Gendarmerie royale du Canada
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La GRC et les opérations de recherche et de sauvetage

Introduction

  • Au Canada, les opérations de recherche et de sauvetage (RS) sur terre ou dans les eaux intérieures sont du ressort des provinces, des territoires et des municipalités, à moins qu'il s'agisse d'un parc national.
  • Ces administrations délèguent normalement la responsabilité des opérations de RS au service de police compétent.Dans les provinces (à l'exception du Québec et de l'Ontario), les deux territoires et certaines municipalités, cette responsabilité revient à la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
  • Le programme rendra ses services plus efficaces et plus rentables, en mettant l'accent sur l'intervention, la collaboration interministérielle, la prévention, la participation de bénévoles.

Intervention

  • Chaque province ou territoire contractant dispose d'un coordonnateur de RS qui doit régler rapidement les problèmes régionales touchant la politique, la formation et les ressources, dans les limites de sa région.
  • Le chef de détachement s'assure qu'un suivi est rapidement donné aux appels signalant la disparition ou le retard d'une personne et qu'un rapport est rédigé. Au besoin, il désigne un chef de recherche compétent en RS et l'opération est ensuite déclenchée.
  • Le chef de recherche est responsable des opérations sur le terrain et voit à ce qu'elles soient bien structurées et bien gérées.
  • L'aide d'un administrateur d'opérations de RS bénévole (civil) et de bénévoles formés en la matière peut s'avérer nécessaire.

Dès le début d'une intervention de RS, on peut avoir recours :

  • à une équipe cynophile policière;
  • à une équipe cynophile bénévole formée en RS;
  • à des équipes civiles de secours rapides (dans certaines régions, ces équipes sont composées de membres de la GRC);
  • à un hélicoptère de la GRC muni d'un détecteur infrarouge avant (DIA);
  • à des équipes bénévoles spécialisées (p. ex. dans les cas d'avalanches, de sauvetage en eaux vives, de sauvetage sur glace, etc.);
  • à des plongeurs bénévoles compétents en RS (bien que la plupart des régions aient recours aux services des équipes de plongeurs de la GRC);
  • à des dépisteurs d'expérience et d'autres personnes compétentes.

Lorsque l'opération de recherche se poursuit assez longtemps, ou lorsqu'elle est plus localisée, elle peut nécessiter la participation :

  • d'équipes de bénévoles (qui effectuent les recherches par secteur ouvert ou restreint)
  • de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA) ou d'autres organismes provinciaux compétents ou
  • dans le cas de recherches en eaux intérieures, on peut également solliciter l'aide du Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC).

Formation

  • Le chef de recherche devra avoir réussi un cours de base en recherche et sauvetage, ainsi qu'un cours de gestion des opérations de recherche.
  • Les cours de base ont été fondés sur des principes conçus par les organismes américains Emergency Response Institute (ERI) et National Association for Search and Rescue (NASAR) ou des cours qui en sont inspirés.
  • Le programme provincial des mesures d'urgence de la Colombie-Britannique (Provincial Emergency Program) et celui du Bureau des mesures d'urgence du Yukon comptent parmi les programmes canadiens de formation qui satisfont à ces normes.

Collaboration interministérielle

Les divisions de la GRC ont conclu ou concluront des ententes avec les provinces ou les territoires qu'elles servent et avec d'autres ministères fédéraux pertinents, afin de préciser le rôle de chaque organisme.

Ces ententes visent à définir les rôles :

  • de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA)
  • de l'Association canadienne de sauvetage maritime (ACSM)
  • du Service canadien des parcs
  • des ministères des Forêts et des Ressources naturelles.
  • Elles précisent également les modalités d'application de la Loi sur les accidents du travail aux bénévoles et aux autres organismes gouvernementaux et non gouvernementaux qui participeront aux opérations de RS. On pourra aussi y trouver les attentes ou les normes provinciales à l'égard des bénévoles.

Prévention

Bien que la responsabilité de sa sécurité personnelle incombe à chaque citoyen, la GRC a néanmoins entrepris, diverses initiatives en matière de prévention. Elles ont trois groupes-cibles : les enfants d'âge scolaire de 5 à 12 ans, les groupes d'intérêts spéciaux et le public.

  • On enseigne, par exemple aux écoliers, les techniques de survie en forêt
  • On présente aux groupes d'intérêts spéciaux des vidéos de sensibilisation à la RS, dont deux ont été produits en 1995 par la Division K (Alberta) de la GRC.
  • Au cours de la Semaine de la police, ainsi que lors d'événements spéciaux, on distribue des brochures au public, notamment la brochure «Mesures individuelles en forêt», de Protection civile Canada.

Bénévoles

  • La participation des bénévoles civils compétents en RS s'avère tout aussi efficace que celle des spécialistes, et souvent sont en mesure de répondre plus rapidement à l'appel.
  • Quand possible, la GRC assistera avec la formation de bénévoles.
  • Dans la mesure du possible, on invitera les éventuels administrateurs d'opérations de RS bénévoles à suivre les cours de gestion de ces opérations que la GRC offre à ses futurs chefs de recherche.
  • selon les directives provinciales, les normes, le Régime d'indemnisation des accidents du travail et les exigences locales de la GRC, le niveau exact et la portée de la participation civile aux opérations varient d'une province à l'autre.
  • Les normes et les accréditations provinciales sont précieuses pour déterminer les compétences des bénévoles, comme on peut le constater dans le cas des équipes cynophiles lors des opérations de RS.
  • Le chef de recherche doit s'assurer que le maître de chien et le chien reconnaîtront les pistes, qu'ils ne détruiront pas les éléments de preuve, qu'ils ne blesseront pas la personne perdue et qu'ils ne se perdront ou ne se blesseront pas eux-mêmes.