Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent

Téléchargez le livre électronique

Le Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent renferme de l'information sur le terrorisme et la radicalisation menant à la violence. Ce guide est conçu pour les premiers intervenants ainsi que les parents, les collègues et les amis de personnes à risque.

Il aidera les lecteurs à mieux comprendre ces questions, notamment :

  • le rôle d'Internet et de la propagande;
  • les signes avant-coureurs ou précurseurs de la radicalisation pouvant mener à la violence;
  • les signes de planification d'activités terroristes.

Le guide renferme bon nombre de ressources de même que de l'information sur la façon de trouver de l'aide, pour ceux qui font face à ces comportements.

Crédits

Titre : Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent

Réalisé et révisé par : le Programme de sensibilisation à la sécurité nationale, le Bureau des communications et les Services de traduction/GRC/Division C (Québec). En collaboration avec le Comité sur la sécurité nationale et le contre-terrorisme de l'Association canadienne des chefs de police, ainsi que la Structure de gestion policière contre le terrorisme au Québec.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada représentée par la Gendarmerie royale du Canada (2016). Tous droits réservés. Toute reproduction du présent ouvrage, en tout ou en partie, sous quelque forme et par quelque procédé que ce soit, est interdite sans l'autorisation de la Gendarmerie royale du Canada.

Nous reconnaissons que certaines images contenues dans ce Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent sont protégées par des droits d'auteur. La Gendarmerie royale du Canada a négocié tous les droits d'utilisation auprès de certaines agences de presse internationales. Ces images servent uniquement à des fins de prévention et d'éducation et ne peuvent en aucun cas être reproduites par une tierce partie.

Dans le présent document, les mots de genre masculin appliqués aux personnes désignent les hommes et les femmes. Ce guide contient de l'information textuelle et colligée de diverses sources ouvertes de renseignements. Son contenu a été validé par des spécialistes et académiciens canadiens.

PS64-129/2016F-EPUB
978-0-660-03506-2

Mot de l'ACCP

CACP Logo

Le Comité sur la sécurité nationale et le contre-terrorisme de l'Association canadienne des chefs de police (SNCT-ACCP) appuie pleinement le Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent et encourage le partage de celui-ci au sein de ses organismes membres.

Le Guide a pour objet de fournir des renseignements sur les indicateurs et les signes précurseurs de radicalisation menant à la violence, ainsi que sur les moyens d'obtenir de l'aide face à des comportements liés à la radicalisation menant à la violence. Il met en valeur l'importance de l'éducation, de la sensibilisation et du dialogue auprès des collectivités et des intervenants de première ligne pour favoriser le désengagement et la prévention en matière de radicalisation menant à la violence.

Le comité SNCT-ACCP souhaite que le Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent saura aider le personnel d'application de la loi et les praticiens de la prévention à mieux comprendre le phénomène de la radicalisation menant à la violence et la nécessité de mettre en place des initiatives communautaires de prévention et de protection. Enfin, nous espérons que le Guide permettra d'améliorer le niveau de sensibilisation et de connaissance au sujet du terrorisme et de l'extrémisme au Canada.

---- Juin 2016 ----

Préface du commissaire Bob Paulson

Pouvoir vivre dans un pays où l'on valorise le droit de parole, la liberté de pensée et le droit à la sécurité constitue un héritage de grande valeur à léguer aux générations futures. Cette liberté est un droit fondamental que nos bâtisseurs ont façonné pour chaque Canadienne et Canadien. En tant qu'organisation policière, nous entendons bien protéger ce droit pour les années à venir.

L'émergence des médias sociaux et la mondialisation des communications nous rappellent, plus que jamais, l'importance d'être vigilant face au monde qui nous entoure. Ce décloisonnement virtuel de nos frontières a nourri l'expansion de la radicalisation menant à la violence. Ce qui se passe à des milliers de kilomètres de chez nous est désormais beaucoup plus près de nous.

Certains individus sont influencés par la propagande issue des médias sociaux et cherchent à voyager à l'étranger afin de participer à des activités terroristes. Cette réalité est inquiétante pour tous les organismes d'application de la loi au pays. Les acteurs solitaires et les extrémistes en sol canadien le sont tout autant. Nous pouvons lutter sans relâche contre cette menace en adoptant une approche répressive. Mais la solution à long terme pour réduire l'imprévisible repose sur la prévention et sur la mobilisation des citoyens.

Mieux comprendre pour mieux prévenir

Pouvoir vivre dans un pays où l'on valorise le droit de parole, la liberté de pensée et le droit à la sécurité constitue un héritage de grande valeur à léguer aux générations futures.

Bob Paulson

Représentant la principale menace au Canada en matière de sécurité nationale, le terrorisme demeure un sujet d'actualité complexe. Mieux comprendre et connaître ce phénomène est essentiel et c'est dans cet esprit que le Programme de sensibilisation à la sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada a créé le Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent. Divisé en plusieurs sections, ce livre numérique permet de démytifier les différents enjeux en matière de terrorisme et d'extrémisme violent au Canada.

Ce document est donc un guide pour vous aider à trouver des repères dans ce phénomène émergeant au pays. Nous y avons regroupé des informations très pertinentes, tirées de diverses sources de renseignements pour vous aider à mieux comprendre l'endoctrinement à la violence.

Que l'on soit intervenant de première ligne, parent, collègue ou ami d'individus à risque, nous avons tous un rôle à jouer dans la prévention de la radicalisation menant à la violence et la protection de nos collectivités. Aussi, les différentes initiatives provenant des communautés doivent être encouragées.

De plus, l'appui et la collaboration des familles restent inestimables puisqu'elles sont souvent notre seul lien avec les individus à risque.

Bâtissons ensemble des communautés qui résistent à cette radicalisation menant à la violence, et ce, grâce à des programmes de soutien et de prévention ciblés.

Bonne lecture!

Signature de Bob Paulson

Bob Paulson
Commissaire - Gendarmerie royale du Canada

Radicalisation menant à la violence

Homme tenant la photo de son fils

« Martin était un garçon comme les autres : il aimait avoir du plaisir, il aimait la vie. Constamment sur Internet, il a malheureusement été manipulé et influencé dans une période de sa vie où il était fragile. Son comportement a complètement changé et il s'est mis à imaginer des complots partout. J'ai fait des démarches pour lui procurer l'aide nécessaire, mais sa radicalisation était trop avancée; il a posé un geste malheureux à l'automne 2014. J'aimerais tant qu'il soit encore avec nous et que rien ne se soit produit. »

Gilles Rouleau
Père de Martin Couture-Rouleau, 25 ans, auteur de l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu en 2014

Cette section explique la radicalisation menant à la violence, définit certains concepts connexes, situe le rôle d'Internet et de la propagande et propose certaines actions à prendre lorsque ce phénomène se manifeste.

Définitions

La radicalisation est le phénomène par lequel des personnes sont initiées à des idées ou à des messages radicaux et sont encouragées à remplacer leurs croyances modérées par des opinions extrêmes.

La pensée radicale n'est pas un crime en soi. On peut sympathiser avec un message radical sans pour autant avoir recours à la violence ou commettre des actes terroristes. Toutefois, la radicalisation devient une menace à la sécurité de tous lorsque ses adeptes font usage – ou font l'éloge – de la violence afin de promouvoir des objectifs ou des causes politiques, idéologiques ou religieuses.

La radicalisation menant à la violence n'est pas un phénomène nouveau et ne se limite en aucun cas à un seul groupe, à une classe sociale ou à une seule religion, culture, ethnie, ou à un groupe d'âge ou une vision du monde. Les gens vulnérables, c'est-à-dire qui sont en quête de repères et qui recherchent un sentiment d'appartenance, courent un plus grand risque de se radicaliser, et ce, peu importe leurs antécédents ou leur niveau d'éducation. Il n'y a donc pas de profil type.

Références

  • SMITH, Angus (2009). Démystifier la radicalisation, Gendarmerie royale du Canada.
  • INTERNATIONAL ASSOCIATION OF CHIEFS OF POLICE (2012). Radicalization 101, Committee on Terrorism.

Modèles expliquant la radicalisation

Le sujet de la radicalisation menant à la violence est complexe et il n'existe aucun profil type du terroriste. Il n'y a donc pas d'explication simple ni de consensus quant à un parcours unique menant à une radicalisation à la violence. Or, plusieurs chercheurs et services de sécurité à travers le monde ont proposé des modèles permettant de mieux en préciser les trajectoires.

Voici deux d'entre eux :

  • 1. Modèle basé sur l'individu et proposant un processus par niveau (escalier);
  • 2. Modèle basé sur un sentiment d'injustice.

Références pour voir d'autres modèles

  • CRETTIEZ, Xavier (2006). The Radicalization Process: From Conversion to Jihad, Federal Bureau of Investigation.
  • CRETTIEZ, Xavier (2011/1). High Risk Activism: Essay on the Process of Violent Radicalization (Part One), Pôle Sud, n° 34.
  • CRETTIEZ, Xavier (2011/2). High Risk Activism: Essay on the Process of Violent Radicalization (Part Two), Pôle Sud, n° 34.

1. Modèle basé sur l'individu et proposant un processus par niveau (escalier)

Au départ, le candidat à la radicalisation croit être confronté à des injustices au quotidien et il pense pouvoir les combattre ou les corriger. Il progresse alors d'une étape. S'il sent qu'il a de moins en moins d'options non violentes pour militer contre ces injustices, il risque davantage de poursuivre le processus de radicalisation. Lorsque c'est le cas, le candidat atteint le deuxième niveau et déplace son agression vers l'Autre. Au troisième niveau, l'individu justifie moralement l'emploi de la violence envers celui qu'il a identifié comme l'ennemi. Au quatrième niveau, il adhère à une organisation avec laquelle il s'associe et s'endoctrine. C'est au cinquième et dernier niveau que son processus se concrétise et que le sujet bascule dans l'extrémisme violent ou l'action terroriste.

Échelle de Moghaddam
  • Description de l'image

    Échelle de Moghaddam - Niveau 0 = Interprétation psychologique des conditions matérielles/Niveau 1 = Possibilités perçues pour lutter contre le traitement injuste/Niveau 2 = Déplacement de l'agression/Niveau 3 = Engagement moral/Niveau 4 = Intensification de la pensée catégorique et légitimité perçue de l'organisation terroriste/Niveau 5 = L'acte terroriste et l'esquive des mécanismes inhibiteurs

    • Exemple - niveau 0 : L'individu perçoit qu'il est traité équitablement par la société.
    • Exemple - niveau 1 : L'individu connait une perte d'emploi et en fait une cause personnelle. Il y perçoit de l'injustice à son égard qu'il ne peut régler par des solutions/démarches légales.
    • Exemple - niveau 2 : La personne qui n'a toujours pas d'emploi s'identifie à certains discours d'extrême droite. Ainsi elle blâme/critique les immigrants pour son problème. Il n'y a pas d'agression physique à cette étape.
    • Exemple - niveau 3 : Étant toujours sans emploi, l'individu se justifie moralement. L'utilisation de la violence est l'option.
    • Exemple - niveau 4 : L'individu sans emploi adhère à un groupe d'extrême droite qui véhicule une idéologie anti-immigration (discours du « Nous » contre « Eux »).
    • Exemple - niveau 5 : La personne sans emploi commet des actes criminels violents envers des institutions gouvernementales ou des individus ciblés.

Référence

  • MOGHADDAM, Fathali M. (2005). The Staircase to Terrorism, A Psychological Exploration, American Psychologist, vol. 60, n° 2.

2. Modèle basé sur un sentiment d'injustice

Un sentiment d'outrage moral (revendication) peut se manifester chez l'individu. Contrairement au modèle précédent, celui-ci considère que le processus personnel n'est pas uniquement centré sur l'individu. Il tient compte des relations que celui-ci entretient; relations considérées comme indispensables. En effet, la réceptivité de l'individu au processus de radicalisation menant à la violence se développe uniquement à travers son entourage, ses rencontres, ses amis et ses différents réseaux sociaux.

Le processus de radicalisation selon Marc Sageman
  • Description de l'image

    Description de l'image : Le processus de radicalisation selon Marc Sageman est représenté ainsi : trois cercles entrelacés (interprétation du monde, sentiment d'outrage moral et résonance avec les expériences personnelles), formant un tout (l'individu), sont encerclés par les relations de l'individu (entourage, amis, famille, rencontres et réseaux).

Référence

  • SAGEMAN, Marc (2007). Radicalization of Global Islamist Terrorists, United States Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs.

Une diversité notable

Cas réels, au Canada et ailleurs dans le monde, de radicalisation extrême.

Samantha Louise Lewthwaite

Samantha Louise Lewthwaite

Nom : Samantha Louise Lewthwaite
Autre(s) nom(s) : Veuve Blanche
Nationalité : Britannique
Affiliation : Al-Chabaab
Crime allégué : Veuve d'un des kamikazes responsables des attentats de Londres en juillet 2005. Les autorités kényanes l'accusent d'avoir orchestré l'attentat terroriste perpétré entre les 21 et 24 septembre 2013, au centre commercial Westgate à Nairobi, tuant 68 personnes. Elle est présentement recherchée, faisant face à un mandat d'arrestation international.

Anders Breivik

Anders Breivik

Nom : Anders Breivik
Autre nom : Aucun
Nationalité : Norvégienne
Affiliation : Extrémisme de droite
Crime commis : A été trouvé coupable d'avoir organisé et commis un attentat. Le 22 juillet 2011, pour créer une diversion, il tue huit personnes à Oslo afin de commettre une tuerie de 69 personnes sur l'île d'Utoya, en Norvège. Il est condamné à 21 ans de prison.

Chérif Kouachi

Chérif Kouachi

Nom : Chérif Kouachi (frère de Said Kouachi, avec lequel il a commis l'attentat de Charlie Hebdo.)
Autres noms : Abou Issen, Cow-boy, Shark
Nationalité : Française et algérienne
Affiliation : Al-Qaïda de la péninsule arabique, filière « des Buttes-Chaumont »
Crime commis : A perpétré l'attentat contre le journal satirique français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Il a été abattu lors d'un assaut du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Amedy Coulibaly

Amedy Coulibaly

Nom : Amedy Coulibaly
Autre nom : Abu Basir Al-Ifriqui
Nationalité : Française
Affiliation : État islamique
Crime commis : Le 8 janvier 2015, au lendemain de l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, il a tué une policière française en pleine rue. Le jour suivant, soit le 9 janvier 2015, il a perpétré l'attentat de la supérette Hyper Casher à Paris, faisant quatre autres victimes. Il a finalement été abattu suite à une prise d'otages, lors de l'assaut de l'unité d'élite RAID et de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI).

Ann Hansen

Ann Hansen

Nom : Ann Hansen
Autre nom : Aucun
Nationalité : Canadienne
Affiliation : Direct Action (Squamish Five), organisation maintenant dissoute.
Crime commis : A perpetré plusieurs attentats au Canada, dont celui contre une industrie qui fabriquait des composantes électroniques pour des missiles de croisière américains en 1982, à Toronto. Elle a été condamnée à la prison à vie, mais a été libérée après huit ans. Elle est maintenant écrivaine.

Daniel Andreas San Diego

Daniel Andreas San Diego

Nom : Daniel Andreas San Diego
Autre nom : Aucun
Nationalité : Américaine
Affiliation : Animal Liberation Brigade (ALB) et Stop Huntingdon Animal Cruelty, tous deux liés à l'Animal Liberation Front.
Crime allégué : A perpétré deux attaques à la bombe en Californie. La première, le 28 août 2003, sur un édifice d'une société de biotechnologie et la deuxième, le 26 septembre 2003, visant une société de produits nutritionnels. Il est actuellement recherché par le Federal Bureau of Investigation (FBI).

Joanne Deborah Chesimard

Joanne Deborah Chesimard

Nom : Joanne Deborah Chesimard
Autres noms : Assata Shakur, Barbara Odoms, Joanne Chesterman, Joan Davis, Justine Henderson, Mary Davis, Pat Chesimard, Jo-Ann Chesimard, Joanne Debra Chesimard, Joanne D. Byron, Joanne D. Chesimard, Ches Chesimard, Sister-Love Chesimard, Chesimard, Josephine Henderson, Carolyn Johnson, Carol Brown, « Ches »
Nationalité : Américaine
Affiliation : Black Liberation Army
Crime commis : S'est évadée de l'unité carcérale de Clinton au New Jersey, où elle purgeait une peine de prison à vie pour avoir exécuté un policier au New Jersey. Elle est recherchée par le Federal Bureau of Investigation (FBI).

Michael Zehaf-Bibeau

Michael Zehaf-Bibeau

Nom : Michael Zehaf-Bibeau
Autre nom : Aucun
Nationalité : Canadienne et libyenne
Affiliation : Acteur solitaire
Crime commis : A perpétré l'attentat au Monument commémoratif de guerre du Canada et au Parlement canadien, à Ottawa, le 22 octobre 2014. Il a trouvé la mort pendant l'intervention des forces de l'ordre.

Martin Couture-Rouleau

Martin Couture-Rouleau

Nom : Martin Couture-Rouleau
Autre nom : Ahmad le Converti
Nationalité : Canadienne
Affiliation : Acteur solitaire sympathisant du groupe État islamique
Crime commis : Auteur de l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, le 20 octobre 2014. Il est mort à la suite de l'intervention des policiers municipaux.

Radicalisation, Internet et propagande

homme qui tient un téléphone cellulaire

Dans le monde virtuel, ayons à coeur la sécurité des jeunes, tout comme nous l'avons dans le monde réel…

Internet est devenu le moyen de communication idéal pour véhiculer des idées radicales aux personnes vulnérables. De ce fait, il est aujourd'hui un vecteur facilitant la radicalisation menant à la violence.

Cependant, Internet à lui seul ne suffit pas à radicaliser un individu. Même si celui-ci consomme beaucoup de matériel en ligne, ses liens interpersonnels, qu'ils soient virtuels ou réels, demeurent un facteur central dans son processus de radicalisation.

Internet représente un défi face à la prévention de la radicalisation menant à la violence. Les parents et les proches peuvent prendre certains moyens afin d'en réduire les risques et pour assurer une expérience sécuritaire aux jeunes lors de leur navigation sur Internet.

D'ailleurs, une discussion ouverte entre jeunes et adultes, au sujet de l'utilisation responsable du Web, représente une approche très efficace pour réduire les risques.

Voici des exemples de questions à se poser en tant que parent/tuteur légal :

  • Est-ce que mon enfant possède plusieurs comptes sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, etc.) et utilise-t-il différentes identités sur un même réseau?
  • Sur le Web, est-ce qu'il semble communiquer par certains moyens « détournés », tels les jeux vidéo et les jeux en ligne?
  • Navigue-t-il en dehors des moteurs de recherche traditionnels (Google, Yahoo!, etc.) permettant ainsi l'anonymat du Web invisible (Dark Web)?
trois pictogrammes - la description textuelle suit
Source : DUCOL, Benjamin (2015). Devenir jihadiste à l'ère numérique - une approche processuelle et situationnelle de l'engagement jihadiste au regard du Web, Département de science politique, Université Laval, p. 241.
  • Description de l'image

    Image 1. Pictogramme représentant un individu entouré de plusieurs bulles de discussions (concurrence des discours).
    Image 2. Pictogramme représentant un individu entouré de quelques bulles de discussions (nombre restreint de discours).
    Image 3. Pictogramme représentant un individu entouré d'une seule bulle de discussion (un seul discours).

Internet, à travers les multiples outils (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes, jeux en ligne, etc.), facilite la création d'un monde virtuel où l'anonymat encourage les prises de positions extrêmes. Le Web facilite l'endoctrinement ainsi que la circulation de « théories de complots » et d'un discours unique « Eux contre Nous ». Il isole l'individu de son cercle social habituel (famille, amis, etc.) pour lui proposer une alternative virtuelle et radicale. Cela le dispense de toute pensée critique et l'enferme dans une chambre d'écho, c'est-à-dire un environnement où les mêmes opinions sont répétées et où la raison et les opinions divergentes sont écartées.

groupe d'hommes

« Un peu comme pour les sectes, les appels à la violence, tels que ceux lancés par l'État islamique, peuvent attirer des jeunes fragiles en perte de repères (...) La religion, quelle qu'elle soit, peut être bénéfique à quelqu'un en quête d'un sentiment d'appartenance, mais elle peut faire perdre pied à quelqu'un qui l'interprète de façon très manichéenne, qui cherche à se faire dire qu'il est supérieur et qui se cherche une cause. »

Dr Paul-André Lafleur,
psychiatre à l'Institut Philippe-Pinel

En plus de diffuser de la propagande haineuse, Internet donne accès à des conseils tactiques pour déjouer la sécurité. Il devient un camp d'entraînement virtuel et peut aider à la préparation d'attentats (plus besoin de voyager à l'étranger). Grâce à un message ciblé (technique empruntée au domaine de la commercialisation), le destinataire peut se sentir interpellé par une idéologie attirante. Cette puissante technique attire les jeunes et les incite à épouser une cause. Les sites officiels, les médias sociaux, les forums, les magazines, les vidéos ainsi que les images sont autant de moyens virtuels utilisés pour propager des messages à des individus réceptifs.

La propagande des groupes et courants idéologiques est souvent diffusée sur Internet. Toutefois, malgré sa grande efficacité, ce médium n'est pas le seul moyen de diffusion de la propagande. L'interaction directe avec des médias et la production de manifestes, de musique et d'affiches occupent aussi une place importante dans les processus de radicalisation menant à la violence. Ces outils sont tous utilisés pour justifier l'action violente, cibler l'ennemi et déshumaniser les victimes.

Les groupes extrémistes, peu importe leur idéologie, ont toujours cherché à cibler et à attirer des adolescents et des jeunes adultes en exploitant intentionnellement leurs griefs culturels et moraux, et en capitalisant sur leur goût de l'aventure et leur désir de passer à l'action.

Comme il a été mentionné dans les modèles précédents, l'élément déclencheur de la radicalisation est souvent une victimisation et un sentiment d'injustice perçu par rapport à soi, au groupe ou à une cause à laquelle l'individu s'identifie. Cette démarche de radicalisation chez la personne vulnérable provoque un changement idéologique qui, à travers une évolution progressive combinée à un effet de groupe, peut légitimer l'utilisation de la violence. L'isolement, le sentiment d'échec et la difficulté de s'intégrer socialement accentuent la vulnérabilité d'un individu. La recherche d'un besoin d'appartenance à un groupe ou à une cause « noble » qui est plus grande que soi efface le passé et sert à construire une nouvelle identité.

Références

  • INTERNATIONAL ASSOCIATION OF CHIEFS OF POLICE (2008). Building Community Resilience to Violent Ideologies, Prevention of Radicalization Study Group.
  • DUCOL, Benjamin (2015). A Radical Sociability: In Defense of an Online/Offline Multidimensional Approach to Radicalisation dans Martin Bouchard (Ed.) Social Networks, Terrorism and Counter-terrorism: Radical and Connected, London, Routledge.
  • BOUCHARD, Martin (Ed.) (2015). Social Networks, Terrorism and Counter-terrorism: Radical and Connected, London, Routledge.
  • GENDARMERIE ROYALE DU CANADA (2011). Les jeunes en ligne et à risque Internet - un outil de radicalisation, Programme des enquêtes relatives à la sécurité nationale.
  • BOUZAR, Dounia, Christophe CAUPENNE et Sulayman VALSAN (2014). La métamorphose opérée chez le jeune par les nouveaux discours terroristes.
  • GENDARMERIE ROYALE DU CANADA (2011). Radicalisation menant à la violence dans Internet – Un outil de radicalisation des jeunes.
  • DUBÉ, Isabelle et Hugo MEUNIER (4 février 2015). Un jeune Montréalais radicalisé devant la justice, sur le site La Presse [en ligne].
  • GENDARMERIE ROYALE DU CANADA (2011). Les jeunes en ligne et à risque Internet - un outil de radicalisation, Programme des enquêtes relatives à la sécurité nationale.
  • MCCAULEY, Clark et Sophia MOSKALENKO (2008). Mechanisms of Political Radicalization: Pathways Toward Terrorism dans Terrorism and Political Violence, vol.20, n° 3.

Ce qui peut être fait

1. Les familles et les proches

La communication est la clé. Il est important de partager nos craintes et de comprendre les enjeux.

Gens qui marchent

Tout un chacun

Le public joue un rôle préventif important pour éviter qu'une personne vulnérable ne s'engage dans la voie de la radicalisation menant à la violence. Une approche inclusive est la stratégie à adopter en matière de prévention : en plus des forces de l'ordre, les leaders communautaires, les amis, la famille, le milieu de travail, le personnel enseignant et les intervenants sociaux ont aussi un rôle crucial à jouer. L'éducation, la sensibilisation et le dialogue constituent donc des outils importants dans l'approche de désengagement et de prévention.

Personne avec laptop

Les jeunes et Internet

L'accès à du contenu inapproprié sera plus facilement évitable si l'ordinateur est placé dans une aire ouverte, à proximité des parents. Ceux-ci devraient superviser l'utilisation des appareils électroniques mobiles et surveiller les téléchargements ainsi que les sites consultés. Les parents peuvent aussi consulter les sites Web regardés par les jeunes et signaler les contenus problématiques à leur fournisseur d'accès Internet. Il est également possible de se référer au besoin à un organisme d'aide ou à son service de police local. De plus, il est possible de conscientiser les jeunes au contenu nocif en s'engageant dans une conversation franche à ce sujet.

Ado avec sa mère

La famille

L'encadrement familial est essentiel pour guider un jeune en perte de repères et en position de vulnérabilité. Cet encadrement sert de rempart face à la propagande prônant l'utilisation de la violence. Les familles et les proches doivent à tout prix garder un lien avec les jeunes qui se radicalisent. Il est donc important pour les parents confrontés à cette situation d'aller chercher l'aide nécessaire. (Voir section Assistance et signalement)

Références
  • SMITH, Angus (2009). Démystifier la radicalisation, Gendarmerie royale du Canada.
  • GENDARMERIE ROYALE DU CANADA (2011). Les jeunes en ligne et à risque Internet - un outil de radicalisation, Programme des enquêtes relatives à la sécurité nationale.

2. Les services policiers

Les différents programmes de sensibilisation communautaire des services policiers visent à faire participer activement les diverses communautés à la protection de la population canadienne. Le Programme de mobilisation communautaire de Prince Albert (Saskatchewan, Canada) est un exemple de réussite en ce sens.

Voici le pourcentage des organismes qui signalent des cas problématiques comparativement aux organismes qui les prennent en charge. Il est possible de constater que même si la police en signale beaucoup, au final, le fait de référer les signalements au service d'aide approprié permet de libérer les services policiers d'une importante partie de ceux-ci.

Organismes signaleurs et chargés d'intervenir - graphiques

Nota : Dans ces graphiques, le chiffre à côté de l'organisation représente le nombre de cas problématiques. Période d'étude : 1er septembre 2013 au 31 août 2014

  • Description de l'image

    Organismes signaleurs

    • Police (133) : 55 %
    • Milieu de l'éducation (47) : 19 %
    • Services sociaux (32) : 13 %
    • Autres (32) : 13 %

    Organismes chargés d'intervenir

    • Services sociaux (75) : 31 %
    • Police (57) : 23 %
    • Milieu de la santé (45) : 18 %
    • Milieu de l'éducation (43) : 18 %
    • Autres (24) : 10 %

Programme de mobilisation communautaire de Prince Albert (CMPA)

www.securitepublique.gc.ca

Le Hub Model, ou modèle Carrefour, est une méthode de résolution de problèmes par la collaboration et repose sur des observations factuelles. Il fait intervenir les experts de divers organismes communautaires pertinents, dans le but de résoudre des problèmes sociaux complexes avant qu'ils nécessitent l'intervention de la police. Le principe de base est simple : un problème qui se prévoit peut aussi se prévenir.

Le Carrefour consiste en une discussion de 90 minutes, deux fois par semaine, entre les intervenants de première ligne des divers services sociaux œuvrant auprès de la population de Prince Albert et de ses communautés environnantes. Il permet de mettre en contact les personnes à risque avec les bonnes ressources. Ces dernières les aideront à faire des choix positifs, et ce, au moment opportun.

Les intervenants consacrent en moyenne neuf minutes à discuter de chaque situation et un plan d'intervention immédiat est élaboré pour chaque cas. L'intervention initiale commence habituellement dans les 24 à 48 heures suivantes. En général, 53 % des cas se règlent en une semaine et environ 79 % des cas se règleront au bout de deux semaines.

Références

Conclusion

En raison de la menace liée à la radicalisation menant à la violence, chacun doit jouer un rôle dans la prévention des comportements violents. L'application de la loi n'est pas le seul recours permettant d'enrayer ce phénomène. Tous les Canadiens doivent être sensibilisés à la possibilité qu'un membre de leur entourage puisse se radicaliser jusqu'à la violence. Être mieux informés, bien comprendre le phénomène et connaître les ressources d'aide disponibles permettront aux Canadiens d'être plus résilients et mieux outillés pour faire face à la situation.


Hyperliens vers des ressources complémentaires pour mieux comprendre et prévenir la radicalisation menant à la violence

Indicateurs

Cette section vous présente quelques signes avant-coureurs de radicalisation menant à la violence ainsi que ceux de la préparation d'un attentat terroriste.

Si c'est suspect, il faut le signaler!

Les changements de comportements laissent souvent place à interprétation. Il importe donc d'essayer de déceler une tendance ou un ensemble de changements ou d'indicateurs. La présence de l'un ou l'autre des indicateurs mentionnés dans le présent document ne révèle pas nécessairement une activité criminelle. Cependant, la probabilité augmente avec le nombre d'indicateurs décelés. Tous les signes doivent être examinés en contexte. En cas de doute ou pour signaler tout incident suspect, contactez les ressources disponibles dans votre région (voir section Assistance et signalement).

Réseau Info-sécurité nationale : 1-800-420-5805

Savoir reconnaître les signes

Homme tenant une tasse de café

« Mon fils était un garçon poli, dégourdi et curieux qui aimait aider les gens. C'était mon fils aîné. Tout s'est fait tellement rapidement... Il a changé d'entourage et d'amis. J'ai eu des petits doutes, mais jamais je n'aurais pensé qu'il puisse tout quitter, nous quitter... Depuis, notre vie a complètement basculé et nous n'arrivons toujours pas à comprendre ce qui s'est passé. »

Père d'un jeune parti combattre en Syrie

Bien que les terroristes aient des motivations, des idéologies, des convictions politiques ou des croyances religieuses diverses, ils ont tous ceci en commun : ils passent nécessairement par des phases de radicalisation et de planification de leurs actions violentes. Tout au long de ce processus, des indicateurs peuvent être observés par l'entourage, les proches ou différents intervenants.

Les menaces à la sécurité nationale peuvent se présenter sous diverses formes et leur identification précoce est possible. Fait en temps opportun et de façon adéquate, leur signalement peut changer le cours des choses et ainsi assurer notre sécurité collective. Il est donc essentiel de sensibiliser la population (familles, éducateurs, amis, intervenants divers, etc.) dans un but de prévention.

Les différents signes avant-coureurs de radicalisation menant à la violence et de préparation d'un acte extrémiste violent ou terroriste sont présentés dans cette section, et peuvent être décelés en s'appuyant sur :

  • La connaissance de l'environnement
  • L'expérience
  • Le renseignement sur la situation
  • L'évaluation de ce qui pourrait se produire

Deux ensembles d'indicateurs

Lorsqu'une personne se radicalise à la violence ou se prépare à commettre un acte terroriste, son comportement change et des indicateurs peuvent alors être notés. Dans le cas des acteurs solitaires, les indicateurs sont plus difficilement observables.

Bien qu'ils puissent être reliés, voici les indicateurs associés à ces deux processus :

  • A. Indicateurs de radicalisation menant à la violence;
  • B. Indicateurs permettant d'identifier la préparation d'un acte terroriste - Les signes précurseurs

A. Indicateurs de radicalisation menant à la violence

Des changements observables

Généralement, lors du processus de radicalisation menant à la violence, les indicateurs se manifestent par des changements chez la personne, notamment dans :

  • Le comportement
  • L'apparence
  • Les habitudes
  • Les relations
  • L'identité
  • L'idéologie
Icônes : types de changements chez la personne : comportement, apparence, habitudes, relations, identité et idéologie
Quelques exemples d'indicateurs possibles
  • Changement d'intérêts marqué;
  • Isolement social, rupture et changement dans les fréquentations et activités (famille, amis, sports, école, etc.);
  • Changement dans la façon de penser et d'interagir avec autrui;
  • Rejet de l'État (politiques et valeurs sociales);
  • Participation à des activités ou manifestations radicales et emploi d'un langage extrémiste;
  • Participation à des réunions privées (à caractère idéologique);
  • Surconsommation d'images et de vidéos de propagande haineuse et violente sur Internet;
  • Possession de matériel de propagande faisant la promotion de la violence (brochures, livres, vidéos, DVD, musique, sites Internet, etc.);
  • Ségrégation et antagonisme (« Nous contre les Autres »);
  • Adhésion à la haine et à la violence;
  • Glorification de la violence ou du sacrifice;
  • Commission de crimes mineurs motivés par le rejet de la société et des gouvernements;
  • Changement dans l'apparence et du style vestimentaire;
  • Utilisation de nouveaux noms auprès de l'entourage immédiat ou de pseudonymes dans les médias sociaux;
  • Port de tatouages (souvent cachés), d'insignes et de symboles.
Au sujet d'Internet

L'utilisation d'Internet dans le processus de radicalisation menant à la violence est décrite dans la section Radicalisation. Il est cependant important de noter qu'une attention particulière devrait être portée au temps passé sur Internet, aux sites visités par les jeunes ainsi qu'à leurs communications dans les médias sociaux. Internet n'a pas de frontière, ni de limite, et est accessible à tous.

Les symboles et signes emblématiques comme indicateurs

Les symboles sous forme de signes emblématiques tels les logos, les tatouages, les drapeaux, etc., peuvent avoir différentes significations comme un signe d'appartenance ou d'allégeance à un gang, une organisation criminelle, un groupe extrémiste ou un groupe terroriste.

L'intention de quitter le pays pour rejoindre une zone de conflit - voyageurs à haut risque

Que ce soit pour aller faire de l'aide humanitaire ou pour visiter des membres de la famille, se déplacer en zone de conflit demeure dangereux. Prendre une décision éclairée est donc primordial. Le gouvernement du Canada recommande d'éviter tout voyage dans ces zones. Des flambées de violence peuvent survenir soudainement, et le risque de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment est élevé.

Une personne qui se radicalise à la violence peut avoir l'intention de quitter le pays pour aller rejoindre une organisation terroriste à l'étranger. Le gouvernement du Canada interdit d'aller dans une zone de conflit afin de joindre un groupe terroriste. Selon l'article 83.181 du Code criminel canadien, est coupable d'un acte criminel passible d'un emprisonnement maximal de dix ans quiconque quitte, ou tente de quitter le Canada, dans le but de commettre un acte à l'étranger qui, s'il était commis au Canada, constituerait une participation à une activité d'un groupe terroriste.

En tant que proche ou intervenant, vous pourriez remarquer l'apparition de certains indicateurs propres à un départ imminent.

Référence
Quelques exemples d'indicateurs possibles
  • Parle d'aide humanitaire;
  • Possède des compétences pouvant être mises à contribution dans le cadre d'une crise humanitaire;
  • Parle de religion, de sacrifice, de défendre les peuples opprimés, de Terre Sainte;
  • Parle d'un désir de voyage;
  • Se renseigne sur les passeports (possibilité d'utilisation de passeports multiples);
  • Acquiert un billet d'avion;
  • Retire des sommes d'argent importantes, vide son compte;
  • Obtient ou sollicite des dons d'amis ou de parents;
  • Modifie ses habitudes financières;
  • Vend des biens personnels ou s'en départit;
  • Communique dans les médias sociaux avec des personnes qui se sont déjà rendues ou qui sont en zone de conflit;
  • Affiche parfois ses intentions dans les médias sociaux;
  • Manifeste l'intention de quitter le pays pour une zone de conflit;
  • Parle de théories du complot.

Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la sécurité des Canadiens à l'étranger et recommande d'éviter tout voyage dans une zone de conflit. Pour plus de détails : Gouvernement du Canada, Conseils et avertissements par pays

B. Indicateurs permettant d'identifier la préparation d'une activité terroriste - Les signes précurseurs

La planification laisse des traces potentiellement décelables dans les jours, les semaines ou les mois qui précèdent l'événement. La découverte d'un ou de plusieurs indicateurs, mis dans un contexte plus large, pourrait contribuer à éviter une menace ou un attentat.

Indicateurs d'un lieu sûr et secret

Un lieu sûr et secret (safe house) peut prendre plusieurs formes. Il peut servir à entreposer des produits chimiques, du matériel et des armes et servir de lieu de rencontre, de lieu d'observation, etc. L'existence d'activités terroristes peut être décelée par la présence d'indicateurs suspects tels que de la documentation et de la propagande terroriste, des minuteries ou des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'engins explosifs.

Voici certains indicateurs possibles d'un lieu sûr et secret :
  • Sécurité accrue (contre-surveillance);
  • Fenêtres couvertes;
  • Refus d'y laisser entrer le propriétaire ou le personnel d'entretien;
  • Allées et venues très fréquentes ou qui sortent de l'ordinaire;
  • Odeurs âcres ou inhabituelles;
  • Bruits inhabituels à des heures indues;
  • Présence de matériel inusité;
  • Déménagements fréquents (d'un lieu secret à un autre).
Indicateurs de la présence et de l'utilisation d'explosifs
Acquisition et/ou possession de matériel (entreposage)
  • Odeur âcre ou inhabituelle;
  • Plantes mortes à l'intérieur ou à l'extérieur du lieu;
  • Peinture intérieure écaillée ou décolorée;
  • Rouille inhabituelle dans les éviers ou les toilettes;
  • Matériel divers (bains de glace, thermomètres, verrerie de laboratoire, compte-gouttes oculaires, filtres, balances, etc.);
  • Équipement de réfrigération comme des congélateurs commerciaux;
  • Fenêtres ouvertes en dépit de la température;
  • Montres, cellulaires, fils, détonateurs et circuiterie;
  • Photos, plans cartographiques, cartes routières, plans de cibles potentielles;
  • Matériel de surveillance : lunettes de vision nocturne, lunettes d'approche (jumelles), appareil photo;
  • Location d'un entrepôt en libre-service (conservation et/ou manipulation de produits chimiques);
  • Vol ou achat d'explosifs, de détonateurs, d'amorces, de précurseurs chimiques, de fertilisants, etc.;
  • Livraisons inhabituelles de produits chimiques, incluant des fertilisants, directement par le manufacturier à un entrepôt en libre-service ou à une adresse résidentielle ou rurale;
  • Achats répétitifs ou en grande quantité de fertilisants;
  • Matériel servant à la fabrication d'explosifs : peroxyde d'hydrogène, fertilisants, ammoniac, batteries/piles, autocuiseurs, clous, boulons, bonbonnes, documentation et sites Internet, etc.;
  • Évidence d'incendies d'origine chimique inexpliqués;
  • Documentation ou notes sur la fabrication d'engins explosifs;
  • Petites explosions expérimentales en régions rurales;
  • Sites Internet de fabrication ou d'utilisation d'explosifs;
  • Acquisition de connaissances connexes.
Indices physiques ou caractéristiques d'activités de fabrication d'engins explosifs
  • Brûlures chimiques sur la peau ou présence de trous dans les vêtements causés par de l'acide;
  • Blessures suspectes, cicatrices ou membres manquants;
  • Maux de tête chroniques ou maux de gorge causés par les produits chimiques;
  • Couleur des cheveux altérée (l'utilisation de peroxyde d'hydrogène pour fabriquer des bombes peut avoir pour effet de pâlir les cheveux).
Indicateurs observables
  • Surveillance attentive du personnel de sécurité;
  • Prise de notes, de photos et de vidéos des cibles potentielles;
  • Surveillance et reconnaissance des lieux visés et des systèmes de sécurité;
  • Identification frauduleuse comme le port d'un faux uniforme ou d'une carte d'accès volée;
  • Vérification de la sécurité pour connaître la réaction du personnel en cas d'incidents relatifs à la sécurité (exemple : déclenchement de fausses alarmes);
  • Tentative d'introduction dans des zones d'accès restreint;
  • Tentative d'obtention d'une carte permettant d'accéder à des zones d'accès restreint;
  • Rédaction d'une note de revendication et/ou de justification ou enregistrement d'une vidéo;
  • Nervosité ou anxiété;
  • Tentative de soutirer des informations (questions inhabituelles);
  • Acquisition d'expertise/formation (cours de pilotage, formation paramilitaire, maniement d'armes, utilisation de drones, paintball, etc.);
  • Activités de financement (fondations, fraude, etc.);
  • Consultation de pages Web inhabituelles, recherches sur des cibles potentielles.

Groupes extrémistes

Cette section du guide vise à présenter les groupes, organisations, mouvements et symboles extrémistes nationaux et internationaux principaux. Ceux-ci se scindent en trois catégories : les groupes d'extrême droite, les groupes d'extrême gauche et les groupes à motivation unique.

A. Groupes d'extrême droite

1. Groupes, organisations et idéologies

Daniel Gallant

« Mon enfance rime avec violence. Coups, brutalité, mauvais traitements, du plus loin que je me souvienne, c'est la violence qu'on m'a apprise. J'ai grandi en cherchant à reproduire la seule chose que je connaissais et à laquelle je m'identifiais; j'avais été si blessé. Cette violence fait maintenant partie du passé et je fais tout mon possible pour m'en éloigner. Malheureusement, je ne peux pas oublier. »

Daniel Gallant
Ancien membre d'un groupe d'extrême droite, il étudie le droit et obtiendra son doctorat en 2017. Engagé dans la lutte contre toute forme de violence, il est aussi travailleur social, auteur, chercheur et directeur d'Exit Canada.

Le dictionnaire Larousse définit l'extrême droite comme étant l'ensemble des mouvements hostiles, soit par traditionalisme, par patriotisme, par nationalisme ou par rattachement à une idéologie contre-révolutionnaire, voire fasciste, aux conceptions tant socialistes que libérales de la société. Un nombre important de groupes d'extrême droite est apparu dans l'histoire du Canada. Toutefois, il est essentiel de comprendre que les membres sont peu nombreux et qu'ils appartiennent souvent à plusieurs groupes à la fois ou changent fréquemment d'appartenance. Il y a eu un grand nombre de groupes créés sans pour autant avoir de nouveaux membres dans le mouvement. Ces groupes représentent souvent l'histoire d'un leader charismatique, et sont éphémères ou servent de façade. L'extrême droite est un mouvement large et hétérogène de groupes et d'individus aux idées, aux positions et aux motivations souvent différentes; ces groupes sont parfois en conflit entre eux.

Aussi, les extrémistes de droite sont généralement fiers de leur appartenance idéologique et ont tendance à s'afficher.

Références

  • CANADA. SECURITY INTELLIGENCE REVIEW COMMITTEE (1994). The Heritage Front affair: report to the Solicitor General of Canada, Ottawa.
  • BARRETT, Stanley R. (1987). Is God a Racist? The Right Wing in Canada, Toronto, University of Toronto Press, p. 40.
  • ELLIS, James O. et Richard PARENT (2014). Right-Wing Extremism in Canada. TSAS Working Paper.
  • ROSS, Jeffrey Ian (1992). Contemporary Radical Right-Wing Violence in Canada: A Quantitative Analysis dans Terrorism and Political Violence, vol. 4, n° 3.


Ku Klux Klan

Symbole du Ku Klux Klan
Symbole du Ku Klux Klan

Le Grand Dragon du Ku Klux Klan au Michigan.
Le Grand Dragon du Ku Klux Klan au Michigan.

Date de création

1865

Fondateur

Un groupe d'anciens officiers de l'armée américaine des Confédérés

Classification

Suprématie blanche/religieux

Description

Le Ku Klux Klan, communément nommé le Klan ou KKK de par son sigle populaire, est une organisation suprématiste blanche protestante des États-Unis qui fut créée au lendemain de la guerre civile américaine. Le KKK est considéré comme étant l'ancêtre du mouvement de la suprématie blanche. L'étymologie du nom de cette organisation provient du mot grec « kyklos » pour les deux premiers mots, ce qui signifie « cercle », et le mot « klan » qui évoque les origines écossaises des premiers membres de cette organisation. Le KKK est de nos jours une organisation marginalisée, détrônée par des groupes néo-nazis. Au Canada, le KKK a longtemps inquiété les services de sécurité, particulièrement en raison de sa tendance paramilitaire. Il tenait des camps d'entraînement et son objectif relevait clairement d'une guerre raciale. Malgré sa quasi-disparition, sa prestance symbolique demeure considérable.

Activités illégales ou violentes

Aux États-Unis, des membres du KKK ont été inculpés pour des crimes violents et des meurtres. Au Canada, ils sont surtout connus pour des actes d'intimidation et des incidents à caractère haineux : violence, lettres de menaces, croix en feu pour effrayer leurs opposants et rassemblements contre les immigrants, les asiatiques, les catholiques, les francophones. Certains membres ont été impliqués dans des homicides ou des tentatives de meurtre. En 1987, deux hommes ont reconnu leur culpabilité en Alberta après avoir été impliqués dans un complot du KKK pour faire exploser un centre juif de Calgary et assassiner un homme d'affaires juif. Leur objectif était d'augmenter les tensions entre les communautés juives et arabes. En 1991, un Amérindien est assassiné en Saskatchewan par un chef du Ku Klux Klan au Canada. La même année, un homme est également battu, lapidé et jeté dans une rivière à Winnipeg en raison de son homosexualité. Au moins un des quatre meurtriers était membre du KKK.

Symboles spécifiques

Les membres du KKK se distinguent par le port d'un uniforme blanc, soit une longue tunique et un capuchon pointu ne laissant paraître que les yeux. En guise d'intimidation, ils sont connus pour brûler des croix de bois géantes dans des lieux publics. Comme symboles, le groupe utilise aussi le drapeau des Confédérés et la croix celtique.

Références

  • BAYSINGER, Timothy G. (2006). Right-Wing Group Characteristics and Ideology, Naval Postgraduate School Monterey, Center for Homeland Defense and Security.
  • Dictionnaire Larousse - Ku_Klux_Klan
  • SHER, Julian (1983). White Hoods: Canada's Ku Klux Klan.Vancouver, New Star Books.
  • REUTERS (1989). Two Canadians sentenced to five years in Ku Klux Klan plot.
  • BOURGEAULT, Ron (1994). The Killing of Leo LaChance, Canadian Dimension, vol. 28, n° 2.

Church of the Creator

Logo du groupe The Church of the Creator
Logo du groupe The Church of the Creator

Date de création

1973

Fondateur

Ben Klassen

Classification

Suprématie blanche, rejet complet du christianisme

Description

L'organisation se décrit elle-même comme une religion en soi, celle de la race blanche. Cette doctrine complexe est appelée la « Créativité ». Elle fut créée avec l'idée que l'Odinisme (religion viking) et l'Identité chrétienne étaient égarés. L'idéologie du groupe est la Racial Holy War (RaHoWa), nom donné également au groupe de musique de l'un de ses chefs historiques.

Activités illégales ou violentes

Le groupe est considéré comme extrêmement violent aux États-Unis. Ses membres sont responsables de plusieurs meurtres et prônent un appel ouvert à la violence. Au Canada, le groupe a participé à des affrontements reliés à des évènements de musique. Son chef à l'époque, George Burdi, a été déclaré coupable de coups et blessures après avoir frappé au visage une militante de gauche avec son pied lors d'un concert.

Symboles spécifiques

Le drapeau du groupe est rouge et noir et comporte un grand « W », une couronne et une auréole dans un cercle blanc. On trouve chez ses membres des tatouages ou des articles ostentatoires affichant l'inscription « RAHOWA ».

Référence

  • ELLIS, James O. et Richard PARENT (2014). Right-Wing Extremism in Canada. TSAS Working Paper.

Heritage Front

Logo du groupe Heritage Front
Logo du groupe Heritage Front

Date de création

1989

Fondateur

Wolfgang Droege

Classification

Suprématie blanche, nationaliste

Description

L'année de sa création, certains membres de l'Heritage Front (HF) se sont rendus à Tripoli pour célébrer le 20e anniversaire de la révolution libyenne. Le président libyen, Mouammar Kadhafi, finançait des groupes de gauche et de droite, pour autant qu'ils partageaient sa vision antijuive, anticapitaliste et anticommuniste. Le lien avec le régime s'est facilement opéré, les groupes d'extrême droite ayant besoin de financement. Quelques années plus tard, l'HF deviendra le plus important tenant de la suprématie blanche au Canada.

La composition du groupe était imaginée en deux branches : politique et militaire. Heritage Front était allié à The Church of the Creator et n'est aujourd'hui plus actif.

Activités illégales ou violentes

Certains membres de l'HF ont participé à des affrontements violents aux côtés de ceux de The Church of the Creator, si ce n'est que plusieurs étaient membres des deux groupes en même temps. Des évènements de violence sont attribuables au groupe, comme l'assaut sur un commerçant vietnamien à Toronto en 1989 et celui sur un refugié tamoul en 1993.

Symboles spécifiques

Le signe du groupe est constitué des lettres « HF ». La rune de la vie, en arrière-plan, fait référence aux aspects spirituels de protection et d'honneur. Elle était utilisée dans différents contextes par les Nazis et a été reprise par plusieurs groupes suprématistes blancs.

Référence

  • CANADA. SECURITY INTELLIGENCE REVIEW COMMITTEE (1994). The Heritage Front affair: report to the Solicitor General of Canada, Ottawa.

Blood & Honour

Symbole du groupe Blood & Honour
Symbole du groupe Blood & Honour

Date de création

1987

Fondateur

Ian Stuart Donaldson

Classification

Anticommuniste, néo-nazi, nationaliste, suprématie blanche

Description

Blood & Honour est connu comme un réseau de promotion de musique néo-nazie et le nom est similaire à l'ancienne devise des jeunesses hitlériennes, soit « Blut und Ehre » (Sang et Honneur). Le créateur de ce groupe, Ian Stuart Donaldson, était chanteur et leader de Skrewdriver, un groupe rock britannique d'extrême droite prônant des convictions néo-nazies. Bien que décédé en 1993, il demeure vénéré par l'organisation. Le groupe Blood & Honour publie un magazine éponyme visant la promotion du néo-nazisme par l'entremise d'entrevues auprès des groupes musicaux d'extrême droite, ou par la promotion de concerts de musique de groupes issus du « White Power ».

Par ailleurs, Blood & Honour est composé de plusieurs divisions officielles dans une vingtaine de pays, dont la Grande-Bretagne, les États-Unis, l'Italie, la Belgique, la France et l'Espagne. Au Canada, le groupe est présent au Québec, en Ontario et en Alberta.

Activités illégales ou violentes

Ses différentes divisions organisent des concerts qui tendent à rassembler skinheads et autres amateurs néo-nazis, ainsi que des rallyes de « fierté blanche ». Plusieurs actes de violence sont attribuables aux membres affiliés du groupe. Par exemple, en Colombie-Britannique, deux de ses membres ont été accusés en 2012 de crimes haineux et de voies de fait graves à l'endroit d'un citoyen d'origine philippine.

Symboles spécifiques

Outre les symboles identifiés à l'organisation Blood & Honour tels que le triscèle formé de trois « 7 » et les mots « Blood & Honour », il est fréquent de retrouver d'autres symboles de l'époque nazie : drapeaux, croix gammées et têtes de mort. Les membres de cette organisation affichent d'autres symboles de suprématie blanche comme le drapeau des États confédérés (guerre de Sécession), des croix celtiques et l'ancien drapeau de l'Afrique du Sud (époque de l'Apartheid). Ils utilisent des photos de suprématistes blancs assassinés pour la cause et certains symboles du groupe Combat 18, la branche armée et radicale de Blood & Honour.

Référence


Combat 18

Symbole du groupe Combat 18
Symbole du groupe Combat 18

Illustration de Combat 18
Illustration de Combat 18

Date de création

1991

Fondateur

Charlie Sargent

Classification

Néo-nazi, suprématie blanche

Description

Combat 18 est la branche armée et radicale du groupe Blood & Honour. Le mouvement est présent internationalement. Le chiffre 18 représente les lettres A et H, initiales d'Adolf Hitler. Combat 18 est une organisation néo-nazie prônant la suprématie blanche, l'antisémitisme et l'islamophobie. Elle est depuis longtemps associée à des organisations terroristes loyalistes en Irlande du Nord. Combat 18 est présente, entre autres, en Grande-Bretagne, en Italie, en Afrique du Sud, en Argentine, en Belgique, en Allemagne, en Russie, en Serbie, au Danemark, en Suède, en Autriche, aux États-Unis ainsi qu'au Canada.

Activités illégales ou violentes

Combat 18 se caractérise par ses actions violentes, comme des meurtres et des attentats à la bombe. En Grande-Bretagne, plusieurs de ses membres, dont certains étaient des militaires actifs, ont été inculpés pour des actes de violence. En 2010, trois militants australiens ont été accusés pour une attaque armée contre une mosquée.

Symboles spécifiques

Les membres du groupe utilisent les mêmes symboles que Blood & Honour. Cependant, une place importante est accordée aux armes dans la symbolique et les apparitions publiques.

Références


Aube Dorée

Drapeau de l'Aube Dorée
Drapeau de l'Aube Dorée

Nikós Michaloliákos, leader du parti politique Aube Dorée en Grèce
Nikós Michaloliákos, leader du parti politique Aube Dorée en Grèce

Activistes de l'Aube Dorée à Athènes, en Grèce.
Activistes de l'Aube Dorée à Athènes, en Grèce.

Date de création

1993

Fondateur

Nikós Michaloliákos

Classification

Néo-nazi, xénophobe

Description

Aube Dorée, de son appellation anglophone Golden Dawn, est un parti politique grec radical et d'extrême droite à caractère néo-nazi, créé en 1993. Le fondateur de ce parti, Nikós Michaloliákos, a ouvertement nié l'existence de fours crématoires et de chambres à gaz dans les camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale. Malgré plusieurs arrestations de militants, ce parti a fait élire 17 parlementaires aux élections grecques de 2014.

Présente au Canada depuis 2012, Aube Dorée possède deux chapitres, un à Montréal et un à Toronto. L'objectif proclamé de ces chapitres canadiens est d'apporter aide et assistance aux Grecs de souche.

Activités illégales ou violentes

En septembre 2013, en Grèce, le chef du parti et cinq autres députés ont été arrêtés et inculpés pour participation à une organisation criminelle. Ils sont les présumés responsables du meurtre d'un militant d'extrême gauche. De plus, 13 autres militants et deux policiers ont été arrêtés. À noter qu'au Canada, à ce jour, ce groupe n'a commis aucun acte illicite.

Symboles spécifiques

Le groupe se présente parfois avec des croix celtiques. Il utilise également un drapeau rouge et différents messages écrits en grec.

Référence


Hammerskins Nation

Symbole du groupe Hammerskins Nation
Symbole du groupe Hammerskins Nation

Les 14 chapitres répertoriés sur le site officiel de Hammerskins Nation, dont un au Canada.
Les 14 chapitres répertoriés sur le site officiel de Hammerskins Nation, dont un au Canada.

Date de création

1988

Fondateur

Sean Tarrant

Classification

Raciste, suprématie blanche

Description

En 1988, Hammerskins Nation naît au Texas. Il compterait 14 chapitres en Amérique et en Europe. L'organisation ne possède pas de dirigeant, mais mise plutôt sur l'autonomie et la loyauté de ses sujets.

Au Canada, le groupe est représenté sous la bannière Vinland Hammerskins, originaire de Montréal. Issu d'une idéologie vantant la suprématie blanche, ce groupe, composé essentiellement de skinheads racistes d'extrême droite, est caractérisé par la violence et l'extrémisme de ses actions. Cette organisation est la plus crainte et respectée des groupes skinheads racistes aux États-Unis.

Activités illégales ou violentes

Les membres du groupe ont déployé une violence significative, même au-delà des frontières canadiennes. Entre autres, trois adolescents canadiens affiliés aux Hammerskins ont été reconnus coupables du meurtre d'un Afro-américain au Texas en 1993.

Symboles spécifiques

Les militants Hammerskins se sont inspirés du vidéoclip The Wall du groupe Pink Floyd, dans lequel les deux marteaux symbolisent une nation fasciste. Différents symboles nazis peuvent être retrouvés chez des militants de Hammerskins Nation, ainsi que des photos de « martyrs », soit d'anciens membres assassinés. Les membres croisent leurs bras pour représenter les deux marteaux et peuvent aussi avoir tatoué ceux-ci sur les avant-bras. Ce symbolisme fait également référence au signe utilisé par la population d'une société fasciste fictive dans le film « 1984 », inspiré du roman de l'auteur George Orwell.

Référence


Aryan Guard

Symbole du groupe Aryan Guard
Symbole du groupe Aryan Guard

Date de création

2006

Fondateur

Kyle Mckee

Classification

Néo-nazi, suprématie blanche

Description

Aryan Guard a été fondé à Calgary, en Alberta. Le groupe se veut une nouvelle version du suprématisme blanc, plus présente et visible. Dès sa création, le groupe participe à des manifestations et organise ses propres marches. Son chef y occupe une place centrale, méritant même le surnom de « micro-fuhrer ». Son attrait et celui de son groupe ont poussé plusieurs individus à voyager jusqu'à Calgary pour conjuguer leurs activités

Activités illégales ou violentes

Certains membres ont été inculpés pour différents actes de violence, voies de fait causant des lésions corporelles et fabrication d'explosifs. Le National-Socialist Party of Canada (NSPC), parti politique non enregistré au Canada, entretenait des liens avec Aryan Guard. Le chef du NSPC, Terry Tremaine, qui a participé sur invitation à des conférences organisées par Aryan Guard, a été condamné à 30 jours de prison pour avoir contrevenu à une ordonnance du tribunal des droits de la personne et contraint de retirer des propos haineux sur des sites Web.

Symboles spécifiques

Le groupe utilise très souvent les croix celtiques et les écritures « White Pride, Worldwide » sous forme de tatouages et sur leurs drapeaux. Il s'affiche aussi avec des svastikas.

Références


Mouvement skinhead

Logo du Mouvement skinhead
Logo du Mouvement skinhead

Date de création

Décennies 1970-1980

Fondateur

Inconnu

Classification

Néo-nazi, suprématie blanche, xénophobe

Description

Le mouvement, ou sous-culture skinhead, est né au Royaume-Uni chez la classe ouvrière. Il possède plusieurs variantes, dont une d'extrême droite dite néo-nazie, et une autre d'extrême gauche (groupe SHARP) qui affirme être antiraciste et apolitique. Les skinheads d'extrême droite racistes sont bien établis au Canada. Même s'il s'agit de groupes et d'individus parfois indépendants, la musique prônant la suprématie blanche est une constante dans leur mouvement.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, les premiers skinheads sont apparus au Canada dans les grands centres (Montréal, Vancouver, Toronto et Calgary). D'abord urbain, ce mouvement s'est progressivement étendu aux petites villes et au milieu rural. Au départ porté par un « folklore néo-nazi » plus que par une idéologie à proprement parler, il s'est structuré idéologiquement lorsque des groupes d'extrême droite ont commencé à recruter parmi ce mouvement. C'est la culture skinhead internationale, notamment au travers de sa musique, qui a permis l'apparition d'une idéologie claire et d'une réceptivité à l'extrême droite chez les jeunes au Canada. Le mouvement regroupe, ou a regroupé, différentes organisations, telles Longitude 74, White Federation, Aryan Resistance Movement (ARM), United Skinheads of Montreal, mais en général, la plupart des membres n'ont pas d'allégeance à une organisation formelle. Un nombre important de skinheads composent les groupes d'extrême droite qui ne sont pas exclusifs à cette sous-culture. Par exemple, les groupes comme Aryan Nations et White Aryan Resistance, qui sont plus populaires aux États-Unis, ont accueilli plusieurs de ces membres. Les skinheads d'extrême droite sont surnommés « boneheads » par ceux de gauche, en dérision de leur crâne généralement rasé. Ils utilisent des sites Internet pour recruter et propager leur idéologie. Ils privilégient cependant les contacts personnels afin de recruter et d'annoncer leurs concerts de financement.

Activités illégales ou violentes

Les skinheads sont considérés comme les « soldats » du mouvement suprématiste blanc. La violence déployée par le mouvement se concentre principalement dans les concerts et les manifestations. Ils ont aussi été les auteurs d'actions perpétrées contre des personnes ou des lieux symboliques, comme des mosquées.

Les crimes racistes sont partie intégrante de l'historique skinhead et servent également de rite initiatique. Cependant, d'autres types de violence et de délits sont recensés chaque année, dont des altercations entre bandes et des crimes perpétrés sans motifs apparents.

Symboles spécifiques

Les signes utilisés par ce mouvement d'extrême droite sont souvent la croix celtique et la svastika, en plus des différents chiffres associés à l'extrême droite. Les cheveux rasés ou très courts, le port de chandails au nom de groupes d'extrême droite ou à message raciste, la veste de type « bomber », le pantalon de jeans, les bretelles, les bottes et pantalon de combat caractérisent l'apparence physique des partisans du mouvement. Les couleurs des bretelles et des lacets de bottes peuvent être indicatifs du caractère raciste ou non du groupe et de la position du membre dans l'organisation. Toutefois, les couleurs sont différentes pour chaque groupe et région.

Par ailleurs, les adhérents au mouvement d'extrême gauche, Skinhead Against Racial Prejudice, portent également des vêtements de type militaire et arborent le symbole de la croix gammée écrasée ou le logo SHARP. Ils ne se rasent pas le crâne complètement.

Références

  • ELLIS, James O. et Richard PARENT (2014). Right-Wing Extremism in Canada. TSAS Working Paper.
  • YOUNG, Kevin et Laura CRAIG (1997). Beyond White Pride: Identity, Meaning and Contradiction in the Canadian Skinhead Subculture, Canadian review of sociology and Anthropology, vol. 34, n° 2.
  • HUBERT, Daniel et Yves CLAUDÉ (1991). Les Skinheads et l'extrême droite, Montréal, VLB.
  • CAMPANA, Aurélie et Samuel TANNER (2014). The Process of Radicalization: Right-Wing Skinheads in Quebec, TSAS Working Paper.

2. Livres, symboles, chiffres et lettres associés à l'extrême droite

Provenant de l'idéologie d'extrême droite et servant à identifier une appartenance à un groupe, certains livres, symboles, chiffres et lettres se retrouvent sur des vêtements, en tatouages ou en graffitis. De plus, certains gestes peuvent indiquer une adhésion à un groupe comme un signe particulier de la main, tel le salut nazi, ou l'indication de chiffres avec les doigts.


The Turner Diaries

Couverture du livre The Turner Diaries
Couverture du livre The Turner Diaries

Date de création

1978

Classification

Suprématie blanche

Description

Sans être un signe distinctif, ce récit de science-fiction occupe une place importante au sein de l'extrême droite et de ses identifiants. Ce roman fut écrit par William Pierce, le fondateur de National Alliance, un groupe d'extrême droite très important aux États-Unis. Il met en scène une révolution violente aux États-Unis qui mène à un renversement du gouvernement fédéral et à une guerre raciale contre les Juifs, les homosexuels et les non-blancs.

Cette histoire particulièrement violente est lue par de nombreux membres de l'extrême droite partout dans le monde et en inspire certains dans leurs doctrines et leurs actions.


Mein Kampf

Livre Mein Kampf d'Adolf Hitler
Livre Mein Kampf d'Adolf Hitler

Date de création

Entre 1924 et 1925

Classification

Nazi

Description

Cet ouvrage a été rédigé par Adolf Hitler lors de son incarcération à la prison de Landsberg. Il s'agit d'une autobiographie, d'une présentation de théories racistes et des prémisses du mouvement nazi. Sa vente est légale au Canada et plusieurs suprématistes blancs, surtout les néo-nazis, s'en inspirent. Ce livre est une source de vénération pour de nombreux disciples du mouvement d'Adolf Hitler et de son idéologie.


White Fistou Poing aryen

Logo du White Fist
Logo du White Fist

Anders Breivik
Anders Breivik, terroriste d'extrême droite, faisant un salut lors de son procès en 2012 pour le meurtre de 77 personnes et pour en avoir blessé 151 autres.

Date de création

Inconnue

Classification

Suprématie blanche

Description

Le « White Power » (Pouvoir blanc) propose le White Fist, ou Poing aryen, comme symbole du combat des peuples aryens pour leur survie.

La doctrine du « White Power » est une conception associée au néo-nazisme et se traduit souvent par une hégémonie employant la violence comme moyen coercitif. Le Pouvoir blanc est la source idéologique fondamentale motivant des groupes skinheads d'extrême droite dans leurs actions de répression. Cette idéologie s'est propagée mondialement, là où il y a présence de population de race blanche. L'utilisation du poing blanc s'oppose au symbole du poing levé, utilisé par le mouvement « Black Power ».


Croix celtique

Croix celtique
Croix celtique

Date de création

Début du 8e siècle

Classification

Raciste, nationaliste

Description

La croix celtique est un symbole très commun en Irlande et en Grande-Bretagne. Son origine est particulièrement associée aux communautés celtiques. La croix celtique a été reprise par beaucoup de mouvements nationalistes de diverses tendances.

Son utilisation par les extrémistes de droite est fréquente et elle symbolise, entre autres, le Pouvoir blanc.


Croix gammée ou svastika

Croix gammée
Croix gammée

Date de création

1920

Classification

Nazie, néo-nazie

Description

La croix gammée est l'emblème officiel de l'idéologie nazie. Ce signe est toujours d'actualité étant donné la recrudescence du néo-nazisme à travers le monde. Les différents groupes tentent toutefois d'utiliser des symboles dérivés et plus discrets afin de ne pas trop attirer l'attention et de contourner les lois de certains pays où l'usage d'images ou de certaines représentations du nazisme est prohibé.

La croix gammée est une modification du symbole nommé svastika. Celui-ci est très important dans la culture hindouiste et bouddhiste, mais ne possède pas la connotation négative associée à la croix gammée.


La rune d'Odal

Symbole de la rune d'Odal
Symbole de la rune d'Odal

Gravure illustrant le Wiking-Jugend
Wiking-Jugend, organisation néo-nazie allemande devenue illégale en 1994. Elle utilisait la rune d'Odal comme symbole

Date de création

1933 (début du IIIe Reich)

Classification

Nazi, néo-nazi

Description

La signification de la rune d'Odal par les néo-nazis remonte au début du temps proto-germanique où elle signifiait « héritage ». Ce symbole a été repris par Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous le IIIe Reich, la rune d'Odal était le symbole de la 7e division SS de volontaires de montagne Prinz Eugen et, plus globalement, représentait l'organisation paramilitaire de la Hitlerjugend (les Jeunesses hitlériennes). Après la Seconde Guerre mondiale, certains groupes néo-nazis, comme le Wiking-Jugend, ont repris ce symbole.


Totenkopf

Logo de la Division SS Totenkopf
Logo de la Division SS Totenkopf

Date de création

1925 lors de la création des SS

Classification

Nazi, néo-nazi

Description

Son utilisation fut remarquée lors de la Première Guerre mondiale, mais plus spécialement durant la Seconde Guerre mondiale. Ce symbole représente les unités d'élite de l'armée allemande Schutzstaffel (escadron de protection) et mieux connue sous son abréviation « SS ». Elles étaient chargées notamment de la surveillance des camps de concentration. Ce symbole, typiquement associé au nazisme, est l'un des plus connus.


14/88

14/88 sur un symbole nazi
14/88 sur un symbole nazi

Description

Le 14/88 est utilisé comme code néo-nazi afin d'éviter les contraintes découlant de lois dans certains pays, qui interdisent l'affichage et l'utilisation de symboles de l'Allemagne nazie.

Le nombre 14 représente les 14 mots (fourteen words) du nazi américain David Lane, affirmant qu'il faut préserver le futur de la race blanche : We must secure the existence of our people and a future for White Children. Les 14 mots sont devenus un véritable culte pour les néo-nazis.

Le nombre 88 correspond quant à lui à la juxtaposition de deux « H », huitième lettre de l'alphabet, évoquant le salut hitlérien (Heil Hitler).


4/20

Adolf Hitler
Adolf Hitler

Date anniversaire d'Adolf Hitler, soit le 20e jour du 4e mois (20 avril).


23

Drapeau du groupe White Pride
Drapeau du groupe White Pride

Correspond à la 23e lettre de l'alphabet anglais et français, soit W pour White (Blanc). Les suprématistes blancs peuvent aussi afficher ce signe en montrant les chiffres « 2 » et « 3 » à l'aide de leurs doigts.


Rahowa

Symbole du Rahowa
Symbole du Rahowa

Signifie Racial Holy War (guerre sainte raciale), une doctrine popularisée par Ben Klassen de The Church of the Creator et qui s'inscrit dans l'idéologie du groupe qui voit la suprématie blanche comme une religion et sa guerre comme sainte.


B. Groupes d'extrême gauche

1. Groupes, organisations et idéologies

L'extrême gauche est un vaste mouvement politique partageant certaines croyances, attitudes et positions. Ce mouvement rejette le capitalisme, la démocratie occidentale telle que nous la connaissons, l'impérialisme et le militarisme. Ces pensées extrêmes, habituellement convoyées dans un discours révolutionnaire, peuvent parfois prendre une forme violente, souvent contre les autorités, allant même jusqu'à commettre un acte de terrorisme. L'extrême gauche tire son inspiration dans l'interprétation radicale de différentes doctrines comme le maoïsme, le trotskisme, le castrisme et le marxisme-léninisme. Contrairement aux extrémistes de droite, les gauchistes adoptent un profil plus discret.

Référence



Anonymous

Symbole d'Anonymous
Symbole d'Anonymous

Protestataire portant un masque de Guy Fawkes
Un protestataire portant un masque de Guy Fawkes près de la Maison blanche aux États-Unis

Des protestataires à une manifestation anticapitaliste en Grande-BretagneDes protestataires à une manifestation anticapitaliste en Grande-Bretagne

Un protestataire portant un masque de Guy FawkesDes protestataires à une manifestation anticapitaliste en Grande-Bretagne

Date de création

2003

Classification

Activiste pour la liberté d'expression et l'égalité. N'est pas une organisation à proprement parler, mais plutôt une idéologie partagée par plusieurs personnes dont des internautes.

Description

Le mouvement Anonymous se définit comme « hacktiviste ». Ses membres issus de la communauté du Web commettent des attaques anonymes sur Internet. L'étymologie du terme « hacktiviste » est une fusion des mots « hacker » et « activiste » et implique des connaissances technologiques et des actions directes à saveur politique. Bien que l'utilisation de l'idéologie d'Anonymous soit plus fréquemment connue pour ses attaques technologiques, son implication physique lors de manifestations est considérable. Lors d'évènements publics, les fidèles du mouvement sont souvent caractérisés par le port d'un masque particulier représentant Guy Fawkes qui, en 1605, a tenté de faire sauter le parlement britannique. Le masque fait aussi référence au film « V pour Vendetta » s'inspirant de la bande-dessinée du même nom, et basée sur la vie de Guy Fawkes.

Anonymous prétend militer pour la liberté d'expression, l'égalité et plusieurs autres causes souvent en lien avec l'actualité. De plus, ils ont été activement impliqués dans Wikileaks, un site Web créé par le hacker Julian Assange, qui diffuse des renseignements classifiés de plusieurs pays.

Activités illégales ou violentes

Plusieurs attaques de grande envergure sont revendiquées au nom d'Anonymous, allant de l'exposition de courriels personnels provenant de grandes entreprises jusqu'à des cyberattaques de sites gouvernementaux. Anonymous Canada a perpétré des attaques informatiques concertées envers des sites des gouvernements provinciaux et fédéraux, les rendant temporairement inaccessibles. Par exemple, entre 2014 et 2015, le site Web du Parlement, de la Cour Suprême du Canada, de la Ville d'Ottawa, de la police d'Ottawa et celui du Service de Police de la Ville de Montréal ont été pris pour cibles par Anonymous. En 2014, les membres de ce mouvement ont organisé des rallyes qui se déroulaient dans plusieurs villes du monde, dont plusieurs au Canada, afin de souligner l'anniversaire du décès de Guy Fawkes, soit le 5 novembre.

+ Signalement

Références


Black Bloc

Illustration du Black bloc
Illustration du Black bloc

manifestants anti-G20
Des manifestants anti-G20, qui feraient partie du groupe anarchiste Black Bloc dans les rues de Toronto

Date de création

Années 1970-1980

Classification

Anticapitaliste. N'est pas une organisation, mais une tactique de manifestation urbaine.

Description

L'origine de ce mouvement anarchiste remonte aux années 1970-1980. Au départ, il s'agissait de groupes d'individus prônant la réunification de l'Allemagne. Leur nom fut attribué par la police politique Est-allemande (Stasi). Le mouvement Black Bloc a évolué en mouvement de lutte anticapitaliste ainsi qu'en mouvement altermondialiste et libertaire.

Le Black Bloc est une tactique utilisée par des individus pour se rendre difficilement identifiables lors de manifestations. Caractérisé par le port intégral de vêtements noirs, le Black Bloc a pour objectif de créer une foule anonyme face aux effectifs policiers. Lors des manifestations, les actions posées par ce groupe sont de nature plutôt directe, c'est-à-dire qu'elles ciblent des figures du capitalisme au sein de notre société. Ces activistes sont parfois impliqués dans des altercations robustes avec des policiers, ces derniers étant considérés par le mouvement comme le bras armé du capitalisme.

Les différentes variantes du mouvement Black Bloc sont en général très éphémères et se mobilisent par le biais des médias sociaux afin de manifester lors d'événements importants.

Activités illégales ou violentes

La destruction de biens appartenant à des sociétés nationales et des banques, ainsi que de biens publics, est fréquente. La présence du Black Bloc fut notable dans certaines manifestations au Canada, comme par exemple lors du Sommet des Amériques de 2001 à Québec, lors du sommet du G20 à Toronto en 2010 et lors de la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars 2012 à Montréal. Le Black Bloc fait rarement l'unanimité au sein des différents groupes présents à l'intérieur d'une manifestation. Le comportement extrémiste et relativement violent de ce groupe peut créer des tensions au sein même des manifestants.

Référence


Anarchisme

Symbole de l'anarchisme
Symbole de l'anarchisme

Incendie causé par les anarchistes
Manifestation contre le projet d'aéroport du Grand Ouest (France). Incendie causé par les anarchistes

Des activistes anarchistes brandissent des banderoles
Des activistes anarchistes brandissent des banderoles lors d'un rallye anti-G8 à Paris

Des activistes anarchistes brandissent des banderoles
Des activistes anarchistes brandissent des banderoles lors d'un rallye anti-G8 à Paris

Date de création

Courant idéologique issu du XIXe siècle

Classification

Anticapitaliste, antiautoritaire

Description

L'anarchisme est un courant philosophique s'opposant à toute forme d'autorité politique. Il existe plusieurs courants; certains violents et d'autres non. Cette conception idéologique antiautoritaire n'est pas synonyme de désordre social, mais prône plutôt pour un ordre anticapitaliste. Il existe une multitude de courants associés à l'anarchisme et, en ce sens, plusieurs groupes utilisent les symboles et les convictions anarchistes afin de promouvoir leurs croyances.

Activités illégales ou violentes

En 2010, un groupe anarchiste nommé Southern Ontario Anarchist Resistance (SOAR) a attaqué une des succursales de la Banque Royale du Canada (RBC) lors du sommet du G20 à Toronto. Il affirmait que les Jeux Olympiques de Vancouver se déroulaient sur des terres indigènes volées par le gouvernement et accusait la RBC d'avoir commandité ces Jeux en 2010.

Référence


Red and Anarchist Skinheads (RASH)

Logo du mouvement Red and Anarchist Skinheads
Logo du mouvement Red and Anarchist Skinheads

Date de création

1993

Classification

Anarchiste, antifasciste, anticapitaliste, pro-liberté

Description

Red and Anarchist Skinheads (RASH) est une organisation d'extrême gauche influencée par l'anarchisme. L'antifascisme, l'anticapitalisme et le principe libertaire, luttes auxquelles s'adonne le RASH, sont représentées par les trois flèches sur son logo. Le mouvement fut créé à New York. Il est présent officiellement au Canada depuis 1994.

Activités illégales ou violentes

Le groupe se caractérise par une lutte constante à l'aide d'actions directes perpétrées contre les skinheads néo-nazis (ou appelés boneheads par les skinheads d'extrême gauche).

Référence

  • SCHWEIZER, Daniel (réalisateur) (2003). Skinhead Attitude [Film documentaire], Suisse.

Résistance internationaliste (RI), ou Initiative de résistance internationaliste (IRI)

centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières, au Québec
En 2010, la Résistance internationaliste revendique une attaque à la bombe contre le centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières, au Québec

Date de création

Inconnue, mais première revendication en 2004

Classification

Antimilitariste, socialiste, pro-environnementaliste

Description

La Résistance internationaliste (RI), anciennement connue sous le nom d'Initiative de résistance internationaliste (IRI), est un groupe extrémiste à tendance anticapitaliste. Les convictions environnementalistes, antimilitaristes et antiaméricaines du groupe sont véhiculées par un radicalisme évident.

Activités illégales ou violentes

De 2004 à 2010, ce groupe extrémiste a revendiqué trois attentats à la bombe, dont celui de 2004 contre un pylône d'Hydro-Québec en Estrie (Québec). Cette action visait à nuire au transport, vers les États-Unis, de l'électricité produite au Québec, la dénonçant comme « (…) du saccage et du pillage des ressources au profit de l'empire états-unien ».

En 2006, le groupe radical a récidivé par une attaque contre la voiture du vice-président de la division de l'Est et porte-parole au Québec de l'Institut canadien des produits pétroliers. L'attentat a été revendiqué par la RI, qui dénonçait les profits de l'industrie pétrolière et de la guerre en Irak. En 2010, ce groupe a commis un attentat à la bombe contre le centre de recrutement des Forces armées canadiennes, situé à Trois-Rivières au Québec. Selon son communiqué, la Résistance internationaliste s'opposait aux pratiques et aux idéaux militaristes de l'État canadien.

Référence


Skinheads Against Racial Prejudice (SHARP)

Logo du mouvement Skinheads Against Racial Prejudice (SHARP)
Logo du mouvement Skinheads Against Racial Prejudice (SHARP)

Date de création

1987

Classification

Antifasciste, antiraciste

Description

Skinheads Against Racial Prejudice (SHARP) est une mouvance combattant toute forme de racisme et dénigrant les skinheads d'extrême droite. SHARP se dissocie de l'utilisation du nom skinhead par les néo-nazis d'extrême droite. Apparu à New York à la fin des années 1980, SHARP reconnaît les racines multiethniques de la sous-culture skinhead, émergeant quant à elle vers la fin des années 1960 au Royaume-Uni. Sans affiliation politique, l'engagement du mouvement envers l'antifascisme et l'antiracisme est toutefois considérable. Le mouvement est présent au Canada, surtout à Montréal, à Toronto, à Vancouver et dans le sud de l'Ontario. SHARP ne peut être circonscrit au sein d'un groupe d'individus car il s'agit plutôt d'un réseau informel, sans porte-parole officiel, ayant pour objectif de rallier les skinheads d'extrême gauche.

Activités illégales ou violentes

Non seulement SHARP est très présent pour contrer les manifestations néo-nazies qui tournent souvent à la violence entre les manifestants, mais il est également souvent impliqué dans des altercations avec des groupes fascistes. Le groupe fait aussi du « Facho Watching », qui consiste à repérer les extrémistes de droite et à les combattre.

Références

  • SCHWEIZER, Daniel (réalisateur) (2003). Skinhead Attitude [Film documentaire], Suisse.
  • CAMPANA, Aurélie et Samuel TANNER (2014). The Process of Radicalization: Right-Wing Skinheads in Quebec, TSAS Working Paper.

C. Groupes à motivation unique

1. Groupes, organisations et idéologies

Cette catégorie englobe les groupes qui ne correspondent ni à l'extrémisme de gauche, ni à celui de droite. Ce sont des groupes qui sont motivés par une seule cause, telles que la protection de l'environnement, la défense de certains droits ou l'abolition de certaines lois.


Animal Liberation Front (ALF)

Logo de l'Animal Liberation Front
Logo de l'Animal Liberation Front

Manifestants de l'Animal Liberation Front
Membres de l'Animal Liberation Front dont une femme représentant la « Faucheuse » et deux en messagères la mort dans une marche à Sydney.

Manifestants de l'Animal Liberation Front
Manifestants de l'Animal Liberation Front

Date de création

1976

Classification

Activiste pour les droits des animaux. N'est pas proprement dit une organisation, mais plutôt une plateforme.

Description

L'Animal Liberation Front (ALF), ou Front de Libération des Animaux, est une organisation internationale composée d'activistes ayant recours à des actions directes telle la destruction de biens, de matériel et de propriétés, afin de lutter pour les droits des animaux.

Activités illégales ou violentes

L'organisation entreprend fréquemment des actions illégales afin d'appliquer ses convictions, s'élevant conséquemment au niveau de groupe terroriste aux yeux de certains gouvernements. Elle sauve et libère des animaux, mais elle commet aussi des actes de vandalisme en détruisant des biens et des propriétés.

Selon le FBI, l'ALF et son équivalent environnemental, soit le Earth Liberation Front (ELF), auraient déjà commis plus de 1 100 actes criminels, seulement en territoire américain. Le montant des dommages s'élève à plus d'une centaine de millions de dollars. Parmi les personnes les plus recherchées par le FBI : Joseph Mamoud Dibee et Josephine Sunshine Overaker, membres du groupe « The Family » affilié à l'ALF et l'ELF, et poursuivis pour 48 millions de dollars, dont 26 millions de dollars de dommages pour l'attentat contre le Vail Ski Resort en 1998.

Au Québec, en 2008 et en 2014, plusieurs milliers de visons d'une ferme d'élevage furent libérés par des militants anti-fourrure comme l'a fait le groupe en Colombie-Britannique en 2013. Au Canada, des membres de cette organisation s'en sont également pris à des chasseurs. En 2014, le groupe a mis de l'acide butanoïque dans les locaux de l'Association canadienne des laboratoires de science animale (ACSAL) à Toronto.

Références


Earth Liberation Front (ELF)

Logo du Earth Liberation Front
Logo du Earth Liberation Front

Daniel McGowan
Daniel McGowan a été condamné à sept ans de prison pour ses activités au sein du groupe radical Earth Liberation Front.

Date de création

1996

Classification

Écologiste

Description

L'Earth Liberation Front (ELF), ou Front de libération de la Terre, est un mouvement écologiste d'envergure internationale créé en Angleterre. Le groupe extrémiste utilise des moyens radicaux afin de contrer l'exploitation et la destruction de l'environnement. C'est un groupe de résistance sans représentant officiel, ni leader. Il s'agit d'une tactique utilisée par de nombreux groupes comme le Ku Klux Klan (KKK) pour éviter de se faire infiltrer par les autorités. Les membres, souvent nommés elfs, partagent la même idéologie et opèrent en cellule, sans toutefois être encadrés par une chaîne de commandement. Leur seul porte-parole américain connu, Craig Rosebraugh, encourageait les membres d'ALF et d'ELF à utiliser des tactiques violentes et à soutenir les théories conspirationnistes.

Il existe une coopération et un lien entre l'Earth Liberation Front (ELF) et l'Animal Liberation Front (ALF).

Activités illégales ou violentes

Ce mouvement préconise l'action directe afin de soutenir ses convictions : incendies criminels et vandalisme. De plus, l'ELF utilise le sabotage ou le monkeywrenching, qui est un ensemble d'actes comme les graffitis sur des immeubles et des voitures, la destruction d'équipement, etc.

Rebecca Rubin, militante écologiste canadienne du mouvement radical de l'ELF et de l'ALF, recherchée et qualifiée d'éco-terroriste par les États-Unis, s'est rendue aux autorités de l'État de Washington en 2013. Elle a plaidé coupable à des accusations d'incendies criminels et de complots entre 1997 et 2001 et elle a été condamnée à cinq ans de pénitencier en janvier 2014. En 2003, l'ELF a été impliqué dans la destruction d'un complexe d'appartements de 23 millions de dollars dans la région de San Diego aux États-Unis.

Références


Freemen on the Land (FMOTL)

Logo du mouvement Freemen on the land
Logo du mouvement Freemen on the land

Date de création

Années 1970

Classification

Antigouvernemental

Description

Freemen on the Land, ou Sovereign Citizens (Citoyens souverains), est un mouvement anarchiste aux tendances d'extrême droite. Il a pris naissance aux États-Unis et ses membres prônent le retour aux valeurs des pères fondateurs américains, où l'État et les lois étaient peu présents. Ce mouvement est inscrit sur la liste de surveillance du FBI (FBI's domestic watchlist) et est également présent au Canada, en Irlande et au Royaume-Uni.

FMOTL encourage différentes formes de rejet de l'État, comme le refus d'utiliser des permis de conduire, d'immatriculer et d'assurer des véhicules et de payer des impôts. De plus, certains membres ne reconnaissent pas les tribunaux et ne veulent donc pas y être jugés. Ils sont catégorisés comme des séparatistes par certains auteurs et auraient émergé de la publication d'un document : Nehemiah Township Document and Common Law Contract, dont le but ultime est l'établissement d'un gouvernement républicain religieux où seuls les Freemen aryens auraient des droits. D'ailleurs, la devise de certains Freemen est : Penser librement, vivre librement (Think free, be free).

Activités illégales ou violentes

Nombreux sont les Freemen qui ont commis différentes infractions provinciales et fédérales. Certains ont d'ailleurs perpétré des crimes graves. Aux États-Unis, en 1995, Terry Nichols était l'un des terroristes participant à l'attentat d'Oklahoma City contre un immeuble du FBI et qui a fait 168 victimes. Depuis 2000, les autorités américaines rapportent que six agents de la paix ont été abattus par des Freemen. D'ailleurs, en 2015, un policier de la section des crimes haineux de la police d'Edmonton a été abattu par Norman Raddatz, un individu qui semblait partager l'idéologie Freemen.

Depuis quelques années, les Freemen ont fait des inscriptions hypothécaires sur les résidences de juges, tant aux États-Unis qu'au Canada. Cette tactique a d'ailleurs été observée en 2012 au Québec et en Colombie-Britannique. Il est possible de dénombrer plusieurs cas comme celui de 2013, à Calgary, où un homme des FMOTL, Andreas Pirelli, avait reçu un ordre d'éviction de la Cour. Il avait confisqué illégalement la maison d'une femme retraitée et avait déclaré l'endroit comme son « ambassade ». Au Québec, un des membres des Citoyens souverains, la version québécoise des Freemen on the Land, Jean-Marc Paquin, a vu sa voiture saisie par la Justice pour ne pas l'avoir totalement payée et a dû débourser une amende de 27 000 dollars pour avoir commis du tort aux autorités.

Les Freemen utilisent beaucoup des références bibliques, des timbres apposés sur des documents, des codes-barres, des empreintes digitales et des sceaux faits à l'aide de leur sang. Ils portent différents noms dans les documents officiels dans le but de confondre les autorités.

Références

Entités terroristes inscrites

Susheel Gupta

« On croit que le terrorisme se passe ailleurs... J'avais 12 ans. Un soir, mon père m'annonçait que l'avion dans lequel ma mère prenait place avait explosé en plein vol. La dernière image que je garde d'elle est son corps inerte, allongé sur une table de métal. En son honneur, j'ai fait la promesse de travailler dans un domaine dans lequel je pourrais rendre le milieu de vie des gens plus sain, paisible et sécuritaire. Je suis maintenant avocat de formation, victime du terrorisme et défenseur des droits de toutes les victimes du terrorisme. »

Susheel Gupta
Association des familles des victimes du vol 182 d'Air India
Vice-président, Tribunal canadien des droits de la personne - A perdu sa mère lors de l'attentat du vol 182 d'Air India le 23 juin 1985.

Cette section regroupe les entités terroristes inscrites sur la liste de Sécurité publique Canada. Chaque fiche contient des renseignements pertinents au sujet de chaque groupe : description, appellations, symboles, objectifs, activités terroristes marquantes, etc.

** Pour la toute dernière version de la liste des entités terroristes, vous référer au site Internet de Sécurité publique Canada. L'information figurant dans cette section est directement tirée des sites Internet de Sécurité publique Canada et de Justice Canada.

Entités terroristes inscrites au Canada

Une entité peut être considérée comme étant terroriste au Canada, sans l'être nécessairement dans un autre pays. L'inscrire à la liste (personne, groupe, etc.) rend officielle et publique son association au terrorisme.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un crime d'être listé, l'inscription d'une entité terroriste déclenche des mesures d'application de la loi. Ses biens peuvent être gelés, saisis/retenus ou confisqués, ce qui perturbera grandement ses activités.

Cette inscription officielle rend illégal, pour tout Canadien, de participer, intentionnellement ou non, aux activités de cette entité. Que ce soit financièrement, matériellement ou physiquement, un individu ou une organisation ne peut contribuer à faciliter les activités terroristes d'une entité inscrite.

Définition canadienne d'une activité terroriste

« Le Code criminel définit une activité terroriste comme étant une action ou omission, commise au Canada ou à l'étranger, pour des raisons politiques, religieuses ou idéologiques, qui vise à intimider la population quant à sa sécurité, entre autres sur le plan économique, ou à contraindre une personne, un gouvernement ou une organisation (au Canada ou à l'étranger) à accomplir un acte ou à s'en abstenir, et qui intentionnellement cause une des nombreuses formes précisées de préjudice grave. »

Loi antiterroriste de 2001

Adoptée par le Parlement à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la Loi antiterroriste a modifié le Code criminel, la Loi sur les secrets officiels, la Loi sur la preuve au Canada, la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et plusieurs autres lois. Elle a aussi édicté la Loi sur l'enregistrement des organismes de bienfaisance (renseignements de sécurité). Il ne s'agit pas d'une loi indépendante, mais plutôt d'une loi modificative. La Loi constituait un élément essentiel du plan de lutte contre le terrorisme du gouvernement, dont les quatre objectifs étaient les suivants :

  • empêcher les terroristes d'entrer au Canada et protéger les Canadiens contre les actes de terrorisme;
  • mettre en place des moyens d'identifier, de poursuivre, de condamner et de punir les terroristes;
  • faire en sorte que la frontière canado-américaine reste sûre et contribuer à la sécurité économique;
  • travailler avec la communauté internationale en vue de traduire les terroristes en justice et s'attaquer aux causes profondes de la violence.

La Loi antiterroriste traduisait la volonté d'assurer la sécurité de tous les Canadiens et renforçait la capacité du Canada d'honorer ses obligations internationales, tout en respectant les valeurs canadiennes et les droits inscrits dans la Charte canadienne des droits et libertés. L'adoption par le Canada de la Loi s'alignait sur les mesures prises par nos partenaires internationaux, mais elle représentait une solution typiquement canadienne de lutte contre le terrorisme.

Identifier, poursuivre en justice, condamner et punir les terroristes

Au Canada, les activités terroristes ont toujours été traitées comme des actes criminels. La Loi vise à créer des mesures pour identifier, poursuivre en justice, condamner et punir les groupes terroristes. Elle fournit de nouveaux instruments d'enquête aux organismes d'application de la loi et aux agences de sécurité nationale et assure la préservation des valeurs canadiennes de respect et d'équité tout en luttant contre les causes profondes de la haine au moyen de lois plus strictes contre la propagande et les crimes haineux.

** Plus de renseignements : Ministère de la Justice, Loi antiterroriste

Loi antiterroriste de 2015

Dans la foulée des mesures que prennent nos alliés, le gouvernement du Canada met en application des dispositions législatives qui aident nos organismes d'application de la loi et nos organismes de sécurité nationaux à arrêter les personnes qui font la promotion de la perpétration d'infractions de terrorisme en général, y compris la promotion d'attaques contre des Canadiens.

La Loi antiterroriste de 2015 a reçu la sanction royale le 18 juin 2015. Grâce à cette Loi, le gouvernement du Canada prend aussi des mesures dans le but de prévenir les déplacements à des fins terroristes, de déjouer les efforts qui sont faits pour faire du Canada un terrain de recrutement et de prévenir des attaques planifiées sur notre territoire.

Mettre fin à la promotion du terrorisme

En criminalisant la promotion de la perpétration d'infractions de terrorisme en général, le gouvernement permet aux organismes d'application de la loi d'avoir un outil de plus pour contrer la radicalisation menant à la violence et pour contribuer aux efforts déployés par les dirigeants communautaires et les familles en vue de la contrecarrer.

Empêcher les terroristes de recruter d'autres éléments

Le gouvernement du Canada accorde aux tribunaux le pouvoir d'ordonner le démantèlement de la propagande terroriste dans le but de perturber les efforts que font les terroristes pour radicaliser et recruter autrui. Il s'agit là du même genre de pouvoir dont on dispose actuellement dans le cas de matériel nocif tel que la pornographie infantile et la propagande haineuse. Le gouvernement permet aussi aux organismes et aux ministères fédéraux d'échanger des renseignements liés à la sécurité nationale. Le but étant que les autorités soient plus à même d'identifier les personnes ayant des liens et des intentions terroristes. Cette Loi empêche aussi que ces personnes se déplacent par avion à des fins terroristes.

Interrompre les complots terroristes et prévenir les attaques planifiées

Le gouvernement du Canada facilite, pour la police, la détention de présumés terroristes avant qu'ils puissent causer du tort aux Canadiens; il aide les organismes de sécurité à empêcher que les non-citoyens qui représentent une menace entrent au Canada et y restent, et il donne au Service canadien du renseignement de sécurité la capacité d'intervenir contre des complots terroristes précis.

** Plus de renseignements : Sécurité publique Canada

54 entités terroristes inscrites au Canada

L'inscription d'une entité est une façon de préciser publiquement qu'un groupe ou une personne est associé au terrorisme.

Carte géographique du monde

Carte du monde avec entités terroristes inscrites regroupées par régions :

Amériques : 6

Europe : 2

Afrique : 9

Moyen-Orient : 28

Asie : 9


01. Al Chabaab

Logo d'Al Chabaab
Logo d'Al Chabaab

Combattants d'Al Chabaab exécutant des exercices militaires.
Des centaines de combattants nouvellement formés d'Al Chabaab exécutent des exercices militaires.

Carte géographique de la Somalie
Présence territoriale essentiellement en Somalie

Date de création

2006

Date d'inscription sur la liste

5 mars 2010

Fondateur

Groupe issu de la faction la plus dure de l'Union des tribunaux islamiques de Somalie

Classification

Religieux/politique/nationaliste

Description

Al Chabaab est un groupe islamiste organisé et en constante évolution. À l'heure actuelle, il s'agit du groupe militaire le plus puissant et le mieux structuré, financé et armé en Somalie. Il exerce une domination sur la plus vaste étendue de territoire dans le sud de la Somalie. Le groupe serait étroitement lié à Al-Qaïda.

Objectifs

Instaurer la charia en Somalie, mener le djihad contre les ennemis de l'Islam, chasser les forces étrangères du pays et supprimer toute influence occidentale en territoire somalien.

Cibles

Le gouvernement somalien et ses alliés, dont le Kenya.

Autres noms

Harakat Shabaab Al moudjahidine, Al Chabab, Chabaab, la Jeunesse, Mouvement des moudjahidin al Shabaab, Mouvement de la jeunesse moudjahidin, MJM, Jeunes moudjahidin, Hizbul Shabaab, Hisb'ul Shabaab, al-Shabaab al-Islamiya, Aile jeunesse, al Shabaab al-Islaam, al-Shabaab al-Jihad, l'Union de la jeunesse islamique, le Mouvement populaire de résistance dans la terre des deux migrations

Activités terroristes marquantes

Al Chabaab a perpétré des attentats-suicides, commandé à distance des attentats à l'aide de mines terrestres et de bombes, et commis des assassinats ciblés contre les forces de sécurité de l'Éthiopie et de la Somalie, des représentants officiels du gouvernement, des journalistes et des dirigeants civils. Il a aussi eu recours à des attentats-suicides en Ouganda, en représailles à la présence des forces ougandaises de maintien de la paix en Somalie. Depuis 2007, le groupe a perpétré près de 550 attentats terroristes, faisant 1 600 morts et 2 100 blessés.

  • 11 juillet 2010 : Attentats à Kampala (Ouganda) pendant la finale de la Coupe du monde de soccer, faisant au moins 74 morts.
  • 1er octobre 2011 : Enlèvement d'une Française handicapée âgée de 66 ans, par un groupe d'hommes armés, à son domicile de l'île de Manda au large du Kenya. Privée de soins, elle décède peu après alors qu'elle était toujours détenue par le groupe.
  • 4 octobre 2011 : Attentat-suicide au camion piégé contre un complexe ministériel à Mogadiscio, en Somalie, faisant plus de 70 morts, dont de nombreux étudiants.
  • 24 octobre 2011 : Explosion d'une grenade dans un bar à Nairobi, au Kenya, blessant 14 personnes.
  • 14 avril 2013 : Des militants armés et ceints d'explosifs d'Al Chabaab ont visé la Cour suprême de Mogadiscio. De plus, un Canadien aurait pris part à cet attentat. Le raid suicide a fait 29 victimes civiles et 58 blessés.
  • 21 septembre 2013 : Des militants d'Al Chabaab ont revendiqué la tuerie du centre commercial Westgate à Nairobi. Cette prise d'otages a fait au moins 68 victimes civiles.
  • 22 novembre 2014 : Exécution de 28 non-musulmans sur 60 passagers d'un autocar au Kenya.
  • 2 avril 2015 : Assaut dans une université au Kenya, faisant 147 morts.

Références


02. Al-Ittihad Al-Islam (AIAI)

Cheikh Hassan Aweys
Cheikh Hassan Aweys, chef de la branche militaire d'AIAI

Combattants du groupe Al-Ittihad Al-Islam
Combattants du groupe Al-Ittihad Al-Islam (AIAI)

Carte géographique - Somalie et Éthiopie
Présence territoriale essentiellement en Somalie et en Éthiopie

Date de création

Fin des années 1980

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Cheikh Ali Warsame appuyé par un groupe d'insurgés somaliens réfractaires au dictateur de la Somalie, Siad Barre

Classification

Religieux

Description

Al-Ittihad Al-Islam (AIAI) est un groupe extrémiste somalien qui a principalement exercé ses activités en Somalie et a maintenu une présence en Éthiopie, au Kenya et en République de Djibouti. AIAI a occupé l'avant-scène après la chute du régime de Siad Barre en Somalie et aurait entretenu des liens avec Al-Qaïda.

Objectif

Créer un État islamique en Somalie et dans les territoires occupés par les Somaliens dans la Corne de l'Afrique.

Cibles

Le gouvernement somalien et les forces de sécurité éthiopiennes.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Pour parvenir à ses fins, AIAI a eu recours aux attentats à la bombe, aux tentatives d'assassinat ainsi qu'aux enlèvements et aux meurtres de travailleurs humanitaires.

  • 1993 : AIAI a assisté Al-Qaïda dans une attaque contre des soldats américains lors de l'opération Restore Hope, faisant 18 morts.
  • 7 août 1998 : AIAI a participé à l'attaque contre l'ambassade américaine à Nairobi, au Kenya, et à celle de Dar es Salam en Tanzanie : 230 morts et 4 000 blessés.
  • 30 novembre 2002 : Double attentat contre certains intérêts israéliens à Mogadiscio se soldant par 15 morts et 80 blessés.
  • 3 mai 2005 : Des membres d'AIAI et du groupe Takfir wal Hijra seraient responsables de l'attentat dans un stade de Mogadiscio ayant fait 15 morts et 40 blessés.

Références


03. Al-Jamaa al-Islamyia (AJAI)

Omar Abdel Rahman
Omar Abdel Rahman, activiste égyptien considéré comme le chef spirituel de Al-Jamaa al-Islamiya (AJAI), surnommé « le cheikh aveugle ».

Carte géographique de l'Égypte
Présence territoriale essentiellement en Égypte

Date de création

1970

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Groupe militant d'étudiants égyptiens

Classification

Religieux

Description

Al-Jamaa al-Islamyia (AJAI) a vu le jour au début des années 1970, sur les campus égyptiens, en tant que mouvement étudiant islamiste. À la fin de la décennie, l'organisation a commencé à préconiser le recours à la violence pour obtenir des changements.

Objectifs

Renverser le gouvernement égyptien et le remplacer par un État islamique régi par la charia. Perpétrer des attentats contre des intérêts américains.

Cibles

Les policiers et les fonctionnaires, les informateurs et les sympathisants du gouvernement, ainsi que les touristes étrangers et les Coptes (chrétiens d'Égypte).

Autre nom

Groupe islamique (GI)

Activités terroristes marquantes

  • Juin 1995 : Tentative d'assassinat contre le président égyptien Hosni Moubarak en Éthiopie.
  • 1997 : Pire attentat terroriste de l'histoire égyptienne, à Louxor : 58 touristes étrangers et quatre Égyptiens ont été tués.
  • Entre 1992 et 1997 : Il y a eu plus de 1 200 victimes au cours de la campagne de l'AJAI contre le gouvernement égyptien.

Références


04. Al-Mourabitoune

Mokhtar Belmokhtar
Graffiti de Mokhtar Belmokhtar, fondateur

Carte géographique du Mali, Niger, Burkina Faso et Libye
Présence territoriale essentiellement au Mali, dans le nord du Niger, au Burkina Faso et en Libye

Date de création

Août 2013

Date d'inscription sur la liste

2 juin 2014

Fondateur

Mokhtar Belmokhtar

Classification

Religieux

Description

Al-Mourabitoune, un groupe armé djihadiste salafiste basé en Afrique de l'Ouest, a été créé par la fusion du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et de l'el-Mouakine bi dima (MBD).

Objectifs

Propager le djihad à l'ensemble de l'Afrique du Nord.

Cibles

Le groupe a été formé pour renforcer les efforts contre les forces militaires françaises et les intérêts français du Mali.

Autres noms

Al-Murabitoun, Mourabitounes, Al-Mourabitoun, Al-Morabitoune et Les Almoravides

Activités terroristes marquantes

  • 16 janvier 2013 : Attaque du complexe gazier de Tiguentourine près d'In Amenas et prise d'otages faisant 67 morts, dont deux Canadiens, Xristos Katsiroubas et Ali Medlej.
  • 8 février 2014 : Cinq travailleurs humanitaires maliens ont été enlevés près de Gao au Mali.
  • 7 mars 2015 : Deux hommes ont ouvert le feu dans un bar à Bamako, au Mali, tuant cinq personnes.
  • 17 avril 2015 : Attentat-suicide à l'extérieur d'une base de l'Organisation des Nations Unies au Mali. Au moins trois civils ont été tués et neuf soldats nigériens ont été blessés lors de l'attaque.
  • 20 novembre 2015 : Prise d'otages à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali, se soldant par la mort de 21 personnes.
  • 15 janvier 2016 : Attentat de Ouagadougou au Burkina Faso, faisant 29 morts, dont six Canadiens en voyage humanitaire.

Références


05. Al-Qaïda

Oussama Ben Laden
Fondateur d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, décédé en mai 2011.

Combattant d'Al-Qaïda
Combattant d'Al-Qaïda

Abou Musab al-Zarqaw
Le leader d'Al-Qaïda en Irak, Abou Musab al-Zarqawi

Carte géographique - Afghanistan et Pakistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan et au Pakistan

Date de création

1988

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Oussama Ben Laden

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda constitue le centre stratégique et l'élément moteur du mouvement terroriste islamiste à l'échelle mondiale. En plus de ses membres directs, le réseau d'Al-Qaïda inclut des groupes opérant dans plusieurs pays à travers le monde.

Ayman Al-Zawahiri a remplacé le leader historique Oussama Ben Laden après que ce dernier fût tué lors d'un raid américain à Abbottabad, au Pakistan.

Objectifs

Unir les musulmans contre les États-Unis et leurs alliés, renverser les régimes qu'il juge « non islamiques » et chasser les Occidentaux et les non-musulmans des pays musulmans. Al-Qaïda a consolidé ses liens avec d'autres groupes terroristes islamistes attachés aux mêmes principes et, d'un point de vue stratégique, exerce son emprise sur ceux-ci. Il est une source d'encouragement et d'inspiration pour ses organisations alliées partout dans le monde.

Cibles

Les États-Unis et tous ses alliés.

Autres noms

Al Jihad (AJ), Jihad islamique égyptien (JIE), Avant-garde de la conquête (AGC), Islamic Army, Islamic Salvation Foundation, the Base, Group for the Preservation of the Holy Sites, Islamic Army for the Liberation of the Holy Places, World Islamic Front for Jihad Against Jews and Crusaders, Usama Bin Ladin Network, Usama Bin Ladin Organizationet Qa'idat al-Jihad

Activités terroristes marquantes

Parmi les activités d'Al-Qaïda, on compte des attentats-suicides, des attentats à la bombe, des enlèvements et des détournements d'avions.

  • 1993 : Premier attentat contre le World Trade Center, faisant six morts et 1 042 blessés.
  • 1998 : Attentats à la bombe, au Kenya et en Tanzanie, contre deux ambassades américaines : 243 morts et près de 4 500 blessés.
  • 2000 : Attentat à la bombe contre le destroyer de la marine américaine USS Cole au Yémen, tuant 17 marins et en blessant 39 autres.
  • 2001 : Attentats commis le 11 septembre contre le World Trade Center à New York et le Pentagone tout près de Washington, faisant 2 973 morts.
  • 2004 : Attentats à la bombe contre des trains de banlieue à Madrid : près de 200 personnes ont péri et 1 400 ont été blessées.
  • 2009 : Tentative d'attentat à la bombe contre le système de métro new-yorkais.

Références


06. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA)

Anwar Al-Awlaki
Anwar Al-Awlaki, ecclésiastique américain d'origine yéménite

Militants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique
Militants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique

Carte géographique - péninsule arabique
Présence territoriale essentiellement dans la péninsule arabique

Date de création

Janvier 2009

Date d'inscription sur la liste

23 décembre 2010

Fondateur

Abdulaziz al-Muqrin

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) est une ramification yéménite du réseau Al-Qaïda. Son ancien chef, Nasir Al-Wuhayshi, a été tué en juin 2015 par un drone américain.

Objectifs

Débarrasser la péninsule arabique de toute influence étrangère – surtout des militaires et des entrepreneurs occidentaux – et établir un seul califat pour remplacer les régimes au pouvoir en Arabie saoudite et au Yémen.

Cibles

Les intérêts américains et occidentaux de la péninsule arabique.

Autres noms

Ansar al-Charia (AAC), Al-Qaida pour la péninsule arabique, Al-Qaida de l'organisation du Djihad dans la péninsule arabique, Tanzim Qa'idat al-Jihad fi Jazirat al-Arab, organisation Al-Qaida dans la péninsule arabique, Al-Qaida dans la péninsule sud-arabique, et Al-Qaida au Yémen (AQY)

Activités terroristes marquantes

Les attentats les plus marquants perpétrés par AQPA sont des attentats-suicides. Toutefois, le groupe a aussi lancé des raids de type guérilla contre des cibles militaires et policières.

  • 25 décembre 2009 : Attentat raté lors duquel un des collaborateurs d'AQPA, d'origine nigériane, a tenté de faire détoner une bombe dissimulée sur lui alors qu'il se trouvait à bord d'un avion de la Northwest Airlineset qui s'apprêtait à atterrir à Detroit.
  • Janvier 2015 : Saïd et Chérif Kouachi prennent d'assaut les quartiers du journal satirique Charlie Hebdo en France, tuant 12 personnes. Saïd aurait reçu préalablement de l'entraînement au Yémen. Les deux frères ont revendiqué leur attaque au nom d'AQPA.

Anwar Al-Awlaki, un idéologue américain d'origine yéménite lié à AQPA, a joué un rôle très important au sein du groupe. Il s'est servi de sa très grande popularité pour publiciser la revue d'AQPA, Inspire. Cette revue sert à diffuser l'idéologie du groupe et donne des conseils tactiques liés au maniement des armes et à la fabrication de bombes. Elle permet aussi de revendiquer des attentats ou d'en féliciter les auteurs, comme ceux du marathon de Boston en 2013.

Références


07. Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

Logo d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
Logo d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)

Abdelmalek Droukdel
Abdelmalek Droukdel, fondateur d'Al-Qaïda au Maghreb islamique

Carte géographique - Sahel
Présence territoriale au Sahel et, à un degré moindre, dans les montagnes kabyles (Algérie)

Date de création

1998

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Abdelmalek Droukdel

Classification

Religieux

Description

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est un groupe extrémiste sunnite militant qui a vu le jour sous le nom de Groupe islamique armé (GIA), un mouvement de résistance au gouvernement algérien. En 1998, une faction dissidente du GIA s'est déclarée indépendante du groupe original, estimant que les tactiques brutales du GIA nuisaient à la cause islamiste. Cette faction prend alors le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et prête allégeance à Al-Qaïda en septembre 2006. En janvier 2007, elle adopte le nom d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Le chef d'Al-Mourabitoune, Mokthar Belmokhtar, s'est dissocié d'AQMI en 2012 et a créé son propre groupe (voir El-Mouakine Bi Dima). AQMI est le plus grand et le plus efficace des groupes armés extrémistes en territoire algérien. Depuis qu'il a prêté allégeance à Al-Qaïda, AQMI a aussi adopté l'idéologie du djihad mondial.

Objectif

Créer un État islamique régi par la charia en Algérie.

Cibles

Tous les symboles étatiques de l'Algérie et ceux des pays occidentaux à l'intérieur et à l'extérieur de l'Algérie.

Autres noms

Tanzim Qaedat bi-Bilad al-Maghrab al-Islami, Tanzim al-Qa´ida fi bilad al-Maghreb al-Islamiya, The Organization of Al-Qaida in the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida Organisation in the Lands of the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida in the Islamic Maghreb, Al-Qa´ida in the Lands of the Islamic Maghreb, al-Qaïda dans les pays du Maghreb islamique, Salafist Group for Call and Combat (GSPC), Groupe salafiste pour la prédication et le combat, the Salafist Group for Preaching and Combat

Activités terroristes marquantes

Le groupe soutient un tempo opérationnel rapide depuis qu'il a adopté le nom d'AQMI, appliquant des tactiques terroristes usuelles en Algérie, comme les embuscades de style guérilla, les engins explosifs improvisés contre les militaires et les attentats au camion piégé contre des cibles gouvernementales. AQMI continue d'enlever des Occidentaux et de les échanger contre des rançons et contre la libération de militants islamiques incarcérés. AQMI a également créé un réseau pour envoyer des militants nord-africains perpétrer des attentats-suicides en Irak.

  • Décembre 2008 : Enlèvement de deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, au Niger. Ils seront libérés en avril 2009.
  • 22 janvier 2009 : Enlèvement de quatre touristes européens dans la zone frontalière entre le Niger et le Mali.
  • 8 janvier 2011 : Enlèvement de deux Français au Niger, dont l'un faisant partie d'une ONG. Les deux otages trouveront la mort au cours d'une tentative de libération par les forces françaises.
  • 2012 à 2013 : Participation à la guerre du Mali. Les combats ont fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.
  • 20 novembre 2015 : Attentat à l'hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali, faisant 21 morts. Il s'agit d'un attentat conjoint avec le groupe Al-Mourabitoune.

Références


08. Ansar al-Islam (AI)

Logo du groupe Ansar al-Islam (AI)
Logo du groupe Ansar al-Islam (AI)

membre du groupe Ansar al-Islam
Un membre du groupe Ansar al-Islam montant la garde.

Carte géographique - Irak
Présence territoriale essentiellement en Irak

Date de création

Décembre 2001

Date d'inscription sur la liste

17 mai 2004

Fondateur

Fusion de plusieurs factions islamistes kurdes d'Irak

Classification

Religieux

Description

Ansar al-Islam (AI), un groupe issu de la fusion de plusieurs factions islamistes kurdes, est l'un des plus importants groupes anticoalition en Irak. Il est en relation avec Al-Qaïda et entretient des liens étroits avec Al-Qaïda en Irak. AI promeut l'interprétation radicale de l'islam et l'application stricte de la charia.

Objectifs

Expulser d'Irak tous les soldats étrangers, contrer l'influence grandissante des communautés chiites et kurdes laïques au pays et fonder un État irakien indépendant régi par la charia.

Cibles

Les communautés chiites, les autorités kurdes et l'armée américaine.

Autres noms

Partisans de l'Islam, Aides de l'Islam, Supporters de l'Islam, Soldats de Dieu, Talibans du Kurdistan, Soldats de l'Islam, Supporters de l'Islam du Kurdistan, Supporters de l'Islam au Kurdistan, Partisans de l'Islam au Kurdistan et Ansar al-Sunna

Activités terroristes marquantes

  • 2002 : Tentative d'assassinat envers le premier ministre de l'Union patriotique du Kurdistan.
  • 2004 : Double attentat-suicide perpétré contre le siège de deux partis politiques kurdes. Plus de 60 personnes ont été tuées et plus de 200 autres blessées.

AI est aussi reconnu pour l'enlèvement et l'exécution de ressortissants étrangers. Il a souvent recours à la décapitation de ses otages et en diffuse les vidéos sur Internet.

Références


09. Armée islamique d'Aden (AIA)

Abou Bakr al-Mehdar alias Abou Hassan
Le chef de l'Armée islamique d'Aden, Abou Bakr al-Mehdar alias Abou Hassan

Carte géographique - Yémen
Présence territoriale essentiellement au Yémen

Date de création

1994

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Qassem al-Rimi

Classification

Religieux

Description

Basée au Yémen, l'Armée islamique d'Aden (AIA) est apparue publiquement en 1998 lorsqu'elle a diffusé une série de communiqués exprimant son soutien à Oussama Ben Laden et appelant au renversement du gouvernement yéménite, ainsi qu'à des opérations contre les intérêts américains et occidentaux au Yémen. L'AIA s'oppose à l'utilisation, par les États-Unis et d'autres pays occidentaux, des ports et des bases yéménites, en plus d'appeler à l'expulsion des forces occidentales dans le Golfe. L'AIA a établi des liens avec d'autres groupes terroristes, notamment Al-Qaïda.

Objectifs

Renverser le gouvernement yéménite et instaurer une théocratie islamiste.

Cibles

Le gouvernement yéménite, les intérêts américains et étrangers au Yémen.

Autres noms

Armée islamique d'Aden-Abyan (AIAA), Armée islamique d'Aden-Abian, Armée islamique d'Aden-Abyane, Armée islamique d'Aden-Abiane, Armée de Mohammed et Jaish Adan Al Islami

Activités terroristes marquantes

Guidée par ses objectifs, elle a recours à des tactiques terroristes pour parvenir à ses fins, y compris le ciblage d'étrangers et de représentants politiques d'états étrangers.

  • Décembre 1998 : Enlèvement de 16 touristes britanniques, américains et australiens au sud du Yémen.
  • Octobre 2000 : Attentat à la bombe contre l'ambassade britannique à Sanaa.

Références


10. Asbat Al-Ansar (AAA) (« La Ligue des partisans »)

Cheikh Abu Sharif Akl
Cheikh Abu Sharif Akl, porte-parole de Asbat Al-Ansar (AAA)

Carte géographique - Liban
Présence territoriale essentiellement au Liban

Date de création

Fin des années 1980, début des années 1990

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Cheikh Hisham Shreidi

Classification

Religieux

Description

Asbat Al-Ansar (AAA) est un groupe islamiste sunnite extrémiste libanais lié à Al-Qaïda et à d'autres groupes sunnites extrémistes. Il fonde son idéologie sur le salafisme, une branche de l'Islam qui promeut une interprétation stricte du Coran et de la charia.

Objectif

Promouvoir l'établissement d'un État islamique au Liban.

Cibles

Les institutions chrétiennes, laïques et chiites du pays. Par le passé, AAA s'en est pris à l'État libanais et à des cibles de pays qu'il considère comme non-islamiques. Le groupe est opposé à Israël et à l'Occident.

Autres noms

Partisans de Dieu, Rassemblement des partisans, Osbat Al Ansar, Usbat Al Ansar, Esbat Al-Ansar, Isbat Al Ansar, Usbat-ul- Ansar, Band of Helpers, Band of Partisans et League of the Followers

Activités terroristes marquantes

  • Milieu des années 1990 : AAA s'en est pris aux boîtes de nuit, aux théâtres et aux marchands d'alcool.
  • 1999 : Deux membres d'AAA ont attaqué un tribunal de Saïda et ont tué quatre personnes.
  • 2000 : AAA a participé à deux projets visant à assassiner l'ambassadeur des États-Unis au Liban.

Depuis au moins 2005, il envoie des recrues combattre les forces de la coalition en Irak.

Références


11. Association mondiale tamoule (AMT)

Logo des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET)
Logo des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET)

drapeaux des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul
Les drapeaux des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul flottent au-dessus d'un millier de Tamouls canadiens qui manifestent sur la Colline du Parlement.

Carte géographique - Canada
Présence territoriale au Canada et ailleurs

Date de création

1986

Date d'inscription sur la liste

13 juin 2008

Fondateur

Inconnu

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

L'Association mondiale tamoule (AMT) est devenue un groupe de façade connu et important des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET) au Canada. Les divers bureaux de l'AMT au Canada transfèrent des fonds sur des comptes bancaires destinés aux TLET au Sri Lanka. Au profit de ceux-ci, les dirigeants de l'AMT suivent leurs ordres et jouent un rôle prépondérant dans la collecte de fonds au Canada. À la recherche de dons, les représentants de l'AMT ratissent les régions canadiennes où les communautés tamoules sont importantes. Ils ont été mêlés à des actes d'intimidation et d'extorsion pour se procurer des fonds.

Objectifs

Soutenir financièrement l'organisation TLET dans ses activités afin de créer une patrie indépendante, l'« Eelam tamoul », pour l'ethnie minoritaire tamoule au Sri Lanka.

Cibles

La population tamoule du Canada, pour lui soutirer de l'argent.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Financement du groupe terroriste des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul par l'entremise de menaces et d'intimidation envers les gens de la communauté tamoule au Canada qui refusent de contribuer financièrement à l'Association.

Références


12. Aum Shinrikyo (AUM)

Logo d'Aum Shinrikyo
Logo d'Aum Shinrikyo

Fumihiro Joyu
Fumihiro Joyu, le leader d'Aum Shinrikyo

Victime d'une attaque au gaz neurotoxique
Victime d'une attaque au gaz neurotoxique commise par Aum Shinrikyo.

Carte géographique - Japon
Présence territoriale essentiellement au Japon

Date de création

1987

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Le Japonais Shoko Asahara, gourou charismatique

Classification

Religieux

Description

Fondée au Japon en 1987 par Chizuo Matsumoto alias Shoko Asahara, Aum Shinrikyo (AUM) est une organisation religieuse qui regroupe un ensemble hétéroclite de croyances tirées de diverses religions - du bouddhisme principalement -, de science-fiction ainsi que des prophéties de Nostradamus. Même si elle était pacifique au début, l'organisation est devenue de plus en plus dangereuse et violente en tentant activement de provoquer la fin du monde. Le groupe affirmait que les États-Unis allaient initier l'armagédon en commençant une Troisième Guerre mondiale contre le Japon.

Le fondateur de la secte a été condamné à la peine capitale en 2004 pour l'attentat de 1995, peine confirmée par la Cour suprême du Japon en mai 2015. Le 18 janvier 2000, la secte modifie son image et AUM se rebaptise « Aleph ».

Objectifs

Dominer le Japon, puis le monde, et par la suite, créer une société utopique à l'échelle mondiale.

Cibles

Le Japon et le monde entier.

Autres noms

Aum Shinri Kyo, Aum, Aum Supreme Truth(Vérité suprême de Aum), A. I. C. Comprehensive Research Institute, A. I. C. Sogo Kenkyusho et Aleph

Activités terroristes marquantes

  • 1994 : AUM a perpétré son premier attentat au gaz sarin contre des civils japonais, en libérant l'agent neurotoxique à Matsumoto. Sept personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres ont été blessées.
  • 1995 : AUM a libéré du gaz sarin dans le métro de Tokyo. Douze personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont été blessées.

Références


13. Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)

Logo du groupe Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)
Logo du groupe Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)

Drapeau du groupe Autodefensas Unidas de Colombia
Drapeau du groupe Autodefensas Unidas de Colombia

Combattant paramilitaire de l'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC)
Un combattant paramilitaire de l'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) embrasse son arme lors d'une cérémonie.

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création

Avril 1997

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Carlos Castano

Classification

Nationaliste/séparatiste/droite conservatrice

Description

L'Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) est une organisation terroriste de droite qui chapeaute divers groupes paramilitaires de même tendance. Déterminée à contrer l'influence et les activités des guérillas de gauche, l'AUC est entrée en conflit avec l'Ejército de Liberación Nacional (ELN) et les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), groupes terroristes rivaux. À noter qu'au départ, cette confédération de milices locales était financée par de grands propriétaires terriens. L'AUC est étroitement liée au narcotrafic et les recettes générées par la contrebande de stupéfiants font partie intégrante de ses opérations.

Objectif

Protéger les intérêts économiques des citoyens et de l'État qui sont menacés par les mouvements communistes inspirés de la guérilla.

Cibles

Les FARC et l'ELN

Autres noms

Groupes d'autodéfense unis de Colombie, Autodéfenses unies de Colombie et United Self-Defense Forces of Colombia

Activités terroristes marquantes

Pour atteindre ses objectifs, l'AUC utilise diverses tactiques, notamment l'assassinat, l'intimidation, la torture et l'enlèvement. Le groupe a perpétré des massacres de civils dans des villages qu'il jugeait favorables aux guérillas.

  • 15 au 20 juillet 1997 : Massacre de Mapiripán qui aurait fait 39 victimes. Plusieurs militaires, dont un colonel et un général, ont été condamnés à la peine maximale de 40 années de prison pour leur participation au crime.
  • 16 au 19 février 2000 : Massacre de El Salado qui aurait fait plus de 100 victimes.
  • 14 octobre 2000 : Massacre de Macayepo lors duquel 15 paysans ont été tués.
  • Février 2005 : Massacre de San José de Apartadó lors duquel huit habitants de la communauté ont perdu la vie, dont deux miliciens des FARC, des femmes et des enfants.

Références


14. Babbar Khalsa International (BKI)

Logo de Babbar Khalsa International
Logo de Babbar Khalsa International (BKI)

membres de Babbar Khalsa International
Des membres de Babbar Khalsa International (BKI), accusés dans l'attentat à la bombe contre un cinéma de Delhi.

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

Printemps 1978

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateurs

Talwinder Singh Parmar et Jathedar Sukhdev Singh Babbar. Le groupe est issu des affrontements sanglants du 13 avril 1978 entre groupes rivaux sikhs.

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

Babbar Khalsa International (BKI) est une organisation terroriste sikhe qui a des membres au Pakistan, en Amérique du Nord, en Europe et en Scandinavie. Un des fondateurs, Jathedar Sukhdev Singh Babbar, était d'origine indienne et a été naturalisé Canadien. Il est retourné vivre en Inde où il a été assassiné en 1992.

Objectifs

Établir un État fondamentaliste sikh indépendant, le Khalistan (Terre des purs), sur le territoire actuel du Pendjab en Inde.

Cibles

Les sikhs, les hindous, ainsi que des bureaux et des installations en Inde.

Autres noms

Babbar Khalsa

Activités terroristes marquantes

Le BKI serait responsable de centaines d'attentats contre les forces de sécurité indiennes et contre des civils. Le groupe se livre à plusieurs activités, notamment à des attaques armées, des assassinats et des attentats à la bombe.

  • 23 juin 1985 : Explosion du vol 182 d'Air India, un Boeing 747, au-dessus de l'Irlande et faisant 329 morts, dont 268 Canadiens. Il s'agit du plus important attentat à ce jour perpétré contre des Canadiens.
  • 30 mai 1986 : Arrestation de cinq membres de BKI à Montréal pour complot d'explosion d'un vol d'Air India.
  • 31 août 1995 : Un membre du groupe commet un attentat-suicide entraînant dans la mort le premier ministre du Pendjab (État du nord-ouest de l'Inde).
  • Juillet 2010 : Arrestation de quatre membres du groupe pour le meurtre d'un leader sikh du Pendjab.

Références


15. Boko Haram

Logo de Boko Haram
Logo de Boko Haram

Carte géographique - Cameroun, Tchad et Niger
Présence territoriale essentiellement au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger

Date de création

2002

Date d'inscription sur la liste

24 décembre 2013

Fondateur

Mohammed Yusuf

Classification

Religieux

Description

Boko Haram est un groupe djihadiste salafiste actif dans le nord du Nigéria. Le groupe souhaite y instaurer un système politique calqué sur celui implanté en Afghanistan sous le régime taliban. Boko Haram est suspecté de recruter et d'entraîner des enfants-soldats. Le nom « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché ». En mars 2015, le groupe a prêté allégeance à l'État islamique et a adopté le nom de Wilaya al-Sudan al-Gharbi (Province de l'Afrique de l'Ouest).

Objectifs

Renverser le gouvernement nigérian et créer un État islamique dans le nord du Nigéria.

Cibles

Les civils chrétiens, le gouvernement nigérian, les services de police, les touristes, les médias et les écoles.

Autres noms

Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati Wal-Jihad (Partisans de la sunna pour la prédication et le djihad/Groupe engagé dans la propagation de l'enseignement du Prophète et du djihad)

Activités terroristes marquantes

Le groupe commet notamment des assassinats de personnalités politiques et religieuses, des attaques à l'arme légère, des attentats à la bombe artisanale et des attentats-suicides.

  • Entre 2010 et 2012 : Boko Haram a commis plus de 300 attentats qui ont fait un millier de morts.
  • Août 2011 : Attentat-suicide contre le siège des Nations Unies à Abuja, au Nigéria : 23 morts et plus de 80 blessés.
  • 29 septembre 2013 : Attentat au Collège de l'Agriculture à Gujba : 40 étudiants tués.
  • 16 février 2014 : Massacre à Izghe au Nigéria : 106 villageois tués.
  • 15 avril 2014 : Enlèvement de plus de 200 étudiantes dans un établissement scolaire à Chibok, au nord-est du Nigéria.

Références


16. Brigades Abdullah Azzam (BAA)

Logo des Brigades Abdullah Azzam (BAA)
Logo des Brigades Abdullah Azzam (BAA)

Carte géographique - Moyen-Orient
Présence territoriale essentiellement au Moyen-Orient

Date de création

2009

Date d'inscription sur la liste

29 juin 2015

Fondateur

Saleh Al-Qaraawi

Classification

Religieux

Description

Liées à Al-Qaïda et à sa branche syrienne, Jabhat Al-Nusra, les Brigades Abdullah Azzam (BAA) forment un réseau fluide entre le Liban, la Jordanie, la péninsule arabique, l'Égypte, l'Irak, la Bande de Gaza et la Syrie, et seraient composées de nombreux bataillons régionaux qui adhèrent à l'idéologie salafiste. Le groupe a été l'auteur de plusieurs tirs de roquettes sur le territoire d'Israël à partir du Liban. Il est également impliqué dans l'entraînement, le combat et le soutien d'autres groupes en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad et ses alliés.

Le groupe a été créé par Saleh al-Qaraawi après que ce dernier ait combattu à Falloujah aux côtés d'Al-Qaïda en Irak. Abou Musab al-Zarqawi (fondateur d'Al-Qaïda en Irak) aurait recommandé sa création dans le but de frapper des cibles au Moyen-Orient. Le nom du groupe est inspiré d'un idéologue jordanien d'origine palestinienne. Il est très connu dans la sphère djihadiste. Abdullah Azzam fut l'un des instigateurs du djihad en Afghanistan contre l'Armée rouge et a établi les bases de ce qui deviendra Al-Qaïda après sa mort. Il a aussi été l'un des mentors d'Oussama ben Laden.

Objectifs

Les BAA souhaitent le renversement des pouvoirs en place au Moyen-Orient (entre autres en Syrie, en Arabie Saoudite et au Liban). Ils veulent aussi l'arrêt de l'intervention iranienne en Syrie et la fin de la participation du Hezbollah au conflit.

Cibles

Israël, le Hezbollah et les cibles occidentales au Moyen-Orient.

Autres noms

Brigades Abdallah Azzam, Brigades d'Abdullah Azzam, Brigades du martyr Abdullah Azzam

Activités terroristes marquantes

  • 28 juillet 2010 : La branche des BAA active dans la péninsule arabique s'en est prise à un bateau pétrolier japonais dans les eaux du détroit d'Ormuz, en utilisant des explosifs afin de venger l'emprisonnement de l'idéologue Omar Abdel Rahman aux États-Unis.
  • 19 novembre 2013 : Un double attentat aux voitures piégées est perpétré contre l'ambassade iranienne à Beyrouth, au Liban. L'attaque a tué 22 personnes.
  • 19 février 2014 : Deux attentats-suicides à la bombe sont commis près du Centre culturel iranien à Beyrouth, au Liban, tuant 11 personnes.

Références


17. Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique

Logo de la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique
Logo de la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique

Carte géographique - Iran et pays environnants
Présence territoriale essentiellement en Iran et dans les pays environnants

Date de création

Début 1990

Date d'inscription sur la liste

17 décembre 2012

Fondateur

Guide suprême de l'Iran

Classification

Nationaliste/religieux chiite

Description

La Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique est l'unité clandestine des Gardiens de la révolution islamique (GRI). Elle est chargée de mener des opérations à l'étranger et de diffuser l'idéologie de la révolution islamique dans le monde, par l'entremise d'activités de facilitation du terrorisme.

Objectifs

Créer un empire pan-islamique; la libération de la Palestine et l'annihilation d'Israël.

Cible

Israël

Autres noms

Pasdaran-e Enghelab-e Islami (Pasdaran), Sepah-e Qods, Qods/Quds, Al-Qods, Force Al-Qods, Force Qods, Qods Corps, Jerusalem Corps, Brigade de Jérusalem et Brigade al-Qods

Activités terroristes marquantes

La Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique fournit des armes, des fonds et un entraînement paramilitaire à des groupes extrémistes, dont les talibans, le Hezbollah libanais, le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

Références


18. Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)

Logo de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)
Logo de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)

militant palestinien de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)
Un militant palestinien de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

2000

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Coalition de groupes armés palestiniens, aile militante du parti Fatah

Classification

Nationaliste

Description

La Brigade des martyrs d'Al-Aqsa (BMAA) a été fondée en 2000, au début de l'intifada d'al-Aqsa en Palestine. Elle est formée de cellules, plus ou moins structurées, de militants palestiniens qui sont fidèles au Fatah, le parti nationaliste séculier de la Palestine, mais qui ne relèvent pas directement de son autorité.

Objectifs

Chasser Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et y créer un État palestinien indépendant et souverain.

Cibles

La BMAA s'en prend à des cibles militaires et aux habitants des colonies israéliennes.

Autres noms

Groupe des martyrs de l'intifada d'Al-Aqsa, Brigades d'Al-Aqsa, Groupe des martyrs d'Al-Aqsa, le bataillon des martyrs d'Al-Aqsa, Milices armées des bataillons des martyrs d'Al-Aqsa

Activités terroristes marquantes

Pour atteindre ses buts, elle a perpétré des attaques armées, des attaques à la roquette et des attentats-suicides, dont le premier commis par une femme le 27 janvier 2002. Des attaques ont également été commises conjointement avec le groupe islamiste Hamas et le Jihad islamique palestinien.

  • 2 mars 2002 : Attentat à Beit Yisrael, Jérusalem : 11 morts.
  • 5 janvier 2003 : Attentat à un arrêt d'autobus au sud de Tel Aviv : 22 morts.
  • 29 janvier 2004 : Attentat à Rehavia, Jérusalem, sur la ligne d'autobus n°19 : 11 morts.
  • 14 mars 2004 : Attentat au Port d'Ashdod : 10 morts.

Références


19. Ejército de Liberación Nacional (ELN)

Drapeau de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN)
Drapeau de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN)

Logo de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN)
Logo de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN)

soldats colombiens escortent des rebelles
Des soldats colombiens escortent des rebelles urbains présumés de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN).

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création

1964

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Fondé par l'union de deux groupes distincts, chrétiens et marxistes, inspirés par Fidel Castro et Che Guevara

Classification

Communiste/socialiste

Description

Ejército de Liberación Nacional (ELN) est le deuxième plus important groupe rebelle gauchiste en Colombie après les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC). Le groupe estime que la participation étrangère à l'industrie pétrolière de la Colombie constitue une violation de la souveraineté du pays, et affirme que les entreprises étrangères exploitent injustement les ressources naturelles de la Colombie.

Objectifs

Faire la conquête du pouvoir pour le peuple et instaurer un gouvernement révolutionnaire.

Cibles

L'industrie pétrolière colombienne, les personnalités politiques et les travailleurs étrangers en sol colombien.

Autres noms

Armée nationale de libération et Armée de libération nationale

Activités terroristes marquantes

L'ELN se livre à des enlèvements, à des détournements d'avions, à des attentats à la bombe, à l'extorsion et à la guérilla. De nombreuses attaques de l'ELN visent l'industrie pétrolière colombienne, ainsi que les événements et les personnalités politiques. Le groupe opère annuellement des centaines d'enlèvements pour rançon.

Références


20. el-Mouakine bi dima (MBD)

Mokhtar Belmokhtar
Graffiti de Mokhtar Belmokhtar, fondateur d'el-Mouakine bi dima (MBD)

Carte géographique - Mali et Libye
Présence territoriale essentiellement au Mali et en Libye

Date de création

Décembre 2012

Date d'inscription sur la liste

7 novembre 2013

Fondateur

Mokhtar Belmokhtar

Classification

Religieux

Description

Mokhtar Belmokhtar, un dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a créé el-Mouakine bi dima (MBD) pendant la guerre du Mali. Ce mouvement djihadiste était basé à Gao, au Mali.

En août 2013, le groupe fusionne avec le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) pour devenir Al-Mourabitoune. Un des chefs du MUJAO quitte le groupe lors de la fusion pour porter allégeance à l'État islamique. Même s'il disait parler au nom d'Al-Mourabitoune, il ne représenterait qu'un groupuscule dissident.

Objectifs

Empêcher toute intervention militaire occidentale ou africaine dans le nord du Mali et instaurer la charia en Afrique du Nord et de l'Ouest. Consolider le règne de la charia dans le nord du Mali.

Cibles

Toute présence militaire occidentale ou africaine dans le nord du Mali et les travailleurs étrangers dans les installations industrielles importantes. Outre les intérêts occidentaux en Afrique du Nord, le MBD est en lutte avec l'État islamique. En 2013 la section libyenne de l'EI a diffusé un avis de recherche contre Mokhtar Belmokhtar.

Autres noms

Al Mouaquioune bi addimaa, Katibat al-Muqaoon bil-Dumaa, al-Muwaqun Bi-Dima, Al Muawaqqi'un bi 'l-Dima, al-Mouwakoune bi-Dimaa, al Mua'qi'oon Biddam, Les Signataires par le sang, El Mouwakaoune Bidame, Those Who Have Signed Through Blood, the Signatories for Blood, the Signatories in Blood et Ceux qui signent avec leur sang

Activités terroristes marquantes

16 janvier 2013 : Attentat contre le complexe gazier de Tiguentourine, situé à proximité de la ville d'In Amenas, dans l'est de l'Algérie. Armés de fusils d'assaut, de lance-roquettes et de mines anti-chars, des militants de MBD ont pris en otage des dizaines de travailleurs étrangers et algériens. L'attentat a fait 67 morts. Deux terroristes canadiens, Ali Medlej et Xristos Katsiroubas, faisaient partie du groupe.

Références


21. Émirat du Caucase

Drapeau de l'Émirat du Caucase
Drapeau de l'Émirat du Caucase

Dokku Umarov
Dokku Umarov, fondateur de l'Émirat du Caucase

Ali Taziev
Ali Taziev (devant), aussi connu sous le nom de Magas, soupçonné d'être un rebelle de l'Émirat du Caucase.

Carte géographique - Caucase du Nord
Présence territoriale essentiellement dans le Caucase du Nord

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

24 décembre 2013

Fondateur

Dokku Umarov

Classification

Séparatiste/religieux

Description

La « République tchétchène d'Itchkérie » déclara son indépendance de l'Union soviétique en octobre 1991. De la revendication indépendantiste, les Tchétchènes ont basculé vers une revendication beaucoup plus islamiste. C'est ainsi que Dokku Umarov, président de la République tchétchène d'Itchkérie, a proclamé, le 31 octobre 2007, l'Émirat du Caucase visant à instaurer la charia dans plusieurs régions du Caucase du Nord. Ce groupe obéit à un découpage territorial calqué sur celui du GIA/AQMI, à savoir une division par wilaya (territoire administratif), que l'on retrouve aussi au Sahel.

Chaque wilaya est dirigée par un émir choisi par Majlis al- Choura (conseil consultatif). L'Émirat islamique du Caucase est composé des wilayates suivantes :

  1. Daghestan;
  2. Nokhchiyko (Tchétchénie);
  3. Kabardino - Balkarie;
  4. Ghalghaycho (Ingouchie et Ossétie du Nord);
  5. Steppes Nogay.

Objectifs

Expulser la présence russe du Nord-Caucase et renverser les gouvernements laïcs des républiques du Nord-Caucase pour y instaurer un émirat islamique fondé sur la charia.

Cibles

Les civils et les autorités russes

Autres noms

Imarat Kavkaz et Émirat islamique du Caucase

Activités terroristes marquantes

L'Émirat du Caucase s'est livré à diverses activités terroristes en Russie et dans les républiques du Nord-Caucase : embuscades menées au moyen d'armes légères, assassinats ciblés perpétrés par des tireurs d'élite, attentats à la bombe artisanale et attentats-suicides. Depuis sa création, le réseau commet des attentats sur une base quasi quotidienne dans toutes les républiques du Nord-Caucase ainsi qu'en Russie, tuant ou blessant de nombreux citoyens et membres du personnel de sécurité.

  • 29 mars 2010 : Attentats-suicides perpétrés par deux femmes dans le métro de Moscou : 39 morts et plus de 100 blessés.
  • 24 janvier 2011 : Attentat-suicide dans le hall d'arrivée de l'aéroport le plus achalandé de Moscou : 37 morts et 180 blessés.
  • Juillet 2013 : Une vidéo diffusée par Dokku Umarov appelle à perpétrer des attaques lors des Jeux olympiques d'hiver à Sotchi.

Références


22. État islamique (EI)

Drapeau de l'État islamique
Drapeau de l'État islamique (EI)

Des protestataires jordaniens déchirent une effigie du leader du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi
Des protestataires jordaniens déchirent une effigie du leader du groupe armé État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi (portrait).

Carte géographique - Irak et Syrie
Présence territoriale essentiellement en Irak et en Syrie

Date de création

Début des années 1990, sous le nom de Bayat al Imam

Date d'inscription sur la liste

20 août 2012

Fondateur

Abou Musab al-Zarqawii

Classification

Religieux

Description

Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forme le Conseil consultatif (majlis al-choura) des moudjahidines en Irak. En octobre 2006, celui-ci proclame l'État islamique d'Irak (EII). C'est en avril 2013 que l'EII devient l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou État islamique en Irak et al-Sham (EIIS/Daech), pour devenir, en juin 2014, l'État islamique (EI). Il s'agit d'un groupe sunnite ayant ses activités principales en Syrie et en Irak.

Objectifs

Établir un califat, renverser les régimes en Irak et en Syrie et établir un État islamique appliquant la charia (loi islamique).

Cibles

Les forces militaires de la Syrie et de l'Irak et les forces de la coalition et les civils musulmans (chiites et sunnites), les chrétiens et autres groupes religieux minoritaires.

Autres noms

État islamique en Irak et au Levant, EIIL, État islamique d'Irak et d'al-Cham, EIIC, État islamique en Irak et en Syrie, EIIS, Al- Dawla Al-Islamiya fi al-Iraq wa al-Sham, Al-Qaïda en Irak, Al- Qaida en Irak, Al-Qaïda en Iraq, Al-Qaeda en Irak, Al-Qaida en Iraq, AQI, AQI-Zarqawi, al-Tawhid, Tawhid et Jihad, Kateab al-Tawhid, Brigades du Tawhid, Brigades de l'unicité de dieu, Monothéisme et jihad, Groupe monothéisme et djihad, Groupe du monothéisme et de la guerre sainte, Al Qaida du djihad au pays des deux fleuves, Al-Qaida du jihad au pays des deux fleuves, Al-Qaïda au pays des deux fleuves, Organisation du jihad d'al- Qaida dans le pays des deux fleuves, Al-Qaida du jihad en Irak, Al-Qaïda du djihad en Irak, Organisation de la base du djihad au pays des deux fleuves, Base du jihad au pays des deux fleuves, Organisation de la base du jihad au pays des deux fleuves, The Organization of al-Jihad's Base of Operations in the Land of the Two Rivers, The Organization of al-Jihad's Base in the Land of the Two Rivers, The Organization of al-Jihad's Base of Operations in Iraq, The Organization of al-Jihad's Base in Iraq, Base du jihad en Mésopotamie, Al-Qaïda en Mésopotamie, Tanzim Qa'idat Al-Jihad fi Bilad al-Rafidayn, Tanzim al-Qaeda al-Jihad fi Bilad al-Rafidain, Tanzeem Qa'idat al Jihad/Bilad al Raafidaini, Jama'at Al-Tawhid Wa'al-Jihad, JTJ, État islamique d'Irak, ISI, Conseil de la choura des moudjahidines, Unification et guerre sainte, Unification et djihad, Unicité et guerre sainte, Organisation de l'unicité et du djihad, Réseau Zarkaoui, Réseau al-Zarkaoui, Daesh, Daech

Activités terroristes marquantes

Ses attaques les plus importantes ont été des attentats-suicides commis à l'aide d'engins explosifs improvisés à bord de véhicules, des attaques avec engins explosifs improvisés, des attaques armées, des prises d'otages, des décapitations et des exécutions de prisonniers par le feu et par balles.

  • 19 août 2014 : L'État islamique diffuse une vidéo intitulée A Message to America (Un message adressé à l'Amérique) montrant l'assassinat du journaliste James Foley.
  • 2 septembre 2014 : Sortie d'une vidéo montrant l'assassinat par décapitation du journaliste américain Steven Sotloff.
  • 13 septembre 2014 : Le travailleur humanitaire anglais David Cawthorne Haines est tué par décapitation, selon une vidéo intitulée Un message aux alliés de l'Amérique, diffusée sur Internet par l'EI.
  • 3 octobre 2014 : Sortie d'une vidéo montrant l'assassinat par décapitation du travailleur humanitaire britannique Alan Henning.
  • 12 novembre 2015 : Double attentat-suicide, faisant près de 200 blessés et 41 morts, dans un quartier chiite de Beyrouth au Liban.
  • 13 novembre 2015 : Le centre de Paris est le théâtre d'une série d'attentats simultanés : fusillades et attaques-suicides. Les kamikazes ont visé les abords du stade de France, des terrasses de cafés et restaurants du 10e et 11e arrondissements et la salle de spectacle du Bataclan. Le bilan fait état de 130 morts et 352 blessés.
  • 22 mars 2016 : Trois attentats-suicides à la bombe sont perpétrés à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles en Belgique. Le bilan fait état de 32 victimes et 340 blessés. L'enquête révèle que les auteurs de ces attentats sont reliés à ceux de Paris commis quelques mois plus tôt.

Références


23. État islamique – Province du Sinaï (EIPS)

Logo du groupe État islamique – Province du Sinaï
Logo du groupe État islamique – Province du Sinaï (EIPS)

Carte géographique - Égypte et bande de Gaza
Égypte (principalement la région du Sinaï) et la bande de Gaza

Date de création

2011

Date d'inscription sur la liste

7 avril 2015

Fondateur

Ibrahim Mohamed Farag Abu Eita

Classification

Religieux

Description

D'abord connu sous le nom d'Ansar Beit al-Maqdis, le groupe devient actif à partir de la révolution égyptienne de 2011. Il s'agit d'un groupe extrémiste islamiste salafiste sunnite. Depuis le retrait de Mohamed Morsi du pouvoir en 2013, il prend pour cibles principales les institutions égyptiennes. C'est à partir de la région égyptienne du Sinaï qu'il déploie sa violence contre l'État égyptien et Israël. L'EIPS est responsable de nombreuses attaques qui ont tué des centaines de membres des forces de sécurité.

En novembre 2014, le groupe prête allégeance à l'État islamique et en devient une branche officielle en changeant son nom pour Wilaya Sinaï (Province du Sinaï). Il est estimé que ce groupe est l'un des plus directement associés à l'État islamique à l'extérieur de l'Irak et de la Syrie. Il recevrait du soutien logistique par l'organisation-mère et les dirigeants des deux groupes seraient en contact.

Objectifs

Le groupe vise la création d'un État islamique en Égypte, la destruction d'Israël et souhaite l'implantation de la charia sur son territoire. Il partage la majorité de ses objectifs avec ceux de l'État islamique.

Cibles

État égyptien, Israël, intérêts occidentaux dans la région, sites touristiques, ambassades et médias

Autres noms

Ansar Beit al-Makdis, Partisans de Jérusalem, État islamique – État du Sinaï

Activités terroristes marquantes

  • 22 juillet 2012 : Le groupe fait exploser un oléoduc égyptien qui exportait du pétrole en Jordanie et en Israël.
  • 5 septembre 2013 : Une opération suicide est lancée contre le convoi du ministre de l'Intérieur égyptien au Caire, en Égypte. Le ministre survit, mais 21 personnes sont tuées. Un mois plus tard, le Lieutenant-Colonel Mohammed Mabrouk, un haut dirigeant de l'antiterrorisme égyptien, est assassiné au Caire.
  • 25 décembre 2013 : Le groupe attaque un bâtiment de la police égyptienne à Mansourah, en Égypte, avec une voiture piégée, tuant 19 personnes.
  • 16 février 2014 : Attentat à la bombe contre un autobus à la frontière israëlo-égyptienne, qui a tué cinq personnes, dont quatre Sud-Coréens.
  • 24 octobre 2014 : L'EIPS attaque des soldats à l'aide d'une voiture remplie d'explosifs et tue 31 d'entre eux.
  • 31 octobre 2015 : Explosion du vol 9268 de la compagnie russe Metro-Jet, un Airbus A321, au-dessus de la péninsule égyptienne du Sinaï et faisant 224 morts.

Références


24. Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Logo d'Euskadi Ta Askatasuna
Logo d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Banderole pro-ETA
Banderole pro-ETA, groupe basque armé pro-indépendance, disant « Toujours lutter ».

Carte géographique - Espagne et en France
Présence territoriale essentiellement en Espagne et en France

Date de création

1959

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Issu de la fusion des membres de la revue clandestine Ekin (« Agir ») et de membres dissidents du parti nationaliste basque

Classification

Marxiste/socialiste, nationaliste/séparatiste

Description

L'organisation Euskadi Ta Askatasuna (ETA) est basée dans les provinces basques de l'Espagne et de la France. Au départ consacrée à la promotion de la culture traditionnelle basque, elle est devenue le plus puissant des groupes terroristes basques.

Après s'être fait refuser la participation aux élections, avoir été harcelé par les systèmes judiciaire et policier et avoir vu la plupart de ses membres incarcérés, le groupe a décidé de déposer les armes en 2011, sans toutefois procéder au désarmement du groupe, et de renoncer définitivement à l'usage de la violence.

Objectif

Créer un État basque indépendant, qui comprendrait les six provinces basques de l'Espagne et de la France, ainsi que la province espagnole de Navarre.

Cibles

Les intérêts espagnols et français au pays et à l'étranger, les forces de sécurité et les militaires espagnols, les politiciens et les figures judiciaires.

Autres noms

Pays basque et Liberté, Euzkadi Ta Azkatasuna, Euzkadi Ta Askatasuna, Basque Nation and Liberty, Basque Fatherland and Liberty et Basque Homeland and Freedom

Activités terroristes marquantes

L'ETA a commis des attentats à la bombe, des assassinats et a eu recours à des enlèvements. Le groupe aurait tué plus de 800 personnes et commis environ 1 600 attentats terroristes depuis sa fondation.

Références


25. Faction de Gulbuddin Hekmatyar du groupe Hezb-e Islami, Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Logo du groupe Hezb-e Islam
Logo du groupe Hezb-e Islami

Gulbuddin Hekmatyar
Gulbuddin Hekmatyar, fondateur du groupe Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

1977

Date d'inscription sur la liste

23 octobre 2006

Fondateur

Gulbuddin Hekmatyar, ancien premier ministre afghan

Classification

Religieux

Description

La Faction de Gulbuddin Hekmatyar du groupe Hezb-e Islami, ou le Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG), souscrit à une idéologie islamiste radicale anti-occidentale. Les hommes d'Hekmatyar ont la réputation d'être ceux qui ont lutté le plus efficacement contre l'invasion soviétique et d'être les moudjahidines afghans les plus intégristes. Le HIG a maintenant des membres dans presque tout l'Afghanistan et reçoit un soutien au Pakistan, ce qui en fait un élément important de la résistance en Afghanistan. Il collabore avec Al-Qaïda et les talibans.

Objectifs

Renverser le gouvernement afghan, dissiper complètement l'influence occidentale en Afghanistan et fonder un État islamique.

Cibles

Les États-Unis et les forces de la coalition, l'administration transitoire de l'Afghanistan, ainsi que le personnel et les installations des Nations Unies et des ONG.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Le HIG s'est livré à des attentats à la bombe, à des attentats-suicides, à des attaques armées, à des assassinats, à des enlèvements et à la torture. Il a pris pour cible des civils, des journalistes, des étrangers, des travailleurs humanitaires étrangers, ainsi que des représentants de l'Afghanistan et d'autres pays.

Références


26. Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)

Logo de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)
Logo de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF)

Leaders de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh
Leaders de la Fédération internationale de la jeunesse Sikh

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

1984

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Groupe d'étudiants sikhs du Royaume-Uni : la All India Sikh Students Federation (AISSF)

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

La Fédération internationale de la jeunesse Sikh (ISYF), une organisation sikhe, a été créée au Royaume-Uni en 1984, à titre de branche internationale de la All India Sikh Students Federation (AISSF). Elle a ouvert des centres dans plusieurs pays, notamment au Canada. La ISYF est associée ou collabore avec d'autres organisations terroristes sikhes comme le Babbar Khalsa.

Objectifs

Libérer la nation sikhe et créer un État sikh indépendant qu'on appelle le Khalistan.

Cibles

Des personnalités politiques indiennes et des membres modérés de la communauté sikhe.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Ses membres ont commis plusieurs attentats terroristes, assassinats et attentats à la bombe depuis 1984.

Références


27. Front de libération de la Palestine (FLP)

Logo du Front de libération de la Palestine (FLP)
Logo du Front de libération de la Palestine (FLP)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1959

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

Ahmed Jibril

Classification

Gauchiste

Description

Le Front de libération de la Palestine (FLP) est un petit groupe dissident armé, lié à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le groupe opère principalement en Europe, en Israël, au Liban et dans d'autres régions du Moyen-Orient.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël et créer un État palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale.

Cible

Israël

Autre nom

FLP - Faction Abou Abbas

Activités terroristes marquantes

Pendant sa période la plus active, le groupe a commis plusieurs attentats très médiatisés, dont l'opération pour laquelle il est le mieux connu : le détournement du paquebot italien Achille Lauro, en octobre 1985.

Références


28. Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)

Logo du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)
Logo du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)

Enfants armés
Des enfants portant des armes lors d'une célébration du Front populaire de libération de la Palestine.

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1967

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

George Habash

Classification

Communiste/socialiste, nationaliste

Description

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est un groupe marxiste-léniniste de Palestine.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël et établir un gouvernement communiste en Palestine.

Cibles

Le gouvernement israélien et le capitalisme en général.

Autres noms

Halhul Gang, Halhul Squad, Palestinian Popular Resistance Forces, PPRF, Gang des Aigles rouges, Groupe des Aigles rouges, Aigles rouges, Brigades Abou Ali Moustapha, Al-Jibha al-Sha'biya lil-Tahrir Filistin

Activités terroristes marquantes

Durant les années 1970, le groupe a participé à quelques-uns des attentats terroristes les plus hardis de cette époque, dont le détournement de trois avions de ligne civils le même jour et la prise d'assaut du siège social de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne.

Depuis 2000, le FPLP a de plus en plus souvent recours à des kamikazes, à la guérilla, aux voitures piégées et aux attaques au mortier. Le FPLP est également l'auteur de l'assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, en 2001. Il s'agissait du premier meurtre d'un ministre dans l'histoire d'Israël.

Références


29. Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG)

Logo du FPLP-CG
Logo du Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG)

Militants palestiniens armés
Militants palestiniens armés du Front populaire de libération de la Palestine pro-Syrien - commandement général (FPLP-GC).

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

Avril 1968

Date d'inscription sur la liste

13 novembre 2003

Fondateur

Ahmed Jabril

Classification

Nationaliste

Description

Le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG) est un groupe islamiste communiste basé en Syrie. C'est une faction dissidente du Front populaire de libération de la Palestine. Il s'oppose à toute négociation avec l'État hébreu et croit que seule une solution militaire peut mettre fin au conflit israélo-palestinien. Le FPLP-CG a été le premier groupe palestinien à utiliser des kamikazes. Le groupe a des similarités opérationnelles avec le Hamas, ce qui a amené les deux organisations à collaborer et à coordonner leurs positions.

Objectifs

Fonder un État palestinien et détruire Israël.

Cibles

Les soldats et les civils israéliens

Autres noms

Al-Jibha Sha'biya lil-Tahrir Filistin-al-Qadiya al-Ama

Activités terroristes marquantes

Le FPLP-CG a eu recours à des bombes barométriques pour faire exploser des avions, a envoyé des colis piégés par la poste et a utilisé des deltaplanes à moteur lors d'un raid en Israël.

Durant les années 1990, le FPLP-CG a limité ses activités pour ne dispenser qu'un entraînement à d'autres groupes terroristes et leur fournir du matériel, dont le Hamas et le Jihad islamique palestinien.

  • 21 février 1970 : Explosion du vol 330 de la Swissair en direction de Tel Aviv : 38 passagers et 9 membres de l'équipage ont trouvé la mort.
  • 22 mai 1970 : Attaque terroriste contre un autobus scolaire israélien : 12 morts, dont 9 enfants, et 25 blessés.

Références


30. Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC)

Drapeau du FARC
Drapeau du groupe Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC)

membre du FARC
Un membre de Las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombie (FARC)

rebelle FARC
Un rebelle FARC monte la garde sur une colline avant la libération de deux otages en Colombie.

Carte géographique - Colombie
Présence territoriale essentiellement en Colombie

Date de création

1964

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Parti communiste colombien

Classification

Communiste/socialiste

Description

Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) est le groupe rebelle gauchiste le plus ancien, le plus important et le mieux équipé de Colombie. Il est reconnu pour le trafic de cocaïne et les nombreux enlèvements d'étrangers. Les FARC et l'Ejército de Liberación Nacional (ELN) sont membres du Conseil de coordination de la guérilla Simon Bolivar.

Objectifs

Renverser le gouvernement actuel en Colombie pour le remplacer par un régime anti-américain de gauche qui contraindrait tous les intérêts américains à quitter la Colombie et l'Amérique latine.

Cibles

Les acteurs de l'économie, de l'armée et de la politique colombienne et les citoyens étrangers pour les rançons

Autres noms

Forces armées révolutionnaires de Colombie, Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejército del Pueblo, FARC-EP), Commission nationale des finances (Comisión Nacional de Finanzas) et Coordinadora Nacional Guerrillera Simon Bolivar (CNGSB)

Activités terroristes marquantes

Les FARC sont les auteurs, entre autres, d'attentats à la bombe, de détournements d'avions, d'assassinats et d'enlèvements d'Occidentaux et de fonctionnaires colombiens.

  • 23 février 2002 : Enlèvement d'Ingrid Bétancourt dont le sauvetage par les Forces de sécurité colombiennes, 6 ans et demi plus tard, a été très médiatisé.
  • 2012 : Les FARC ont orchestré 239 attaques contre des infrastructures énergétiques.

Références


31. Groupe Abou Sayyaf (GAS)

Chahada
Arboré par le Groupe Abou Sayyaf (GAS), la Chahada représente l'acte de foi des musulmans.

Carte géographique - Philippines
Présence territoriale essentiellement aux Philippines

Date de création

1991

Date d'inscription sur la liste

2 décembre 2003

Fondateur

Membres radicaux du Front national de libération Moro sous le leadership d'Abdurajak Abubakar Janjalani

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Organisation militante islamiste armée, basée dans les îles du sud des Philippines, qui entretient des relations avec Al-Qaïda et Jemaah Islamiyyah.

Objectifs

Créer un État islamique régi par la charia dans le sud des Philippines. Étendre son influence en Malaisie et en Indonésie. Le GAS a surtout recours au terrorisme à des fins lucratives.

Cibles

Sud des Philippines et pays voisins

Autres noms

Al Harakat Al Islamiyya (AHAI), Al Harakat-ul Al Islamiyya, Al- Harakatul-Islamia, Al Harakat Al Aslamiya, Bande armée Abou Sayaf (BAAS), Groupe Abou Sayaff, Groupe Abou Sayyef et Mujahideen Commando Freedom Fighters (MCFF)

Activités terroristes marquantes

Le Groupe Abou Sayyaf (GAS) privilégie les enlèvements contre rançon, la guérilla, les attentats meurtriers à la bombe et les décapitations.

  • 2004 : Attentat à la bombe contre un traversier de passagers qui a ultimement coulé. Plus de 100 personnes ont perdu la vie.
  • 2005 : Attentats à la bombe le jour de la Saint-Valentin à Manille, Davao et General Santos. Huit personnes ont été tuées et 150 autres blessées.

Références


32. Groupe islamique armé (GIA)

Logo du Groupe islamique armé (GIA)
Logo du Groupe islamique armé (GIA)

femme algérienne
Une femme algérienne dont les deux fils ont été tués par le Groupe islamique armé (GIA). Elle tient une affiche sur laquelle figurent les photos de toutes les victimes de ce groupe terroriste

Carte géographique - Algérie
Présence territoriale essentiellement en Algérie

Date de création

1992

Date d'inscription sur la liste

23 juillet 2002

Fondateur

Abdelhak Layada

Classification

Religieux

Description

Le Groupe islamique armé (GIA) est un groupe islamiste radical basé en Algérie. Le GIA est inactif depuis environ 2005.

Objectifs

Renverser le gouvernement algérien et le remplacer par un État islamique.

Cibles

Le GIA est réputé pour ses attentats contre les intellectuels, les journalistes et les étrangers, à l'intérieur ou à l'extérieur du territoire algérien, et les travailleurs du gouvernement.

Autre nom

s/o

Activités terroristes marquantes

Le groupe emploie diverses méthodes et tactiques pour mener ses attaques, notamment des attentats à la bombe, des fusillades, des détournements d'avions et des enlèvements.

  • Depuis 1993 : Le GIA a tué plus de 100 expatriés d'Algérie, principalement des Européens.
  • De 1993 à 1998 : Près de 70 000 civils ont été tués dans des attaques à travers l'Algérie.
  • Décembre 1994 : Détournement d'un vol Alger-Paris d'Air France.

Références


33. Gulbuddin Hekmatyar

Gulbuddin Hekmatyar
Gulbuddin Hekmatyar, fondateur du groupe Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG)

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

Date d'inscription sur la liste

24 mai 2005

Fondateur

Gulbuddin Hekmatyar, ancien premier ministre afghan

Classification

Religieux

Description

Gulbuddin Hekmatyar est le chef du parti politique Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG). Il fut premier ministre de l'Afghanistan de 1993 à 1994. Il souscrit à une idéologie islamiste radicale anti-occidentale. Il a exprimé l'intention de « mener le djihad » contre les troupes et les intérêts étrangers en Afghanistan, et ce, jusqu'à ce que toutes les forces d'occupation soient chassées du pays. En 2006, il a prêté allégeance à Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda, et s'est engagé à prendre part à la guerre sainte d'Al-Qaïda.

Objectif

Renverser le gouvernement afghan pour créer un État islamique.

Cibles

Les autorités et le gouvernement afghans, les intérêts étrangers en Afghanistan et l'Occident

Autres noms

Gulabudin Hekmatyar, Gulbuddin Khekmatiyar, Gulbuddin Hekmatiar, Gulbuddin Hekmartyar, Gulbudin Hekmetyar, Golboddin Hikmetyar et Gulbuddin Hekmetyar

Activités terroristes marquantes

Gulbuddin Hekmatyar a perpétré des attentats aveugles contre des civils, des fonctionnaires et des représentants étrangers.

Référence


34. Hamas (Harakat Al-Muqawama Al-Islamiya) (« Mouvement de résistance islamique »)

Logo du Hamas
Logo du Hamas

Cheikh Ahmed Yacine
Cheikh Ahmed Yacine, fondateur

Combattants des Brigades Ezzedine al-Kassam
Combattants des Brigades Ezzedine al-Kassam, la branche armée du Hamas

Emblème des Brigades Ezzedine al-Kassam
Emblème des Brigades Ezzedine al-Kassam

Carte géographique - bande de Gaza et Cisjordanie
Présence territoriale essentiellement dans la bande de Gaza et en Cisjordanie

Date de création

Fin 1987, durant la première Intifada.

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Cheikh Ahmed Yacine

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Hamas, acronyme arabe du groupe Harakat Al-Muqawama Al-Islamiya, est une organisation terroriste islamiste-nationaliste radicale. Il utilise des moyens politiques et violents pour atteindre ses objectifs. En novembre 1993, les accords d'Oslo ont été signés entre Israël et l'autorité palestinienne, sous la houlette du défunt président Yasser Arafat. Le Hamas a rejeté ces accords et s'est radicalisé en se dotant d'une aile armée qui porte le nom des Brigades Ezzedine al-Kassam (qui a réellement vu le jour au mois de juin 1991), en hommage à celui qui est considéré comme étant le père de la résistance palestinienne.

Pendant la seconde Intifada, qui a commencé en septembre 2000, le Hamas était l'un des principaux groupes impliqués dans les attentats-suicides contre les Israéliens. En 2006, le Hamas a participé aux élections parlementaires en Palestine et les a remportées, ce qui lui a permis de négocier avec l'Autorité palestinienne au sujet de la formation d'un gouvernement de coalition. En 2007, le Hamas a renversé l'autorité palestinienne dans la bande de Gaza et a pris le pouvoir. Même si les dirigeants politiques du groupe sont à Damas, le groupe concentre ses activités terroristes contre Israël dans la bande de Gaza.

Objectifs

Instaurer un État islamique et faire du Coran sa constitution. Combattre l'ennemi en suivant le chemin du djihad pour libérer la Palestine.

Cibles

L'État et les intérêts israéliens, les civils et les militaires israéliens.

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Le Hamas utilise divers moyens pour atteindre ses objectifs, tels que l'utilisation de roquettes al Qassam de fabrication artisanale, des attentats-suicides et des enlèvements.

  • Depuis 1990 : Le Hamas a commis plusieurs centaines d'attentats terroristes contre des cibles aussi bien civiles que militaires.
  • De 2000 à 2004 : Le Hamas a perpétré 425 attaques, entraînant dans la mort près de 400 Israéliens et en blessant plus de 2 000.
  • De 2001 à 2008 : Le Hamas a lancé plus de 3 000 roquettes et il a perpétré 2 500 attaques au mortier contre Israël.
  • 25 juin 2006 : Le soldat Gilad Shalitt a été capturé. L'armée israélienne a déclenché l'opération « pluies d'été » qui a permis une incursion en territoire palestinien pour libérer le soldat, mais en vain. Ce n'est qu'après 1 941 jours de séquestration que le soldat Gilad Shalitt a pu rejoindre les siens. Il fut libéré le 18 octobre 2011. Le gouvernement israélien a accepté d'échanger Shalitt contre la libération de plus de 1 000 prisonniers palestiniens, dont plus de 280 ont été condamnés à la prison à perpétuité pour des attentats ayant causé la mort de près de 600 civils israéliens.

Références


35. Harakat ul-Mujahidin (HuM)

Drapeau du groupe Harakat ul-Mudjahidin
Drapeau du groupe Harakat ul-Mudjahidin (HuM)

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

1985

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Groupe dissident du Harkat-ul-Jihad al-Islami (un groupe antisoviétique)

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Harakat ul-Mujahidin (HuM) est une organisation islamiste cachemirienne radicale basée au Pakistan qui a été au départ fondée pour lutter contre l'occupation soviétique en Afghanistan. Le groupe a des liens avec Al-Qaïda et est l'un des signataires de la fatwa (décret religieux) de 1998 décrétée par Al-Qaïda contre les États-Unis et Israël. Au départ, HuM s'était organisée afin d'offrir de l'aide humanitaire aux réfugiés afghans au Pakistan.

Objectifs

Depuis la fin de la guerre en Afghanistan, l'organisation vise la libération du Cachemire de la tutelle de l'Inde et son annexion au Pakistan, en plus d'appeler au djihad contre l'Amérique et l'Inde.

Cibles

L'Occident, l'Inde, les gouvernements qui profanent les musulmans et tous les non-croyants.

Autres noms

Al-Faran, Al-Hadid, Al-Hadith, Harkat-ul-Mujahideen, Harakat ul-Mujahideen, Harakat al-Mujahideen, Harakat-ul-Ansar, Harakat ul-Ansar, Harakat al-Ansar, Harkat-ul-Jehad-e-Islami, Harkat Mujahideen, Harakat- ul-Mujahideen al-Almi, Mouvement des combattants de la guerre sainte, Mouvement des moudjahidin, Mouvement des compagnons du Prophète, Mouvement des combattants islamiques, Al Qanoon et Jamiat ul-Ansar

Activités terroristes marquantes

HuM emploie diverses méthodes pour atteindre ses objectifs, notamment les détournements d'avion, l'enlèvement et l'exécution d'étrangers et de fonctionnaires de l'Inde. HuM a eu plusieurs escarmouches armées contre les forces de l'ordre au Cachemire, faisant plusieurs victimes.

  • Juillet 1995 : Enlèvement au Cachemire de cinq touristes occidentaux, qui ont par la suite été exécutés.
  • 24 décembre 1999 : Détournement d'un Airbus A300 d'Air India avec à son bord 160 passagers. Aux termes des négociations, deux importants chefs de l'organisation ont été libérés par les autorités indiennes.
  • 2002 : Exécution du journaliste américain Daniel Pearl.

Références


36. Hezbollah

Logo du Hezbollah
Logo du Hezbollah

Portrait d'Hassan Nasrallah
Portrait d'Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah

Carte géographique - Liban
Présence territoriale essentiellement au Liban

Date de création

1982

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Issu d'un mouvement politique chiite libanais

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Hezbollah est un groupe radical chiite dont l'idéologie s'inspire de la révolution iranienne. Le groupe a été formé en réaction à l'invasion d'Israël au Liban. De tous les groupes terroristes dans le monde, il est parmi ceux qui disposent des meilleurs moyens techniques. Même si les autres milices libanaises ont rendu les armes à la fin de la guerre civile en 1990, le Hezbollah a poursuivi le combat et a mené une guérilla contre les troupes d'Israël stationnées au Liban-Sud. En 2000, au lendemain du retrait d'Israël du Liban, le Hezbollah a poursuivi ses attaques contre les forces israéliennes et concentré ses activités dans la région disputée des fermes de Chebaa.

Objectifs

Libérer Jérusalem, détruire Israël et établir un État révolutionnaire chiite au Liban, reprenant le modèle de l'Iran.

Cibles

Israël et ses alliés

Autres noms

Hizbullah, Hizbollah, Hizballah, Hezballah, Hizbu'llah, Parti de Dieu, Jihad islamique (Guerre sainte islamique), Organisation du Jihad islamique, Résistance islamique, Jihad islamique de libération de la Palestine, Ansar al-Allah (Les Partisans de Dieu), Ansarollah (Les Partisans de Dieu), Ansar Allah (Les Partisans de Dieu), Al-Muqawamah al-Islamiyyah (Résistance islamique), Organisation des opprimés, Organisation des opprimés sur terre, Organisation de la justice révolutionnaire, Organisation du bien contre le mal et Disciples du prophète Mahomet

Activités terroristes marquantes

Le Hezbollah est responsable de certains des attentats terroristes les plus tristement célèbres de la guerre civile libanaise.

  • 23 octobre 1983 : Double attentat-suicide contre des casernes des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth, dans lesquels 241 militaires américains et 58 parachutistes français ont perdu la vie.
  • 14 juin 1985 : Détournement du vol 847 de la compagnie américaine Trans World Airlines (TWA). Un plongeur de la US Navy a été tué et 39 Américains ont été retenus en otage pendant trois semaines.
  • 12 juillet 2006 : Le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens et en a tué huit autres, provoquant ainsi une guerre de 34 jours.
  • 18 juillet 2012 : Un autobus touristique est pris pour cible dans un attentat-suicide à l'aéroport de Bourgas, en Bulgarie. Les autorités nationales ont confirmé la responsabilité du Hezbollah. Un des principaux suspects serait un Canadien d'origine libanaise.

Références


37. International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN)

Logo d'IRFAN
Logo du groupe International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN)

Carte géographique - Canada
Présence territoriale essentiellement au Canada

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

24 avril 2014

Fondateur

Inconnu

Classification

Organisme de charité, religieux

Description

International Relief Fund for the Afflicted and Needy – Canada (IRFAN) est un organisme sans but lucratif actif au Canada. Entre 2005 et 2009, il a viré des fonds d'une valeur approximative de 14,6 millions de dollars canadiens en financement à diverses organisations entretenant des liens avec le Hamas.

Objectifs

Collecter des fonds pour venir en aide aux populations démunies ou touchées par les catastrophes naturelles. Offrir une aide humanitaire aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

Autres noms

International Relief Fund for the Afflicted and Needy, International Relief Fund for the Afflicted and Needy (Canada), IRFAN, IRFAN – Canada, IRFAN Society

Référence


38. Jabhat al-Nusra

Drapeau du groupe Jabhat al-Nusra
Drapeau du groupe Jabhat al-Nusra

combattants rebelles de Jabhat al-Nusra
Des combattants rebelles de Jabhat al-Nusra prennent le contrôle de Raqqa, en Syrie.

protestataires manifestent contre le président syrien Bashar al-Assad
Des protestataires manifestent contre le président syrien Bashar al-Assad en brandissant le drapeau de Jabhat al-Nusra.

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

23 janvier 2012

Date d'inscription sur la liste

7 novembre 2013

Fondateur

Groupe de moudjahidines islamistes sunnites

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Jabhat al-Nusra est un groupe terroriste sunnite islamiste affilié à Al-Qaïda en Syrie. Le groupe a annoncé sa création durant la guerre civile en Syrie.

Objectifs

Renverser le régime baasiste du président syrien Bachar el-Assad et instaurer un État islamiste en Syrie.

Cibles

Le gouvernement de Bachar al-Assad et les militaires.

Autres noms

Jabhet al-Nusra, The Victory Front, Front al-Nusra pour protéger le Levant, Jabhat al-Nusra li Ahl al-Sham min Mujahedi al-Sham fi Sahat al-Jihad (Front de soutien à la population du Levant par les moudjahidines de Syrie dans les lieux du djihad), Front for the Defense of the Syrian People et Front de soutien à la population du Levant

Activités terroristes marquantes

Jabhat al-Nusra a revendiqué près de 600 attentats, tels que des embuscades, des enlèvements, des assassinats, des attentats à la bombe artisanale ou des attentats-suicides à la bombe, qu'il a commis dans d'importants centres urbains comme Damas, Alep, Hamah, Deraa, Homs, Idlib et Deir ez-Zor. Ces attentats ont tué beaucoup de civils syriens.

Références


39. Jaish-e-Mohammed (JeM)

Drapeau du groupe Jaish-e-Mohammed
Drapeau du groupe Jaish-e-Mohammed (JeM)

Maulana Massoud Azhar
Maulana Masood Azhar, fondateur du groupe militant islamiste Jaish-e-Mohammed

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

Mars 2000

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Masood Azhar

Classification

Nationaliste/séparatiste/religieux

Description

Jaish-e-Mohammed (JeM) est une organisation islamiste extrémiste basée au Pakistan. Elle a été fondée par Masood Azhar lors de sa sortie de prison en décembre 1999, en échange des 155 otages d'un détournement aérien de la compagnie Air India.

Objectifs

Libérer le Jammu-et-Cachemire de la tutelle de l'Inde, faire son annexion au Pakistan et créer un État islamique au pays.

Cibles

Le gouvernement et les forces de sécurité de l'Inde

Autres noms

Jaish-i-Mohammed (Mohammad, Muhammad, Muhammed), Jaish-e- Mohammad (Muhammed), Jaish-e-Mohammad Mujahideen E-Tanzeem, Jeish-e-Mahammed, Armée de Mohammed, Tehrik Ul-Furqaan, Mouvement national pour la restauration de la souveraineté du Pakistan et Armée du Prophète

Activités terroristes marquantes

JeM est résolu à appliquer des tactiques de terreur aveugle pour atteindre ses objectifs, y compris des attentats visant des étrangers et des représentants politiques d'États étrangers.

Références


40. Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA)

Logo du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar
Logo du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA)

Abu Omar al-Shishani
Fondateur du groupe Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar, Abu Omar al-Shishani

Carte géographique - Syrie
Présence territoriale essentiellement en Syrie

Date de création

2012

Date d'inscription sur la liste

30 octobre 2014

Fondateur

Abu Omar al-Shishani

Classification

Religieux

Description

Jaysh Al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA) est un groupe djihadiste sunnite qui a vu le jour au début de l'an 2012 et qui opère essentiellement dans la région d'Alep (Syrie). Il est composé essentiellement de combattants tchétchènes. Le groupe est proche de Jabhat Al-Nusra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie. Notons que ce groupe n'a pas prêté allégeance à l'État islamique, ce qui donne souvent lieu à des luttes fratricides entre les deux groupes terroristes.

Objectif

Renverser le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Cibles

Le gouvernement de Bachar al-Assad et les militaires.

Autres noms

Jaish al-Muhajireen wal Ansar, Jaysh al-Muhajireen wa'l-Ansar, Army of Migrants and Supporters, Army of the Emigrants and Helpers, Muhajireen Brigade, Mujahideen Army

Activités terroristes marquantes

Le JMA a recours, entre autres, aux véhicules piégés puissants, aux assauts terrestres, aux enlèvements et à la prise d'otages, notamment d'étrangers et de civils fidèles au régime syrien.

Références


41. Jemaah Islamiyyah (JI)

Hilarion del Rosario Santos III
Terroriste présumé Hilarion del Rosario Santos III du groupe Jemaah Islamiyyah (JI).

Carte géographique - Indonésie
Présence territoriale essentiellement en Indonésie

Date de création

1993

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Abdullah Sungkar et Abu Bakar Bashir

Classification

Religieux

Description

Jemaah Islamiyyah (JI) est issu du Darul Islam, un mouvement radical violent qui prône l'application de la charia en Indonésie. Ce groupe souscrit au salafisme et a déjà eu des cellules dans de nombreuses régions de l'Asie du Sud-Est. Il a débuté ses attaques en 1999, mais le réseau n'a été découvert qu'en 2001, après que les autorités de Singapour aient démantelé une cellule qui planifiait une attaque contre la U.S. Navy.

Objectif

Établir un califat qui couvrirait l'Indonésie, la Malaisie, le sud de la Thaïlande, Singapour, Brunéi et la partie sud des Philippines.

Cibles

JI s'en prend à ceux qu'il perçoit comme les ennemis de l'islam, au moyen du djihad qu'il mène à l'échelle régionale et internationale.

Autres noms

Jemaa Islamiyah, Jema'a Islamiyya, Jema'a Islamiyyah, Jema'ah Islamiyah, Jema'ah Islamiyyah, Jemaa Islamiya, Jemaa Islamiyya, Jemaah Islamiyya, Jemaa Islamiyyah, Jemaah Islamiah, Jemaah Islamiyah, Jemaah Islamiyyah, Jemaah Islamiya, Jamaah Islamiyah, Jamaa Islamiya, Jemaah Islam, Jemahh Islamiyah, Jama'ah Islamiyah, Al-Jama'ah Al Islamiyyah, Groupe islamique et Communauté islamique

Activités terroristes marquantes

  • 12 octobre 2002 : Attentats dans des clubs de nuit à Bali : 202 morts.
  • 5 août 2003 : Attentat à la voiture piégée devant l'hôtel JW Marriot à Jakarta : 12 morts.
  • 9 septembre 2004 : Explosion à l'ambassade d'Australie à Jakarta : 9 morts et 150 blessés.
  • 17 juillet 2009 : Explosions presque simultanées aux hôtels JW Marriott et Ritz-Carlton de Jakarta : 7 morts et 50 blessés.

Références


42. Jihad islamique palestinien (JIP)

Logo du Jihad islamique palestinien
Logo du Jihad islamique palestinien (JIP)

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

Fin des années 1970

Date d'inscription sur la liste

27 novembre 2002

Fondateur

Groupe d'activistes palestiniens radicaux vivant en Égypte

Classification

Nationaliste/religieux

Description

Le Jihad islamique palestinien (JIP) est l'un des groupes terroristes palestiniens les plus violents. Selon le JIP, seule une lutte armée des Palestiniens et le soutien actif des mondes arabe et musulman permettront d'arriver à ses objectifs. Le JIP est un des premiers à avoir eu recours aux attentats-suicides contre Israël.

Objectifs

Détruire Israël et libérer la Palestine.

Cibles

Les civils et les militaires en Israël, ainsi que les intérêts israéliens.

Autres noms

Harakat al-Jihad al-Islami fi Filistin, Saraya Al-Qods (les Brigades de Jérusalem), Brigades al-Qods, Jihad islamique, Jihad islamique de Palestine – Faction Shaqaqi, Jihad islamique palestinien – Shaqaqi, JIP – Faction Shaqaqi, JIP – Faction Shallah, Jihad islamique en Palestine, Abu Ghunaym Squad of the Hizballah Bayt Al-Maqdis, Al-Quds Squads, Brigades al-Awdah, Jihad islamique de Palestine (JIP), Jihad islamique – Faction palestinienne et Guerre sainte islamique

Activités terroristes marquantes

Le JIP a été très actif au Liban dans les années 80. En avril 1983, il a d'ailleurs revendiqué une attaque contre l'ambassade américaine au Liban qui a fait 69 victimes. En octobre de la même année, il a fait plus de 300 morts dans les quartiers américains et français de Beyrouth.

  • En 1995, deux kamikazes du JIP ont perpétré un attentat coordonné à Beit Lid, qui a fait 19 morts et 61 blessés. L'événement a été décrit comme l'un des incidents terroristes les plus meurtriers de l'histoire israélienne. Au cours de la dernière décennie, le JIP a surtout eu recours aux attentats-suicides et aux tirs de roquettes contre Israël.
  • Août 2003 : Explosion d'une bombe dans un autobus à Jérusalem : 21 morts et plus de 100 blessés.
  • Octobre 2003 : Explosion d'une bombe dans un restaurant de Jérusalem : 22 morts et 60 blessés.
  • Octobre 2005 : Explosion d'une bombe dans un marché : 5 morts.
  • Avril 2006 : Explosion d'une bombe à Tel Aviv : 7 morts.
  • En 2015, le groupe poursuit des actions terroristes telles que des attentats kamikazes. Le JIP a tenté de provoquer une troisième Intifada en Israël.

Références


43. Kahane Chai (Kach)

Drapeau du groupe Kahane Chai
Drapeau du groupe Kahane Chai (Kach)

activiste tient le drapeau du Kahane Chai
Un activiste de l'extrême droite israélienne tenant le drapeau du mouvement Kahane Chai.

Carte géographique - Israël
Présence territoriale essentiellement en Israël

Date de création

Décembre 1990

Date d'inscription sur la liste

24 mai 2005

Fondateur

Binyamin Kahane, à la suite de l'assassinat de son père, le rabbin Meir Kahane

Classification

Nationaliste/religieux/ raciste

Description

Kahane Chai (Kach) est un groupe juif marginal et extrémiste. C'est une ramification du Kach formée à la suite de l'assassinat du rabbin Meir Kahane. Le groupe s'est ouvertement déclaré en faveur du recours à la violence contre les Arabes et le gouvernement israélien, dans le but d'établir un État théocratique homogène.

Objectifs

Rétablir l'État d'Israël tel qu'il est décrit dans la Bible. Le groupe milite pour l'expulsion des Arabes, l'annexion des territoires occupés et de certaines parties de la Jordanie, en plus de l'application rigoureuse de la Loi juive (Halakha) en Israël.

Cibles

Le gouvernement israélien, les Arabes et les Palestiniens

Autres noms

Meir's Youth, No'ar Meir, Repression of Traitors (Répression des traîtres),State of Yehuda (État de Yehuda), Sword of David (Épée de David), Dikuy Bogdim, DOV, Judea Police (Police de Judée), Kahane Lives (Kahane vit), Kfar Tapuah Fund (Fonds de Kfar Tapuah), State of Judea (État du Judée), Judean Legion(Légion judéenne), Judean Voice (Voix judéenne), Qomemiyut Movement(Mouvement Qomemiyut), Way of the Torah (Ordre de la Torah) et Yeshiva of the Jewish Idea (Yeshiva de la pensée juive)

Activités terroristes marquantes

Le Kach a proféré des menaces visant des installations et des représentants du gouvernement, a commis des attentats à la grenade et des attentats à la bombe et a eu recours à la violence armée.

  • 25 février 1994 : Massacre du caveau des Patriarches à Hébron : 29 Palestiniens musulmans ont trouvé la mort et 125 autres ont été blessés sous les balles du fusil mitrailleur du Dr Baruch Goldstein, un proche du mouvement Kahane Chai.

Références


44. Lashkar-e-Jhangvi (LJ)

Drapeau du groupe Lashkar-e-Jhangvi
Drapeau du groupe Lashkar-e-Jhangvi (LJ)

Malik Ishaq
Malik Ishaq, au centre, un leader du groupe sunnite interdit Lashkar-e-Jhangvi et des membres du groupe.

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

1996

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Riaz Basra

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

Le Lashkar-e-Jhangvi (LJ) est un groupe radical sunnite du Pakistan qui serait lié à Al-Qaïda. Le LJ est réputé être l'un des groupes islamistes extrémistes les plus violents au Pakistan. Le groupe a été banni du Pakistan en 2001 par le gouvernement. Plusieurs membres ont alors trouvé refuge auprès des talibans en Afghanistan.

Objectifs

Établir un État islamiste sunnite fondé sur la charia au Pakistan et faire déclarer tous les chiites infidèles.

Cibles

Le gouvernement pakistanais et les chiites

Autres noms

Lashkar-i-Jhangvi, Lashkar-e-Jhangvie, Laskar-e-Jhangvi, Lashkare Jhangvi, Lashkar-e-Jhangwi, Lashkar-i-Jhangwi, Jhangvi Army, Lashkar-e Jhangvi, Lashkar Jhangvi, Lashkar-e- Jhanvi (LeJ), Lashkar-i-Jangvi, Lashkar e Jhangvi, Lashkar Jangvi, Laskar e Jahangvi

Activités terroristes marquantes

Responsable de la mort de centaines de chiites depuis sa formation en 1996, il est à l'origine de certains des pires actes de violence sectaire de l'histoire du Pakistan.

  • Mars 2002 : Explosion d'un autobus : 15 morts dont 11 techniciens français.
  • 17 mars 2002 : Explosion durant un service religieux dans une église protestante : 5 morts et 40 blessés.
  • 2003 : Attaque dans une mosquée chiite à Quetta : 47 morts et de nombreux blessés.
  • 10 janvier 2013 : Attentat à la bombe au Pakistan : 130 morts et 270 blessés.
  • 16 février 2013 : Attentat à la bombe au Pakistan : 110 morts et 200 blessés, principalement des chiites.

Références


45. Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Drapeau du groupe Lashkar-e-Tayyiba
Drapeau du groupe Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Logo du groupe Lashkar-e-Tayyiba
Logo du groupe Lashkar-e-Tayyiba (LeT)

Hafiz Mohammad Saeed
Hafiz Mohammad Saeed, fondateur de Lashkar-e-Tayyiba

Carte géographique - Inde
Présence territoriale essentiellement en Inde

Date de création

1989

Date d'inscription sur la liste

18 juin 2003

Fondateur

Hafiz Mohammad Saeed

Classification

Nationaliste/séparatiste/ religieux

Description

Le Lashkar-e-Tayyiba (LeT) (Armée des purs) est une organisation radicale basée au Pakistan. Fondée à la fin des années 1980, elle mène des opérations dans l'État indien du Jammu-et-Cachemire. Elle est l'une des principales et plus actives organisations terroristes dans le sud de l'Asie. Le LeT aurait des liens avec Al-Qaïda.

Objectif

Libérer le Jammu-et-Cachemire de la tutelle de l'Inde.

Cibles

Les forces armées indiennes et les civils du Jammu-et-Cachemire

Autres noms

Jamaat-ud-Dawa (JuD) (Association de la profession de la foi), al-Anfal Trust, Tehrik-e-Hurmate-e-Rasool, Tehreek Hurmat-e- Rasool, al Mansoorian (les Vainqueurs), Armée des purs, Paasban-e-Kashmir (Brigade du Cachemire), Paasban-i-Ahle- Hadith (Brigade Ahle-Hadith), fondation Falah-i-Insaniat, Idara Khidmate- Khalq, Lashkar-e-Toiba, Lashkar-i-Toiba (LiT), Lashkar-i-Taiba (Saint Régiment), Lashkar-e-Tayyiba (LT) (Armée des justes), Lashkar-e- Taibyya, Lashkar-e-Taiba, Lashkar-e-Tayyiba (Armée des purs et des justes), Lashkar-e-Taiba (Armée des justes), Lashkar-Taiba (Armée des bons), Lashkar e Toiba, Lashkar e Taiba, Lashkar-E-Tayyaba, Lashkar e Tayyiba

Activités terroristes marquantes

LeT est l'auteur d'attentats-suicides et d'attaques armées contre des civils, des fonctionnaires et les forces de sécurité indiennes.

  • 26 novembre 2008 : Attentat terroriste à Mumbai, en Inde, ciblant à la fois deux luxueux hôtels et un centre juif. L'événement a duré plus de 60 heures et s'est soldé par la mort de plus de 180 personnes et plus de 300 blessés.

Références


46. Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO)

homme assis devant des photos de combattants de MIO
Un homme assis devant des affiches avec photos, dont certaines montrent des combattants présumés du Mouvement islamique d'Ouzbékistan.

Carte géographique - Ouzbékistan
Présence territoriale essentiellement en Ouzbékistan

Date de création

1998

Date d'inscription sur la liste

2 avril 2003

Fondateur

Coalition de militants islamiques d'Ouzbékistan et d'autres États de l'Asie centrale

Classification

Nationaliste/séparatiste/ religieux

Description

Le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) est affilié à Al-Qaïda sous le leadership de Tohir Yoldashev. Il adhère à l'agenda anti-américain et anti-occidental d'Oussama Ben Laden. En 2015, ce groupe a porté allégeance à l'État islamique.

Objectifs

Renverser le gouvernement d'Ouzbékistan. Créer un État islamique en Ouzbékistan et à travers l'Asie centrale.

Cibles

Les Occidentaux et le gouvernement d'Ouzbékistan

Autres noms

O'zbekiston Islomiy Harakati, Harakat ul-Islamiyyah, Mouvement islamique du Turkestan, Parti islamique du Turkestan (PIT) et IMU-IPT

Activités terroristes marquantes

Le MIO a eu recours à des enlèvements, à des attaques armées contre des installations du gouvernement, à des incursions au-delà des frontières ainsi qu'à des efforts concertés avec d'autres groupes terroristes comme Al-Qaïda.

Au cours des dernières années, le MIO a perpétré des attaques contre les soldats américains et ceux de la coalition en Afghanistan.

Références


47. Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO)

Combattants du MUJAO
Combattants du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO)

Carte géographique - Mali
Présence territoriale essentiellement au Mali

Date de création

2011

Date d'inscription sur la liste

2 juin 2014

Fondateur

Hamada Ould Mohamed Kheirou

Classification

Religieux

Description

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) est un groupe armé djihadiste salafiste, dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Objectifs

Propager l'idéologie du djihad dans toute l'Afrique de l'Ouest, en plus d'imposer une forme stricte de la charia.

Cibles

Les forces militaires maliennes et françaises

Autres noms

MUJAO, Movement for Oneness and Jihad in West Africa, MOJWA, Jamat Tawhid wal Jihad fi Garbi Afriqqiya et Jamaat Tawhid Wal Jihad Fi Garbi Ifriqiya

Activités terroristes marquantes

MUJAO a perpétré divers actes terroristes comme des enlèvements, des attaques au moyen d'armes légères, des attaques au moyen d'engins explosifs improvisés et des attentats-suicides à la bombe.

  • Mars 2012 : L'organisation islamiste commet un attentat-suicide contre une gendarmerie à Tamanrasset en Algérie : 23 blessés.
  • 23 mai 2013 : MUJAO et El-Mouakine bi dima ont lancé deux attentats-suicides à la bombe contre une base de l'armée nigérienne et une mine d'uranium française au Niger, tuant 25 personnes.

Références


48. Organisation Abou Nidal (OAN)

Logo de l'Organisation Abou Nidal
Logo de l'Organisation Abou Nidal (OAN)

victimes de l'Organisation Abou Nidal évacuées
Des victimes de quatre hommes armés de l'Organisation Abou Nidal (OAN) sont évacuées dans un camp militaire américain en Allemagne.

Carte géographique - Palestine
Présence territoriale essentiellement en Palestine

Date de création

1974

Date d'inscription sur la liste

12 février 2003

Fondateur

Sabri al Banna alias Abou Nidal

Classification

Nationaliste

Description

Du milieu des années 1970 au début des années 1990, l'Organisation Abou Nidal (OAN) a été l'une des organisations terroristes transnationales les plus redoutées au monde. Ses attentats terroristes, perpétrés dans 20 pays, ont fait quelque 900 morts et blessés.

Objectifs

Détruire l'État d'Israël, par une lutte armée, afin de libérer les Palestiniens.

Cibles

Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, Israël, plusieurs pays arabes et les Palestiniens modérés.

Autres noms

Conseil révolutionnaire Fatah, Conseil révolutionnaire, Conseil révolutionnaire du Fatah, Conseil révolutionnaire Al-Fatah, Fatah – le Conseil révolutionnaire, Juin noir, Brigades révolutionnaires arabes, Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes, Septembre noir, Révolution égyptienne, Cellules des fedayins arabes, Conseil révolutionnaire de la Palestine, Organisation Jund al Haq et Arab Revolutionary Council

Activités terroristes marquantes

  • 1982 : Tentative d'assassinat de l'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni.
  • 1985 : Attentats presque simultanés perpétrés aux aéroports de Rome et de Vienne.
  • 1986 : Détournement du vol 73 de la Pan Am à Karachi et attentat contre la synagogue Neve Shalom à Istanbul.

Références


49. Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK)

Drapeau du PKK/KADEK
Drapeau du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK)

Supporters masqués du PKK
Supporters masqués du groupe rebelle kurde, le Parti des travailleurs du Kurdistan.

Carte géographique - Kurdistan et en Turquie
Présence territoriale essentiellement au Kurdistan et en Turquie

Date de création

1978

Date d'inscription sur la liste

10 décembre 2002

Fondateur

Abdullah Ocalan

Classification

Communiste/socialiste, nationaliste/séparatiste

Description

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK/KADEK) est un parti politique kurde issu du Kongra-Gel, une organisation séparatiste marxiste-léniniste formée d'étudiants turcs. Le PKK/KADEK a mené une campagne de guérilla et de terrorisme, surtout en Turquie et dans le nord de l'Irak. Sa campagne de violence armée, qui a débuté en 1984, a fait plus de 30 000 victimes. Au début des années 1990, dans le but de gagner en popularité auprès des électeurs, l'organisation a cessé sa stratégie d'attaque envers les civils turcs, la concentrant sur le gouvernement et les touristes. Le PKK/KADEK tient également un rôle actif dans le conflit en Syrie et en Irak.

Objectifs

Créer un État kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie, dans le nord de l'Irak (région qui fait partie du territoire traditionnel du peuple kurde), ainsi que dans certaines parties de l'Iran et de la Syrie.

Cibles

Les forces armées du gouvernement turc et ses diplomates

Autres noms

Parti des Travailleurs du Kurdistan, Partya Karkeren Kurdistan, Kurdistan Labor Party, Congrès pour la Liberté et la Démocratie au Kurdistan, KADEK, Congrès du peuple du Kurdistan, Kurdistan Halk Kongresi (KHK), Congrès populaire du Kurdistan, Kongra-Gel

Activités terroristes marquantes

Ses activités comprennent des attaques contre les forces armées du gouvernement turc et ses diplomates, ainsi qu'envers des commerces turcs du pays et certaines villes d'Europe de l'Ouest.

Références


50. Réseau Haqqani

Insurgés soupçonnés d'appartenir au réseau Haqqani
Insurgés soupçonnés d'appartenir au réseau Haqqani

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

Milieu des années 1970

Date d'inscription sur la liste

9 mai 2013

Fondateur

Djalalouddin Haqqani

Classification

Religieux/nationaliste

Description

Le réseau Haqqani est un groupe d'insurgés afghans et pakistanais qui est décrit comme l'une des organisations les plus puissantes et les plus violentes de la région. Le réseau Haqqani représente une menace locale importante pour les troupes afghanes et les forces de la coalition, ainsi que pour les civils qui se trouvent dans son théâtre d'opérations. Il a perpétré bon nombre des attentats les plus médiatisés commis en Afghanistan. À l'heure actuelle, les attentats du groupe font douter de la capacité des forces afghanes de protéger leurs concitoyens sans le soutien de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Objectifs

Retirer toutes les forces étrangères d'Afghanistan et renverser l'administration Karzaï en vue de rétablir l'Émirat islamique d'Afghanistan. Exercer une influence sur le contexte sécuritaire en Afghanistan et cultiver le mouvement djihadiste mondial.

Cibles

Les autorités et les civils afghans ainsi que les forces internationales

Autres noms

s/o

Activités terroristes marquantes

Le réseau Haqqani a été le premier groupe à commettre des attentats-suicides en Afghanistan. Ses attentats se caractérisent par l'utilisation de véhicules bourrés d'explosifs, de vestes-suicides et d'essaims d'attaquants. Le réseau Haqqani se spécialise dans les attentats coordonnés et a commis une série d'attentats complexes sur le plan tactique, attaquant souvent directement les installations de la coalition.

Références


51. Sendero Luminoso (SL)

Drapeau du groupe Sendero Luminoso
Drapeau du groupe Sendero Luminoso (SL)

Carte géographique - Pérou
Présence territoriale essentiellement au Pérou

Date de création

Fin des années 1960

Date d'inscription sur la liste

12 février 2003

Fondateur

Abimael Guzman, alias Comrade Gonzalo

Classification

Communiste/socialiste

Description

Sendero Luminoso (SL) est un groupe dissident du Parti communiste du Pérou. Il limite ses opérations au Pérou et mène la plupart d'entre elles dans les régions rurales, mais quelques-unes de ses attaques ont eu lieu dans la capitale, Lima.

Objectifs

Détruire les institutions péruviennes existantes et les remplacer par un régime révolutionnaire paysan communiste qui débarrasserait le pays des influences étrangères.

Cibles

Les forces de sécurité péruviennes, membres de la lutte contre les stupéfiants, les civils et les politiciens

Autres noms

Sentier lumineux, Partido Comunista del Peru en el Sendero Luminoso de Jose Carlos Mariategui, Parti communiste du Pérou sur le Sentier lumineux de Jose Carlos Mariategui, Partido Comunista del Peru, Parti communiste du Pérou, Parti communiste du Pérou le long du Sentier lumineux de Jose Carlos Mariategui; Marxisme, Léninisme, Maoïsme et les Pensées du président Gonzalo, Front révolutionnaire étudiant pour le Sentier lumineux de Mariategui, Parti communiste du Pérou dans la voie lumineuse de Mariategui, PCP - por el Sendero Luminoso de Mariategui, PCP et PCP-SL

Activités terroristes marquantes

Il commet aveuglément des attentats à la bombe, des assassinats de politiciens et des attentats contre des civils et des intérêts étrangers au Pérou, en plus de faire du narcotrafic.

Références


52. Talibans

Drapeau taliban
Drapeau taliban

Patrouille de talibans
Patrouille de talibans pakistanais dans leur château fort de Shawal dans la région tribale pakistanaise.

Carte géographique - Afghanistan
Présence territoriale essentiellement en Afghanistan

Date de création

1994

Date d'inscription sur la liste

9 mai 2013

Fondateur

Groupe d'étudiants pakistanais islamistes

Classification

Religieux

Description

Les talibans, mouvement politique fondamentaliste musulman en Afghanistan, ont été formés dans la province de Kandahar. Ils ont dirigé l'Afghanistan sous des règles islamiques strictes (charia) pendant cinq ans, de 1996 à 2001. Bien que les talibans aient été écartés du pouvoir, ils ont refait surface comme entité terroriste à travers l'Afghanistan. Ils ont collaboré avec Oussama Ben Laden (Al-Qaïda) en lui permettant d'établir des camps d'entraînement pour de futurs terroristes.

Objectifs

Établir en Afghanistan le plus pur des États islamiques au monde. De plus, obtenir le retrait de toutes les forces étrangères d'Afghanistan et le renversement du gouvernement actuel en vue de rétablir l'Émirat islamique d'Afghanistan.

Cibles

Les civils, les complexes gouvernementaux, les bases de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), les bases afghanes, les militaires dans des agglomérations et les projets d'infrastructure

Autres noms

Talibans afghans, Tahreek-i-Islami-i-Taliban Afghanistan, et mouvement des étudiants islamiques, les talebans, les taleban, les Talebans, les Taleban, les taliban, les Taliban, le Taleban, Mouvement islamique des talibans (De Talebano Islami Ghurdzang ou Tehrik) et Émirat islamique d'Afghanistan (De Afghanistan Islami Emarat)

Activités terroristes marquantes

Les talibans utilisent des méthodes terroristes. Ils ont notamment très souvent recours à des bombes artisanales et à des attentats-suicides afin d'atteindre leurs objectifs politiques. En 2011, les talibans ont été responsables d'une grande partie des victimes parmi les civils en Afghanistan et ont commis de nombreux attentats, en particulier contre des écoles pour filles.

Selon les Nations Unies, les talibans sont responsables de 76 % des décès de civils en Afghanistan en 2009, de 75 % en 2010 et de 80 % en 2011.

Références


53. Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP)

Drapeau du groupe Tehrik-e-Taliban Pakistan
Drapeau du groupe Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP)

Carte géographique - Pakistan
Présence territoriale essentiellement au Pakistan

Date de création

2007

Date d'inscription sur la liste

5 juillet 2011

Fondateur

Alliance de groupes de militants contre l'armée pakistanaise

Classification

Religieux

Description

Le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) a été créé en décembre 2007 en tant qu'organisme de coordination des groupes protalibans. Il opère surtout dans les territoires tribaux fédéraux (FATA) et la province de Khyber-Pakhtunkhwa au Pakistan. Le groupe entretient des liens très serrés avec Al-Qaïda, Lashkar-e- Jhangvi (LJ) et Jaish-e-Mohammed (JEM).

Objectifs

Instaurer un émirat de style taliban régi par la charia, d'abord dans les zones tribales du Pakistan, puis ailleurs dans le monde musulman. Unir les groupes favorables aux talibans dans les FATA et la province de Khyber-Pakhtunkhwa, et venir en aide aux talibans afghans dans leur campagne contre le président Karzaï.

Cibles

Le gouvernement afghan, les forces des États-Unis et de l'OTAN, les installations gouvernementales, militaires et policières du Pakistan

Autres noms

Tehrik-e-Taliban Pakistan, Tehrik-I-Taliban Pakistan, Tehrik-e- Taliban, Pakistani Taliban, Tehreek-e-Taliban, Tehrik Taliban-IPakistan, Tehrik-i-Taliban Pakistan, Tehreek-e-Taliban Pakistan, Mouvement des talibans du Pakistan

Activités terroristes marquantes

Pour atteindre ses objectifs, il a lancé de nombreuses attaques armées et perpétré plusieurs attentats à la bombe et attentats-suicides. Il s'est également livré à des activités criminelles comme l'extorsion, le vol qualifié, le vol et l'enlèvement contre rançon afin de financer ses opérations terroristes.

  • 1er mai 2010 : Tentative d'attentat à la voiture piégée à Times Square, New York.
  • 9 octobre 2012 : Attaque armée planifiée contre l'autobus scolaire de Malala Yousafzai (une jeune activiste et militante pour le droit des femmes à l'éducation au Pakistan) qui a miraculeusement survécu à trois balles, dont une à la tête. Cette tentative d'assassinat ratée a fait le tour du monde. Malala a été la 16e femme à recevoir le prestigieux Prix Nobel de la paix en 2014.
  • 8 juin 2014 : Dix terroristes du TTP et du Mouvement islamique d'Ouzbekistan ont attaqué l'aéroport international de Karachi avec des armes légères et des vestes explosives : 26 personnes ont été tuées.
  • 16 décembre 2014 : Une école militaire publique de Peshawar a été prise d'assaut par sept tireurs du TTP. L'attaque a fait 145 morts.

Références


54. Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET)

Drapeau des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul
Drapeau des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET)

Carte géographique - Sri Lanka
Présence territoriale essentiellement au Sri Lanka

Date de création

1976

Date d'inscription sur la liste

8 avril 2006

Fondateur

Velupillai Prabhakaran

Classification

Nationaliste/séparatiste

Description

L'organisation terroriste Les Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (TLET) est le groupe tamoul le plus puissant du Sri Lanka. Au fil des ans, l'organisation a mené une violente campagne de sécession au moyen de forces terrestres, aériennes et navales en plus d'une unité de commandos suicides. De plus, elle possède un vaste réseau de collecteurs de fonds, de propagandistes et d'acquéreurs d'armes menant leurs activités au Sri Lanka et dans le monde entier, au sein de la diaspora tamoule. À noter que l'Association mondiale tamoule (AMT) est le bras financier des TLET au Canada. Même si l'armée a vaincu les TLET en mai 2009, ceux-ci poursuivent leurs activités de subversion, de déstabilisation, de financement et de terrorisme, en particulier au sein de la diaspora.

Objectif

Créer une patrie indépendante, l'« Eelam tamoul », pour l'ethnie minoritaire tamoule au Sri Lanka.

Cibles

Le gouvernement sri-lankais et les civils

Autres noms

Tigres tamouls, Force Eellalan, Force Ellalan, Mouvement des Tigres, Force Sangilian, Tigres de l'air, Tigres noirs (Karum Puligal), Tigres de la mer, Service de renseignements et de sécurité de l'Organisation des Tigres (SRSOT) et Force combattante des femmes des Tigres de libération (FCFTL)

Activités terroristes marquantes

L'organisation a employé divers moyens, y compris des opérations militaires intégrales, des attentats terroristes contre des centres civils et des assassinats politiques. Elle a notamment assassiné le premier ministre de l'Inde, Rajiv Ghandi, et le président du Sri Lanka, Ranasinghe Premadasa.

La guerre civile du Sri Lanka, qui a duré 27 ans, a fait entre 70 000 et 100 000 morts.

Références

Assistance et signalement

Cette section comporte des coordonnées d'organismes locaux (gouvernementaux et non gouvernementaux) qui pourront vous aider à obtenir de l'aide pour vous ou pour un proche présentant certains facteurs de vulnérabilité de radicalisation menant à la violence, ou à transmettre des informations sur une menace à la sécurité nationale ou faire part d'un comportement de radicalisation menant à la violence.

Renuka Dash

« Au fil de ma carrière, j'ai pu constater que les chemins de la radicalisation menant à la violence varient d'une personne à l'autre; il y a autant de ces chemins qu'il existe de voies pour éviter la radicalisation et s'en sortir. Le signalement hâtif demeure le début de la résolution du problème. »

Renuka Dash
Coordonnatrice du Programme national de sensibilisation communautaire à la sécurité nationale
Gendarmerie royale du Canada

Tout le monde a un rôle à jouer

En raison de la menace liée à la radicalisation menant à la violence, chacun doit jouer un rôle dans la prévention des comportements violents. L'application de la loi n'est pas le seul recours permettant d'enrayer l'extrémisme violent.

Tous les Canadiens doivent être sensibilisés à la possibilité que quelqu'un de leur entourage puisse devenir à risque de se radicaliser jusqu'à la violence.

Vous qui évoluez dans l'entourage (parents, amis, enseignants, collègues de travail, intervenants, leaders religieux et communautaires) de personnes pouvant être à risque de radicalisation menant à la violence êtes les mieux placés pour reconnaître les signes précoces de changements de comportement. C'est également vous qui pouvez communiquer avec les autorités et les ressources compétentes afin d'obtenir de l'aide et savoir comment agir.

Ressources et signalement par province canadienne

Voici les numéros de téléphone pour tous ceux qui souhaitent signaler une situation préoccupante ou obtenir des renseignements.

Carte du Canada avec noms des provinces

Partout au Canada

Alberta

Ressources et signalement par province canadienne - Alberta
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC - Équipe intégrée de la sécurité nationale - Edmonton 780-890-4365 grc.ca
GRC – Équipe intégrée de la sécurité nationale - Calgary 403-292-8705 grc.ca
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com
Alberta Child and Family Services Line 1-800-387-5437
Services de santé de l'Alberta 403-297-4664 Services de santé de l'Alberta
Alberta Crisis Line 1-800-565-3801
Services sociaux (parents et jeunes) 211

Colombie-Britannique

Ressources et signalement par province canadienne - Colombie-Britannique
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 778-290-3100 grc.ca
GRC - Équipe intégrée de la sécurité nationale 778-290-4195 ou 778-290-6000
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : BCTIP 274637 www.solvecrime.ca
Service de police de Vancouver - Renseignements généraux 311
Services de police de la Colombie-Britannique B.C. Police Forces

Île-du-Prince-Édouard

Ressources et signalement par province canadienne - IPE
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 902-566-7112 grc.ca
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte: TIP312 www.222tips.com
Services aux victimes (Gouvernement de l'IPE) 902-368-4582
Assistance téléphonique de l'IPE 1-800-218-2285
Services à la famille de l'IPE 902-436-9171

Manitoba

Ressources et signalement par province canadienne - Manitoba
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 204-983-5462 grc.ca
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com
Service de police de Winnipeg 204-986-6222 (appels non urgents)

Nouveau-Brunswick

Ressources et signalement par province canadienne - Nouveau-Brunswick
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 1-800-665-6663 grc.ca
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com

Nouvelle-Écosse

Ressources et signalement par province canadienne - Nouvelle-Écosse
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 902-720-5694 grc.ca
Ligne info terrorisme de la Nouvelle-Écosse 1-800-420-5805
Groupe de la prévention du crime 902-424-3149 Nova Scotia Department of Justice
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com
Réseau des services sociaux et communautaires 211 211 Nova Scotia

Nunavut

Ressources et signalement par province canadienne - Nunavut
Ressource Numéro de téléphone Site Internet
GRC - Iqaluit 867-975-0123 grc.ca

Ontario

Ressources et signalement par province canadienne - Ontario
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC – Équipe intégrée de la sécurité nationale 1-800-387-0020 grc.ca
OPP – Police provinciale de l'Ontario 1-888-310-1122 Police provinciale de l'Ontario
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com
Service de police de Toronto – Prévention du crime 416-808-0135 Service de police de Toronto - répertoire
Police régionale de Peel 905-453-3311 (appels non urgents) Police régionale de Peel
Service de police d'Ottawa 613-236-1222 Service de police d'Ottawa - Contactez-nous
Distress Centre - Ontario 613-238-3311 Distress Centre - Ottawa and Region
Sayeda Khadija Centre (Dr Hamid Slimi) 905-564-5509 Sayeda Khadija Centre
Canadian Centre For Deen Studies 647-258-9436

Québec

Ressources et signalement par province canadienne - Québec
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence 514-687-7141 ou 1-877-687-7141 Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence
GRC 1-800-771-5401 grc.ca
Centrale info criminelle – Sûreté du Québec 1-800-659-4264
Échec au crime 1-800-711-1800
Info-Crime – Montréal 514-393-1133 ou 514-280-2222 SPVM - Nous joindre
Jeunesse J'écoute 1-800-668-6868 Jeunesse J'écoute
Programme AGIR – Ville de Québec 418-641-2447 ou 1-888-641-2447 Programme 641-AGIR
Première ressource – Aide aux parents 514-525-2573 ou 1-866-329-4223 Première ressource - Aide aux parents

Saskatchewan

Ressources et signalement par province canadienne - Saskatchewan
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 1-800-667-6662 grc.ca
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com
Service de police de Regina 306-777-6500 Service de police de Regina
Service de police de Saskatoon 306-975-8300 Service de police de Saskatoon
Community Hub Contact (Regina) 306-780-5143 ou 306-201-9790

Terre-Neuve et Labrador

Ressources et signalement par province canadienne - Terre-Neuve et Labrador
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 709-772-5400 grc.ca
Royal Newfoundland Constabulary 709-729-8000
Mental Health Crisis Line of Newfoundland and Labrador 888-737-4668 Mental Health Crisis Line of Newfoundland and Labrador
Crime Stoppers 1-800-222-8477 ou texte : TIP312 www.222tips.com

Territoires du Nord-Ouest

Ressources et signalement par province canadienne - Territoires du Nord-Ouest
Ressource Numéros de téléphone Site Internet
GRC 1-800-794-9460 ou 1-800-420-5805 grc.ca

Yukon

Ressources et signalement par province canadienne - Yukon
Ressources Numéros de téléphone Sites Internet
GRC 1-800-420-5805 grc.ca
GRC - Whitehorse 867-667-5555 grc.ca

Glossaire


Acteur solitaire

Personne qui agit (avec ou sans violence) en faveur d'un groupe, d'un mouvement ou d'une idéologie, mais en solo, indépendamment de toute hiérarchie. (Loup solitaire)

Source : GRC
Action directe

Fait pour un particulier, un groupe ou un gouvernement de défendre une cause politique en dehors des voies sociales et politiques habituelles, en s'attaquant à des gens, à des groupes ou à des biens. L'action directe peut prendre une forme non violente (grèves, occupations de lieux de travail, manifestations assises, graffitis, etc.) ou violente (sabotage, vandalisme, agressions, meurtres, etc.). Dans leurs communiqués, les Squamish Five se sont désignés eux-mêmes par le vocable « Direct Action ».

Source : GRC
Antiterrorisme

Ensemble de mesures défensives visant à réduire la vulnérabilité des gens et des biens aux attentats terroristes.

Source : GRC
Califat

Il s'agit d'un territoire gouverné par un calife, chef suprême des musulmans.

Source : GRC et Dictionnaire Larousse - Califat
Cellules

Les plus petites unités fonctionnelles d'un groupe de guérilla ou d'une organisation terroriste, regroupant chacune au moins deux personnes dédiées à une cause terroriste. Elles se fondent sur le principe qu'un mouvement de résistance « sans chef » est relativement difficile à infiltrer pour les autorités antiterroristes.

Source : GRC
Chahada

Témoignage de foi de l'islam. Au cours de cette profession de foi, le musulman accepte et proclame son adoration d'Allah et reconnaît Mahomet comme son messager.

Source : L'Internaute.com
Charia

Ensemble de lois religieuses islamiques fondées sur le Coran.

Source : GRC
Cheikh

« Aîné » en arabe. Titre honorifique accordé aux doyens de tribus, aux seigneurs, aux sages respectés ou aux érudits de l'islam.

Source : GRC
Chiite

Provient du chiisme, qui est le deuxième courant de l'islam en importance et qui regroupe quelque 15 % des musulmans. Il a divergé du sunnisme dès la mort du prophète Mahomet. Ses adeptes se réclament des descendants du Prophète, seuls héritiers légitimes selon eux.

Source : GRC
Coran

Livre sacré de l'islam. Selon les musulmans, il contient les révélations de Dieu au prophète Mahomet.

Source : GRC
Djihad

« Combat » en arabe. Les uns l'interprètent comme l'effort personnel pour vivre selon l'islam, les autres comme un combat armé au nom d'Allah pour établir l'islam.

Source : GRC
Entité inscrite

Quand le gouvernement inscrit une entité, il veut faire savoir au plus large public possible qu'il l'associe au terrorisme. Le terme « entité » englobe aussi bien les particuliers que les groupes, fiducies, partenariats, fonds, ou associations/organisations non constituées en personnes morales. Les entités inscrites ne sont pas automatiquement en état d'infraction.

Source : GRC
Équipes intégrées de la sécurité nationale (EISN)

Réparties stratégiquement sur le territoire canadien, les EISN recueillent, échangent et analysent des renseignements pour enquêter sur le terrorisme, l'extrémisme criminel et les autres menaces à la sécurité nationale. Elles s'occupent de renseignements et de lutte antiterroriste, de concert avec l'ensemble de la GRC, de même qu'avec des organismes canadiens et étrangers, des diplomates, des parlementaires et le grand public. Les EISN comptent des représentants de la GRC, de partenaires et d'organismes fédéraux comme l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), ainsi que des services de police provinciaux et municipaux.

Source : GRC
État islamique

Concept qui dénote avec la définition juridique de l'État (peuple, territoire, gouvernement) possédant une constitution et un régime politique en vigueur où l'islam est la religion d'État. Dans un État islamique, le régime politique et l'organisation des affaires de l'État sont basés sur l'application de la charia (lois islamiques).

Source : GRC
Fatah

Organisation palestinienne créée dans la clandestinité en 1959 à Gaza et au Koweït par Yasser Arafat et ses partisans, et principale composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Source : Dictionnaire Larousse - Fatah
Fatwa

Dans la religion islamique, consultation juridique donnée par une autorité religieuse à propos d'un cas douteux ou d'une question nouvelle; décision ou décret qui en résulte.

Source : Dictionnaire Larousse - Fatwa
Guérilla

Guérilla signifie « Petite guerre » en espagnol. Terme forgé pour décrire comment les Espagnols ont résisté à Napoléon, bien que les tactiques elles-mêmes existent depuis beaucoup plus longtemps. La guérilla est une guerre sans ligne de front, qui repose sur des cellules, sur le sabotage et sur les embuscades. C'est la forme de guerre asymétrique la plus ancienne, et son objectif consiste à déstabiliser un gouvernement par un conflit prolongé de faible intensité.

Source : GRC
Intifada

« Semer [quelqu'un] » en arabe. Déclenchée par la mort de plusieurs Palestiniens dans la bande de Gaza, la première Intifada a duré de 1987 à 1993. La seconde a débuté en septembre 2000, après la visite d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des mosquées. Toutes deux sont des campagnes palestiniennes de désobéissance civile qui ont dégénéré en opérations de terrorisme.

Source : GRC
Islam

Veut dire « soumission à la volonté du Dieu » en arabe. L'islam est l'une des trois religions monothéistes, avec le judaïsme et le christianisme, dont il revendique les héritages. Fondé au VIIe siècle de notre ère par le prophète Mahomet (en arabe Muhammad), il repose sur une révélation divine dont la substance a été rassemblée dans le Coran, livre saint de l'islam. Le dogme fondamental de l'islam est un monothéisme strict.

Pratiquée par plus d'un milliard de fidèles, la religion, fondée en Arabie, s'est diffusée dans tout le Moyen-Orient, avant d'étendre son influence au reste du monde. La communauté musulmane s'est scindée en plusieurs branches dès la mort de son Prophète (sunnisme, chiisme, kharidjisme). Toutefois, depuis ses origines, elle perpétue dans son ensemble un mode de vie, un code moral, une culture, mais aussi une certaine conception de l'État et du système juridique.

Source : Dictionnaire Larousse - Islam
Islamisme

Idéologie politique dont les piliers sont les suivants :

  • Idée que l'islam n'est pas une religion, mais un système sociopolitique holistique;
  • Défense de la charia (droit islamique) comme loi d'État divine;
  • Idée que la communauté musulmane transnationale (l'Oummah) devrait former un seul bloc politique;
  • Promotion d'un État islamique, ou califat, où la souveraineté appartiendrait à Dieu.

Les adeptes s'appellent des islamistes. On retrouve plusieurs courants : des modérés (ex. : les Frères musulmans) aux révolutionnaires (ex. : Hizb ut-Tahrir), et jusqu'aux militants, ou djihadistes (ex. : Al-Qaïda), qui sont prêts à défendre leurs idées par la violence. Bien que tous les islamistes n'emploient pas les mêmes méthodes, ils partagent une même vision générale.

Source : GRC
Kaffir/Kuffar

« Personne qui rejette » ou « ingrat » en arabe. Dans la doctrine islamique, ce terme désigne toutes les personnes qui ne reconnaissent pas Dieu (Allah) ou Mahomet en sa qualité de prophète (c'est-à-dire tous les non-musulmans), ainsi que toute personne qui cache, nie ou dissimule la « vérité ».

Source : GRC
Moudjahidines

« Combattants » en arabe. Désigne généralement un groupe de personnes qui combattent au nom de l'islam. Des moudjahidines ont pris part à différents conflits, notamment en Tchétchénie, au Kosovo et dans différentes parties du Moyen-Orient.

Source : GRC
Musulman

Adepte de l'islam. Les musulmans se divisent en deux courants majeurs (sunnites et chiites) et en plusieurs courants mineurs. Les sunnites et les chiites partagent essentiellement les mêmes croyances, mais divergent considérablement en matière de droit et de théologie. On retrouve des musulmans de toutes les origines ethniques : arabes, africains, chinois, européens, indonésiens, asiatiques, etc.

Source : GRC
Sabotage

Acte délibéré visant à affaiblir une entité par la subversion, l'obstruction, la perturbation ou la destruction.

Source : GRC
Salafisme

Le salafisme comprend le mot arabe Salaf qui veut dire ancêtre. Il s'agit d'un courant fondamentaliste de l'islam, dont les adeptes revendiquent l'application stricte de la Charia, c'est-à-dire l'application stricte des textes du Coran et de la Sunna (faits et gestes du prophète Mahomet) et le retour à un mode de vie religieux s'inspirant des compagnons du prophète.

Source : GRC
Salafiste

Relatif au salafisme; qui en est partisan.

Source : Dictionnaire Larousse - Salafiste
Sunnite

Provenant du sunnisme qui est le courant dominant de l'islam, dont se réclament quelque 85 % du milliard et demi de musulmans. Contrairement aux chiites, les sunnites croient qu'ils peuvent élire leurs chefs, Dieu n'ayant désigné personne en particulier pour succéder à Mahomet.

Source : GRC
Web invisible

Contenu Web qui est en ligne mais n'est pas indexé par les moteurs de recherche courants. (Web caché, Web profond, Internet invisible, Net invisible)

Source : L'Internaute.com
Wilaya

La wilaya (terme arabe) est un ancien système de division de territoire qui désigne une région ou une division administrative. Ce concept existe dans plusieurs pays africains et asiatiques. Le wali (sorte de gouverneur) est nommé par le pouvoir central du pays pour diriger la wilaya. Ce concept est utilisé par le groupe terroriste État islamique qui tente de créer des wilayates dans certaines régions du monde. Ces wilayates prêtent allégeance au califat et en dépendent. (Exemples : wilaya de Khurâsân (entre l'Afghanistan et le Pakistan), wilaya de Sinâ (Égypte))

Source : GRC
Date de modification :