de stupéfiants chez les adolescents.

Des informations cohérentes relient aussi l’usage de drogues par les pairs et les drogues offertes aux adolescents. Des données renvoient à la consommation de drogues par les parents; même si certaines études ne font état d’aucun lien, d’autres montrent que la cohésion familiale l’atténue.

L’âge est fortement lié à l’usage répandu des drogues chez les jeunes, dénotant divers facteurs, dont la disponibilité des drogues, les relations avec les pairs et un contrôle parental réduit. Les catégories où l’information reliant des facteurs précis est nuancée incluent la sant

é mentale, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THDA), la thérapie à l’aide de stimulants, les activités religieuses, le sport, les interventions d’éducateurs en matière de santé, la performance scolaire, le début précoce de l’usage de drogues et le statut socio-économique.

Le risque relatif en matière de protection peut être tout aussi important que tout facteur individuel. Ces résultats, même étayés par un nombre relativement peu élevé d’études, appuient la notion de résistance à l’usage de drogues, qui est plus grande lorsque les aptitudes sociales, les liens sociaux et les ressources matérielles sont meilleurs, en dépit d’une exposition constante à des facteurs de risque connus.

Tandis que le risque et la résistance sont, dans une grande mesure, indépendants des motifs personnels, il est évident que ces derniers sont tout aussi importants que les précédents pour établir la consommation de drogues. Les jeunes répondent toujours qu’ils font usage de drogues pour alléger leurs états d’âme. Une recherche qualitative montre que le contexte dans lequel ils font l’apprentissage des drogues est crucial pour comprendre la relation qui existe entre les facteurs de risque et de protection et l’usage expérimental et continu de drogues.

Les facteurs de risque ont des valeurs prédictives différentielles tout au long de l’adolescence. Certains facteurs peuvent se manifester à la naissance (ou avant), d’autres, à divers moments tout au long de l’adolescence. Certains facteurs se manifestent longtemps, d’autres sont transitoires. La distinction entre les facteurs de risque précoces et tardifs est importante car les mesures préventives doivent cibler des groupes d’âge particuliers.

Pour consulter la version intégrale du rapport d’étude (RDS OLR 05/07), visiter : http://www.homeoffice.gov.uk/rds/onlinepubs1.html

Snitches get stitches: youth, gangs, and witness intimidation in Massachusetts

Par Julie L. Whitman, MSW, et Robert C. Davis, MS
Pour le National Centre for Victims of Crime (É.-U.)

La scène est familière : un coup de feu est tiré dans la foule, peut-être un festival de rue ou une boîte de nuit, une personne est tuée et lorsque les policiers commencent à interroger les passants, « personne n’a rien vu ». Les enquêteurs qui arrêtent les contrevenants connaissent parfaitement l’effet paralysant de l’intimidation des témoins sur le processus de justice pénale.

Pour ce qui est de signaler les crimes et de participer au processus de justice pénale, les jeunes étaient clairs : s’ils sentaient qu’un policier était digne de confiance et respectueux, ils n’avaient aucun problème à lui parler.

Cette étude du National Centre for Victims of Crime visait à mieux comprendre l’intimidation des adolescents et jeunes adultes témoins d’incidents liés aux gangs. L’enquête, la première du genre, a permis d’obtenir de l’information directement auprès des jeunes sur les facteurs critiques qui les empêchent de signaler des crimes commis par des gangs et de témoigner contre leurs auteurs, et les politiques et programmes qui favorisent la coopération des victimes et des témoins.

Principales constatations (liste partielle)

  • Les jeunes étaient très exposés aux crimes soit à titre de victimes directes ou de témoins et de par la victimisation des pairs et de la famille.
  • Les jeunes sont plus enclins à parler à un parent ou à un autre membre de la famille de situations reliées à des crimes.
  • Même si la pression communautaire contre les « mouchards » est très forte, les jeunes ont quand même signalé des crimes dans certains cas.
  • Les expériences indirectes d’intimidation de témoins étaient eaucoup plus courantes que les expériences directes, mais un jeune sur trois avait entendu parler d’une personne faisant l’objet de menaces.
  • En général, les relations entre les jeunes et les policiers éducateurs étaient positives mais elles étaient mitigées avec les policiers de quartier.

Recommandations

Les constatations font état d’au moins six domaines où les autorités de justice pénale et groupes communautaires locaux peuvent accroître la participation des jeunes témoins de crimes de gangs au processus de la justice pénale. On trouve plus d’information sur ces recommandations dans la version intégrale du rapport.

Incidence sur la police et les procureurs

L’un des messages les plus clairs lancés par les jeunes dans l’étude était d’améliorer les relations entre la police et la collectivité. Pour ce qui est de signaler les crimes et de participer au processus de justice pénale, les jeunes étaient clairs : s’ils sentaient qu’un policier était digne de confiance et respectueux, ils n’avaient aucun problème à lui parler.

Une autre mesure que la police peut prendre pour rendre le signalement des crimes plus sécuritaire est de prendre soin de ne pas identifier les témoins inutilement. Un certain degré d’anonymat ou de confidentialité devrait être assuré au début des enquêtes criminelles.

Lorsque des témoins vulnérables sont en cause, les représentants de la justice pénale doivent désigner un point de contact unique au sein du système pour les témoins ou assurer de façon continue la transition des communications des témoins, de la police au procureur, et au coordonnateur de la protection des victimes/témoins.

La réaction de la justice pénale aux craintes des témoins et aux tentatives d’intimidation signalées peut et doit varier en fonction des détails du dossier. Les procureurs et les policiers locaux doivent déterminer diverses mesures pour protéger les témoins au besoin.

Pour consulter la version intégrale du rapport d’étude (y compris le résumé en matière « d’application de la loi » duquel on a tiré le présent extrait), visiter : http://www.ncvc.org/reports

Integrated intelligence and crime analysis

Par Jerry H. Ratcliffe, Ph.D.
Pour la Police Foundation (É.-U.)

Les cadres policiers reconnaissent de plus en plus qu’ils ne manquent plus d’information; en fait, il existe une foule de données et d’informations sur les activités et l’environnement criminels.

Dans plusieurs cas, cet afflux de données ne se traduit pas nécessairement par un afflux de connaissances. La structure des processus de traitement de l’information policière n’est pas adaptée au nouveau millénaire et les notions sur la gestion et la diffusion du renseignement qui prévalaient durant les années 70 imprègnent la pensée et la culture des organisations policières du XXIe siècle. Même si plusieurs cadres ont accès à l’analyse criminelle, le renseignement n’est pas intégré au processus et les cadres prennent des décisions importantes sans avoir toute l’information pertinente qui existe au sein de leur organisation.

Le rapport vise à fournir aux cadres policiers l’information nécessaire pour apporter des changements et saisir les possibilités de l’environnement moderne et foisonnant d’information sur les fonctions policières. Il permettra aussi aux analystes de renseignements et aux analystes de la criminalité de tirer davantage profit des renseignements qu’ils produisent.

L’auteur commence par décrire les différents rôles des renseignements criminels et de l’analyse de la criminalité dans le contexte moderne des fonctions policières. Il précise pourquoi la situation actuelle, c.-à-d. la séparation de fonctions clés, comme on le voit couramment dans plusieurs services de police, nuit à l’exercice des fonctions dans un environnement axé sur les renseignements criminels et compromet la sécurité des collectivités que la police doit protéger.

L’auteur préconise l’adoption d’un modèle d’analyse intégré combinant les fonctions d’analyse de la criminalité et de renseignements criminels et vise à éviter les processus d’analyse qui séparent l’information sur les contrevenants de l’information sur les crimes commis. Il décrit d’ailleurs comment le modèle intégré peut aider les décideurs et donne des exemples à cette fin.

Les obstacles à l’élaboration de ce modèle ne sont pas à négliger. Par exemple, les problèmes décrits dans le rapport comprennent les enjeux liés au transfert de tâches à des civils, les différentes missions et la terminologie des analystes de la criminalité et des agents des renseignements criminels, la réflexion isolationiste, propre à un cas, et non générale, les restrictions légales apparentes des analystes de renseignements et le manque de formation.

L’auteur présente certaines recommandations pratiques aux services de police qui désirent mieux intégrer ces fonctions (analyse de la criminalité et renseignements criminels) et axer davantage leur approche de répression sur les renseignements et les problèmes qui se posent.

Pour consulter la version intégrale du rapport d’étude, visiter :
http://www.cops.usdoj.gov/ric/ResourceDetail.aspx?RID=433