Système d'analyse des liens entre les crimes de violence

Le Système d'analyse des liens entre les crimes de violence (SALVAC) aide les enquêteurs à repérer les crimes en série et à identifier leurs auteurs; il met l'accent sur les liens qui unissent les divers crimes commis par un même délinquant.

Fonctionnement

Les organisations policières soumettent des données sur les crimes avec violence au SALVAC. Les spécialistes du Système analysent et interprètent ensuite ces données en vue de trouver des caractéristiques communes et des liens.

À l'heure où davantage de provinces rendent obligatoire le signalement des crimes avec violence, le nombre de liens établis entre différentes affaires est appelé à augmenter.

Types de crimes

Le SALVAC consigne des données sur :

  • toutes les affaires résolues ou non résolues d'homicide et de tentative d'homicide;
  • toutes les agressions sexuelles et tentatives d'agression sexuelle résolues ou non résolues;
  • les agressions par un conjoint ou par un membre de la famille, avec un comportement physique, sexuel ou verbal particulier ou significatif;
  • les cas de personnes disparues, lorsque les circonstances de la disparition sont suspectes;
  • les restes humains non identifiés, s'il est impossible d'écarter l'hypothèse d'une mort suspecte;
  • tous les enlèvements non parentaux et toutes les tentatives d'enlèvement non parental;
  • les fausses allégations d'agression sexuelle ou de tentative de meurtre;
  • toutes les affaires résolues ou non résolues de leurre ou de tentative de leurre d'enfant.

Les enquêteurs peuvent soumettre leur dossier au SALVAC s'ils ont des raisons de croire que le délinquant (qu'il soit connu ou inconnu) :

  • peut être responsable d'autres crimes avec violence;
  • pourrait commettre de tels crimes ou en commettre de nouveau à l'avenir.


Centres SALVAC
Au Canada, on compte neuf centres SALVAC, tenus par différentes organisations policières :

  • GRC - 7 centres;
  • Sûreté du Québec - 1 centre;
  • Police provinciale de l'Ontario - 1 centre.

Certains centres traitent également des dossiers d'autres provinces :

  • le centre de la Colombie-Britannique s'occupe des dossiers du Yukon;
  • le centre de la Nouvelle-Écosse s'occupe des dossiers de l'Île-du-Prince-Édouard;
  • le centre de l'Alberta s'occupe des dossiers du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.

Tous les centres SALVAC procèdent :

  • à la saisie des données;
  • à des examens de la qualité;
  • au traitement des fichiers et des liens;
  • à des analyses comportementales.

Bon nombre des spécialistes du SALVAC sont des enquêteurs chevronnés de la GRC. Les autres sont membres d'organisations policières provinciales et municipales.

Utilisation du SALVAC à l'étranger

Quelques pays ont adopté le SALVAC, notamment :

  • la Belgique;
  • la République tchèque;
  • la France;
  • l'Allemagne;
  • l'Irlande;
  • les Pays-Bas;
  • la Nouvelle-Zélande;
  • la Suisse;
  • le Royaume-Uni.

Pour se renseigner en vue de l'adoption du SALVAC dans son pays, tout client de l'étranger doit s'adresser au Centre national de décision du SALVAC.

Formation sur le SALVAC

Le Collège canadien de police offre un cours de formation sur le Système d'analyse des liens entre les crimes de violence, où l'on apprend à effectuer des analyses et à interpréter les résultats.

Pour nous joindre

Pour en savoir plus, communiquez avec le Centre national de décision du Système d'analyse des liens entre les crimes de violence à ViCLAS_HQ@rcmp-grc.gc.ca

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