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Semaine 15 : J'ai survcu la chambre gaz

Un cadet portant un masque à gaz dans la chambre à gaz

2 octobre 2005

Le mois d’octobre vient d’arriver. Nous allons donc commencer à porter des chemises à manches longues et nos ravissantes cravates. Cela veut dire qu’on aura davantage de vêtements à repasser et qu’il faudra faire encore plus attention lorsqu’on mange du spaghetti, parce qu’on n’a pas de cravate de rechange! En parlant de cravate, hier j’ai passé 20 bonnes minutes à chercher la mienne et ma pince à cravate. C’est stupéfiant de constater comment une chose si importante peut se perdre dans un si petit espace. Je crois qu’elle a eu plus de trois mois pour se cacher. Elle a donc eu amplement de temps pour trouver l’emplacement parfait au fond de l’une de mes malles! Ça devient un peu agaçant de vivre dans ses malles, mais je trouve très rassurant le fait que la fin approche à grands pas.

Après 15 semaines, les responsables des affectations font une autre apparition. Il s’agissait du même baratin que celui qu’ils avaient présenté il y a des semaines mais, cette fois-ci, ça semblait un peu plus pertinent. Ça ne paraît plus aussi lointain. Au contraire, il ne reste que neuf semaines et les choses avancent rapidement. L’exposé sur les affectations ne comportait aucune grande surprise. La répartition des cadets sera ce qui est considéré comme normal, bon nombre d’entre nous se dirigeant vers la Région du Pacifique, probablement un même nombre dans la Région du Nord-Ouest, et une poignée dans la Région de l’Atlantique. (Surprise, surprise, la Région du Centre est encore fermée.) Pour ce qui est des divisions, il faudra attendre et voir ce qui est offert. La semaine prochaine, les membres de la troupe passeront des entrevues d’affectation individuelles afin d’aider à déterminer ce qui leur convient.

Au cours de la dernière semaine, nous avons également subi notre deuxième évaluation en tactiques de défense policières. Nous devions composer avec un scénario mettant en jeu un client potentiellement combatif. En tout cas, tout le monde a réussi l’évaluation, et le terme « client » me fera toujours sourire. Le segment suivant du cours de tactiques de défense policières portait sur l’apprentissage de la technique d’étranglement par la région carotidienne. Je n’en reviens pas de constater jusqu’à quel point, lorsqu’on emploie la bonne technique, on peut faire très mal à une personne en ayant recours à un minimum de force. Je suis maintenant encore plus convaincue que si l’on dispose des bons outils, on peut toujours venir à bout d’une personne plus forte en se servant de sa tête.

Parmi les autres moments excitants de la semaine, il y a eu les exercices portant sur l’obtention et l’exécution de mandats de perquisition. Nous sommes entrés dans les résidences Sam Steele par groupes de sept ou huit policiers à la recherche d’éléments de preuve pour l’un de nos dossiers. Bien entendu, non seulement nous avons pu participer à la partie plaisante du cours (perquisitionner, saisir des éléments de preuve et confiner les lieux), mais nous avons aussi appris comment remplir la paperasse requise.

Nous avons amorcé le week-end par un autre vendredi extraordinairement chargé : une course à intervalles, suivie d’un autre défi Galons jaunes, et d’une visite de la chambre à gaz. Pour ce qui est du défi Galons jaunes, ça s’est bien déroulé, je suppose, mais nous attendons encore les résultats, ou plutôt les responsables de l’exercice attendent toujours de nous des réponses à des questions sur l’histoire de la GRC. Seul le temps nous le dira, et la patience est assurément une vertu quand il est question du port de ces fameux galons.

Après le défi Galons jaunes, nous nous sommes dirigés vers la chambre des agents chimiques afin de faire directement l’expérience des effets des gaz lacrymogènes. Après qu’on nous eut remis nos masques (qui étaient laids à faire peur et qui sentaient mauvais), on nous a jetés dans la chambre à gaz et on nous a ordonné de faire des sauts avec écart et de lire un poème. Ce n’était pas si mal du tout. Bien sûr, est venu le moment d’enlever nos masques et de se contaminer. Ce ne fut pas une expérience vraiment agréable, mais, d’un autre côté, ce n’était rien comparé au poivre de Cayenne.