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La violence familiale

La violence familiale est lorsqu'il y a de la maltraitance, de mauvais traitement ou de négligence entre les membres d'une famille. N'importe qui pourrait être victime de la violence familiale, peu importe son âge, son sexe ou son contexte (ministère de la Justice).

La violence familiale comporte plusieurs catégories :

  • La violence au foyer : Il s'agit d'actes de violence survenant entre deux personnes en relation, soit entre époux, ex-époux ou conjoints de fait (deux personnes qui vivent ensemble et partagent leur vie, mais sans être mariés). Tant les hommes que les femmes peuvent être victimes de violence au foyer (Gendarmerie royale du Canada). La violence au foyer constitue un cycle continu qui ne peut être brisé sans aide extérieure. Ce cycle est connu comme le Cycle de la violence.
  • La violence faite aux enfants : Toute forme de mauvais traitements infligés par quelqu'un dans une position de confiance ou d'autorité, envers une personne de moins de 18 ans. La violence faite aux enfants varie d'enfant en enfant, certains ne démontrent pas les effets, tandis qu'autres auront des effets très profonds.
  • La violence faite aux aînés : Tout acte qui cause du tort ou de la souffrance à un aîné de la part d'une personne en position d'autorité ou de confiance. La négligence est tout manque d'action de la part d'une personne en position d'autorité ou de confiance (Aînés).

Types de mauvais traitements :

Les mauvais traitements peuvent être exercés contre des personnes de tous âges.

Type de violence Définition Exemples
Négligence Lorsqu'une personne est privée des soins de base nécessaires à son bien-être physique, psychologique, affectif ainsi qu'à sa survie et à sa croissance. Négligence des besoins physiques : alimentation, soins médicaux, vêtements, abri; et négligence des besoins affectifs : amour, sécurité et dignité. (ministère de la Justice)
Violence psychologique Le fait de systématiquement mettre en pièces une personne. La violence psychologique repose souvent sur un abus de pouvoir et de contrôle sur une autre personne. Humiliation, intimidation, contrôle de ce qu'une personne peut porter ou qui elle peut fréquenter. Il peut aussi s'agir de menaces, d'isolement, d'indifférence, de rejet, etc.
Violence physique La forme la plus visible de mauvais traitements. Tout acte non accidentel qui entraîne un traumatisme ou une blessure physique. Coups de pied, coups de poing, bousculades, brûlures, etc.
Violence sexuelle Tout acte sexuel exercé envers une personne non consentante. Attouchements non désirés ou inappropriés, agression sexuelle, contraindre une personne à des rapports sexuels, à être témoin d'actes sexuels, à regarder un film ou à lire une histoire pornographique. (Jeunesse, J'écoute)
Harcèlement/harcèlement criminel Conduite répétée à l'endroit d'une personne qui amène celle-ci à craindre pour sa sécurité. Il n'y a pas nécessairement de préjudices physiques. Le harcèlement peut être de nature sexuelle ou non. Traque furtive, commentaires sexuels non souhaités, appels téléphoniques persistants, suggestions sexuelles non désirées, etc. (Jeunesse, J'écoute)
Exploitation financière Le fait pour une personne d'utiliser l'argent d'une autre de façon illégale ou non autorisée. Le fait d'encaisser le chèque de pension d'une autre personne et d'en garder une partie ou la totalité des fonds, forcer quelqu'un à modifier ses documents juridiques, ou l'abus du pouvoir de tutelle ou de procuration, etc. (Aînés)
Violence d`honneur Lorsqu'une personne est victime de violence dans sa famille ou sa collectivité parce que ses vêtements, son comportement ou ses choix sont perçus comme étant inacceptables et entachant « l'honneur » de la famille. Une jeune fille et sa famille déménagent au Canada, où la fille décide de porter des vêtements non-traditionnels. Le père voit cela comme dommageable pour leur honneur et lui punit physiquement. (ICWA – en anglais seulement)
Mariages forcés Lorsqu'une personne est forcée d'épouser une personne contre son gré. D'autres formes de violence peuvent être utilisées pour la faire obéir. Deux familles forcent leurs enfants à marier les uns les autres, sans leur consentement. (Forced Marriages – en anglais seulement)

Signes avant-coureurs

Signes qu'une personne aurait été victime de violence familiale :

  • manifeste un repli face aux activités habituelles;
  • éprouve des sentiments de colère ou d'agressivité;
  • a une faible estime de soi;
  • apparaît démunie et incapable de prendre des décisions par elle-même, parfois avec certaines personnes de son entourage;
  • s'excuse constamment pour le comportement de l'autre ou prend sa défense;
  • présente des blessures physiques inexpliquées;
  • manifeste des changements de comportement importants;
  • a des connaissances inusitées ou manifeste un comportement sexuel inapproprié;
  • manque de vêtements suffisants ou a une pauvre hygiène (plus fréquent chez les enfants).
    (Fin à la violence faite aux femmes et aux filles)

Répercussions

Conséquences juridiques

Le Code criminel ne comporte aucune infraction désignée « violence familiale »; cela dit, on y trouve différents genres de violence : voies de fait, agression sexuelle, le défaut de fournir les choses nécessaires à l'existence, proférer des menaces, le fait de tenir des propos indécents au téléphone ou de faire des appels téléphoniques harassants et l'intimidation, qui constituent tous des infractions aux termes du Code criminel (ministère de la Justice). Toutefois, il est important de mentionner que ce ne sont pas tous genres d'abus qui sont considérés des crimes au Canada.

Répercussions sur la santé

Les victimes de violence familiale manifestent souvent des problèmes de comportement, des rapports négatifs avec leurs pairs, un retard de développement (incontinence d'urine) et de nombreux maux physiques comme les maux de tête, les maux d'estomac, les troubles de l'alimentation, etc. Même les gens qui ne sont pas l'objet direct de la violence peuvent en être victimes. Par le simple fait d'être témoin de violence au sein de la famille, les enfants et les adolescents peuvent souffrir des mêmes effets que les victimes directes de la violence (GRC).

Mesures à prendre

En tant que jeune

Si tu es victime de quelque forme que ce soit de violence familiale…

  • appelle la police si tu cours un danger immédiat;
  • sache que tu n'es pas à blâmer et que tu as le droit de te sentir en sécurité;
  • si c'est possible, quitte les lieux et reste chez un ami ou un membre de ta famille en qui tu as confiance jusqu'à ce que le problème soit réglé;
  • souviens-toi qu'il y a des gens autour de toi qui te soutiendront;
  • parle à quelqu'un en qui tu as confiance; soi un enseignant, un ami ou un autre membre de la famille. Ou, si tu n'oses pas parler à quelqu'un que tu connais, communique avec Jeunesse, J'écoute au 1 800-668-6868, des conseillers sont disponibles en permanence, 24h sur 24, sept jours par semaine.

En tant qu'adulte

Si tu soupçonnes quelqu'un d'être victime de tout genre de violence familiale…

  • appelle le 911 si la personne court un danger immédiat;
  • donne-lui ton soutien et ta confiance;
  • rassure-la qu'elle n'est pas à blâmer pour ce qui lui arrive;
  • communique avec le service de police compétent ou encourage la personne à le faire;
  • assure-toi qu'elle a quelque part où rester;
  • encourage-la à améliorer son estime d'elle-même;
  • offre ton écoute attentive. (Gendarmerie royale du Canada)