Funérailles régimentaires de la GRC

La GRC est devenue l'un des symboles nationaux du Canada, et il est très important pour les membres, tout particulièrement dans les détachements, de prendre part à ses défilés et à ses cérémonies, qui s'inscrivent dans la tradition militaire de notre organisation, les services qu'elle a assurés afin de défendre le Canada et sa participation actuelle aux missions de maintien de la paix des Nations Unies.

Généralités

La décision d'organiser des funérailles régimentaires revient au commandant divisionnaire, de concert avec le plus proche parent du membre et le bureau du commissaire.

On peut organiser des funérailles régimentaires pour un membre régulier actif décédé et, avec l'autorisation préalable du commissaire, pour un ancien décédé qui a servi avec distinction et qui a pris sa retraite honorablement.

Un coordonnateur des funérailles sera désigné.

Cortège funèbre

Le détachement des porteurs se compose de huit porteurs, du porteur des insignes, s'il y a lieu, de deux porteurs des coiffures et du commandant du détachement des porteurs.

Les porteurs honoraires sont des membres ou des particuliers qui escortent le cercueil plutôt qu'aider à le transporter. Il peut s'agir de membres de la GRC ou non, mais de nos jours, une combinaison de membres réguliers et d'autres personnes est acceptable.

Le drap mortuaire, habituellement une pièce de tissu noir, violet ou blanc, est étendu sur le cercueil ou la tombe pour le recouvrir. Il n'est pas essentiel de désigner des porteurs honoraires pour toutes les funérailles, mais il est de coutume de le faire pour des funérailles régimentaires complètes.

Le porteur des insignes est nommé par le plus proche parent; il s'agira normalement d'un membre de la GRC de grade semblable à celui du défunt, mais non supérieur. En fonction des circonstances, des exceptions peuvent être acceptées, pourvu qu'elles respectent la mémoire du défunt.

Avec l'approbation du plus proche parent, on peut autoriser un peloton de tir à tirer des salves aux funérailles d'un officier de grade inférieur à celui de commissaire adjoint. Trois rondes de cartouches à blanc, chargées d'avance, sont tirées au cimetière juste avant que la sonnerie aux morts soit jouée.

Dans le cas de funérailles régimentaires complètes avec cortège, un cheval sera conduit par un gendarme ou un sous-officier subalterne juste derrière le porteur des insignes. Les bottes à éperons droits du défunt sont placées à l'envers dans les étriers, les talons vers l'avant, soit la botte gauche dans l'étrier de droite. Le cheval sans cavalier et un symbole de la perte d'un camarade d'armes, et les bottes et les éperons « à l'envers » représente la mort comme le contraire de la vie.

Tenue

La tenue des membres qui participent aux funérailles sera la tenue de revue complète avec ceinturon-baudrier sans étui ni revolver, médailles, décorations et ruban de deuil. Les officiers porteront également un feutre (Stetson) lorsqu'ils défilent avec les membres d'autres grades. Les officiers brevetés porteront le feutre lorsqu'ils défilent avec les membres d'autres grades.

Un brassard de deuil peut être porté durant des funérailles nationales. Les officiers, les sergents-majors, le détachement des porteurs et les porteurs honoraires en uniforme portent le brassard à la manche gauche de l'uniforme, entre le coude et l'épaule.

Tous les participants portent les ordres, décorations et médailles qui leur ont été remis, y compris les membres en uniforme qui ne font pas partie d'une unité, d'une garde, d'une escorte, etc.

Drapeau consacré (Guidon de la GRC)

Le Guidon est le drapeau régimentaire consacré de la GRC. Sur le guidon apparaissent des distinctions honoraires et de guerre remises à la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest, le Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest et la Gendarmerie royale du Canada pour acte de bravoure devant l'ennemi. Aussi sur le Guidon, deux monogrammes royaux et en son centre, l'insigne de la GRC. Complètent le guidon des distinctions militaires pour la Bataille du Nord-Ouest du Canada en 1885, Afrique du Sud en 1900-2, France et Flandres en 1918, Sibérie 1918-19 et un parchemin pour commémorer le service de la GRC en Europe lors de la Seconde Guerre mondiale, au sein de la Première compagnie du Corps de prévôté canadien.

Le guidon ne doit être accompagné d'aucun autre drapeau ou enseigne. Il n'est jamais montré avec d'autres drapeaux, dont le drapeau du Canada.

La GRC a reçu deux guidons au cours de son histoire. Le premier a été retiré en 1973 et est maintenant exposé à la Division Dépôt à Regina. À l'époque. Sa Majesté la reine Élizabeth II, Commissaire honoraire de la GRC, avait présenté un second guidon à la GRC.

Sous l'autorisation du commissaire, le guidon de la GRC est souvent présent aux funérailles régimentaires. Il est sorti et escorté par la Garde du guidon, composée d'un porte-drapeau, d'escortes armées et d'un planton, dont la tâche est de sortir et de ranger le guidon,

Seul un sous-officier breveté (sergent-major d'état-major, sergent-major ou sergent-major du corps) peut transporter le guidon, en accord avec les longues traditions Britanniques et du Commonwealth remontant aux années 1800 et confirmées par décret militaire en 1898. Le Canada et les autres pays du Commonwealth se doivent de respecter ces règlements au moment où ils sont entrés en vigueur. De nos jours, nous observons toujours ces traditions, que ce soit au sein des Forces armées canadiennes ou de la GRC.

Lorsqu'un sous-officier breveté agit à titre de Garde du guidon, il doit dégainer son épée de cérémonie afin de « protéger le guidon ». À la GRC, il s'agit de la seule occasion pendant laquelle un sous-officier breveté peut sortir son épée de cérémonie lors d'un défilé, le privilège étant normalement réservé aux officiers brevetés (inspecteurs et grades supérieurs) aux commandes de troupes ou d'un défilé.

Si le guidon est présent, il est habituellement « étendu » sur les tambours régimentaires. Il s'agissait de la manière dont les services religieux étaient effectués sur le champ de guerre. Les tambours font office d'autel et le guidon est considéré comme « dans la sûreté d'une église » pendant le service religieux. Une fois le service terminé, les armes sont abaissées et mises en sûreté et la Garde du guidon peut partir jusqu'à ce qu'ils reviennent pour reprendre le guidon à la toute fin.

Drapeaux, étendards, couleurs

On autorise la mise en berne du drapeau pendant la période de deuil. À la fin du service funèbre, le drapeau sera hissé à la tête du mât pour marquer la fin du deuil officiel.

On recouvre le cercueil du drapeau national; on peut aussi utiliser le drapeau de l'Union royale (Union Jack) ou l'étendard du corps de la GRC, à la demande du plus proche parent ou conformément aux souhaits du défunt.

À un moment opportun et après consultation avec la famille, le drapeau utilisé pour recouvrir le cercueil peut être remis au plus proche parent après les funérailles ou le lendemain lorsque les autres articles utilisés pendant les funérailles sont retournés.

Salut et enlèvement de la coiffure

Les officiers et les sous-officiers responsables et les officiers et membres d'autres grades qui ne participent pas aux cérémonies saluent chaque fois que le cercueil passe devant eux; au moment où le cercueil est posé sur un affût de canon ou dans le corbillard; lorsqu'on joue la sonnerie aux morts et le réveil et au pied de la tombe lorsque les derniers honneurs sont rendus. Les membres des autres grades qui participent aux cérémonies ne salueront pas.

La coiffure est enlevée :

  • au moment d'entrer dans un lieu de culte ou sacré;
  • par le détachement des porteurs avant de soulever ou déplacer le cercueil;
  • au début du service au cimetière, signalé lorsque l'aumônier fait un pas en avant;
  • au début du service dans la chapelle du crématorium où l'incinération a lieu, signalé lorsque l'aumônier fait un pas en avant.

La coiffure est replacée :

  • à la fin du service au cimetière avant qu'on ne joue la sonnerie aux morts et le réveil, signalé lorsque l'aumônier se recule;
  • à la fin du service à la chapelle du crématorium où a lieu l'incinération, avant qu'on ne joue la sonnerie aux morts et le réveil, signalé lorsque l'aumônier se recule.
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