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Une agente de la GRC en tunique rouge tient la main d'une femme, sous les yeux d'un agent de la GRC en tunique rouge.

Accorder la priorité aux gens

La commissaire Lucki parle de la création d'un plan pour les cinq prochaines années

La commissaire Brenda Lucki rencontre un leader autochtone. Crédit : Martine Chenier, GRC

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Quatre mois se sont écoulés depuis que Brenda Lucki est devenue commissaire de la GRC, et tous les regards sont encore tournés vers la première femme à occuper en permanence le poste de dirigeante de la Gendarmerie.

Depuis avril, les employés de la GRC et les Canadiens éprouvent un renouveau d'espoir, convaincus que la femme chargée de diriger la GRC saura orienter l'organisation en cette période d'innovation et de modernisation.

Jusqu'à présent, la commissaire Lucki a su faire ressortir que les employés de la GRC sont dorénavant une priorité clé pour l'organisation, et durant les prochains mois, elle prévoit se rendre dans des détachements de toutes les provinces et de tous les territoires du Canada.

« Je veux être accessible et rencontrer les gens en personne afin qu'ils puissent mieux me connaître, et vice versa, explique-t-elle. Je veux qu'ils sentent qu'un lien plus solide les unit à moi, en ma qualité de chef. »

Cet engagement a commencé à se réaliser le mois dernier lorsque la commissaire a passé plusieurs jours à visiter le Nouveau-Brunswick. Elle y a rencontré des employés et des résidents, participant à des patrouilles à pied et en mer, assistant à une cérémonie de la danse du soleil dans la Première Nation d'Elsipogtog et rendant hommage aux membres tués dans l'exercice de leurs fonctions au monument commémoratif à Moncton.

Avant cela, la commissaire Lucki a témoigné lors d'une audience à Regina (Saskatchewan) dans le cadre de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle a notamment présenté un message d'excuses aux familles des victimes de la part de la GRC.

Pour renforcer son engagement envers la réconciliation, la commissaire rencontrera également des leaders autochtones pendant ses déplacements d'un bout à l'autre du pays.

Changement collaboratif

Pour tirer parti de l'approche axée sur les gens d'abord, la commissaire Lucki et les cadres supérieurs de la GRC ont demandé la rétroaction des employés afin de créer un plan de modernisation. En juillet, la commissaire a demandé aux employés de lui transmettre leurs idées, suggestions et commentaires innovateurs sur la façon d'améliorer la GRC.

« Nous cherchons à faire des changements positifs, et c'est pourquoi nous avons besoin de rétroaction positive, déclare la commissaire. Je veux que tous les employés puissent exprimer leur opinion et contribuer à la solution. Nous avons tous et toutes un rôle à jouer. »

Durant les semaines et les mois à venir, la direction de la GRC passera en revue un rapport consolidé des suggestions reçues et insérera celles-ci dans un plan clair et mesurable qui pourra être partagé avec les employés et la population canadienne.

Le plan donnera les détails de l'orientation de la GRC pour les cinq prochaines années, sur la voie menant au 150e anniversaire de l'organisation, en 2023.

« Aucune autre organisation n'a une histoire comme la nôtre; aucune autre organisation n'a la responsabilité d'assurer la sécurité de tous les Canadiens, ajoute la commissaire Lucki. Mais cela s'accompagne de la responsabilité de veiller à ce que tous nos employés se sentent eux-mêmes en sécurité et respectés, et c'est ce que nous devons nous efforcer de faire. »

Une chose est sûre : la commissaire affirme que le plan placera les gens au premier rang et mettra l'accent sur l'amélioration de la culture du milieu de travail, sur le renforcement de la diversité et sur l'offre de soutien aux employés tant au travail que dans leur vie personnelle.

« Si nous négligeons nos employés, il devient difficile pour eux de faire de leur mieux dans le feu de l'action. En prenant bien soin de nos gens, nous améliorerons les choses sur le plan opérationnel, ce qui en retour améliore la sécurité pour tous les Canadiens. »

La commissaire Lucki a tenu à souligner que le processus prendra du temps, surtout au sein d'une organisation qui compte 30 000 personnes. Dans l'intervalle, elle incite les employés et les membres du public à s'armer de patience et à conserver une attitude positive.

« Un vent de changement soufflera sur la GRC au cours des prochaines années. Retenez bien vos stetsons, tout le monde! »

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