La GRC croit en une démarche à deux volets concernant les drogues illicites – une démarche qui met l’accent sur la réduction de l’offre et de la demande, car c’est le meilleur moyen de réduire la consommation et l’abus des drogues illicites.
Le Service de sensibilisation aux drogues et au crime organisé (SSDCO) de la GRC a pour but de prévenir les préjudices sociaux et économiques liés aux drogues en réduisant l’offre et la demande de drogues illicites, compte tenu du fait que la drogue est un problème aux proportions mondiales.
Toute démarche intégrée énergique concernant le problème mondial de la drogue exige la prévention, l’éducation, l’exécution, la consultation, le traitement et la réadaptation. Ensemble, ces éléments ont de fortes chances de mener à une réussite durable dans les questions liées aux drogues.
En plus de représenter un grave problème de santé publique, l’abus de la drogue est un problème social qui a des répercussions importantes. On considère parfois que le stress, la pauvreté, la violence familiale et sociale ainsi que diverses maladies sont répandus par l’usage des drogues.
Selon une étude menée en 2002 par le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT), le coût social de l’abus des substances intoxicantes au Canada en 2002 a été estimé à 39,8 milliards de dollars.
Sur le total, les pertes de productivité se sont élevées à 24,3 milliards de dollars (61 %), tandis que les coûts liés aux soins de santé ont atteint 8,8 milliards de dollars (22,1 %). Le troisième facteur principal du total des coûts liés aux substances intoxicantes était l’application de la loi, qui a coûté 5,4 milliards de dollars (13,6 %).