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- Caroline Ross
Le cap. Barry Pitcher (à gauche) félicite des membres de la Police nationale afghane qui viennent de réussir un cours sur les postes de contrôle de la circulation en avril 2007.
Caméra de combat des Forces canadiennesLe surint. Paul Young et le cap. Barry Pitcher sont revenus au Canada en février 2008, après une année passée à encadrer et à former des policiers afghans.
Young était à Kaboul; il donnait des conseils stratégiques et opérationnels au chef de la Police de Kaboul et a participé à la réorganisation du corps de police de la ville, qui n’avait initialement ni divisions ni hiérarchie de commandement. Les 10 000 policiers ont été répartis en quatre groupes dirigés par des commandants subalternes.
« Nous avons fait passer le nombre de commandants de plusieurs milliers à une quarantaine, dit Young, ce qui est plus raisonnable. »
Young a aussi dirigé des projets visant à reconstruire 30 postes de police délabrés de Kaboul. Dans le cadre d’un de ces projets, l’édification d’un mur d’enceinte en pierre au quartier général s’est terminée à peine quelques semaines avant qu’un autobus n’explose juste devant, tuant 35 policiers.
« Si le mur n’avait pas été là, il y aurait sans doute eu 200 ou 300 autres victimes », confie-t-il.
Pitcher, lui, était en première ligne, il faisait partie de l’Équipe de reconstruction provinciale du Canada, à Kandahar. Avec cinq de ses collègues, il a mis en place à l’intention des membres de la Police nationale afghane (PNA) des cours sur des sujets comme les premiers soins, la détection des engins explosifs artisanaux et les lieux de crime.
Nombre de ses étudiants ne savaient pas où appliquer une pression en cas de saignement et encore moins comment repérer une mine. À la fin du cours, certains étaient si heureux qu’ils l’ont serré dans leurs bras
« Là-bas, toutes les petites choses ont leur importance, dit Pitcher. Ce sont elles qui auront un effet durable longtemps après notre départ.
« Les policiers canadiens jettent aussi les bases de la police communautaire à Kandahar, mais il faudra du temps, car la PNA a tendance à patrouiller arme à la main.
« On tente de leur expliquer : “Portez vos armes en bandoulière, donnez des bonnets aux enfants, distribuez-leur des prospectus indiquant comment rester à l’écart des mines et des engins de fabrication artisanale, donnez à l’aîné du village un cellulaire. Bâtissez des relations”. »
Pour en savoir plus sur le travail des policiers canadiens en Afghanistan, visitez le :
www.rcmp-grc.gc.ca/peace_operations/afghanistan_f.htm