Service commémoratif national de la GRC

10 septembre 2017
Dépôt (Saskatchewan)

Discours

Version non définitive

Introduction

Votre honneur, lieutenant-gouverneur Solomon Schofield, distingués invités; valeureux membres anciens et actuels, employés, gendarmes auxiliaires et spéciaux; amis, partenaires et proches des membres disparus, bienvenue.

Nous n'oublierons jamais leur sacrifice. C'est pourquoi nous nous rassemblons aujourd'hui, comme nous le faisons chaque année depuis huit décennies, pour rendre hommage aux hommes et aux femmes de la GRC qui ont sacrifié leur vie au service du pays. Ces valeureux membres ont consenti l'ultime sacrifice pour notre protection et le maintien des valeurs que nous chérissons tous.

Cette année, c'est le coeur attristé que nous inscrivons un 238e nom au tableau d'honneur.

Le gend. Richer Dubuc, membre de la GRC depuis onze ans, a été tué le 6 mars dernier lorsque son véhicule a percuté un tracteur alors qu'il répondait à un appel concernant le passage d'illégaux près de Lacolle, au Québec.

Mesurant six pieds cinq, Richer était un gentil géant aux sourire radieux. Père et mari aimant, il était entièrement dévoué à sa famille. Il aimait être en compagnie de sa femme, Gracielle, et de ses quatre enfants, Eugénielle, Richer-Raphaël, Anthonyn et Jaïck-Olivier, qu'il s'agisse d'aller à la plage, de regarder un film ou de passer une soirée autour d'un feu de camp.

Les collègues de Richer au Nouveau-Brunswick et au Québec parlent de lui comme d'un gars sensationnel et du parfait gendarme, professionnel, toujours prêt à venir en aide aux autres. Sa passion pour l'action n'était un secret pour personne, et c'est ce qui l'a mené à faire carrière dans la police, après avoir été pompier volontaire et paramédical.

Natif de Joliette (Québec), le gend. Dubuc a passé la plus grande partie de sa carrière au Détachement de Codiac (Nouveau-Brunswick), où il était affecté aux services généraux. La Division a aussi profité de son expertise de paramédical, notamment au sein de l'équipe anti-émeute et du groupe tactique d'intervention.

En janvier dernier, il a été muté à l'équipe intégrée de la police des frontières à St‑Jean‑sur‑Richelieu; il était alors heureux de se rapprocher de sa famille.

Lors de son affectation brève à la Division C, il a su marquer la vie de ses collègues au détachement, tout comme il l'avait fait auprès de ses partenaires à Codiac.

Ses funérailles ont permis à des centaines de policiers et de premiers intervenants de partout au pays de lui rendre hommage en témoignant de sa force de caractère et de ses contributions exceptionnelles.

Hommage à nos membres disparus et à leur famille

Ce métier, cette vocation de servir et de protéger n'est pas sans risque.

Tous cependant ne savent pas ce que signifie le serment de service que prêtent les policiers : les longues heures, les situations imprévisibles et risquées. Ce que cela signifie de mettre sa vie en péril au quotidien pour servir et protéger ses concitoyens. Les proches, eux, saisissent très bien les risques que courent l'être cher à chaque jour. Le frère de Richer, Deiten, policier américain, ne le sait que trop bien.

Nous en sommes conscients. Nous acceptons les risques; cela dit, il n'est en pas moins éprouvant lorsque le risque tourne au drame.

Nous sommes redevables envers les membres disparus parce qu'ils ont mis leur vie à risque pour nous.

Ils l'ont fait pour le bien commun... pour que nous puissions vivre et élever nos famillles dans des villes et des quartiers sûrs.

Et nous sommes redevables envers les proches qu'ils ont laissé derrière eux -- et dont nombre d'entre eux sont parmi nous aujourd'hui.

Leur perte est un lourd sacrifice que nous honorons sincèrement.

Conclusion

Cette dette envers nos frères et sœurs qui sont décédés dans l'exercice de leurs fonctions et envers leur famille et amis, nous ne pourrons jamais nous en acquitter. Prendre le temps de leur rendre hommage et d'exprimer notre gratitude nous aide à apaiser la douleur et nous rappelle qu'il importe de poursuivre leur œuvre, pour que notre vie garde son sens.

Une autre façon de leur rendre hommage est de veiller les uns sur les autres – afin que chacun maintienne la santé et la vigueur nécessaires pour continuer d'incarner les idéaux pour lesquels ils se sont sacrifiés : préserver la sécurité de nos collectivités et du pays.

Voilà notre humble témoignage de reconnaissance à leur endroit. Leur souvenir restera à jamais gravé dans notre mémoire.

Je vous remercie de votre attention.

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