Opérations en cours

Haïti

Des policiers canadiens participent à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) depuis 2004. Cette mission a officiellement pris fin le 15 octobre 2017.

La Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) a commencé le 16 octobre 2017.

Les policiers affectés à la MINUJUSTH sont chargés :

  • d'offrir du mentorat et de donner des conseils stratégiques aux cadres supérieurs et intermédiaires de la police nationale d'Haïti (PNH) en matière de leadership, de compétences en matière d'enquête, d'intégration des questions d'égalité entre les sexes et de services de lutte contre la violence sexuelle et sexiste;
  • d'encadrer la PNH et de l'aider à renforcer ses capacités dans le domaine de l'administration policière (p. ex. réforme et restructuration, planification, ressources humaines, etc.);
  • de contribuer à l'élaboration et à la mise en œuvre de stratégies de police communautaire afin de renforcer la relation de confiance avec les communautés locales.

Détails :

  • Principale langue de travail : français
  • Armée ou non armée : armée
  • Nombre d'affectations autorisées : 90
  • Nombre d'affectations actuelles : 40

Ukraine (Engagement bilatéral)

Cet engagement bilatéral permet au Canada de soutenir la réforme du secteur de la police en Ukraine. La police canadienne est déployée dans un rôle de formation des formateurs depuis juillet 2015. Des déploiements à plus long terme axés sur la formation et la police communautaire ont débuté en juin 2016.

La réforme de la police ukrainienne vise à assurer la viabilité de la Police nationale d'Ukraine et à la transformer en un service de police moderne, responsable et transparent fondé sur des normes internationales reconnues et des pratiques exemplaires, ce qui comprend le respect des droits de la personne. Les objectifs de la mission bilatérale du Canada consistent à soutenir la réforme de la police en Ukraine, à renforcer les capacités et l'efficacité des policiers ukrainiens, notamment en développant des domaines d'expertise spécialisés, et à accroître la sensibilisation aux questions d'équité entre les sexes et aux droits de la personne.

Détails :

  • Principale langue de travail : anglais
  • Armée ou non armée : non armée
  • Nombre d'affectations autorisées : 20 tout au plus
  • Nombre d'affectations actuelles : 20

Colombie

Au milieu des années 60, un conflit armé a commencé entre le gouvernement colombien et des groupes paramilitaires, appelés les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l'Armée nationale de libération (ELN). Ces groupes de guérilleros armés affirment que le communisme leur permet de lutter pour la justice sociale. Le conflit dure depuis plus de 50 ans et il y a maintenant une possibilité de réconciliation grâce à un accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC.

En novembre 2016, le gouvernement colombien et les FARC ont signé un accord final visant à mettre fin au conflit et à instaurer une paix stable et durable. Cet accord, qui avait d'abord été rejeté par référendum en octobre 2016 avant d'être révisé et ratifié par le Congrès colombien, a mis officiellement fin au conflit. À la demande du gouvernement colombien et des FARC, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé une mission politique spéciale (MPS) pour veiller au respect du cessez-le-feu et du processus de démobilisation. Le mandat de la MPS de l'ONU consiste à surveiller et à contrôler le dépôt des armes par les FARC, ainsi que le cessez-le-feu et la cessation des hostilités avec le gouvernement colombien.

En juillet 2016, le déploiement d'un maximum de 10 policiers canadiens en Colombie a été autorisé, pour la MPS de l'ONU et une mission bilatérale distincte.

Détails :

  • Participation depuis 2016
  • Principale langue de travail : espagnol
  • Armée ou non armée : non armée
  • Nombre d'affectations autorisées : 10 tout au plus
  • Nombre d'affectations actuelles : 1

Iraq

L'équipe de liaison ministérielle (ELM), qui a ses bureaux à Bagdad, se concentre sur les activités militaires et policières et le leadership dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent. L'objectif est de renforcer les capacités à l'appui des opérations en cours et futures. Les prochains déploiements de policiers canadiens viseront l'amélioration des capacités et des stratégies de formation de la police nationale irakienne.

Des policiers canadiens sont aussi déployés à l'école de la police nationale irakienne pour offrir une formation avancée sous le commandement des carabiniers italiens. Ils voient à la planification, à l'élaboration et à la présentation de formations spécialisées. Cette mission est axée sur la police communautaire, l'égalité des sexes, les droits de la personne et la protection des populations vulnérables.

À l'heure actuelle, deux policiers d'échelons supérieurs travaillent à l'initiative de liaison ministérielle du commandement central américain, tandis qu'un sous-officier supérieur est affecté à l'école de police.

Détails :

  • Participation depuis août 2016
  • Principale langue de travail : anglais
  • Armée ou non armée : armée
  • Nombre d'affectations autorisées : 20 tout au plus
  • Nombre d'affectations actuelles : 3

Cisjordanie

EUPOL COPPS

Le Bureau de coordination de l'Union européenne pour le soutien de la police palestinienne (EUCOPPS) aide les autorités palestiniennes dans les domaines de la police et de la justice pénale.

Les policiers affectés à ce bureau aident la police civile palestinienne (PCP) en conseillant et en encadrant ses membres, en particulier les cadres supérieurs. La police canadienne joue également un rôle consultatif en évaluant les besoins de formation de la PCP et en offrant à ses membres un soutien dans les domaines du mentorat, de la formation et de la dotation en matériel. L'objectif est de faire en sorte que la PCP soit un organisme de sécurité compétent fondé sur les principes de la police démocratique, de la neutralité et du service communautaire.

Détails :

  • Participation depuis août 2008
  • Principale langue de travail : anglais
  • Armée ou non armée : non armée
  • Nombre d'affectations autorisées : jusqu'à 5 en Cisjordanie
  • Nombre d'affectation actuelle : 1

Opération PROTEUS/USSC

L'opération PROTEUS désigne le déploiement d'une équipe des Forces armées canadiennes à Jérusalem pour soutenir le travail du bureau du coordonnateur à la sécurité des États-Unis (United States Security Coordinator - USSC) pour Israël et l'Autorité palestinienne. Dans le cadre de l'opération Proteus, un membre supérieur de la GRC travaille en tant que conseiller de la police pour l'équipe USSC. L'USSC encourage la coordination sur les questions de sécurité entre Israël et l'Autorité palestinienne, et les efforts de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie pour renforcer les capacités en matière de sécurité.

Créée en 2005, la mission compte sur du personnel militaire et civil provenant de la Grande-Bretagne, du Canada, de la Turquie et des États-Unis.

L'Opération PROTEUS est aussi intégrée à tous les programmes de formation parrainés par l'USSC ("United States Security Coordinator) pour le compte des Forces de sécurité de l'Autorité palestinienne (FSAP), notamment celui de l'Académie des officiers de Palestine (AOP) à Jéricho. Dans cet établissement accrédité à l'échelle internationale, on forme en neuf mois les jeunes policiers palestiniens au leadership de base et à la sécurité, ce qui leur permet d'être promus aux grades d'officier des FSAP.

L'enseignement à l'Académie est assuré à la fois par du personnel étranger de l'USSC et des instructeurs des FSAP. L'une des fonctions secondaires exercées par les policiers canadiens et d'autres instructeurs étrangers consiste à encadrer les instructeurs des FSAP afin de renforcer leurs capacités.

Fonctions et responsabilités :

  • Encadrer, former, informer et conseiller les participants à l'AOP;
  • Renforcer les capacités des instructeurs des FSAP;
  • Cerner les besoins et les lacunes en matière de formation;
  • Fournir une expertise en leadership policier;
  • Élaborer et présenter des programmes;
  • Collaborer avec des intervenants et des partenaires étrangers clés;
  • Fournir une expertise policière sur le recours à la force et les techniques de désescalade, de même que sur le commandement de tactiques opérationnelles à risque (commandement d'incidents opérationnels/planification des opérations d'urgence).

Détails :

  • Participation depuis juillet 2013
  • Principale langue de travail : anglais
  • Armée ou non armée : non armée
  • Nombre d'affectations autorisées : jusqu'à 5 en Cisjordanie
  • Nombre d'affectation actuelle : 3

Postes spécialisés

États-Unis

Mission permanente du Canada aux Nations Unies à New York – Conseiller supérieur de la police

Le conseiller supérieur de la police à la Mission permanente du Canada aux Nations Unies à New York agit comme agent de liaison et conseiller pour toutes les affaires touchant la participation de la police canadienne aux missions de paix des Nations Unies. Affecté par l'intermédiaire d'Affaires mondiales Canada, le conseiller supérieur se joint à une équipe grandissante de conseillers en matière de police des quatre coins du monde.

Autres possibilités internationales

Formation d'Intervention rapide au service de la justice

Établie en Suisse, l'Intervention rapide au service de la justice est une organisation intergouvernementale qui gère le déploiement rapide de professionnels de la justice pénale inscrits sur une liste. Des experts des quatre coins du monde sont formés pour enquêter sur les génocides, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les violations graves des droits de la personne, y compris la violence sexuelle et sexospécifique (VSS).

Depuis 2012, le Canada est invité par l'Intervention rapide au service de la justice à désigner des candidats qui pourraient participer au cours donné à plusieurs endroits dans le monde afin qu'ils puissent être inscrits sur la liste de professionnels de la justice pénale. La formation a pour but d'élargir le bassin d'experts agréés auxquels peut faire appel l'Intervention rapide au service de la justice.

Projet de l'Équipe d'assistance pour l'évaluation et la sélection (SAAT) de l'ONU

Depuis septembre 2014, des policiers canadiens participent en tant qu'instructeurs au projet de formation de l'Équipe d'assistance pour l'évaluation et la sélection (SAAT) de l'ONU.

Ce projet a pour but d'offrir aux policiers qui souhaitent prendre part à une mission des Nations Unies une formation de deux semaines qui porte notamment sur les compétences linguistiques (en anglais et en français), le tir, la conduite automobile, le contexte de l'ONU et l'entrevue d'emploi.

Les policiers canadiens ont formé près de 1 000 candidats dans huit pays d'Afrique, ainsi qu'en Colombie.

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