Le crime organisé ne se contente plus seulement de fabriquer des produits de luxe contrefaits et de les distribuer dans les marchés aux puces. Ces groupes criminels envisagent maintenant des possibilités de faire de l’argent rapidement en fabriquant des copies bon marché de produits d’usage quotidien comme des jouets, des produits pharmaceutiques, des appareils électriques (rallonges pour lecteurs MP3) ainsi que des produits de toilette personnels (du shampooing au dentifrice). Ils misent sur le désir commun de nombreux consommateurs d’épargner de l’argent en faisant des achats. Ces épargnes peuvent par contre se faire aux dépens de la sécurité (voir les exemples à la question 2).
Lorsque vous achetez un produit contrefait, vous pouvez :
Vérifiez le site Web de Santé Canada ou celui du fabricant pour savoir s’ils ont publié un avertissement concernant ce produit en particulier.
Voici d’autres sites Web contenant de l’information sur les produits contrefaits :
Vous risquez moins d’acheter un produit contrefait ou piraté si vous vous le procurez dans un commerce de renom.
Voici quelques indices pouvant laisser présager des produits contrefaits ou piratés :
Au Canada, la possession d’articles contrefaits ou piratés n’est pas une infraction criminelle, tant qu’on n’a pas l’intention d’en faire la distribution. La réponse à la question #2 présente les conséquences de l’achat d’un produit contrefait.
Le téléchargement de musique à des fins personnelles n’est pas une infraction criminelle au Canada. Par contre, ce genre de téléchargement peut constituer une atteinte au droit d’auteur et exposer votre ami à des poursuites civiles.
Des organismes du secteur privé ont leur propre site Web :
Les organismes d’application de la loi comme Interpol (anglais seulement) ont aussi des sites Web qui traitent du crime contre la propriété intellectuelle.
Les services de police enquêtent sur les entreprises commerciales qui fabriquent, importent ou distribuent des produits frauduleux ou falsifiés.
Le paragraphe 380(1) et les articles 406 à 412 du Code criminel fournissent une autorisation légale de porter des accusations dans des affaires de fraude.
Dans les cas où une oeuvre artistique d'une marque de commerce a été illégalement reproduite, les sections 42(1) et (2) de la Loi sur le droit d'auteur fournissent l'autorité légale de porter ces infractions devant les tribunaux.
La GRC s’intéresse particulièrement aux enquêtes sur les produits contrefaits qui posent un risque pour la santé et la sécurité des Canadiens ou à celles qui impliquent le crime organisé. La GRC se concentre sur les enquêtes de crime contre la propriété intellectuelle qui prennent une très grande ampleur ou qui offrent l’occasion de viser une cible supérieure – en d’autres mots, les dossiers qui nous permettent d’étendre l’enquête plus loin que la vente au détail pour cibler le responsable de la contrefaçon au niveau le plus haut possible (p. ex. le grossiste qui distribue le produit contrefait ou l’importateur ou le fabricant du produit contrefait).
La GRC a désigné un coordonnateur au crime contre la propriété intellectuelle dans chacune des régions du Canada.