Vidéo illustrant les dangers du fentanyl

Cette vidéo illustre les dangers, pour les premiers intervenants et pour la population, du fentanyl et d'autres opiacés.

Transcription

(Une auto-patrouille de la GRC conduit sur une route rurale.)

TITRE : KAMLOOPS, C.-B.

(Une auto-patrouille de la GRC avec des lumières d'arrêts clignotants, et un policier qui en sort et s'approche de la fenêtre d'une automobile qu'il a stoppée.)

Gend. Ron Dupuis, sécurité routière, région du centre-intérieure : Un appel a été fait; on demandait une intervention au centre-ville. Arrivés sur les lieux, nous avons vu un homme probablement âgé de 20 ans, affaissé dans le siège du conducteur, derrière le volant. On pouvait voir toutes sortes de drogues bien en évidence dans la console centrale. Il y avait un sac de drogues transparent contenant de nombreuses pilules et différents articles.

(Gros plan sur les mains d'un homme menotté par le gend. Dupuis. Le suspect est alors mis à l'arrière de la voiture de police.)

Gend. Dupuis : J'ai arrêté l'homme pour possession d'une substance contrôlée et je l'ai mis dans ma voiture, je lui ai fait la lecture de ses droits, puis je suis retourné à son véhicule pour le fouiller.

(Le gend. Dupuis fouille le siège avant de la voiture du suspect.)

Gend. Dupuis : J'ai constaté la présence d'une odeur d'origine chimique que je connaissais; c'est un agent masquant dégageant une odeur très parfumée, mais aussi une odeur de produit chimique. J'ai commencé à me sentir un peu étourdi et à avoir la nausée; par conséquent, pour m'assurer ma sécurité et celle de l'homme, je lui ai demandé quelles drogues il consommait, et c'est alors qu'il m'a dit que c'était du fentanyl.

(Le gend. Dupuis est assis dans sa voiture.)

Gend. Dupuis : J'ai informé ma co-équipière au moyen de ma radio, en lui disant que je ne me sentais pas bien; ensuite, un employé municipal m'a amené à l'hôpital où on a évalué mon cas.

On a fait un ECG. Mon rythme cardiaque et ma tension artérielle étaient élevés; on a aussi fait une analyse d'urine et d'autres tests et on a relevé des traces d'opiacés. Et je n'avais passé que 15 minutes dans un véhicule, exposé à ce qui n'était même pas du fentanyl pur.

(Vue depuis le siège avant de la voiture de la GRC conduite par le gend. Dupuis.)

Gend. Dupuis : Vous savez qu'une des tâches les plus dangereuses qui nous incombent au cours de notre carrière consiste à intervenir auprès de conducteurs, à cause du facteur inconnu qui entre en jeu. Maintenant, il faut ajouter le fentanyl à la liste des dangers. On arrête un conducteur, et on pense qu'il a de la drogue avec lui; on examine le produit et on se dit que c'est de la cocaïne ou de l'héroïne. On ne sait tout simplement plus de quoi il s'agit.

(Un policier reçoit de l'aide pendant qu'il enfile une combinaison Hazmat.)

Cap. Eric Boechler, équipe d'exécution et d'intervention – laboratoires clandestins : Nous sommes bien conscients des dangers que présentent le fentanyl et les drogues additionnées de ce produit.

Le fentanyl est l'une des drogues dont la manutention comporte le plus de dangers pour les forces de l'ordre : il peut être absorbé par la peau et risque d'être mortel à des petites doses. Par conséquent, la manutention de ce produit exige une vigilance et une attention extrêmes.

(Un agent de la GRC portant un masque facial marche de son véhicule vers une camionnette.)

Le fentanyl comporte des risques extrêmes pour les agents de police. Toute quantité pure ou affaiblie risque d'être mortelle si on ne la manipule pas comme il se doit.

(La policière portant un masque et des lunettes est en train d'utiliser des sacs en plastique pour emballer des substances qu'elle a placées sur le capot d'un véhicule.)

Cap. Boechler : Voici certains conseils à suivre quand on manipule des drogues illicites : évitez d'ouvrir les sacs ou les contenants où se trouvent des substances inconnues. Si vous pensez qu'il peut y avoir du fentanyl dans un contenant, revêtez votre équipement de protection personnel, par exemple des gants, un masque de protection respiratoire et des lunettes de protection. Placez les preuves à conviction dans un sac double et servez-vous d'un contenant à parois dures pour les transporter. Rangez le contenant dans le coffre arrière le plus loin possible des occupants du véhicule.

S.-comm Brosseau, Services de police contractuels et autochtones : Le fentanyl est un opioïde très puissant : 100 fois plus puissant que la morphine. En tant que médicament le fentanyl est un analgésique à action rapide.

(Gros plan des sacs en plastique contenant des stupéfiants.)

(Gros plan de la petite bouteille en verre contenant du fentanyl sous forme de pilule.)

S.-comm Brosseau : Sous sa forme illégale, le fentanyl est mélangé à des drogues de la rue comme l'héroïne et la cocaïne. Il se présente sous forme de poudre, de liquide ou de comprimé, et peut être produit sous l'apparence d'autres drogues comme l'Oxycontin.

Souvent, les consommateurs ne sont pas conscients d'en absorber parce qu'il peut être absorbé accidentellement par la peau ou par l'inhalation.

(Gros plan d'une petite bouteille de verre montrant deux milligrammes de fentanyl.)

Chez l'adulte, une dose aussi minime que deux milligrammes, soit l'équivalent de quelques grains de sel, peut être mortel.

(Une agente de la GRC conduit son auto-patrouille.)

TITRE : KELOWNA, C.-B.

Gend. Dawn Adams, détachement de Kelowna : Nous avons reçu un appel nous demandant d'aller vérifier l'état d'un homme, personne d'autre n'était dans la pièce. Il était affalé sur une table.

(La gend. Adams sort de son auto-patrouille et entre dans un restaurant.)

Gend. Adams : Je suis entrée et j'ai dû le réveiller. Je lui ai demandé son nom, ce qui se passait et si tout allait bien. Les questions habituelles. Il s'est levé et a obéi à mes demandes. Il a vidé ses poches très soigneusement et a tout posé sur la table.

Un morceau de papier plié est tombé sous la table. Je suis à peu près sûre que l'homme l'a échappé volontairement. J'ai vu le papier, j'ai mis le pied dessus et l'ai tiré vers moi. Je me suis penchée pour le ramasser; quand je l'ai déplié, une poudre blanche s'en est échappée et je l'ai reçue au visage. J'ai immédiatement ressenti les effets dus à la substance.

(La gend. Adams quitte le restaurant en marchand lentement et se dirige vers sa voiture.)

Gend. Adams : Je me suis sentie étourdie et j'ai eu la nausée. J'avais du mal à me tenir debout. J'ai dû m'appuyer sur quelque chose. Je me sentais impuissante aussi, ce qui est très troublant pour un agent de police. J'ai pu me servir de ma radio et j'ai envoyé un message aux Services d'urgence santé pour moi. À ce moment-là les infirmiers m'ont offert du Narcan et je leur ai demandé ce que je pourrais faire ensuite, pourrais-je retourner au travail, oui, sans problème. Ce n'était qu'une mesure de précaution. Ils m'en ont administré et je me suis aussitôt sentie bien.

(Les symptômes de l'exposition au fentanyl sont énumérés dans le texte : la somnolence / la torpeur, le ralentissement du pouls, des difficultés à respirer, des nausées, des étourdissements, des pupilles rétrécies, changement d'humeur.)

S.-comm Brosseau : Les symptômes d'une exposition au fentanyl sont similaires à ceux d'autres opioïdes : somnolence, ralentissement du rythme cardiaque et respiration difficile.

(Gros plan sur un kit de naloxone ouvert.)

S.-comm. Brosseau : On peut neutraliser les symptômes par l'administration de naloxone, un produit disponible auprès de plusieurs services médicaux d'urgence.

(Un policier debout à l'arrière de son véhicule en train de mettre un masque et des gants.)

S.-comm. Brosseau : En raison de l'offre croissante de ce genre d'opioïdes et des risques qu'ils posent pour le public et des premiers intervenants, la GRC travaille à la mise en place d'un traitement qui pourrait être transporté par tous les membres. Aussi nous mettons en place des nouvelles procédures sur la façon de manipuler des substances inconnues en toute sécurité.

(La gend. Adams au volant de son auto-patrouille, puis debout dans son détachement en train de parler à un autre policier.)

Gend. Adams : Je ne manipule plus les drogues comme avant, car je suis très consciente du danger. Je les mets dans des sacs que je scelle ensuite. Nous ne mesurons plus les quantités sur nos bureaux. Nous le faisons dans un environnement contrôlé, car on ne sait désormais plus ce qu'elles contiennent.

Cette drogue dangereuse existe bel et bien, et il suffit d'une seconde pour y être exposé et d'une autre pour mourir. Nous voulons tous et toutes rentrer chez nous sains et saufs à la fin de notre quart de travail.

© (2016) Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par la Gendarmerie royale du Canada

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