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Gazette - La traite des personnes

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Saviez-vous que . . .

— soit le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l’accueil de personnes à des fins d’exploitation — est en hausse. Des millions de victimes dans le monde sont enrôlées, par la contrainte ou la ruse, dans la prostitution, les travaux manuels ou domestiques; certaines deviennent même des enfants soldats ou servent au trafic d’organes  et les trafiquants empochent sur leur dos des gains faramineux. Voici donc quelques faits.

  • L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’il y a entre deux et quatre millions de victimes de la traite des personnes dans le monde.
  • Selon des recherches effectuées en 2006 par le Département d’État américain quelque 800 000 victimes de la traite de personnes seraient déplacées chaque année d’un pays à un autre, mais la plupart d’entre elles le sont à l’intérieur même de leur pays.
  • Quelque 80 % des victimes de la traite transnationale sont des femmes et des filles et jusqu’à 50 % d’entre elles sont mineures.
  • Les victimes se retrouvent le plus souvent dans l’industrie du sexe (32 %) ou les secteurs de la construction (17 %), du divertissement, de la danse et des bars (13 %) et de l’agriculture (12 %).
  • Entre 2003 et 2006, le Département d’État américain a recensé un total de 27 303 poursuites et de 13 766 condamnations au chapitre de la traite des personnes dans le monde.
  • Selon les Nations Unies, la traite de personnes génère annuellement quelque 32 milliards de dollars US. Seul le trafic de drogue est plus lucratif.
  • Un trafiquant type déplace ses victimes tous les 15 à 30 jours.
  • La plupart des trafiquants ont la même nationalité que leurs victimes et, en général, n’ont pas d’antécédents criminels.
  • Selon un rapport de la RAND Corporation et de l’association des chefs de police de l’Ohio, les enfants victimes de traite ont pour principaux clients des hommes de passage — militaires, camionneurs, travailleurs saisonniers, congressistes et touristes sexuels.
  • Selon une étude du Projet Polaris contre l’esclavage, un « pourcentage considérable » des annonces de services érotiques diffusées sur Craigslist.org concernent en fait des femmes et des enfants victimes de la traite.
  • Selon Scotland Yard, les Européennes de l’Est victimes de la traite sont omniprésentes dans la prostitution hors rue dans le quartier Soho de Londres.
  • Aux États-Unis, un salon de massage coréen de taille moyenne qui exploite des victimes de la traite peut rapporter jusqu’à 1,17 milliard de $ par an. Un bordel rapporterait encore davantage.
  • Selon la GRC, quelque 600 personnes sont amenées au Canada chaque année à des fins d’exploitation sexuelle, chiffre qui monte à au moins 800 pour l’ensemble des différents marchés nationaux; 1500 à 2000 autres victimes seraient transportées du Canada vers les États-Unis.
  • La traite des personnes est aussi liée aux grands événements sportifs internationaux. Ainsi, les autorités grecques ont recensé une hausse de 95 % de ce type d’affaires en 2004, année où leur pays accueillait les Jeux olympiques d’été.
  • Selon l’OIT, les trafiquants installés dans les pays industrialisés empochent en moyenne 67 200 $US par année sur le dos de chacune de leurs victimes contrainte au travail du sexe.
  • La traite des personnes n’a rien à voir avec le passage de clandestins puisque ces derniers consentent à traverser les frontières et sont généralement libres à leur arrivée dans le pays de destination.
SOURCES :