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La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est le service de police du Canada responsable de l’application des lois, de la prévention de la criminalité et de la protection des Canadiens. Depuis ses débuts sous le nom de Police à cheval du Nord-Ouest, mandatée pour démanteler le commerce de whisky dans l’Ouest, protéger les chemins de fer et le nord du pays, à son rôle d’aujourd’hui de combattre le crime organisé et le terrorisme, la GRC, à la fois bien ancrée dans l’histoire et les traditions, est aussi un service de police avant-gardiste.
Fière de son passé, la GRC est un service de police moderne. La tunique rouge et le cheval noir, associés aux cérémonies publiques comme les spectacles du célèbre Carrousel, constituent encore des symboles importants de la GRC. À titre de service de police national, la GRC joue de nombreux rôles et a évolué en une organisation diversifiée et dynamique, prête à relever les défis policiers d’aujourd’hui.
La GRC compte environ 28 000 employés, soit des policiers, des membres civils et des employés de la fonction publique.
Les Services de triage des dactylogrammes civils de la GRC traitent plus de 15 000 interrogations de casiers judiciaires chaque mois.
La GRC collabore aux missions de paix internationales depuis 1989; les membres de la GRC participent à des missions en partenariat avec d’autres services de police canadien.
En 1873, le Premier ministre, Sir John A. Macdonald s’est inspiré de la Royal Irish Constabulary pour créer la Police à cheval du Nord-Ouest, devenue la GRC.
Depuis plus de 120 ans, l’École de la GRC, Division Dépôt à Regina, en Saskatchewan, forme les membres du service de police du Canada.
Composé de 32 cavaliers et chevaux et d’un responsable, le célèbre Carrousel exécute des figures et des manoeuvres complexes de cavalerie chorégraphiées sur de la musique.
La GRC est unique en ce sens qu’elle fournit partout au pays des services de police de trois ordres, soit fédéral, provincial ou territorial et municipal. D’autre part, la GRC est active sur la scène internationale par son rôle dans la sélection, la formation et le déploiement de policiers canadiens aux missions de paix. De plus, la GRC maintient un réseau d’agents de liaison dans le monde, ce qui l’amène à remplir diverses fonctions liées au maintien de l’ordre.
Dans le cadre de son mandat fédéral, la GRC veille à protéger la sécurité nationale et lutte contre le crime organisé, le terrorisme et certains crimes, dont le trafic de drogues illicites, la contrefaçon et la fraude sur les cartes de crédit, et les infractions qui menacent les frontières du pays.
Par ailleurs, la GRC assure la protection des personnes de marque, y compris le Premier ministre du Canada et les dignitaires étrangers, et joue un rôle d’avant-plan en assurant la sécurité lors d’événements internationaux majeurs tenus au Canada, comme les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver.
Fournir des services de police communautaire aux provinces, aux territoires et aux municipalités est l’une des fonctions fondamentales de la GRC. Comptant plus de 750 détachements, la GRC assure quotidiennement des services de police à contrat au gouvernement du Canada dans huit provinces, trois territoires et plus de 200 municipalités.
Les seules provinces où la GRC ne fournit pas de services de police à contrat sont l’Ontario et le Québec où le point de mire reste sur le mandat fédéral. Ailleurs au pays, la GRC patrouille les autoroutes, fait enquête sur les crimes, maintient la paix et l’ordre et travaille avec les jeunes à des programmes communautaires.
La GRC fournit depuis longtemps des services aux communautés des Premières nations, métis et inuit partout au pays, et établit et maintient des relations avec plus de 600 communautés autochtones.
Pour prévenir le crime et le contrer, la GRC effectue des patrouilles; ce peut-être en véhicule ou à vélo dans les villes et villages, en bateau sur les côtes du pays, en aéronef dans les régions éloignées ou en véhicule tous-terrains en montagne.
À l’aide de technologies complexes, de programmes novateurs et de partenariats avec d’autres services de police du Canada et de l’étranger, la GRC fournit un leadership et un savoir-faire pour de nombreux aspects, souvent complexes, du maintien de l’ordre.
Parmi les programmes novateurs et les technologies sur lesquels compte la GRC, on trouve :
Centre d’information de la police canadienne (CIPC) : Répertoire national d’information policière à l’usage de la collectivité policière canadienne, le CIPC traite plus de 120 millions d’interrogations et contient 9,6 millions de fichiers sur les enquêtes.
Banque nationale de données génétiques (BNDG) : À l’usage de toute la collectivité policière du Canada, la banque repose sur une technologie robotique pour traiter, analyser et comparer les échantillons d’ADN. Les correspondances établies aident à identifier ou à éliminer des suspects et à relier les crimes.
Équipes intégrées de la police des marchés financiers (EIPMF) : Les EIPMF sont composées de policiers, d’avocats et d’experts enquêteurs qui aident à protéger les marchés financiers canadiens par la détection et la prévention des crimes graves sur les marchés commerciaux et financiers, et les enquêtes connexes.
Opérations technologiques : Ce service est responsable du soutien pour les aspects techniques ou spécialisés du maintien de l’ordre, comme le profilage géographique, l’analyse des comportements criminels, les analyses audio et vidéo, l’informatique judiciaire et les explosifs.
Interpol Ottawa : Composé de membres de la GRC et d’autres services de police canadiens, cet organisme est le principal lien entre la collectivité policière canadienne et internationale pour les demandes internationales d’assistance policière.
Équipes intégrées de la police des frontières (EIPF) : Composées de partenaires canadiens et américains, les EIPF ont pour mandat de faire enquête et d’échanger des renseignements sur les activités transfrontalières illégales.
Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants (CNCEE) : Par des partenariats avec la police, le gouvernement, la collectivité, les associations et le secteur privé, le CNCEE coordonne et recueille des renseignements pour la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet à l’échelle mondiale.