L'histoire de la GRC

En Route vers 2017

Le 150e anniversaire du Canada rassemblera les Canadiens d’un bout à l’autre du pays, dans chaque province et territoire, pour célébrer notre pays fort, fier et libre. L’année 2017 nous donne la chance de réfléchir à nos réalisations, de promouvoir une fierté parmi tous les Canadiens et d’inspirer un brillant avenir pour le Canada.

La Gendarmerie royale du Canada a contribué de façon notoire à l’histoire du Canada, que l’on songe à la célèbre Marche vers l’Ouest de Fort Dufferin au Manitoba, à la pose du dernier crampon sur la ligne ferroviaire du Canadien Pacifique à Craigellachie, Colombie-Britannique, à la traversée du St. Roch dans le passage du Nord-Ouest et sa participation aux deux guerres mondiales. L’histoire de la GRC est intimement liée à l’histoire du Canada.

« À l’approche de 2017 » est l’occasion de souligner les réussites, promouvoir un profond sens de fierté et inspirer un brillant avenir.

Créée à l’origine pour répondre au besoin d’un service de police national chargé d’appliquer la loi dans les territoires de l’Ouest nouvellement acquis par le Canada, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) est devenue au fil des ans une organisation reconnue mondialement composée de plus de 28 000 employés.

Les fondements d’une institution

En mai 1873, le Parlement du Canada a mis sur pied un service de police central. Un groupe de 150 recrues ont été envoyées dans l’Ouest, au Manitoba. Le nouveau corps de police a plus tard été baptisé la Police à cheval du Nord-Ouest (PCN-O).

En juillet 1874, les agents de la Police à cheval, qui étaient alors au nombre de 275, ont fait route vers l’Ouest en direction du sud de l’Alberta, où des marchands de whisky américains se livraient au troc avec les Autochtones.

Un poste permanent a été établi à Fort Macleod, en Alberta. Une partie de la moitié des effectifs a été affectée à Fort Edmonton, tandis que les agents restants sont retournés vers l’est, à Fort Pelly, en Saskatchewan, qui a été choisi comme quartier général.

L’été suivant, Fort Calgary, à proximité de la rivière Bow, en Alberta, et Fort Walsh, à Cypress Hills, en Saskatchewan, ont été établis.

En 1885, l’effectif de la police à cheval était passé à 1 000 hommes. Cependant, en 1896, l’arrivée au pouvoir du premier ministre Sir Wilfrid Laurier a menacé son avenir, car ce dernier a décidé de réduire la PCN-O, puis de la dissoudre. Mais le corps policier bénéficiait d’un grand soutien dans l’Ouest, et son rôle s’est accru lors de la ruée vers l’or du Klondike.

Entre 1905 et 1916, l’organisation a été engagée à contrat pour assurer des services policiers en Alberta et en Saskatchewan. Les ententes ont pris fin en raison de la volonté de ces provinces de créer leurs propres services de police.

L’établissement d’une tradition

En 1919, le Parlement a décidé de fusionner la Gendarmerie et la Police du Dominion, un service de police fédéral qui exerçait son autorité dans l’Est du Canada. Lorsque la loi est entrée en vigueur, le 1er février 1920, le nom est devenu Gendarmerie royale du Canada, et le quartier général a été transféré de Regina à Ottawa.

La GRC a conclu une nouvelle entente de services de police contractuels avec la Saskatchewan en 1928. De 1932 à 1938, les effectifs de la GRC ont pratiquement doublé pour atteindre 2 350 employés lorsqu’elle a commencé à assurer des services de police provinciaux en Alberta, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale, la GRC a connu une nouvelle expansion en tant que service de police provincial. En 1950, elle a assumé le mandat de services de police à Terre-Neuve et a annexé le service de police provincial de la Colombie-Britannique.

Des gendarmes de sexe féminin entrent pour la première fois dans les rangs de la GRC en 1974. C’est également au cours des années 70 que les responsabilités de la GRC s’étendent à de nouveaux domaines, comme les services de police aéroportuaires, la protection des personnes de marque et la lutte antidrogue.

Aujourd’hui, les opérations de la GRC sont axées sur le crime organisé, le terrorisme, le trafic de la drogue, les délits économiques et les infractions qui menacent l’intégrité de la frontière nationale. De plus, elle assure des services de police dans huit provinces et trois territoires et, par l’entremise de ses Services nationaux de police, met des ressources à la disposition d’autres organismes canadiens d’application de la loi.

Date de modification :