Gendarmerie royale du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Gazette - Le nouveau commissaire de la GRC

Information archivée dans le Web

Information identifiée comme étant archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'a pas été modifiée ni mise à jour depuis la date de son archivage. Les pages Web qui sont archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez la demander sous d'autres formes. Ses coordonnées figurent à la page « Contactez-nous »

QUESTIONS ET RÉPONSES

William J. S. Elliott fait part de ses réflexions

En juillet 2007, la GRC a accueilli William J. S. Elliott, premier commissaire à provenir de l’extérieur de l’organisation. Le commissaire Elliot, ancien avocat et haut fonctionnaire doté d’une vaste expérience des questions de sécurité publique, a récemment discuté de ses antécédents et des prochains défis de la GRC avec Caroline Ross, rédactrice de la Gazette.

William J. S. Elliott, le 22e commissaire de la GRC, est entré en fonction en juillet 2007.
GRCWilliam J. S. Elliott, le 22e commissaire de la GRC, est entré en fonction en juillet 2007.

Vos antécédents non policiers vous ont-ils aidé ou nui?

Ils m’ont un peu aidé et nui à la fois. Il est évident que je n’apporte pas le même niveau de connaissances et d’aptitudes que mes prédécesseurs et j’ai beaucoup à apprendre. En revanche, j’ai eu beaucoup de contacts avec des ministres et des décideurs gouvernementaux, ce qui me semble très utile. Nous avons beaucoup à faire, avec l’aide et la participation d’autres intervenants, dont le ministre de la Sécurité publique et le gouvernement en général.

Vous étiez le sous-ministre adjoint chargé des questions de sécurité à Transports Canada durant la période du 11 septembre 2001. Qu’avez-vous appris de ces événements?

L’importance du travail d’équipe. Nous n’avions réellement rien planifié pour faire face à de tels événements mais grâce, en partie, à de très solides relations interpersonnelles établies au départ avec d’autres ministères et organismes fé- déraux, nous nous en sommes bien sortis. Il était important et très utile de connaître des intervenants à Transports Canada qui en connaissaient d’autres à Nav Canada (Service canadien de navigation aérienne civile), au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et à la GRC. En fin de compte, notre organisation et bien d’autres organisations ne sont que des groupes de personnes.

Selon vous, quel est le principal défi que la GRC devra relever sur la scène internationale?

La capacité. Nos effectifs demeurent un défi; nous avons, d’une part, une assez grande partie de nos employés qui vont prendre leur retraite ou qui s’apprêtent à le faire et, d’autre part, un vaste groupe d’employés qui comptent très peu d’années de service. Nous engageons un nombre record de recrues mais cet afflux considérable ne permet pas de tenir le rythme des départs et l’accroissement de nos exigences en matière de service.

Comment relevez-vous ce défi?

Une des façons de le faire est de collaborer officiellement avec d’autres services de police. Dans deux jours, par exemple, j’irai en Haïti pour rencontrer nos membres affectés là-bas et participer à une cérémonie de remise de médailles des Nations-Unies, avec le directeur général de la Sûreté du Québec et le directeur de la police de la ville de Montréal. Nos membres ainsi que des policiers de ces deux corps de police et de certains corps de police municipaux canadiens offrent de la formation et d’autres formes d’aide en Haïti.

Qu’est-ce qui menace le plus la sécurité au Canada et que fera la GRC pour contribuer à l’atténuer?

Je pense que les activités de plus en plus complexes des groupes du crime organisé et la nature internationale du terrorisme font nettement ressortir la nécessité d’une démarche intégrée. On a dit au sujet des réseaux terroristes que pour lutter contre un réseau, on doit posséder un réseau. Notre situation est certainement meilleure qu’en 2001. Nos relations, échanges d’information et infrastructure, qui renforcent les opérations conjointes, se sont beaucoup améliorés. Cependant, nous avons encore beaucoup à faire pour que notre démarche soit entièrement intégrée.

Depuis que vous avez été nommé Commissaire de la GRC, qu’avez-vous appris?

La GRC est beaucoup plus diversifiée et son mandat est beaucoup plus vaste et compliqué que ce que je croyais. La semaine dernière, en une seule journée en C.-B., j’ai rencontré les maires de municipalités du Lower Mainland protégées par la GRC pour discuter de la police contractuelle (dans certains de nos plus petits et plus grands détachements), et visité un bureau de district dans l’un des quartiers les plus difficiles au pays puis les membres de l’Équipe intégrée d’enquête sur les homicides et les employés chargés des préparatifs pour les Jeux olympiques. En un seul jour, la diversité et la complexité des activités sont vraiment frappantes.